‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales (volume 2)Chapitre 49 sur 149 · DIATHÈSE · texte numérisé non relu

DIATHÈSE

héréditaires, l'extrait de valériane pris à la dose de 2 à 6 grammes dans les vingt-quatre heures a amené une grande diminution de la soif, avec rétablissement des forces et de la vue altérée. De 6 litres par jour, elle est arrivée à n'en boire plus qu'un après un mois à peine de cette médication. Puis Taccoutumance étant établie, on la remplace par des pilules de nitrate d'argent d'un centigramme, 3 par jour, et le mieux reparaît, mais sans guérison toutefois. [BuUelin do ihérap., > août.)

' DIATHÈSE. Diathèsc uriquo, Son principal point de départ est le canal digestif, selon M. Mercier. Elle est le résultat d'une élaboration insuffisante et d'une assimilation imparfaite, les produits, trop peu animalisés, n'arrivent pas à l'état d'urée, dont la solubilité faciliterait l'élimination.

IEn effet, la série des troubles qui amènent le plus ordinaire- I ment la formation urique consiste dans des digestions pénibles j accompagnées d'aigreurs d'estomac, de pituites, de développej ment de gaz, d'éructations, de borborygmes et de flaluosilés, quelquefois de vomissements, de constipation opiniâtre ou de diarrhée. Le chyle produit est mal élaboré et devient plus ou moins nuisible aux organes qu'il parcourt et à ceux qui ont avec ceux-ci des rapports de connexion ou de sympathie fonctionnelle, comme le foie, la rate, le pancréas. Le sang à son tour est imparfaitement reconstitué.

Or ces troubles proviennent le plus souvent des aliments et I des boissons qui nuisent par leur quantité ou leur qualité.

La goutte et la gravelle s'observent chez des individus man- I géant beaucoup, de manière à former dans l'estomac une masse I volumineuse que les sécrétions gastrique, hépatique, pancréatique, pénètrent difficilement, et contre laquelle s'épuisent en vain les efforts péristalliques.

Elle s'observe aussi chez ceux qui mangent beaucoup trop souvent, les excitations se succédant sans interruption, finissent alors par dégénérer en irritation maladive; chez ceux qui I mangent trop vite et ne mâchent pas assez leurs aliments, de i manière que ceux-ci, mal divisés et imparfaitement insalivés, résistent au dissolvant gastrique; de ceux enfin qui usent de » mets trop réfraclaires au travail digestif, et surtout de condi- I ments trop excitants.

I Prises en trop grande quantité, les boissons sont nuisibles ;

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