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teur a trop induit d'après son propre exemple, comme il l'avait fait pour la physiologie de la déglutition, en 4 865.
Luxation du maxillaire inférieur. Cet accident pourrait se produire, suivant le même auteur, par l'exagération graduelle ou brusque de la projection en bas et en avant que l'emploi de cet instrument nécessite de la part de la personne examinée pour favoriser l'examen. Une femme tuberculeuse, de trenle-huitans, l'aurait même présenté deux fois, à un mois d'intervalle, pendant la pratique de cautérisations inlra-laryngées. En provoquant la préoccupation du malade et des assistants, il mérite d'être connu du médecin. Il semble résulter de l'action exagérée du muscle plérygoïdien externe, conformément à la théorie de Boyer. (Gaz. méd. de Lyon, avril.)
Il convient, toutefois, de ne pas exagérer !e danger. Après la longue pratique du laryngoscope, sans que pareil accident soit arrivé, il est permis de le regarder comme tout à fait exceptionnel, et dû, peut-être, à une exagération du mécanisme requis pour l'examen laryngoscopique. La laxité des articulations chez la femme et la distension des ligaments articulaires, surtout chez une tuberculeuse, l'expliquent bien mieux que l'emploi normal de ce nouveau et précieux moyen de diagnostic.
LARYNX. Insufjlateur. Afin de porter sûrement dans la cavité du larynx et celle des fosses nasales des poudres médicamenteuses, M. Guinier a fait exécuter , par M. Mathieu, un tube double, coudé à son extrémité antérieure, et muni d'une poire de caoutchouc à l'autre pour faire office de soufflet. La poudre étant déposée dans une capsule, ouverte dans la paroi même du tube, il suffit de placer convenablement cette extrémité gutturale en haut, en bas, ou latéralement, et presser sur la poire-soufflet pour que celte poudre s'éparpille en nuage. (Acad. de méd., mai.)
Porte-caustique. C'est une lige métallique, coudée à angle droit, pourvue d'un manche et recouverte, dans toute son étendue, d'une gaîne aussi métallique. Le caustique solide ou liquide, au moyen d'une éponge, étant placé sur la tige, la gaîne le recouvre au moyen d'un curseur placé dans le manche, et l'instrument, ainsi introduit, le caustique est découvert a l'endroit voulu. (Acad. de méd., mai.)
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Un instrument analogue a été fabriqué on Angleterre pour les polypes laryngiens, sur le modèle de la sonde courbée et à brisure de M. Galante, et la pince-fenôtrée également combe de M. Mathieu. Rien n'est donc bien original dans cet instrument.
Fracture du larynx. — Voy. Fiuctuiies.
LIPOME. Jl pont présenter les caractères diagnostiques des kystes : la fluctuation et la crépitation. Une tumeur mullilobée de la paume de la main, chez un liomme présenté par M. Boinet, fut ainsi prise pour un kyste, d'après ces deux caractères qu'elle présentait, tandis que l'extirpation montra un lipome. Dans le doute, une ponction exploratrice est donc nécessaire. (Soc. de chir,, mai.)
LIÏIIOTRITIE. Nouveau Utholrileur. La courbure brusque et presque à angle droit de l'ancien étant un empêchement, un obstacle à son introduction dans la vessie, et la longueur égale de ses mors courts et plats favorisant le pincement de la muqueuse, M. le docteur Colson en a fait construire un autre, par MM. Robert et Collin, qui évite ces deux inconvénients. La forme et la courbure se rapprochent des grosses sondes de Mayor avec une extrémité vésicale moins longue, l'extrémité de la branche femelle ayant I centimètre de long de plus que la branche mâle, afin que le plus long des mors protège toujours la vessie, en lui formant un soutien et un point d'appui.
Six opérations, exécutées avec cet instrument, répondent de sa valeur, surtout pour les calculs durs d'acide urique, qu'il a réussi à écraser parfaitement. [Bull. méd. de l'Aisne, n°2.)
LUXATIONS. Synonymie. M. le docteur Mignot-Danton trouve de l'inexactitude dans les dénominations usitées en: dedans, au dehors, en avant, en arrière, en haut, en bas; car, dit-il, c'est souvent l'os le plus rapproché du tronc qui a exécuté le mouvement, et qui s'est luxé sur le plus éloigné. Dans beaucoup do cas aussi, les doux os ont f<iil chacun un mouvement opposé, sans que Pou pu sse déterminer quel est celui qui s'est luxé sur l'autre, l'our donner une idée plus nette et exacte du mécanisme do la luxation, il propose de remplacer les mots usités par ceux de luxation réelle, quand l'os supérieur est luxé sur l'inférieur; luxation de position, quand il y aura un léger
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mouvement d'opposition de celui-ci sur celui-là, et luxation mixte, quand ce mouvement d'opposition est très-marqué. C'est ainsi qu'il s'en est servi dans ses Etudes sur les luxations du métatarse. (Arch. de mëd., octobre.)
Nouoelle méthode de réduction aoec le caoutchouc. Après des tentatives vaines par les moyens ordinaires chez un journalier de vingt-sept ans, M. Anger essaya l'extension prolongée à l'aide d'un fort tube de caoutchouc agissant en vertu de son élasticité propre, pour mieux lasser la résistance musculaire. La contreextension étant pratiquée comme d'habitude, le lube élastique fut passé dans l'anse du drap extenseur et roulé ainsi graduellement quatre fois autour de cette anse. A ce degré, le patien à bout de for'ces et vaincu de fatigue, la tête de l'humérus avait quitté sa position sous-claviculaire et était descendue dans l'aisselle. Il suffit de faire la coaptation pour une réduction immédiate.
Qu'il suffise de dire, dès maintennnt, que la tension du caoutchouc doit être proportionnelle à la résistance du sujet, c'est-à-dire à sa force, à son âge, à son sexe. Quatre tubes de la grosseur du petit doigt, de 15 centimètres de long, distendus de façon à doubler leur longueur, ont largement suffi, dans le cas précédent, sur un sujet athlétique et à une luxation trèscomplète. Il faut enfin calculer la puissance de l'extension, de façon à obtenir le relâchement musculaire complet en quinze ou vingt minutes.
Sans prévoir l'avenir de cette méthode, nous croyons que le principe vrai sur lequel elle est fondée consiste à relâcher les muscles en épuisant leur conlractilité, comme on les relâche en donnant le chloroforme. Tous les chirurgiens ne savent-ils pas que tous les anciens procédés do réduction se valent, ou plutôt qu'il n'y en a plus depuis l'invention du chloroforme, c'est-à-dire depuis qu'on a appris à supprimer les résistances des muscles.
Malheureusement, le chloroforme est un agent aussi dangereux que puissant, et ce sera notre excuse d'avoir cherché à le remplacer par un moyen aussi sûr qu'inoffonsif. (Gaz des hôpit nos 75 et 79.)
Sans doute, on peut parvenir au même but par les procédés anciens, les tractions directes, les moufles, etc., etc. ; mais on n'y parvient ni si sûrement, ni sans douleur.
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■ Tous ces procédés sont plus ou moins barbares et brutaux, ils exigent des aides nombreux, ils effrayent les malades, et comme ils sont tous plus ou moins inlermiltenls, ils provoquent des efforts violents de réaction et souvent une résistance insurmontable.
L'emploi du caoutchouc est essentiellement un procédé de douceur; rien d'effrayant, rien de douloureux dans son application. La seule chose dont se plaint le patient est une sensation de fatigue et d'épuisement, et c'est le moment qu'on doit choisir pour faire la coaptation.
Outre qu'il annule la résistance des muscles, ce procédé a l'avantage, dans le cas présent, de dégager la tête de l'os, qui peu à peu descend au-dessous de l'apophyse coracoïde et vient faire saillie dans l'aisselle.
Il resterait à déterminer la quantité de traction nécessaire pour obtenir l'épuisement musculaire.
Luxations congénitale». M. Yerneuil trouve cette dénomination inexacte aussi bien que celles de spontanées, originelles, en ce qu'elles se produisent parfois après la naissance, et qu'un travail pathologique en prépare toujours la production. En les rapprochant de la paralysie dite essentielle de l'enfance, il pense qu'un certain nombre de ces déplacements du fémur sont dus à la paralysie plus ou moins complète des muscles entourant l'articulation de la hanche, notamment des pplvitrochantériens et des fessiers , d'où la dénomination proposée de luxation paralytique du fémur comme devant remplacer les précédentes. Mais M. Bouvier n'a jamais constaté cette paralysie ; il met donc des réserves à cette nouvelle étiologie , et d'ailleurs, comme l'a fait remarquer judicieusement M. Trélat, cette variété méconnue fût-elle réelle, qu'elle ne remplacerait pas cellejdes luxations congénitales, bien reconnue et admise ; il faudrait l'ajouter à la suite, et voilà tout. (Soc. de chirurg., juillet.)
Luxation du cristallin. Diagnostic Une tumeur formée sur un point quelconque du globe de l'oeil, ordinairement en dedans, arrondie à sa base, transparente, ayant la forme du cristallin et offrant une pointe mousse à la partie supérieure qui soulève la conjonctive, en est évidemment lo signe le plus saisissant. Joignez-y l'épanchement dans la chambre anté-
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rieare et la forme elliptique de la pupille allongée dans son diamètre transversal , et l'on aura l'ensemble des caractères indiqués par les auteurs comme propres à ce déplacement.
A propos d'un fait observé et présenté par lui à la Société de chirurgie, M. Tillaux considère la déformation spéciale de l'œil, résultant de la rupture de la sclérotique et de la luxation du cristallin, qui la constituent essentiellement, comme des signes bien plus certains. Cette déformation, beaucoup plus appréciable quand les paupières sont fermées que quand elles sont ouvertes,, consiste dans une différence notable de la saillie de l'œil lésé; la paupière supérieure a perdu de sa convexité; elle a un aspect ridé et plissé, et le sillon orbilo-palpébral est plus déprimé, plus creux du côté malade que du côté sain. Tels sont les nouveaux caractères constatés par M. Tillaux sur son blessé, et qu'il croit pouvoir étendre à lotis les cas de luxation sous-conjonctivale du cristallin comme préférables à la tumeur souvent masquée par des épanchements sanguins qui en troublent la transparence. [Soc. de chir., octobre.) Si ces signes sont constants, leur constatation ne peut qu'aider efficacement au diagnostic de cette lésion rare et encore peu connue de la plupart des praticiens.
Luxation du maxillaire supérieur. . — "V Laryngoscope.
Luxation de l'extrémité scapulaire de la clavicule.
Muscle deltoïde artificiel. Marie Bergin, quarante ans, se présente au dispensaire de l'hôpital de Dublin, le 24 juin dernier, avec tous les symptômes d'une luxation externe de la clavicule droite, résultat d'une chute faite la veille. Le bras correspondant pend immobile sur le côté. Un bourrelet est placé dans l'aisselle et l'avant-bras mis en écharpe. Puis de larges et longues bandes de diachylon sont placées dans l'ordre suivant : l'une, du côté du cou, descend le long de la grande division antérieure du deltoïde; une autre, insérée à la base de l'omoplate, passe de la fosse sus-épineuse sur la terminaison acromiale, en recouvrant la portion moyenne du deltoïde au-dessous de son insertion à l'humérus, tandis qu'une troisième, partant de la même base du scapulum, recouvre la troisième grande division postérieure dudit muscle. Ces grandes bandelettes sont reliées entre elles par de plus petites, et leurs intervalles en sont remplis, de manière à former une véritable cuirasse sus-
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scapulaire supportant le membre et en permettant graduellement l'usage, de manière que cette femme en avait recouvré entièrement l'usage un mois après l'accident, sans autre appareil que ce deltoïde artificiel. (Médical Pras, nc 32.)
Nouveau bandage conlentif de la luxation sus-acromiale. M. le professeur Bilôt, de Bordeaux, pour prévenir le c'éplacement consécutif des luxations de l'extrémité externe de la clavicule, établit un bandage ordinaire autour du thorax, puis une attelle de bois large de deux travers de doigt enveloppée d'ouate et de linge fixé recouvrant l'acromion et la plus grande partie de la clavicule ; il décrit quatre à six circuits verticaux avec une longue bande, dont les extrémités embrassent la clavicule et l'attelle, en haut et en bas, le dessous de la cuisse correspondante. Cela fait, un coussinet étant placé sous l'aisselle, on fixe la main vers la partie supérieure du sternum en la plaçant entre les couches de la bande que l'on coud ensemble en la réunissant au bandage de corps. Un scapulaire de tissu élastique est tendu sur la clavicule luxée et fixé de même au bandage de corps recouvert en partie par une autre serviette maintenant le coude contre le thorax. (Joum. de méd. de Bord., février.)
A l'objection de la gêne, de l'incommodité du sous-cuisse, que l'on a proposé de remplacer par un caleçon, on peut ajouter l'étonnement que l'on éprouve qu'un tel bandage ait pu être gardé soixante jours sans se relâcher, se déranger. 11 a fallu un blessé modèle. Aussi bien, le principe étant admis, on pourra y apporter des perfectionnements qui le vulgariseront en le rendant plus simple et moins incommode.
Luxations plialanyieniies. Attelles plâtrées. Nouvelle application de ce contenlif simple faite par son principal défenseur en France, M. Herrgolt, de Strasbourg. Deux succès exhibés devant la Société de médecine témoignent de sa facilité d'emploi et de son efficacité. Contre une subluxation du premier métacarpien sur le trapèze, le pouce étant mis dans une extension et une adduction forcées, il suffit d'appliquer un ganflelet plâtré, laissant les doigts libres, moins le pouce, pour que, après quinze jours d'application de cet appareil, supporté sans la moindre gêne, il n'existât plus de tendance au déplacement. Après une luxation en arrière de la première phalange, l'habile chirurgien strasbourgeois se borna à placer le pouce
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dans une flexion forcée, et à l'immobiliser ainsi par une compresse plâtrée en recouvrant le dos et prenanL son point d'appui sur l'avant-bras. Huit jours après, le blessé pouvait reprendre son travail d'imprimeur. (Gaz. méd. de Strasb. , décembre 1 865.)
C'est surtout dans ces cas simples que ce moyen trouve bien son application. Si l'emploi de gram's appareils, de bandages compliqués, de puissantes machines, constitue trop souvent le mérite de l'opérateur pour le vulgaire, le progrès pour la science est dans la simplicité des moyens, leur sûreté et leur rapidité d'action.
Luxation du fémur. Procédé de lleid. Un jeune homme, à la suite d'une chute, ne pouvant se tenir debout, accusait de la douleur avec gonflement de la hanche droite. M. Collin, ayant constaté le raccourcissement du membre et la déviation du pied et du genou, s'assura que le fémur était luxé en haut, sur la crête iliaque. A défaut d'aucun moyen de réduction ni d'aide, il fit coucher le blessé sur un matelas dur p;ir terre, le chloroformisa,puis, à genoux lui-même sur le matelas, il fléchit la jambe sur la cuisse, portant le genou en haut et en dedans, jusqu'à ce que la cuisse, fléchie elle-même, touchât la face antérieure de la poitrine. Plaçant alors une main sur le genou et saisissant le pied de l'autre, il porta le membre dans l'abduction forcée, en même temps qu'il le redressait, et sentit dès lors, d'une manière très-distincte, la tête du fémur accomplir un mouvement de rotation, et rentrer, avec bruit, dans la cavité cotyloïde. (British med. Joum., avril.)
La simplicité de ce procédé et la facilité de la réduction en deux minutes doivent tenter d'y recourir, non-seulement à défaut d'autres moyens, mais même à leur exclusion.
Luxations latérales du métatarse. A l'occasion d'un quatrième fait de ce genre, observé par lui et qu'il réunit aux trois précédents, le docteur Mignot Danton en discute le mode de production. Par des considérations toutes théoriques et mécaniques, il en expose un nouveau et multiplie d'après cela les différentes espèces de luxations du métatarse qui peuvent se prod uire (Arch. de méd., octobre). Mais tous élant a priori, il n'y a pas lieu de s'y arrêter ni d'entrer dans plus de détails à cet égard.
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