EAUX
guille indique qu'un courant électrique circule dans ce circuit extérieur des couches superficielles vers les couches profondes.
L'intensité du courant est en rapport direct avec la richesse sulfureuse des eaux et non leur température. Elle est faible d'abord, puis elle augmente bientôt sous l'ititluence des agents atmosphériques, et décroît ensuite avec plus ou moins de rapidité, en rapport avec l'alléralion de l'eau et non sa richesse sulfureuse ni le temps écoulé.
On constate de même que le corps d'une personne dans un bain s'imprègne différemment de ces deux électricités dons les parties correspondantes: celles qui sont dans les couches profondes se chargent d'électricité négative, les autres, d'électricité positive. Ce bain forme ainsi un couple simple dont le corps ferme le circuit interpolaire, comme les lames métalliques des appareils simples de Bucholz et de M. Becquerel. Dans ces conditions, c'est un véritable appareil électro-chimique simple.
Appliquées en douche, les eaux sulfureuses communiquent une électricité i^égalioe aux parties frappées, tandis que les autres sont positives. Si l'on donne à la fois deux douches de température différente, la partie qui reçoit la plus chaude est négative, l'autre est positive.
Les eaux sulfureuses transportées produisent les mêmes effets avec un courant moins intense et quelques modifications dans sa production, lorsqu'on les verse dans le vase. Il ne se produit dans toute son intensité que quand les décompositions et recompositions chimiques opérées sous l'influence de l'air sont en pleine activité.
Il est probable que ces courants électro- chimiques des eaux sulfureuses développées par le contact de l'air ont une certaine action sur l'économie ; c'est ce qu'il s'agit d'étudier. [Soc. d' hydrologie eX Acad. des .se, janvier.)
Contrairement aux expériences et aux assertions de M. Scouletten, M. Schnepp a trouvé, comme M. Lambron, que les eaux minérales et sulfureuses de Bonnes, transportées et conservées, produisent par leur réaction sur la peau et les liquides de l'économie vivante, les mêmes phénomènes électriques que prises à la source [Acad. des se). Ce ne sont donc plus de simples dénégations qu'il s'agit d'opposer ici, des expériences contradictoires sont indispensables pour juger le différend.
Le docteur Dornetz (de Neuchâtel) est bien plus absolu. Les courants observés ne dépendraient que de l'acidité ou de la
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ÉLECrhiCITÉ.
saluraliDii silliné deS eaUk ét de leur Ihermalité, de leur leiiipéralure, (jUand elle s'élève au-dessus de l'air ambiant, sans que le corps de l'ilomnie ait rien à éprouver de pareils effets {Union méd., n" 97); La négation ici est dotic absolue qUanl à l'action tliérapeutique.
Eaux potables. Recherches sur la composilion chimique et les propriétés qu'on doit exiger des eaux potables, par M. Hugueny, professeur au lycée de Strasbourg. Un volume grand in-S^de 1 66 pages.
ËCZÉIltA. Rien de plus rebelle que ces eczémas chroniques de l'anus et du sci'otum avec fissures, épaississement et induration de la peau, prurit torturant, etc. Or, ce sont précisément ces cas, ayant i-ésisté deUx ou trois ans à tous les remèdes, que M. Meade déclare guérir en Unôdu deux semaines en faisant prendre tous les jours au malade une décoclion de salsepareille ou de douce-amère avec uii 16*^ de grain, soit 30 milligrammes environ de bichlorure de mercure et le double de tartrale d'antimoine. D'après lui, cette médication serait couronnée par des succès journaliers à l'hôpital des maladies de la peau à Londres. {British med. Journ., décembre 1864.)
M. Wilson conseille plus rationnellement trois applications topiques, répétées à une semaine d'intervalle, de parties égales de potasse caustique et d'eau. Si le remède est plus héroïque, il semble aussi plus efficace, (idem.)
ÉLECTRICITli. Âppat^eil électrique de laraie. CeqUèM.DuiTiéril avait annotlt^é par ihduction de l'électricité de ce poisson, M. Robin l'a démontré. Tl a découvert, décrit et liguré cet appareil, dont lë jpbids est bien plus faible en proportion quë celui de la torpille et du gymiiote. 11 est séulëment de 80 gt-ammes, ce qui explique comment les pécheurs it'en éprou- Veiit pas de conltnotioh. [Acàd. de méd., et Journ. de l'anal, et de la physiol., n°' S et 6.)
M. MatteUcci, qui avait combattu, il y a quelques années, lâ théorie donnée paf M. Robin à cet égard, s'est rangé depuiâ à l'opinioti de son adversaire ; de nouvelles èxpét'iences Iili ont donné aujoiird'hui l'occasion de t-econnaître généreUééhienl son erreur. Ce âpèctacle est trop rare dans le monde savant pour que nous ne iious empressions d'en exprimer totJte notre Sdtfiiratioh. [Cosmos.)
EMBOLIE, JÈlectro-punclure. Voy. Kvstes,
Éleca-olytîc. De son application à dix-huit opérations, M. Scoulelten conclut à trois effets différents de ce moyen chirurgical :
1° Électrolysation, c'est-à-dire décomposition des éléments des tissus sans désorganisation.
2" Accumulation des ajcalis et des acides à chacun des pôles , cautérisation chimique produite par ces corps dans les tissus, désorganisation.
3° Cautérisation physique produite par le calorique développé par un courant galvanique à travers un fil métallique parfaitement homogène.
Ces deux dernières actions sont des effets secondaires de l'électricité qui no lui sont pas inhérents, et qu'on peut, par cela même, remplacer par d'autres agents, tels que les caustiques alcalins ou le feu.
4° La méthode électrolytique est parfaitement applicable à toutes les tumeurs molles contenant des liquides décomposables, les kystes du poignet, les hydrocèles, les liquides accumulés dans les articulations ou autour d'elles: les ganglions mous du cou, lo goitre mou, les tumeurs sanguines, artérielles ou veineuses ; peut-être serait-elle utile dans les kystes de l'ovaire ?
5" Elle doit être rejetéc du traiterrient du capcer, des tumeurs fibreuses et de toutes les tumeurs indurées, à moins qu'elles ne soient d'un très-petit volume et destructibles par une faible cautérisation ; elle ne convient nullement au traitement du liponie et de toutes les tunieurs non enkystées où l'élément graisseux dontiine.
EMBOLIE. Eniliolie graisseuse. Signalée par le pj'ofesseur Wagner (de Leipzig) dans les capillt^ires du poumon, et oonfirméo depuis par plusieurs observateurs. Dans les cas les plus éclatants, l'injection graisseuse des ramifications des artères pulmonaires est grossièrement apparente et ressemble à une injection artificielle. Dans des proportions plus restreintes, la graisse existe sous forme de gouttes plus ou moins volumineuses, d'une disposition réticulée, ou de tronçons de cylindre, mais toujours Iros-reconnaissable. L'erreur n'est possible que quand la matière huileuse est sans forme particulière.
244 KMBOLIE.
Si l'on ne peut guère alors la confondre avec les corpuscules amyloïdes qui se trouvent dans les poumons do la plupart des vieillards, il n'en est plus de môme avec la myéline que l'on trouve assez souvent dans le stroma ou les alvéoles des poumons sains ou atteints de pneumonie. Mais à côté de la myéline en gouttes sen trouve presque toujours avec des formes caraclérisliques, permettant de constater qu'elle n'est pas dans l'intérieur des vaisseaux sanguins, et dès lors la méprise n'est plus possible avec l'embolie graisseuse. Elle ne peut se confondre davantage avec les cellules épilbéliales détachées des parois des alvéoles, et contenant parfois des'goutielettes graisseuses qui les fait ressembler à de petites cellules hépatiques inOltrées de graisse, car à côté de celles-ci s'en trouvent de normales qui lèvent le doute. De même la dégénérescence graisseuse des cellules plasmaliques du stroma pulmonaire ou des noyaux capillaires qui s'observent dans la pneumonie chronique, et des gouttes de graisse des aliments qui pénètrent dans les bronches ou les alvéoles pulmonaires pendant l'agonie.
Suivant l'auteur, cette embolie graisseuse résulte de !a pénétration directe, dans le système vasculaire , de la graisse liquide normale placée plus ou moins loin des poumons, provenant soit de la moelle d'un os, soit du tissu cellulaire, quand elle est mise en liberté par la suppuration ou une dégénérescence des éléments du pus. Ainsi elle s'est montrée le plus ordinairement, comme il en relate des exemples, dans des cas de foyers purulents récents ou anciens, et surtout de fractures compliquées, suivies de suppuration, de décomposition putride ou ayant nécessité l'amputation ; à la suite de périostites aiguës et primitives, d'arthrites suppuréos non traumatiques, accompagnées d'ostéite, d'abcès aigus du tissu cellulaire, de phlébite dite suppuralive, et surtout d'ostéites traumatiques aiguës ou chroniques, ce qu'il regarde comme très-favorables à son opinion. Dans ces derniers cas, en effet, le pus est produit en petite quantité, et les nombreux bourgeons charnus qui se forment et se transforment en tissus osseux ou connectif, en s'opposant à la résorption du pus envahi par la dégénérescence graisseuse ou de la graisse normale décomposée, leur permettraient ainsi de s'infiltrer dans les capillaires.
Aucun foyer de suppuration périphérique n'existant dans quelques observations où l'embolie graisseuse s'est rencontrée à la suite de lésions tranmalique.s graves, telles que les vie-