NERFS
C'csl ainsi quo dès 1857, M. Jacubowitscli annonçait à l'Académie des sciences, d'accord avecles conclusions prccé- Jenlcs, que toutes les fois qu'il avait tué subitement des animaux avec l'acide prussique, la nicotine, la conine et autres narcotiques, pour servir à ses études histologiques, les préparations du cerveau et de la moelle épinière devenaient tout à fait inutiles parce que les éléments nerveux et cellulaires so trouvaient entièrement détruits , les membranes en étaient déchirées, les cylindres d'axe séparés des cellules et mis en pièces, etc., ce qu'il attribuait, comme son compatriote, à l'action de ces alcaloïdes.
Ayant contrôlé ces assertions, M. Vulpian n'a pu constater les mêmes effets. Chez des animaux empoisonnés par la strychnine, la nicotine, le curare, les cellules de la moelle épinière ne différaient sous aucun rapport des cellules d'animaux morts d'une autre façon. Il a renouvelé également les expériences de M. Roudanowski en recourant à la congélation comme lui, et jamais il n'a pu retrouver la pigmentation constatée sur les pièces de ce physiologiste. D'oîi il conclut que cette pigmentation existait préalablement à la mort, ce qui est d'autant plus vraisemblable que les notions acquises sur la formation du pigment ne permettent pas d'admettre qu'il se forme en une ou deux heures, comme il résulterait des faits en question.
Quant à la destruction des cellules, outre qu'elle n'a pas élé observée par M. Vulpian, un argument à posteriori montre qu'elle ne peut même exister ; chez les mammifères comme chez les batraciens, la nicotine et la strychnine amènent bien la mort apparente , mais, au bout de vingt-quatre ou quarante-huit heures de léthargie, ces animaux recouvrent la plénitude de leur vie et de leur activité, soit spontanément comme chez les grenouilles, soit en entretenant la respiration artificielle chez les animaux supérieurs. Dans ces cas, le cœur continue à battre, et si la dose est trop forte, la mort n'arrive que par la cessation de ses battements. Comment en pourrait-il être ainsi si les cellules nerveuses étaient détruites? La reproduction n'en pourrait être aussi rapide, puisque, dans certains cas, leur destruction, ne fût-ce que leur altération, est effacée une heure après. On ne peut donc admettre le mécanisme de l'action des poisons invoqués par MM. Jacubowitsch et Roudanowski. S'ils modifient les éléments des centres nerveux, c'est d'une manière légère, temporaire et non pas irréparable comme ils l'admettent. {Gaz. j»ed,, n° 7.)
NEKKS.
Suivanl lo docleiir Bonerlikl, l'iode produirait un effet analogue sur lo système nerveux, se traduisant par la paralysie de la respiration, puis celle des muscles et finalement celle du cœur. (V. loDisME.j
Chaleur des nerfs en activité. De même que Valentin l'avait déjà obtenu, le professeur (Ehl de Pavio a confirmé cet eiïel à l'aide d'expériences analogues [Ann. univers, di medic. décemb. i 864). Les nerfs ischialiques du poulet, excités, subissaient une augmentation thermique de 0,09°, et les mêmes nerfs du lapin, celle de 0,15". En outre, le nerf, lorsqu'il perdait son excitabilité, diminuait graduellement de température jusqu'à ce qu'il cessât de dévier l'aiguille indiquant less différences thermogéniques. Reste à savoir comment se déve-loppe cette augmentation de température qui se manifeste dans? les nerfs comme dans les muscles. Est-ce par l'effet de la contraction simultanée des fibres et de la compression qui enn résulte comme on la développe par le frottement dans les corps> inorganisés? C'est un rapprochement qui aurait bien son importance au point de vue des sources de la chaleur animale.
Gunshot Wounds and other injuries of nerves (Lésions des» nerfs par armes à feu et leurs conséquences), par MM. Mit— chell, Morehouse and Keen, chirurgiens de l'armée fédérale. Philadelphie, 1 864.
C'est le rapport sur le service spécial institué séparément, , en 1863, par le docteur Hammond, pour l'élude de ces lésions. Il forme une monographie des plus intéressantes et une sourcee nouvelle et féconde en enseignements sur les effets immédialss des blessures des nerfs, dont aucun auteur n'avait traité jus-qu'ici en particulier. On y trouve entre autres une observation, , peut-être unique, de blessure du grand sympathique au cou. {Gaz. hebd., n" 19.)
Les Archives générales de médecine, février, en donnant unn extrait substantiel de ce livre, rattachent ces effets sous les> titres suivants :
Atrophie el contractures des muscles.
AUération de nutrition dans la peau el ses dépendances. Altération de nulrition des articulalions. Altération des sécrétions avec une douleur bi'ûlante qui s'y, joint fréquemment.