‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales (volume 2)Chapitre 60 sur 149 · ÉRYSIPÈLE · texte numérisé non relu

ÉRYSIPÈLE

tagion de l'érysipèle, c'est-à-dire que l'érysipèlff contagieux est une espècg d'une maladie particulière qui prend la forme érysipélateuse. plutôt qu'elle n'est l'érysipèl^ Uiirmême. {Açad. du méd., 20 juin.)

De la contagion de l'érysipèle, par Ch. Martin, thèse inaugurale très-intéressante, ayant obtenu une mention honorable au concou'-s annuel de la Faculté de médecine pt tendant à prouver la contagion de l'érysipèle traumatique, basée sur les faits observés pendant un an, à l'hôpital de la Pitié, dans le service deàl. Gosselin. Elle résume, en outre, les observations dq Ch. Wells en Angleterre, qui n'avaient pas encppe été traduites, et forme ainsi une série imposante dQ faits. Néanmoins, il n'est pas possible d'en déduire une conclusion affirmative en faveur de leur contagion; les influences atmosphériques et épidémiques, la constitution médical», le froid, l'humidité, paraisspot jouer un rôle encore plus probant dans ce ca^.

Traitement. Corps gras camphrés. Un nouveau mélange a été ajouté à tous ceux dqjà employés drins ce ca§ par M. Bazin (de Bordeaux) : c'est le pprat camphré selon la formule suivante :

"2^ Gérât de Galien. 20 pammes.

Camphre îaâ grani.

On en forme une épaisse couche de 1 à 2 millimètres sur les parties malades, que l'on recouvre d'une feuille de ouate. C'est un moyen isolant et sédatif tout à la fois. Il on a obtenu un succès marqué. (Soc. de méd. de Bordeaux, nov. 1 864.)

Cautérisation. C'est surtout par l'énergie avec laquelle M. Higginbollom l'emploie que ce moyen mérite l'attention. Il fait une solution de 8 grammes de sel lunaire dans 30 gramn^es d'eau et en barbouille non-seulement la zone rouge, niais encore 0 à 6 centimètres en dehors de sa circonférence. Si l'application en est faite à temps, dit-il, elle prévient les symptômes généraux pt l'extension de la plilegni^sie cutanée. Deux applications suffisent en général (fir/i/s/i »?]e(i. Jourii..^ janv^r). On ne saurait avoir pne foi plus vive; reste à apprécier si elle est aussi éclairée.

Un cas mortel a été observé par le docteup Dupuy sur \)n enfant de trois mois très- lymphatique, au dixième jour dq )a vaccination. L'érysipèle prit son poip^ de départ daps Ip? pu^r

ÉTIOLOGIE.

(ules vaccinales, et de là s'étendit sur tout le corps. D'où cet enseignement pratique de suspendre les vaccinations en temps d'épidémie d'érysipèle. (Soc. de méd. de Bordeaux.)

ESERIiVE. Nom donné par MM. Vée et Leven au principe immédiat obtenu de la fève de Calabar et qu'ils considèrent comme son alcaloïde. V. Fève de Calabab.

ETIOLOGIE. Causes morales. Comme tous les médecins, M. Beau attribue une grande part dans l'étiologie des maladies, les dermatoses en particulier, aux émotions morales vives, aux chagrins profonds. Mais il interprète leur action d'une manière différente ou plutôt peu connue. Pour ce savant médecin, c'est en troublant, en abolissant les fonctions de l'estomac, sur lesquelles les perturbations de l'esprit ont une aclion directe, que les causes agissent, et c'est à enrayer cet effet primitif, à rétablir les fonctions de l'estomac que le médecin doit s'appliquer pourvoir disparaître les affections morbides secondaires, symptomatiques. L'exemple suivant en est la preuve.

Une femme de trente ans, concierge, mariée, bien réglée, n'ayant pas d'antécédents syphilitiques, jouissait d'une santé habituellement bonne, à part de petites plaques de psoriasis siégeant au-dessous des deux genoux. Quelquefois elle avait vu ces dartres s'étendre et se généraliser, mais pour le moment elles étaient réduites à des proportions insignifiantes, lorsque, en octobre dernier, au début d'une période menstruelle, cette femme fut battue par son frère. Frayeur et chagrin s'ensuivirent naturellement, les règles furent supprimées et l'appétit, jusque-là fort bon, disparut. Puis à peine huit jours s'étaient-ils écoulés, qu'une éruption caractérisée par de nombreuses pustules d'ecthyma apparut à la face antérieure des jambes, des cuisses, du dos, de la main gauche; etc.

Rien de plus évident que la liaison, l'enchaînement des faits dans ce cas, et c'est ainsi que l'affection cutanée a persisté deux mois pendant lesquels cette femme est restée exposée à la cause qui avait engendré tout le mal, c'est-à-dire aux mauvais traitements; mais une fois qu'elle est à l'abri de ses craintes, par son admission à l'hôpital de la Charité, le 19 décembre, il suffit à M. Beau, en constatant que l'anorexie est le symptôme dominant, de réveiller l'appétit par les bains de valériane, qu'il a trouvés bien plus efficaces que les bains sulfureux (V. Dys-

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