LARVES
conforme au but qu'on se propose». (Arch. de méd., novembre. )
LARVES. Chloroforme et éther. Un jeune médecin distingué de la marine, M. le docteur Coquerel, a décrit un diptère sous le nom de Lucilia homini vorax, qui, à la Guyane et à Cayenne, cause des accidents mortels, en déposant ses œufs dans les narines do l'homme pendant son sommeil. Une infinité de larves en est rapidement la conséquence, qui, en envahissant par centaines les fosses nasales, les sinus frontaux, déterminent des accidents mortels après huit, dix à douze jours an plus. Sur 5 cas bien caractérisés, 4 furent mortels. Aussi, notre généreux confrère déplorait-il l'impuissance à peu près radicale de la science pour conjurer ces accidents, sinon par la trépanation des sinus frontaux, qui est un moyen extrême.
Plusieurs années après , les chirurgiens militaires français observaient, durant l'expédition du Mexique, des accidents semblables dus à la piqûre d'une mouche qui, par ses reflets brillants, d'un bleu foncé et violacé, ressemble à la Musca carnaria. Selon la remarque de M. Thomas, l'un d'eux, les individus atteints d'ozène. ou ayant le nez malpropre, y sont prédisposés. Petites, etd'abord d'un blanc opaquo, fusiformes, ces larves grossissent rapidement et atteignent environ 15 millimètres de longueur. Qualrofois elles siégeaient dans les fosses nasales, exhalant une odeur désagréable, et une fois dans le masséter gauche, chez un grenadier de la légion étrangère, ayant un petit furoncle sur la partie correspondante. En moins de trois jours, elles avaient produit, dans ce dernier cas, une ulcération plus large qu'une pièce de 2 francs, perforant le masséter jusqu'à l'os et envahissant déjà la région parotidienne, Dans le nez, elles détruisent la muqueuse, réduisent rapidement en bouillie tous les tissus, dénudent et perforent les cartilages, et mettent à nu les os, qui ne tardent pas à se nécroser.
Un vermicide contre ce dangereux parasite était donc vivement à désirer. Après une foule d'essais et d'expériences infructueux, M. Dauzals, pharmacien aide-major à l'hôpital de Cor- (Jova, assisté de M. Jacob, médecin aide-major, découvrit l'action destructive du chloroforme, qui fut dès lors emplové en inhalations et en injections avec le plus grand succès. Tous les malades chez lesquels on l'a employé ont guéri comme par enchantement. Sur 7 cas, un seul fut fatal en raison des ravages
LARYNGOSCOPE.
effrayants que faisaient les larves depuis huit jours dans le nez et le pharynx lorsqu'on l'employa. M. Jacob en rapporte un huitième où 220 larves furent expulsées parce moyen.
Si les inhalations suffisent à faire détacher et tomber ces larves en grande quantité, il est toujours prudent de recourir aux injections avec parties égales de chloroforme et eau. Elles détruisent presque instantanément celles qui se sont introduites profondément, et peuvent être considérées comme infaillibles à cet égard. (Mém. de méd.el chir. mi/it./décemb. 1865 et juillet 1 866.)
Comme succédané, M. le professeur Jarjavay a eu recours à l'éther sulfuriquedans un cas analogue qui s'est offert à l'hôpital Beaujon. Le malade accusait de vives douleurs dans l'oreille gauche, s'irradiant dans le front, l'arcade sourcilière, la tempe et l'apophyse mastoïde, avec céphalalgie, larmoiement, crampes et fourmillements dans les bras, tremblements dans les jambes, nausées. Après avoir constaté la présence de deux larves dans le conduit auditif externe, le chirurgien y instilla quelques gouttes d'élher, qui suffirent à faire tomber une centaine de larves sur l'oreiller pendant la nuit.
A la visite du lendemain, de grosses larves du Musca carnaria grouillaient encore au fond du conduit. Des injections suffirent à les détruire, mais on découvrit la perforation du tympan expliquant la persistance des douleurs, que l'usage des émollients fit bientôt cesser. (Journ. de méd. el chir. pral.)
Si ce dernier fait a pu se produire avec succès en France, à l'insu peut-être des précédents, on voit qu'il n'est pas inutile de les faire connaître, puisqu'ils peuvent s'y répéter, afin que chaque praticien connaisse le moyen spécifique pour la destruction de ces larves.
LARYNGOSCOPE. Le meilleur moyen d'obtenir la tolérance de la luette et de la muqueuse du pharynx, dans l'application de cet instrument, selon M. Guinier (de Montpellier), est de régler la respiration et de la faire aussi ample et rhythmée que possible. On éviterait sûrement ainsi les nausées et les vomissements qui en sont si souvent la conséquence. Outre les preuves cliniques qu'il en a observées, il invoque ce qui se passe dans la toux spasmodique de la coqueluche et de la phthisie. Mais ces faits sont-ils similaires? II semble que l'au-