‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales (volume 2)Chapitre 47 sur 149 · Û DÉGLUTITION · texte numérisé non relu

Û DÉGLUTITION

silion de l'exlrail curarique. Il s'esl d'abord adressé au Muséum d'Iiisloire naturelle pour se procurer les diverses plantes du curare, et M. Tulasnelui a remis trois petits fruits de Pollinia cururu, dont M. Preyer a fait un extrait. Or, cet extrait a tué des grenouilles avec dos symptômes tout à fait semblables à ceux que produit le curare. Ce premier essai, quoique insuffisant, est déjà irès-important. De plus grandes quantités de matière seraient nécessaires pour multiplier les expériences et isoler le principe actif de l'extrait. Mais si l'on parvient à déterminer expérimentalement l'origine exacte du principe actif du curare, on aura, à la grande satisfaction des physiologistes et des médecins, résolu la dernière question qui obscurcit encore l'histoire mystérieuse de ce poison si intéressant du système nerveux moteur. [Acad. des se.)

DÉGLUTITIOIM. Par ses expériences aulolaryngosco[)iques, M. Guinier démontre, contrairement à la doctrine classique, que le bol alimentaire passe directement sans renversement préalable de l'épiglolte sur le plancher formé par la contraction de la glotte et que, en se gargarisant, les liquides séjournent au-dessous de l'épiglotle et sont en contact direct avec les replis muqueux intra-laryngiens et les cordes vocales. D'où il infère que la ï^imple contraction de celles-ci, contraction toute automatique et liée par action réflexe à la sensation produite par le contact du corps étranger sur la muqueuse et en particulier de l'épiglolte jouant le rôle d'organe sensilif spécial, suffit pour s'opposer au passage des corps étrangers dans la trachée. [Acad. des se, mai.)

Mais le docteur Krishaber, témoin de ces expériences, ne voit là qu'une sorte (ï acrobalisme du larynx et du pharynx do l'expérimentateur.

Le bol de pain est amené en partie par son propre poids (la tète étant renversée en arrière) et en partie par des mouvements d'aspiration sur le bord de l'épiglotle. Celle-ci étant, dans la profonde inspiration que fait l'expérimentateur, très -nettement appliquée sur la base de la langue, n'oppose aucun obstacle à la progression du bol alimentaire. Il franchit donc son rebord, et arrive sur sa face postérieure qui offre un plan vertical ; il chemine ainsi jusque dans l'intérieur du larynx ; mais arrivé sur

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