‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales (volume 2)Chapitre 68 sur 149 · FURONCLE · texte numérisé non relu

FURONCLE

djuveiit conslalées que plusieurs jours après. Mais l'explorai on de la plaie avec le slylel permel d'en acquérir parfois la cerlilude immédialemeni, et la sortie des esquilles en est la meilleure preuve. (Bec. de mém. de méd. et chir. militaires, janvier.)

Fractures clica: les enfants. Disjonction dts i pij:lnjscs .

Dans l'espace de 7 années, sur un lolal de 4335 enfants de deux à quinze ans reçus à l'hôpilal Sainle-Eugénie, M. Marjolin a rencontré 600 fractures dont 469 pour 2435 garçons, soit 1926 : 100, et 131 pour 1900 filles, soil moins de 7 : 100.

Sur ce nombre, 196 existaient à l'avant-bras, dont 165 chez les garçons et 31 seulement chez les lilles, savoir :

GariiOlis. Filles.

Du raJius 57 4

Ducubilus C 3

Des deux os 102 2-i

Sur ce nombre assez considérable, jamais M. Marjolin n'a rencontré de disjonction épiphisaire, bien que plusieurs résultassent de contusions directes très- violentes; 5à6 fois seulement il y avait pénétration des fragments. C'est donc là un accident extrêmement rare. (Soc. de c/i/rurf/., décembre.)

FUROIVCLE. Furoncle de la face. Les accidents terribles, mortels, auxquels il donne lieu, et sur lesquels l'attention a été attirée récemment par les observations réunies et condensées dans la thèse de M. Nadaud [Thèses de Paris, 1864), sont confirmés par deux nouveaux cas observés à l'Hôtel- Dieu, dans le service du professeur Laugier. Deux jeunes gens de quinze et vingt-deux ans en sont les sujets. Le furoncle siégeait sur le sourcil gauche, près du nez, chez l'un; à la tempe droite, chez l'autre. Tous deux ont succombé. L'autopsie a montré l'inflammation des veines ophlhalmiques dans toute leur étendue, avec du pus à l'intérieur et dans les méninges.

L'enseignement de ces faits est donc de prévenir cette extension mortelle de l'intlammalion par contignilé au moyen d'un traitement énergique, et peut-être de l'incision prématurée de ces furoncles. La prudence en fait une règle absolue. {Gaz. hcbd., n" 21 .)

L'u.-age du goudron, suivant M. Hardy, est le meilleur moyen de prévcn r les furoncles qui se-ciéveloppenl conjointement avec les affections cutanées aiguës, comme le zona, le strophulus,

CAU/YME,

l'eczéma, etc. On en prend 3 à 4 verres par jour aux repas, mêlé au vin. .

(ÎA.LAZYME. Boisson légèrement acidulée , gazeuse et alcoolisée, qui mousse, pétille et enivre comme le Champagne, résultant de la fermentation du lait d'ânesse dont elle contient tous les principes constitutifs. Rien d'élonnant dès lors qu'elle produise une sorte d'ébriété calme, un peu loquace, et conséculivement une grande quiétude de corps et d'esprit. C'est en recherchant les causes de l'immunité des tribus nomades des steppes de la Russie orientale pour la phlhisie, et en l'attribuant en partie à l'usage presque exclusif qu'ils font du lait de jument ou kumis (koumiss) bu pendant qu'il est en fermentation, que M. Schnepp a élé conduit à imiter cette préparation avec le lait d'ânesse soit seul, soit mélangé au lait de vache ou môme au lait de beurre.

Il serait superflu de décrire le mode spécial de faire cette préparation dont l'effet salutaire paraît dû autant au climat, à l'exercice, qu'au médicament lui-même. Le mode d'administration est de même soumis à des règles particulières suivant l'étal des malades et leur disposition à le supporter.

Un des effets les plus remarquables de son emploi chez quelques phlhisiques a été une augmentation de poids rapide et considérable constatée par des pesées successives. Ainsi, un phthisiquedeirenteetun ans a augmenté graduellement de 2300 grammes en 37 jours ; un autre, de vingt-deux ans, de 2550 en 35 jours. Deux autres phthisiques, offrant les signes de la fonte tuberculeuse, ont augmenté : la femme, de ^500 grammes en 25 jours, et l'homme de 6700 en 39 jours. Une femme chlorotiquede vingt et un ans a augmenté aussi de 2500 grammes en 38 jours. Il est donc évident qu'elle renferme de puissants éléments de nutrition et favorise l'assimilation à un très-haut degré.

C'est ainsi qu'elle apaise la soif et excite l'ai^pélit. Fraîche, elle amène le dévoiement et tous les désordres qui en sont la conséquence, mais qui cessent dès qu'on l'administre à un degré de fermentation plus avancé. Elle est manifestement diurétique. Le pouls se modifie. {Acad. des Sciences.)

GANGRENIi.

GALE. Pétrole. Essayée sur 40 galeux à l'Anliquaille de Lyon, elle n'a amené la guérison qu'avec la friction préliminaire au savon noir. Un bain entre les deux^ frictions est un précieux auxiliaire. (J. deméd. de Lyon, février.)

N'est-ce pas ainsi qu'elle a réussi dans un cas rebelle au traitement do M. Hardy? {Bull, de thérap.^n" 6.)

Les expériences faites par M. Lailler, à Saint-Louis, ont montré que des onctions seules ne suffisent pas toujours à détruire immédiatement l'acarus. Des frictions deviennent nécessaires et elles déterminent de l'érythème. Ce n'est donc pas un moyen aussi avantageux que les premiers expérimentateurs l'ont avancé. {Société méd. des hôp., mai.)

En Italie, l'huile de pétrole a été trouvée préférable à la médication soufrée par le docteur Marroni, à l'hôpital de Pérouse. Sur 1 62 galeux traités du 4" janvier au 30 avril, I 45 furent guéris, savoir : 65 par la médication soufrée et les bains en \ 232 jours de traitement, soit I 9 jours pour chacun, et 80 par l'huile de pétrole en 1006 jours, soit 1 2 jours et demi seulement. Il y a donc avantage de temps et d'argent à l'employer malgré l'inconvénient do son odeur.

Pour le professeur Gamberini, de Bologne, au contraire, riiuile de pétrole ne convient que dans les cas récents, sur les peaux fines et douces, à détruire la vésicule psorique et à tuer l'acarus. Dans tous les autres cas, la pommade d'Helmeric serait préférable. [Imparziale, n° '13.)

D'après le relevé statistique des galeux frictionnés au traitement externe de l'hôpital Saint-Louis, de 4 859 à 1 864, il résulte non-seulement que le nombre des galeux s'est élevé de 2<83 à 8702, mais que les récidives de 2,1 pour 100 ont graduellement monté à 3,5 pour 100 {Soc. méd. des hôp., mai). Quelle que soit donc la cause de ce résultat, augmentation de la population ouvrière, absence d'hygiène , insuffisance du traitement ou affluence des galeux à Saint-Louis, le fait n'en est pas moins certain et déplorable.

GAI\GRÈ]\E. Gangrène pulmonaire. MM. Steiner et Neureutler en ont observé 24 cas chez des enfants placés à l'hôpital .loseph : 1 4 garçons et 10 filles, la plupart âgés de six ans et tous atteints primitivement de maladies graves, le [»lus souvent des voies digestives ou respiratoires. Elle siégeait 1 0 fois à gauche, 7 fois à droite et 7 fois dans les deux poumons, .

348 GAKGAKISME.

localisée 4 0 fois à un lobe inférieur, l fois aux deux, 4 fois aux lobes supérieurs, et simullanémenl dans plusieurs à la fois dans les autres.

Dans 20 cas, elle était circonscrite, la forme diffuse n'a éié observée que 4 fois.

Parmi les symptômes, l'odeur spéciale de l'haleine a pu être seule considérée comme réellement caractéristique. L'expectoration a d'autant moins do valeur ici que les enfants ne savent pas expectorer. Mais il faut se rap[)eler que la stomatite gangréneuse, la gangrène de la bouche ou du pharynx produi.sentia même odeur.

Il n'y a eu d'hémoptysie que dans les cas de tubercules ou de cavernes pulmonaires, preuve qu'au lieu de s'exclure, le tubercule et la gangrène coïncident assez fréquemment.

Tous ces enfants sont morts, bien que chez 4 la gangrène se soit développée consécutivement à une fièvre éruptive. [Pracjer Vierteijahrs. , 1864.)

Gangrène d'hôpital. M. Packard dit que les cas les plus graves sont heureusement traités en recouvrant la surface de la plaie, après l'avoir nettoyée , de poudre de sucre blanc ou de toute autre substance non oxydable. {Am. Journal of med, . science, janvier.)

Ciangrënc clc l'utérus, Voy. Utérus.

GARGARISME. » Pour se gargariser delà manière la plusr convenable, dit M. Guinier, il faut simplement : relever légère-ment la tête, ouvrir modérément la bouche, avancer le menton et t la mâchoire inférieure, émettre ou avoir l'intention d'émettre lei' son de la double voyelle œ. La simultanéité et la concordance dee ces quatre mouvements ouvrent largement l'arrière-bouche, relèvent le voile du palais et la luetle, éloignent la base de la lanizue-^ de la paroi postérieure, et permettent au liquide de s'introdinrec en vertu de son propre poids jusque dans la cavité du larynx.

» La gargarisation dure ainsi tout le temps d'une longue expiration, et l'inspiration est impossible. Quiconque respire, en se gargarisant, opère mal ; quiconque ne peut respirer opèrebien.

ï Un très-coupt exercice est nécessaire quelquefois pour ap-prendre à se gargariser ainsi, sans avaler une goutte de liquide;

GOEMINE. 3â<J

moins on relève la léle, moins on éprouve le besoin d'avaler, et Ton peut de la sorte l'annihiler tout à fait ; plus, au contraire, on lelève la tête en arrière, moins on est maître de sa déglutition, et l'on avale inévitablement quelque partie du gargarisme. C'est ainsi que de nombreux baigneurs se gargarisent, dans la grande salle de gargarisation de la Raillière à Cautcrets, pour la plus grande utilité de leur muqueuse laryngée. » {Gaz. des hôpil.) Voy. DÉGi.urîTiON.

GAZÉOL. L'analyse démontre que les émanations de l'épuration du gaz de l'éclairage se composent de principes curatifs qui, suivant M. Burin du Buisson, doivent être considérés comme puissants ; de principes inertes et aussi de principes nuisibles.

Le gazéol, synthèse des principes qui, jusqu'à ce que l'expérience chimique ait prononcé, paraissent devoir être présentés comme principes curalifs, reproduit inlégraloment, dans la chambre d'un malade, les émanations complexes que des expériences isolées pour chacun des composants semblent prouver être les vrais agents do guérison dans l'atmosphère des épurateurs. Ce corps peut être employé sans aucun danger en tout lieu, en tout temps, et se conserve sans altération.

Si l'expérience sanctionne celle opinion, une médication qui n'était qu'une curiosité thérapeutique deviendra un remède raisonné, usuel, applicable, sans difticullé et h bas prix, à plusieurs affections des voies respiratoires.

Le gazéol a pour base ou véhicule l'ammoniaque brune des usines à gaz à 20 degrés, il suffit de le placer, à la dose de 1 0 à 20 grammes, sur une assiette ou une soucoupe pour que, s'évaporant spontanément à la température de 20 à 24 degrés centigrades, il reproduise dans une pièce close, la chambre du malade même, l'atmosphère ambiante des matières épuratrices saturées, que le médecin peut, soit prolonger, soit activer, soit enfin faire cesser à son gré. Voy. Coqueluche.

GLOBULÏMÈTRE. Voy. Sang.

GOEMIIVE. Matière mucilagineuse obtenue par décoction du Fucus crispus, ou carragaheen, ou goëmon. Pour l'obtenir pure, M. Blondeau fait bouillir pendant plusieurs heures le Fucus crispus dans do l'eau distillée et précipite par l'alcool la garniek. 20

350 GUITHE.

substance inucilagineuse résullanl de celle décoclioii. hediasouLe dans l'eau et évaporée au bain-marie, elle donne des plaques minces, transparentes, élastiques, présentant l'aspect de lames d'ichthyocolle, et qui se gonllenl et se ramollissent lorsqu'on les met en contact avec l'eau froide.

Cette goëmine qui, dans cet élat, n'est certainement pas une substance pure, est sans odeur ni saveur; elle est neutre aux papiers réactifs et se dissout complètement dans des liqueurs alcalines. Soumise à l'analyse, elle a donné les résultats suivants : carbone 21,80 ; hydrogène, 4,8 ; azote, 21,36 ; soufre, 2,51 ; oxygène, 49,46.

Si l'on s'en rapportait uniquement à la quantité d'azote que renferme la matière mucilagineuse du Fucus crispas, on serait lenlé de la considérer comme très-nutritive. Elle est, en effet, plus azotée que les diverses substances albuminoïdes du règne végétal et animal, qui contiennent tout au plus 16 pour 100 d'azote; elle l'emporte même, sous ce rapport, sur la gélatine ; mais on sait que celte dernière, quoique très-azotée, ne possède pas une puissance nutritive en rapport avec la quantité d'azote qu'elle renferme. M. Blondeau croit avec juste raison qu'il en est probablement de même du mucilage du goémon. Des expériences seules peuvent décider celte question. {Journ. de pharm. el de chim, )

GOITRE. BroiemenL Nouveau moyen employé dans un seul cas par M. le professeur Billroth, à l'hôpital cantonal de Zurich, chez une femme de trente-deux ans, présentant une tumeur de 9 centimètres de long sur 6 de large, soudée à la trachée, ayant résisté au traitement iodé, et produisant une dyspnée considérable avec raucité de la voix. Prévoyant que le déchirement sous-cutané, le broiement des tissus amènerait un épanchemenl sanguin qui assimilerait ainsi la tumeur au goitre enkysté, il pratiqua à quatre reprises, du 9 novembre au 30 avril, l'opération suivante : Un trocartde moyen calibre est enfoncé dans la tumeur, et, le poinçon retiré, on fait déci ire à la canule des évolutions en tous sens dans le lissu glandulaire, en les étendant graduellement et de plus en plus. C'est, conimc! on le voit, l'analogue du broiement préconisé dans les tumeurs érecliles par Marshall Hall. Un morceau de taffetas ou un bandage compressif au collodion est ensuite appliqué sans qu'il s'ensuive aucune réaction inllammatoire. Une injection de

fiOITRE.

4 grammes de leinluro d'iode ayant élé pratiquée, détermina bientôt la flucluation. Dès lors, la tumeur est ouverte de haut en bas et donne issue à un liquide épais, crémeux, mêlé de caillots sanguins. La suppuration s'empare de l'intérieur, et ce n'est qu'au prix d'un érysipèle, qui s'étend en peu de temps à la poilrine et au dos et fait courir les plus grands dangers à la malade, qu'elle est débarrassée de cette tumeur, après un traitement de neuf mois. [Gaz. deshôp., n° 27.)

En présence de ces résultats, on se demande s'il est prudent, rationnel, de répéter une telle opération. La méthode des injections substitutives de M. Luton nous semble préférable, moins dangereuse. << Employée dans trois cas de ce genre, elle a produit une inflammation franche, légère, non suppurative, et une résolution lente. [Union médicale, n" 152, 1863.) D'après l'exemple précédent, nous croyons qu'il serait au moins judicieux de comparer ces deux méthodes.

Excision parlielle. De même de ce moyen, que le docteur King tend à remettre en honneur en Angleterre dans les cas spéciaux où l'hypertrophie de la thyroïde existe surtout dans l'isthme, et se projette sur la partie supérieure de la trachée. Il distingue celte forme, dont il rapporte trois exemples, d'après les accidents d'asphyxie qui en résultent, malgré le peu de volume de la tumeur. La suffocation était telle chez une femme de quarante-deux ans, n'ayant qu'une tumeur grosse comme un œuf de pigeon, immobile, placée devant la trachée et en suivant les mouvements, que, pour éviter l'asphyxie imminente, il dut pratiquer la trachéotomie, suivie de mort le troisième jour.

C'est alors 'qu'il résolut de tenter, à l'avenir, l'excision partielle de la glande. Il la pratiqua le 1 3 novembre dernier, chez un garçon de vingt et un ans, portant, outre les deux lobes latéraux hypertrophiés depuis longtemps, une tumeur médiane croissant depuis un an, grosse comme un œuf d'oie, mobile et qui gênait considérablement la respiration. Des phénomènes d'asphyxie se manifestant par la lividité de la face, l'insensibilité de la peau, il fit une incision longitudinale sur la ligne médiane de la tumeur, et, après avoir disséqué la peau et ouvert la capsule, il l'énucléa avec le manche du scalpel, de manière à passer de grosses ligatures autour de chaque côté de la tumeur centrale et de l'exciser. Mais, malgré cette excision considéra-

(lOUTTK.

hl(-, l'aspliyxio perriistiiiit, il dul, recourir encore à la Iracliéotoniie, el. l'opéré succomba de môme le deuxième jour.

Il fui plus heureux dans le troisième cas, opéré le 31 janvier dernier, en énncléant chaque tumeur lobulée séparément et en l'excisant après avoir jeté une ligature sur l'artère principale, Tous les signes d'asphyxie se dissipèrent et la plaie se cicalrisa parfaitement. [Brilish med. Jouni. , juillet.) Mais un tel succès, au lieu d'encourager à renouveler cette opération, ne fait que confirmer la défaveur dans laquelle elle est tombée et qu'elle mérite.

Goi<rc c.vopliihnlmiqne. Galvanisation. L'opinion d'Aran, qui le regardait comme une névrose du grand sympathique, a trouvé un certain appui dans deux faits où le docteur Benediki, av;)it employé avec succès la galvanisation de ce nerf. Sans être concluants, ces faits permettent d'expérimenter ce moyen curalif toutes les fois qu'il peut êtie supporté {Osterr. Zeilschr fiir. prakl. Heilkunde, avril.)

GOUTTE. Les acides organiques qui entrent dans l'alimentation habituelle, principalement sous forme de fruits, de légumes, de boissons, etc., sont les acides malique, lactique, citrique, larlrique, acétique, oxalique, etc., combinés avec la potasse et la soude. Ce sont donc des sels à base d'acide organique et non des acides libres.

Introduits dans l'économie, ils subissent dans le sang une oxydation rapide, et sont transformés en acide carbonique et en eau ; on les retrouve en partie dans l'urine à l'état de carbonates alcalins. Ils ont donc pour premier effet de rendre l'urine alcaline (Lehmann, Golding Bird). Cette oxydation des acides organiques a lieu très- rapidement, à l'exception toutefois de Vacidc oxalique, car, ingéré, une partie s'en retrouve dans l'urine à l'état d'oxalate de chaux.

Cette question des oxalates de l'urine est par elle-même assez complexe, selon M. Durand-Fardel. Il est. en effet, hors de doute que l'acide oxalique que l'on retrouve dans l'urine ne dépend pas entièrement, exclusivement de l'alimentation : c'est un produit de dédoublement des matières ternaires, intermédiaire à leur transformation ultime en acide carbonique et en eau. Il peut donc provenir on partie des combustions organiques.

r.OUTTE.

En l'écarlanl, peiil-oii adineltre que dam; /oîjs lea cris les arides organiques ingérés aiigmenleronL l'alcalinilé de l'urine? Non, dans tous les cas, mais le plus souvent ce résullat est obtenu. Quand l'assimilation ne se fait qu'incomplètement, une partie des acides ingérés peut échapper sans doute aux transformations ultérieures et apparaître dans l'urine. C'est, si l'on peut s'exprimer ainsi, une sorte de Henterie urique ; mais ces cas, tout à fait exceptionnels, ne se rencontrent pas plus chez les goutteux et graveleux que chez d'autres malades.

Il est donc tout à fait irrationnel de proscrire, comme on le faisait autrefois, dans le régime des malades graveleux, tout co qui, comme aliments ou boissons, pouvait renfermer des acides organiques. Au contraire, l'usage d'une alimentation rafraîchissante, de fruits rouges en particulier, est tout à fait salutaire au plus grand nombre de ces malades.

Admettant à [wiori que l'usage diéiétique des acides organiques augmente la quantité d'acide urique dans l'urine , Réveil propose, pour expliquer ce fait, la théorie suivante qui séduit de prime abord par son ingénieuse simplicité, et par cela môme, a besoin d'être sérieusement reprise.

Admettant que les acides s'oxydent dans le sang, il en conclut qu'il prive par cela môme le sang d'une partie de son oxygène, nécessaire aux combustions ultérieure-^, et que, cet oxygène manquant, la désassimilation se trouve arrêtée au terme de l'acide urique. Or, ce n'est pas l'oxygène qui manque aux combustions organiques, lorsqu'elles se font incomplètement, c'est l'aptitude à cette désassimilation qui fait défaut. Aussi, l'objection qui en résulte pour l'usage des fruits acides n'a-t-elle point toute la portée que Réveil lui attribuait. (Bull, (le Ihêrap., avril.)

CioiiUc chronique. Aciile chlorliydnqiic dilue. Le docteur Duncan l a récemment essayé, avec un très-grand succès, à l'infirmerie de Dublin, dans des cas de goutte chronique et atonique, pour le plus grand nombre. Il n'y a plus, en Irlande comme dans le reste du Royaume-Uni, à invoquer comme éliologiedela goutte, l'alimentation très-azotée, l'abus des liqueurs fermentées. Ainsi que le fait remarquer l'auteur, la misère proverbiale en Irlande ne permet guère d'observer que la gouite des pauvres.

Ces considération? étaient nécessaires pour comprendre l'ac-

GRANULIE.

tion du médicament ; ces cas de goutte atonique sont bien évidemment liés à dos troubles profonds de nutrition. En donnant l'acide chlorhydrique, on se propose moins de détruire l'acide urique en excès dans le sang, que de rétablir la nutrition, pour éviter sa reproduction en excès.

Quelle que soit la manière dont survient cette diminulion de l'acide urique préformé, elle est capitale, surtout si l'on admet, conformément aux idées de Garrod, que l'essence môme de la goutte est dans le rein qui perd la propriété d'excréter l'acide urique, lequel s'accumule alors dans le sang et dans les organes. Il est bien évident que cet arrêt n'est que momentané, c'est une suspension de la fonction, laquelle fo rétablit après l'accès, et la meilleure preuve qu"on en puisse donner, c'est que la quantité d'acide urique sécrétée par les urines, diminue pendant l'accès.

Donné ainsi, l'acide chlorhydrique dilué paraît agir en rétablissant la nutrition, les actes réguliers et normaux d'assimilation et de désassimilation, comme reconstituant en un mot. Voy. Dictionnaire 1864, 11 agit encore comme diurétique. Employé d'une façon continue, il peut être très-utile à ce double point de vue. [Dubl. quaiHerleii Journal, mai.)

Il y a cependant des cas de goutte alonique avec dyspepsie gastralgique, et où l'emploi d'acides minéraux, même à trèsfaibles doses, est entièrement contrp-indiqué. C'était là ce que l'auteur aurait dû élucider pour donner quelque valeur à son travail qui reste incomplet et presque inutile sans ces indications pratiques,

La goutte et les eaux minérales, par J, Quissac, professeur agrégé à la Faculté de médecine de Montpellier, conservateur du musée anatomique. In-S" de 150 pages.

GRAIMJLIE. De la granulie ou maladie granuleuse, connue sous les noms de fièvre cérébrale, de méningite granuleuse, d'hydrocéphale aiguë, etc., par G. S.Empis, professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris, médecin de l'hôpital de la Pitié, etc. 1 vol. in-S".

Traité in-extenso avec observations cliniques et microscopiques à l'appui de cette nouvelle interprétation nosologique du tubercule naissant, dont le résumé a été fait dans le Dictionnaire de 1864.

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