MORVE
l'arrivéo du iiiédociii, un quart d'heure après, elle élaii morte.
I.'aulopsie faite judiciairement par M. Walson montra le cœur normal, do vieilles adhérences et des tubercules au sommet des poumons, surtout à droite; lissu adipeux entourant les viscères abdominaux. En enlevant la voûte crânienne, il diagnostiqua une effusion sanguine considérable entre la dure-mère comme causo de la mort. Mais en disséquant le cerveau, il trouva un anévrysmo, gros commeune noisette, de l'artère antérienredu cercle de Willis, avec rupture du sac par laquelle le sang s'éiait échappé. Les autres artères étaient normales (l'auteur ne dit pas dans quel état étaient les parois), sinon les branches de communication, dont les extrémités étaient très-hypertrophiées. {Mcd. Times, avril.) Yoy. Accouchement.
MORVE. Transmission au chien. Il est généralement admisque celte maladie n'est pas Iransmissible aux carnivores ni aux. ruminants, bien que des expériences récentes el indirectes dui docteurPolli, deMilan, tendenlàinfirmer cette doctrine. M, Saint-- Cyr l'a ébranlée de nouveau par l'expérience suivante:
Le 19 mai 1 865, il inocule à une chienne dogue, de cinq ansenviron, bien portante, la matière du jetage nasal d'un cheval morveux au moyenfde trois plaies triangulaires superficielles faites avec des ciseaux aux deux lèvreset au nez. Dès le troisième jour, ces plaies se sont vivement enflamniées sans réaction générale, , les ganglions cervicaux se sont engorgés, mais, dès le 25, l'ap-petit et l'état général, légèrement altérés, ont repris leur étati normal, et la chienne a guéri.
Le fait n'est donc pas concluant par lui-même en faveur de laa contagion, mais ce qui lui donne plus de valeur, c'est que le puS' pris sur les plaies de cette chienne et inoculé le 2i mai à imi vieux mulet, détermina aussitôt et franchement tous les accidents morveux jusqu'à la mort. (Soc. des se. médicales de Lyon, . elGaz. méd., n° 15.)
Néanmoins l'interprétation d'une inoculation de la morve aun chien, contraire à tous les précédents, a besoin de nouvelles» expériences confirmatives et qui sanctionnent celle-ci, pour fidre-' adopter définitivement cette doctrine.
Traitement. L'action spécifique du soufre chez I homme o.i été conûrméede nouveau sur les chevaux, en Italie; sur 24 che--
NiEVtlS.
vaux, 18 guérirent, selon le professeur MalTei de Ferrarc, en prenant deux fois par jour le mélange suivant :
Sulfate de cpivre , 3 çr. 50
Pliellandrie aquaiique ' ' • l aa 1 i av.
Soufre pur ]
Le vétérinaire Cavigljo, des chevau-légers de Lodi, en a observé aussi de bons effets sur 24 chevaux morveux, traités avec ce mélange {Acaà, méd. de Ferrare). On pourrait donc, en proportionnant le dosage, expérimenter cette formule chez l'homme,
MUGUET. Dans un cas où il se manifesta par des vomissements violents et une diarrhée qui amenèrent promptement la mort, M. Zalewski trouva à l'autopsie des végétations cryptogamiques sur la muqueuse gaslrique sous forme d'élévations nombreuses d'un blanc verdâtre, les unes coniques, les autres semisphériques , la plupart cependant planes , variant pour la grosseur entre une tête d'épingle et une lentille, et se rapprochant par la forme et l'aspect des pustules varioliques en groupe. Ces saillies étaient solides, formées d'une substance homogène, opaqus, molle, caséeuse, adhérente à la muqueuse, sans cavité ni liquide au centre. Elles étaient disséminées ou agglomérées irrégulièrement. Placées sous le microscope, elles se montrèrent composées de filaments et de spores de l'oidium albicam, détritus de tissu adipeux et de cellules épilhéliales qui expliquaient ainsi leur adhérence. [Berl, Klin. ]Vochensclir., n° 1.)
Ce fait est tout nouveau dans la science. S'il n'est pas rare de rencontrer l'oidium albicans dans l'estomac et les intestin?, quand il existe dans la bouche, son développement isolé, indépendant, était au contraire inconnu jusqu'ici.
A'JiVUS. Danger des injeciions de perchbnire de fer. Malgré les nombreux et divers moyens dont l'art dispose pour le traitement du ncBDiis : cautérisations avec le fer rouge ou des aiguilles chauffées à blanc, lesélon, la pâte caustique de Vienne, les injeciions coagulantes, les vésicatoircs badigeonnés ensuite avec le perchlorure de for, la vaccination, etc., etc., c'est (ou-
jours une quealion grave d'y recourir chez les nouveau-nés, à cause des accidents mortels do résorption purulente qui peuvent s'ensuivre. El cependant il est parfois très-urgent d'agir lorsque ces tumeurs érectiles siègent à la face, sur les paupières, le nez, etc. C'est pourquoi il importe do préciser la valeur relative de chacun de ces moyens. M. Wecker, qui donne la préférence à la galvano-caustique sur les injections coagulantes au perclilorure de fer, rapporte les deux faits suivants, qui montrent qu'il n'y faut pas recourir, en effet, sans hésitation ni réserve.
Il s'agit dans le premier, dû à M. Carter, de Strout, d'une petite fille de deux mois, dont la moitié inférieure du nez représentait une masse confuse do nœvi englobant la cloison et les deux ailes, et triplant le volume normal. Après avoir employé inutilement l'introduction répétée d'une aiguille rougie et le collodion rélractile, on se demanda à quel traitement il fallait recourir. L'enfant avait déjà été vaccinée. La compression et la ligature étaient inapplicables. Une cautérisation avec le cautère potentiel, en procédant de la superficie vers le fond, aurait exposé à une hémorrhagie mortelle lors de la chute de l'eschare. Enlever la tumeur, c'était l'ablation totale du nez, sans compter qu'on ignorait si le mal ne s'étendait pas plus loin en arrière. On crut donc n'avoir ici d'autre ressource que de porter profondément le caustique dans les parties, et finalement on se décida à une injection de perchlorure de fer. Cette injection fut pratiquée deux fois, la première fois sans accident ; mais la seconde fois l'action du piston de la seringue s'embarrassa, celui-ci céda brusquement, lançant d'un seul coup cinq gouttes de la solution. Aussitôt une tache décolorée se montra au-dessus du point du nœvus occupé par la seringue : puis l'enfant poussa un cri, eut une courte convulsion et cessa de respirer.
Le second fait a été recueilli récemment dans un hospice colonial, où l'autopsie démontra que la pointe de la seringue (le ■ nœvus siégeait à la joue) avait pénétré dans la veine transverse ■ de la face, et que le sang s'était immédiatement coagulé dans . les cavités droites du cœur. M. Crisp, de Swallowfield, qui a. noté ce fait, ne dit pas quelle quantité de solution avait été' injectée, ni si le jet du liquide avait été dirigé doucement oui avec énergie. (^Jiii. d'oculislique, décembre 1864.)
Tout en commandant la réserve et l'attention, ces fails nesauraient faire proscrire l'usage des injections coagulantes ; il ne s'agit que de les employer avec mesure et précaution, surtout ;