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EXERCICE

Ce dernier cas, scmblableà celui de Brodio, de MM. Broca et Nélaton, par l'absence de tout écoulement de pus, rentre donc bien dans cette affection douloureuse du tibia, à laquelle il nous semble que celui de M Heulhard d'Arcy se rapporte. Ce sont donc deux nouveaux exemples à ajouter à ceux qui existent déjà dans la science. La réalité de celte espèce pathologique est ainsi mise hors de doute, quoique ton essence même reste indéterminée, car la nouvelle dénomination d'étranglement médullaire ne paraît pas encore résoudre ce problème malgré que la réapparition des douleurs, cédant définitivement à une nouvelle; et plus grande perforation de l'os dans ce cas-ci, semble venir à . l'appui de celte nouvelle interprétation.

EXERCICE. On a vu depuis quelques années seulement . i soutenir publiquement en France la liberté illimitée de l'exercice de la médecine, telle qu'elle existe aux États-Unis du nord de l'Amérique. La plupart de ses partisans, il est vrai, n'étaient revêtus d'aucun titre légal et paraissaient ainsi plaider ■ i leur propre cause, ce qui en diminuait beaucoup la valeur. Mais un jeune chirurgien de grand mérite, M.Léon Le Fort, est venu donner une certaine force à cette doctrine, en l'étayant ; sur de nouvelles bases et en lui prêtant l'appui de son talent. Le monopole de la pratique médicale ne saurait exister, d'après ; lui, ni en droit ni en fait : l'État n'enseignant la médecinequ'en faveur des malades et ne délivrant les diplômes, qui en sont la conséquence , comme ceux des docteurs ès lettres et du . baccalauréat, que pour leur offrir une marque distinctive, évi- ■ i dente, de connaissances suffisantes pour se faire soigner à cause • i de leur incapacité radicale de les distinguer autrement. Mais ■ i il ne saurait à bon droit leur empêcher absolument de se faire i : soigner par qui bon leur semble, à moins d'attenter à la liberté individuelle.

Évidemment, il y a une étrange confusion à parler ici de la . liberté du malade à se traiter à sa guise. Elle ne lui a jamais été contestée, pas plus que celle de vivre et de mourir comme il l'entend, pourvu qu'il ne porte préjudice à personne. Ce qui est défendu à bon droit par la loi , c'est la liberté de traiter les autres quand on n'a pas fait preuve de connaissances suffisantes • à cet effet en vertu de ce principe, limite légitime et naturelle ■ , do toute liberté , qu'il peut ainsi nuire et préjudicier à autrui, ] comme cela n'arrive que trop souvent. Défense faite au même

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