‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales (volume 2)Chapitre 56 sur 149 · ENSEIGNEMENT · texte numérisé non relu

ENSEIGNEMENT

des sommités médicales de l'Irlande sont relatés à l'appui.

Le principal problème endoscopique serait ainsi résolu, car c'est surtout la difficulté d'obtenir un éclairage suffisant qui a arrêté les tentatives de M. Ségalas et de sir Cramplon à ce sujet, et dont ont triomphé les persévérants efforts de M. Desormeaux. Le perfectionnement dont il s'agit, et que la presse ne manquera pas de faire connaître plus en détail, ne fait que consacrer l'utilité de cette ingénieuse découverte pour le diagnostic et le traitement de plusieurs maladies.

E1\DUITS IMPERMÉABLES. Voy. Péritonite, Choléra.

EIVSEIGENMEIVT. Chefs de clinique. Par arrêté ministériel du 23 juin, un chef de clinique et quatre aides sont attachés à cliacune des chaires de clinique médicale et obstétricale. La durée de leurs fonctions sera de deux ans. La nomination des premiers sera faite par le ministre après un concours auquel seront admis seulement les docteurs ou étudiants en médecine âgés de moins de trente-quatre ans ayant obtenu l'un des prix de l'École pratique ou Corvisart, sinon l'une des médailles au concours des internes. Enfin les aides de clinique qui auront obtenu une mention honorable dans les concours cités sont aussi admis moyennant l'attestation de leur professeur qu'ils ont fait un bon service. On ne peut être plus libéral.

Examen d'obstétrique. Par arrêté du ministre de l'instruction publique du 25 novembre 1864, la partie du cinquième examen de médecine relatif aux accouchements dans les trois facultés de médecine de l'empire, comprendra une épreuve pratique de clinique obstétricale analogue à celles qui sont exigées pour la médecine et pour la chirurgie. Des questions relatives aux accouchements seront également pomprises parmi les sujets destinés à la composition écrite.

Faculté de Paris. Les inscriptions de l'année scolaire ont augmenté de \\ 7 sur 4 864 ; les examens de 455, et le niveau dt'S notes obtenues s'est élevé à ce point que la note supérieure (xirémemenl satisfait^ qui était de 1 : 112 pour 1 864, s'est élevée à \ : 90 examens. Enfin les ajournements, qui étaient do \ • 6, sont descendus à 1 ; 7. Aussi 21 thèses inaugurales ontelles été distinguées et couronnées au concours annuel de U Faculté.

^li « ENSEIGNEMENT.

Pharmacie mililaire. Un décret impérial a modifié avantageusement les conditions que doit remplir l'élève qui se destine à la pharmacie militaire. Pour entrer au Val-de-Grâce en qualité de stagiaire, il devait présenter le diplôme de pharmacien de première classe, pour l'obtention duquel il faut : 1° faire un st^^ge de trois ans chez un pharmacien civil; 2° faire trois ans d'études dans une École de pharmacie, et subir ses examens. Après une année passée au Val-de-Grâce, c'est-à-dire après sept années d'études diverses, l'élève devenait aide-major pharmacien, c'est-à-dire possesseur d'un grade assimilé à celui de sous-lieutenant.

D'après les dispositions du nouveau décret, l'élève muni du diplôme de bachelier ès sciences complet peut, sans avoir fait trois années de stage clans une pharmacie, entrer directement à l'Ecole du service de santé à Strasbourg, et, après trois années d'études, pendant lesquelles il suit les cours de l'École de pharmacie, passer ses examens et obtenir un diplôme provisoire de pharmacien de première classe.

Ce diplôme, qui ne deviendra définitif qu'après trois années de service dans les hôpitaux militaires, suffit pour entrer au Val-de-Grâce, d'où l'élève sort muni du brevet de pharmacien aide-major, après quatre ans d'études seulement, au lieu de sept, qui étaient nécessaires autrefois. Ajoutons que les études gagnent notablement par la régularité et la. méthode qu'impose la discipline militaire, et qu'enfin l'État vient largement en aide à l'élève dont les ressources sont insuffisantes.

On voit qu'en définitive, ce nouveau décret a pour effet de remplacer les trois années de stage dans une pharmacie civile par trois années de pratique dans les hôpitaux militaires, et de rejeter ce stage militaire à la fin des études, ce qui a le double avantage : 1° de substituer à un stage presque inutile pour le pharmacien militaire un apprentissage dans les hôpitaux où doit se passer son existence; 2" de réduire à de justes proportions le temps nécessaire pour acquérir le grade d'officier. {Gaz.hehd.)

Par décret du 27 janvier, les étrangers, chrétiens, Israélites ou musulmans, seront également admis à l'Ecole préparatoire de médecine et de pharmacie d'Alger, en justifiant de leur aptitude à suivre les cours. Cette aptitude sera constatée et certifiée par le recteur de l'Académie d'Alger, pour les étrangers chrétiens ou isrùélites, et par le directeur du Collège impérial arabe-français, pour les étrangers musulmans.

ENSEIGINEMENT.

Séparation des professeurs et des examinateurs. Les vices et les dangers de ce cumul dans les Ecoles et les Facultés de )médecine sont relatés avec une grande vérité par M. Diday. •Les professeurs chargés d'examiner ainsi leurs propres élèves ne peuvent les interroger que sur les matières de leur enseignement, sur leurs sujets d'études de prédilection, leurs idées, leurs vues favorites, ni désirer que des réponses conformes à la solution qu'ils y donnent eux-mêmes, selon l'éternelle et invariable disposition de la nature humaine. La salle des actes est ainsi changée en une succursale de l'amphithéâtre, et il suffit au candidat de connaître ses examinateurs, leurs doctrines et leurs demandes habituelles pour gagner leur bienveillance et leur suffrage en s'y conformant dans se? réponses. Les Guides et Questionnaires publiés à cet effet en sont la preuve pcremptoire. Un élève distingué, intelligent, instruit, savant même, pour peu qu'il soit indépendant de conviction et qu'il ait étudié d'une manière spéciale, n'a donc pas tant de chances à avoir .une bonne note et môme à être reçu qu'une intelligence médiocre qui se sera servilement assimilé les leçons de ses maîtres, en vue de ses examens.

A ces examens appelés par répétition, il préfère justement ceux par contrôle, tels qu'ils ont lieu à TEcole polytechnique, Saint-Cyr et autres, c'est-à-dire à un corps spécial de fonctiomiaires examinateurs, renouvelable tous les huit à dix ans.

« Choisis dans la phalange de ces confrères actifs, indépendants de caractère, désintéressés, de doctrines, que le service des hôpitaux, l'exercice du journalisme ou l'habitude des concours maintiennent au courant de toutes les découvertes, de tous les progrès théoriques et pratiques, » ils échapperaient aux recommandations et aux influences d'école, de clinique, de doctrines et de rapports de maîtres à élèves. Par l'indépendance même de leurs fonctions, ils apprendraient bientôt l'art d'interroger un élève, et qui permet, dès les premières questions, aux examinateurs désintéressés, de juger de l'étendue de ses connaissances et de le classer d'une manière certaine. En divisant l'époque des examens en deux sessions annuellescomme :'n Angleterre et auxEtats-Unis, cesexaminateurs se réuniraient H se transporteraient dans les Facultés, car il faut dire que l'après le système de M. Diday, les Ecoles préparatoires seraient supprimées et remplacées par trois Facultés, à Lyon, Nantes et Bordeaux, ajoutées à celles qui existent, sauf à les réduire plus

ENSEIONILMENT.

lard à cinq, en faisant de celle de Paris, une Ecole supérieure de perfectionnement.

Suivant M. Diday, a chacun dira ainsi ce qu'il sait parfaitement et non pas comme à présent, bien ou mal tout ce qu'il faut que l'élève sache. Plus de programme et plus de mot d'ordre. Car le corps examinant ne courbera tous les professeurs, toutes les écoles sous son inflexible niveau, que pour: mieux laisser à chaque homme, à chaque pays, son inspiration,., son initiative particulière. A ce compte, Montpellier, qui, avec son dogme transcendant, constitue un foyer d'instruction trèsintéressant, mais très-insuffisant, pourra donner libre carrière à ses abstractions favorites. Sûre que l'élève ira chercherailleurs ce qu'elle ne lui donne pas, celte Faculté aura bien, vile repris, avec son ancienne indépendance, son ancien lustre, . Personne n'y imposant plus le vitalisme, personne ne songera à le grimacer, et les professions de foi, affranchies désormaisdu soupçon de complaisance, n'en deviendront que plus per-^suasives, » [Gaz. méd. de Lyon, n"' 8, 9 et 10.)

Nécessité d'un corps examinant distinct du corps professoral, par P. Diday, 32 pages in-8.

Sans méconnaître les bienfaits que cette réforme apporterait à la liberté de l'enseignenient médical et les garanties sérieuses qu'elle présente pour connaître le savoir réel des candidats et leurs aptitudes diverses, on ne peut admettre que les hommes chargés d'examiner n'aient aussi une manière spéciale d'interroger, des questions particulières et des vues personnelles à faire prévaloir que leurs travaux pourraient indiquer aux élèves. Les ouvrages , Traités ou Manuels , des examinateurs des Écoles spéciales ont ainsi une vente assurée et préférée à ceux des professiEurs mêmes. L'amélioration, si elle est réelle, pe serait donc que relative à cet égard.

Liberté de l'enseignement. Elle figure surtout parmi les réformes réclamées en Belgique, à l'occasion de la prochaine loi. « L'enseignement doit être libre, dit le Scalpel, d'accord en cela avec l'Union médicale, rien ne doit poser d'entraves à son développement; mais il ne doit pas en être ainsi de la collation des grades. Celle-ci constitue une garantie de capacité que la Société est en droit d'exiger de ceux qui veulent s'adonner à telle ou telle carrière, et elle ne peut appartenir qu'à l'État, représentant de la Société. » Faile collectivement

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