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MALADIES

Luxation du pied en avant, Un nouvel exemple, le cinquième ou le sixième enregistré dans les annales de la science, en a élé observé par M. Willemin, chez une dame de trentequatre ans, à la suite d'une simple chute dans sa chambre. Relaté dans tous ses détails in Union méd., nos 4 el 5, ce faiti acquiert une double importance par les considérations historiques, cliniques et pratiques qui l'accompagnent, en formant comme une monographie sur cette lésion rare et peu connue.

Déjà, en 1 865, M. le professeur Sédillot avait présenté le moule en plâtre de cette luxation incomplète de la poulie astragalienne, en avant delà mortaise péronéo-tibiale, sans déchirure de la peau ni fracture des malléoles. Cette espèce rare aa reçu ainsi de précieux éclaircissements dans le Bas-Rhin.

MAGNÉSIUM. Voy. Toxicologie.

MALADIE. La maladie dans le plan de la création. Discoursprononcé à la Société médicale du Massachusetts dans la séancee solennelle du 31 mai 1 865, par le docteur B. E. Colting, président de celle du district de Norfolk, traduit de l'anglais par: Gaston Garnier. 20 pages in- 8°. Librairie Germer-Baillièrè.

En découvrant, d'après l'histoire et la paléontologie, des^ preuves irréfragables de la maladie depuis la création ; considérant la persistance des causes physiques qui l'engendrent, et malgré les progrès de l'art, l'apparition comme fatale des épidémies et des exanthèmes en particulier, leur marche univoque quoi que l'on fasse pour les prévenir ou en changer, en modifier le cours ; en présence surtout de la mortalité fatale d'autres: maladies organiques et héréditaires, l'auteur en est venu à? conclure qu'elle fait partie du plan de la création, mais sanspour cela rester dans une inactivité fatale, ni la conseiller. Seulement, il croit que l'on trouvera plutôt dans l'hygiène, et une sage expeclation, les moyens de parer à cette loi fatale de l'humanité, que par une thérapeutique exclusive, outrée.

De la spontanéité et de la spécificité dans les maladies, par: Em. Chauffard, agrégé libre de la Faculté de médecine, mode--

MAtUNË.

cin de l'hôpital des Enfants malades. Un volume in-1 8 de 250 pages.

Leçons cliniques sur les maladies des vieillards et les maladies chroniques, par le docteur Charcot, agrégé de la Faculté de médecine, et médecin de l'hospice de la Salpêtrière, recueillies par le docteur Bail, agrégé de la Faculté de médecine de Paris. <Tr fascicule, contenant : 4° caractères généraux de la pathologie sénile; 2° de l'état fébrile chez les vieillards. In-8°.

Maladies nerveuses. Du diagnostic des maladies du système nerveux par Vophthalmoscopie, par E. Bouchut, professeur agrégé et médecin de l'hôpital des Enfants, etc.. etc. Un beau volume in-8° de plus de 500 pages, avec 1 4 figures intercalées dans le texte, et un atlas de 24 planches chromo-lithographiées par l'auteur. Librairie Germer-Baillière.

Conduit par les signes importants que l'ophthalmoscope lui avait révélés dans la méningite et l'hémorrhagie cérébrale, pour le diagnostic différentiel de ces deux affections, M. Bouchut, habile et infatigable investigateur, a appliqué les mêmes recherches ophlhalmoscopiques à la nombreuse série des maladies, non-seulement du cerveau et de la moelle, mais de toutes les affections nerveuses en général, et bien que tous ces chapitres ne soient pas également complets, il a du moins posé des jalons qui pourront guider et encourager d'autres observateurs. Deux cent trente-six observations servent de base à cet ouvrage, qui est plutôt une exposition qu'un traité didactique. Des aphorismes placés à la fin de chaque chapitre, composé de la définition des lésions oculaires observées et d'observations, en offrent le résumé, de manière à présenter en quelques mots les données acquises sur chaque sujet. Ouvrage élémentaire sur un nouveau moyen de diagnostic, il est ainsi indispensable à tous les médecins.

MARINE. Après la réorganisation du service de santé (voy. année 1 865), un nouveau mode d'admission, d'enseignement et de concours était nécessaire pour pourvoir à son exécution. Un décret du 10 avril, exécutoire à partir du 1er novembre 1866, a été rendu à cet effet, d'après lequel les trois écoles spéciales de Brest, Rochefort et Toulon sont conservées sans que, comme pour l'armée, on ait placé les élèves près de la Faculté de Montpellier, comme il en avait été ques-

MAIUM.

lion. Pour y êlre admis, les élèves doivent justifier des mêmes conditions qu'à leur entrée dans une faculté ou une école de pharmacie, et de plus, ils ne sont admis qu'après un examen d'aptitude physique, mais sans avoir à subir un concours préalable comme dans l'armée. Le cours d'études est de deux, années, et chaque élève, après un examen de fin d'année satisfaisant, passe de la seconde dans la première division, autrement il reste une année de plus dans la division précédente, après quoi l'exclusion de l'école est prononcée, de même que pour toute faute grave.

Ces deux premières années d'études expirées, l'élève, concourt pour le grade d'aide-médecin ou pharmacien, pour être' embarqué momentanément en cette qualité, puis il termine à l'école ses cours d'études, jusqu'à ce qu'il y ait passé les quatre à cinq ans voulus pour être envoyé devant une faculté ou une école spéciale de pharmacie, et y subir ses examens universitaires, aux frais de l'État, en signant, contre cette faveur, un engagement de dix ans de service.

L'enseignement est augmenté de la médecine administrative et exotique. Des agrégés nommés au concours dans chaque école y sont aussi adjoints pour trois années, après quoi, ils reprennent leur service à la mer avec la faculté de se représenter de nouveau, après un certain temps indéterminé, au concours. Des cours libres sont aussi institués, et qui peuvent être faits par ceux qui en font la demande si elle est agréée.

Les concours pour l'avancement dans tous les grades ont lieu à l'époque ordinaire, c'est-à-dire pendant les vacances. Les conditions en sont réglées minutieusement, de telle sorte1 que la vraie capacité seule triomphe. Le journal mensuel spécial, Archives de médecine navale, fondé depuis deux ans, est l'organe de tous les actes et de toutes les mutations ressortant de ces concours. Un prix de 500 francs est même fixé, comme encouragement, à l'auteur du meilleur rapport ou mémoire de' l'année fait au service actif, d'après le jugement du consoil: supérieur de santé. (Arch. de méd. navale, mai.)

Ce service du corps de santé de la marine se rapproche ainsi, de celui de l'armée, mais en conservant davantage son carac- ; 1ère de spécialisation. L'avenir dira si ce mode est plus avantageux, comme nous le croyons, car on ne saurait avoir une parfaite connaissance d'un service aussi spécial que celui de la , marine, sans avoir été instruit par des hommes initiés a ses- ,

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