‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales (volume 2)Chapitre 114 sur 149 · PNEUMONIE · texte numérisé non relu

PNEUMONIE

sur soi-même que sur les autres dans la position verticale, et n'oblige plus le sujet en expérience à se coucher. Des courbes exprimant la forme, la profondeur des mouvements respiratoires, apparaissent ainsi sur l'enregistreur, et en l'adaptant à un autre cylindre placé sur l'abdomen ou au stéthoscope sur le cœur, on a les rapporls comparatifs, le synchronisme de ces divers mouvements, comme cela résulte des tableaux graphiques tracés par M. Marey.

Les courbes Ihoraciques et abdominales ne diffèrent guère que par un peu plus d'amplitude de celles-ci. On sait ainsi par l'inspeclion de la courbe à quel moment l'air pénètre plus abondamment dans la poitrine, et l'on peut môme en mesurer le volume inspiré et expiré à l'aide d'un réservoir de 200 litres environ qui, par un tube très-large, correspond avec la bouche, et par un autre, plus étroit, avec le tambour d'un enregistreur.

Il est aussi permis, par ce procédé ingénieux, d'apprécier mathématiquement les différences apportées par l'attitude, l'action musculaire, la température, l'ingestion des aliments, le chant, la lecture, dans le nombre et le rhythme des mouvements respiratoires. Dans un type normal, par exemple, la durée des inspirations étant de 100, celle des expirations 200, le rhythme pendant la lecture a été de 40 inspirations, 260 expirations, et pendant le chant : inspirations 18, expirations

Par l'étroitesse des voies respiratoires, la fréquence de la respiration diminue, son amplitude augmente et l'inspiration gagne en longueur, etc. Le rapport avec les battements du cœur en est de môme altéré. Tandis que la respiration se ralentit, les battements s'accroissent proportionnellement, ce qui est en opposition avec la croyance généralement accréditée. C'est ainsi qu'en variant ces expériences, M. Marey a étudié les divers phénomènes qui se produisent, et éclairé de nouveau cette partie de la physiologie pathologique. {Journ. de ranat. et de la physiologie^ juillet.)

PNEUMONIE. Signe initial. Tandis que M. Grisolle admet comme signe précurseur de la crépitation une faiblesse du murmure respiratoire là où elle doit apparaître et nie la respiration puérile signalée par Stokes, M. Waters, de Liverpool, d'accord avec le clinicien irlandais, rapporte l'observation de deux hommes qui, admis au Northern hospital peu d'heures

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