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RHUMATISME

l'huile de ricin, <;tc, et défendre toute boisson acide. La diète est naturellement rafraîchissante.

Quand la température est abaissée de façon qu'il n'y ait plus de fièvre ou que, s'il y a péricardile ou endocardite, la température du soir soit considérablement moins élevée, l'acétate de plomb est suspendu et l'on a recours, suivant les indications, au bicarbonate de soude, au quinquina, etc. (Centr. Blalt., n° 35.)

Si ces assertions suffisent pour faire expérimenter ce remède, elles sont loin d être assez précises pour lui accorder la préférence sur les autres. Rien n'en montre l'action ni les avantages.

Kliumatismc noueux. Sa prédominance presque exclusive chez la femme déjà signalée par MM. Charcot et Vulpian, à la Salpètrière, où le quinzième ou le vingtième des femmes en seraient atteintes, est confirmée de nouveau par le docteur Privât. Sur 205 malades observés aux eaux alcalino-ferrugineuses et arsenicales de Lamalou-l'Ancien, il y avait 204 femmes et seulement 4 hommes.

Malgré la nature rebelle de cette affection, l'usage de ces eaux a amené 9 guérisons, et 130 améliorations, qui se soutiennent à la condition d'en continuer l'usage. On comprend en effet que chez des femmes le plus souvent faibles, lymphatiques, irritables et souvent anémiques, les eaux de Lamalou-l'Ancien, bicarbonatées sodiques et ferrugineuses, contenant 2 grammes avec 4 milligrammes d'arséniate de soude par litre, prises en bains de piscine de 34 à 35 degrés et des étuves sèches à 3o à 40 degrés , aient pour effet de calmer la douleur et de tonifier la constitution. [Bull, de thérap., avril. )

Khumatismc uréthrul. Un fait de névralgie sciatique, bilatérale, coïncidant avec une blennorrhagie, s'élant présenté à M. le docteur Peter, dans s<m service de l'hôpital Saint-Louis, — fait extiêmement rare, puisque selon M. A If. Fournir, qui a appe'é ^attention à ce sujet, ce serait seule» ont le huitième cas eiire^i-lré dans la science, — M l'eler en a pris occa:-ion pour nier, à l'exemple de quelques novateurs, la spécificité du rhumatisme hlennorrhagiqueel sa dépendance étiolog.que, pal hogéniquede l'écoulement méihral. M.iisil a suffi que M. Fournier présentât de nouveau le tableau exact, précis des traits caractéristiques du rhumatisme simple et du rhumatisme bknnor-

rhngique pour en démontrer les différences symptomatologiqùes et la nature distincte. Si quelques cas de rhumatisme blennorrhagique ont suivi la loi du rhumatisme simple en retentissant vers le cœur ou en se montrant chez des rhumatisants, ce sont là des exceptions infiniment rares, de l'aveu même de ceux qui voudraient les assimiler l'un à l'autre. En général, c'est surtout par ces deux traits caractéristiques qu'ils se distinguent

Mais en présence des nombreuses espèces de hlennorrhagies du gland, du prépuce, de l'urèlhre, de la vulve ou du col utérin, ce titre de rhumatisme blennorrhagique ne parait pas rigoureux à M. Fournier. Outre que ces différentes espèces n'ont pas la même cause, la vérité est qu'elles ne produisent pas toutes également la métastase arthritique. Vérification faite, il n'en est qu'une seule qui y donne lieu selon lui : c'est l'urélhrite, la blennorrhagie uréthrale seule qui se complique d'accidents rhumatismaux. Jamais on ne les a rencontrés comme complication de la blennorrhagie balano-préputiale, vaginite, vulvite ou des écoulements du col. Il semble nécessaire que l'urèlhre soit intéressé pour qu'ils se produisent.

De là une étiologie et une dénomination nouvelle de cette maladie.

L'observation clinique apprend, en effet, que les excitations de l'urèlhre sont susceptibles d'éveiller dans l'organisme quelques-uns de ces phénomènes singuliers que l'on appelait sympathiques autrefois, et auxquels on donne aujourd hui ie nom de réflexes. Tels sont les accès intermittents et parfois pernicieux qui se développent à l'occasion d un simple cathétérisme. accidents qu'un jeune interne distingué, M. Dienlufoy, a réunis sous le titre nouveau de fièvre uréthrale. Des phlegmons, des suppurations s'observent même par suite de 1 introduction de sondes, de bougies ou d'instruments lithotriteurs, et l'on a vu jusqu'à de véritables arthrites s'ensuivre.

Dès lors, n'y a-t-il pas lieu de so demander si le rhumatisme blennorrhagique n'est pas une manifestation du même ordre, s'il n'est pas aussi un phénomène réflexe d'irritation uréthrale?

Ce n'est là sans doute qu'une hypothèse, mais qui ne semble pas dépourvue de fondement. Si les irritations de l'urèthre peuvent éveiller des troubles généraux dans l'organisme et provoquer des déterminations morbides vers certains systèmes les séreuses ou le tissu cellulaire, est-il donc difficile d'admettre que la blennorrhagie, violente et spéciale irritation de l'urèlhre

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