‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales (volume 2)Chapitre 96 sur 149 · NERFS · texte numérisé non relu

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Lci point orisenticl du rcsullatdes expériences consigiiéos dans cotte nionographio, c'est l'extrême variation du ferment de l'urine chez les aliénés hommes et femmes, comme dans l'état normal et dans l'état de maladie, sans que l'on puisse en saisir la cause d'une manière bien certaine. C'est donc à l'avenir seul de pro» noncer.

IMERFS. Pour faciliter l'étude de leurs éléments histologiques, M. Roudanowski propose d'opérer sur du lissu nerveux, gelé à une température de 15 degrés R., en en préparant les coupes avec un couteau à double tranchant, de les colorer avec de la teinture de cochenille et de recouvrir les pièces avec le baume du Canada ou une solution de 6 à 7 parties d'ichthyocolle dans 8 parties de glycérine. 11 serait l facile ainsi d'en étudier la structure exacte, à en juger par lai description minutieuse qu'il en a faite. {Acad. des Sciences, . décembre 1864, et Journ. de Vanatomie, n" 3.)

Aciion des poisons. Après avoir empoisonné des chats, des s chiens et des lapins par la strychnine, la nicotine, l'opium et: le chloroforme, M. Roudanowski a remarqué que toutes ces; substances altèrent toujours le tissu nerveux. La strychnine et: la nicotine allèrent les cellules nerveuses et leurs embran-chements ; le chloroforme, l'opium, et peut-être l'alcool, modi- • fient la myéline. Après la nicotine, il y avait une ferle pig- ■ menlation et la destruction des cellules nerveuses avec leurs > prolongements seulement dans la moelle épinière où commen-cent les nerfs vagues et hypoglosses. Les cellules nerveuses etl leurs prolongements sont devenus brun foncé, et ont pris uni aspect de désorganisation.

Sous l'influence de ces poisons, il a remarqué qu'avec la con-gestion dans les vaisseaux sanguins des racines des nerfs* de la moelle épinière, les réservoirs augmentent aussi en volume, ,

D'où l'auteur tire cette conclusion que la goutte d'un poison i énergique, comme la nicotine, suffisant pour tuer un grandi animal, n'agit pas en altérant chimiquement la métamorphose î de tout l'organisme, mais en détruisant les cellules nerveuses * qui sont l'origine des nerfs des principaux organes de la vie. . L'action de l'opium et du chloroforme s'exerce sur la myéline qui, au lieu de la forme amorphe grenue, prend l'aspect de» petits corps brillants. [Soc. de biologie.)

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