‹ Dictionnaire apologétique de la foi catholiqueChapitre 196 sur 214 · III. Asie Mineure · texte numérisé non relu

III. Asie Mineure

sont plus abondants.

Les souvenirs historiques ici

S. Ignace ouvre dignement la série des témoins contemporains. Non seulement Ephèse, Magnésie, Tralles, Philadelphie et Smrrne, mais d'autres églises encore plus rapprochées d'Antioche (Philad., x, 2) avaient un évèque.

Observons en passant que la hiérarchie est en possession tranquille, qu'elle n'est pas le résultat d'une évolution ou d'une innovation, que la présence de l'évêque est, sinon ancienne et primitive, du moins incontestablement légitime, de l'assentiment de tous les fidèles. C'est une conclusion qui se dégage clairement de ces épitres. Citons seulement ce principe : « Sans eux (c'est-à-dire sans évèque, prêtres et diacres) il n'y a pas d'église : Xupli to-jzwj ïy-/lr,'7iv. ov xa/£(rai » {Trall.,ui, i).

A la même époque, nous le dîmes déjà, Papias était évèque d'IIiérapolis dans la province d'Asie (Eus., //. E., III, xxxvi, 2).

Au témoignage de S. Epiphane (//fler.,XLii, i), Marcion était le fils de l'évêque de Sinope dans l'Hélénopont. Comme il vint à Rome après le pontificat d'Hygin, donc vers lijo, Sinope devait avoir déjà un siège épiscopal aux premières années du 11' siècle.

Vers le milieu du siècle, un de ses successeurs, Claude Apollinaire s'illustra par de nombreux écrits (//, E., IV, XXVI, I ; xxAii; V, xix, 2).

MÉLiTON, évèque de Sardes, fut un fécond écrivain sous Marc-Aurèle (161-180). Par lui, nous connaissons Sagaris, évèque de Laodicée, qui souflrit le martyre sous le proconsul Servilius Paulus (//. E., IV, xxvi, 3; cfr. V, XXIV, 5).

L'auteur de l'ouvrage contre l'hérésie montaniste, dédié à Abircius Marcellus quatorze ans après la mort de l'hérésiarque Maximilla (-|- vers 170). nomme les évoques ZoTicus de Comane et Julien d'Apamée, contemporains de Maximilla; il mentionne aussi des prêtres de l'église d'Ancyre en Galatie et appelle Zo- Ticus d'Otrène son collègue, rcù a'jjxr^pî'^fi-jzir.c.-j r./xûv ZoiTix'^ù -cù Orpr/joù (H. E., V, XVI, 5, 17; xviii, i3).

Dans une lettre de Sérapion, évèque d'Antioche vers la fin du siècle, Eusèbe lisait les noms de plusieurs évêques contemporains, notamment d'Aurélius de Cyrène, d'^îlLius Publius Julius, évèque de Develte, colonie de la Thrace, et de Sotas d'Anchialis {II. E., V, xix).

A cette époque, Polycrate, évèque d'Ephèse, âgé alors de soixante-cinq ans, en appelait à sept de ses parents, qui furent évêques avant lui et dont il avait connu quelques-uns seulement en vie,i^ /.y.î T:upr,xow^6r,sd TK^iv o-i-Tojv. Les plus anciens devaient donc avoir exercé les fonctions épiscopales au commencement du 11' siècle. Outre Polycarpe de Smyrne, Méliton de Sardes et Sagaris de Laodicée, il cite encore Papirius et Thrasée, évèque d'Euménie (II. E., V, xxiv, 3-7).

Mentionnons encore Abercius, évèque d'Hiéropolis en Phrygie, fameux par son cpitaphe récemment découverte.

Observons, en passant, combien est antique l'usage de dénommer les évêques du nom de la ville où se trouve fixé leur siège épiscopal.

IV. Controverse pascale. — Sous le pape Victor (189-199) surgit la controverse pascale, et des synodes d'évèques fiu-ent tenus en diverses provinces. Ces conciles envoyèrent des lettres circulaires dans toute l'Eglise. Eusèbe connut encore la lettre du synode de Palestine, présidé par Théophile de Césarée et Narcisse de Jérusalem; celle du synode de Rome, tenu sous la présidence de Victor; celle du synode des évêques du Pont, présidé par leur doyen d'âge Palma, évèque d'Amastrasie; celle des églises de la Gaule, administrées par Irénée; celle des églises et des villes d'Osroène; enfin des lettres de Bacchyllus

ÉVEQUES

de Corintlie et de plusieurs autres évoques particuliers (//. £., V, xxiii).

PoLYCRATE écrivait à Victor et à l'église de Rome : « Je pourrais en appeler aux évèques réunis autour de moi, que j'ai convoqués selon votre désir. C'est assez d'énuniérer leurs noms pour montrer combien ils sont nombreux. >- (//. E., V, xxvi, 8.)

A côté des noms de Narcisse de Jérusalem, de Théophile de Césarée, la lettre du synode de Palestine comprenait aussi les noms de plusieurs autres évèques, et notamment ceux de Cassius de Tyr et de Clarus de Ptoléuïaïde (//. E., Y, xxv).

Le vrai président de celte réunion fut l'évêque de Césarée, Narcisse de Jérusalem étant à ses côtés comme chef d'une église, que le canon ^ du concile de Nicée dit indépendante et honorable. C'est un indice en faveur de la haute antiquité du siège de Césarée: au moins semble-t-il antérieur à l'an i35, sinon l'église de Jérusalem rétablie par les chrétiens des nations serait devenue la métropole de la Palestine. La littérature pseudo-clémentine, dont la forme primitive est, au jugeaient des critiques, une production de la première moitié du m' siècle, attribue à S. Pierre la fondation des sièges épiscopaux de Césarée en Palestine, de Tripolis et de Laodicée en Phénicie. Il y aurait établi respectivement comme évèques Zachée, l'ancien publicain, Maraones, son hôte, et un de ses disciples (I{econn.,ni, 66, ^4; ^'i. 'ô; x,58; ctr.Ilom., 111,66 ss. ; vii, 5, 8, 12; xi, 36; 20, 28).

Pour les églises de la Gaule, les paroles d'Eusèbe semblent faire entendre que toutes se trouvaient sous l'autorité d'Irénée, évèque de Lyon. « Les églises de Gaule qu'lrénée, gouvernait comme évèque : «z;

(-acîtzt!/;) Eipr,yy.tOi i-î^yo-na. » (II. E., V, XXIII, 2; cfr. XXIV, I 1.)

Son prédécesseur immédiat fut Pothin qui souffrit le martjre en i;^, comme nous l'apprend la Lettre des Eglises de Vienne et de Lyon (Ih., V, i, 29). (Cfr. DucHKsxK, Fastes épiscopaux de l'ancienne Gaule, t. I, Paris, 1894, p. 29 ss.)

§ V. — La succession apostolique des évèques ou l'origice divine de l'épiscopat

Pour coiu'onner l'histoire de l'origine et du développement de l'épiscopat, il nous reste à exposer la doctrine de la succession apostolique des chèques. Ce dogme se dégage du fait même de la constitution de l'Eglise et se trouve d'ailleurs formellement enseigné par les Pères des deux premiers siècles.

S. Clément délinit l'aposlolicité de la hiérarchie; S. Ignace, Hégésippe et S. Irénée se fondent sur l'aposlolicité de l'épiscopat pour établir l'aposlolicité de la doctrine catholique.

1. Les Pastorales. — Nous ne trouvons pas dans les livres du Nouveau Testament un enseignement direct et précis sur la succession apostolique. Ce fut un fait, avant d'être une théorie.

Toutefois d;ins la II" épître à Timothée. S. Paul se montre préoccupé de la transmission de l'enseignement évangéli(|ue cl traite son disciple en successeur. En prévision de sa mort prochaine, il contie son o-uvre à des discii)les de choix qu'il a élevés lui-même à la plénitude de l'Ordre, (pi'ila formés durant de longues années. Ceux-ci à leur tour conlieront à des hommes lidèles, capables d'instruire les autres, ce qu'ils ont entendu de l'Apôtre devant de nombreux témoins. (Cfr. II Tim., i. 6, i3, i4; n, 1-2; iv, 1-7.)

A la base de la doctrine catholique se trouve l'autorité de la tradition apostolique : « Demeure ferme dans ce que tu as appris et dans ce (pii t'a été confié, sachantdequi tu l'as appris. »(II Tim., iii, i\.) Ce prin-

cipe est radicalement opposé à tout système qui prétend expliquer l'épiscopat par l'évolution et la variation.

En fait, nous l'avons vu. S. Paul avait élevé nombre de ses disciples à l'épiscopat, leiu" communiquant ainsi rai)titude requise pour fonder des chrétientés, les organiser et les diriger, pour exercer le pouvoir doctrinal et la juridiction, et pour conférer les sacrements. Mais il les gardait avec lui comme de précieux auxiliaires dans ses courses apostoliques, il ne leur donnait aucune mission propre et ordinaire, ni ne leur assignait un troupeau à conduire, mais leur conliait, selon les besoins, des délégations temporaires en diverses églises.

Ces hommes étaient tout désignéspour recueillir sa succession. Mais l'histoire nous laisse ignorer à peu près complètement comment se lit le partage des fondations pauliniennes. Plusieurs parmi eux continuèrent sans doute de mener la vie de missionnaires, comme le nom d' « évangélistes « l'insinue.

IL Lettre de S. Clément de Rome. — Cette épître définit clairement l'instilulion de la hiérarchie par les Apôtres et le droit di^•in de l'autorité ecclésiastique; de plus, à notre avis, la succession apostolique des évèques.

Dieu envoj'a Jésus-Christ, Jésus conûa sa mission divine aux Apôtres. Les Ajjôtres, investis du pouvoir divin, conformément aux ordres reçus, prêchèrent l'Evangile et fondèrent des églises : partout ils établirent des prêtres et des diacres pour diriger les fidèles. Le droit de ceux-ci est patent.

Mais en outre, pleins de prévoyance et instiniits par le Maître, les Apôtres voulurent assurer la continuation de l'œuvre. Après avoir organisé les églises et y avoir préposé des pasteurs, ils prirent soin de se donner des successeurs à i[ui reviendrait à leur mort le pouvoir d'instituer les ministres de Dieu. La légitimité de ceux-ci n'est pas moins sûre.

La source de la hiérarchie se perpétvie donc dans le pouvoir apostolique de ceux que S. Clément ne sait encore nommer que par une circonlocution, mais qui portent le litre d'évêques depuis le n" siècle.

111. S. Igxace d'Antioche. — En Asie Mineure et en Syrie, les principes du gouvernement ecclésiastique n'étaient pas autres qu'à Rome et dans toute l'Eglise.

S. Ignace, écrivant à des chrétiens qui ne songeaient aucunement à contester l'autorité de leurs supérieurs, les exliorte simplement à la pratique de la soumission.

Au sujet de l'origine de l'épiscopat, il ne fournit pas de renseignements explicites.

De l'ensemble des lettres il ressort que la forme de gouvernement commune à toutes ces églises est légitime et seule légitime. Ceux-là seuls sont les disciples de Jésus-Christ qui sont avec l'évêque {Eph., v; Magn., m, vi; TralL, 11, vi, vu; Philad., 11, m. vu, VIII ; Smrrn., vn-ix). c En dehors de l'évêque, des prêtres et des diacres, il n'y a pas d'église. » (Trall., m.) Ce n'est pas par l'usurpation, ni par les qualités personnelles, ni par les charismes, ni par une tlélégation de la communauté (jue l'évêque et ses prêtres conduisent les lidèles, mais c'est comme représentants de Dieu nuinis d'une mission divine. « Quiconque est envoyé par le père de fauiille pour gouverner sa maison, doit être reçu par nous comme celui-là même qui l'envoie. Il est donc manifeste qu'il faut considérer l'évêque comme le Seigneur même. » (Eph., vi.) Voilà, pourquoi aux yeux de S. Ignace, l'évêque occupe la place de Dieu le Père ou de Jésus-Christ.

S. Ignace demande l'obéissance à l'évêque, aux

EVEQUES

prêtres et aux diacres « comme à un précepte de Dieu et de Jésus-Christ » (Magn., ii; TralL, xiii; Sniyru., viii), parce qu'il les sait voulus par le Seigneur. Qui plus est, nous croyons l'institution divine clairement aflîrmce dans l'adresse de la lettre aux Pliiladelphiens : « L'évcrpie, ses prêtres et les diacres désignés dans la pensée de Jésus-Christ, h y^oiur, I. X., ([ui, selon sa i'olonté propre, les a établis et confirmés par l'Esprit- Saint. » Ces ministres sont ordonnés conformément à la pensée du Christ, c'est-à-dire d'après son ordre, d'après la constitution qu'il donna à son Eglise. Voilà pourquoi l'évêque n'a obtenu sa charge k ni de luimême, ni par les hommes... mais de la charité de Dieu le Père et du Seigneur Jésus ». Voilà pourquoi cette hiérarchie appartient à l'essence même du christianisme, d'où cette atrirmation si énergique : « Que tous vénèrent les diacres comme Jésus-Christ, aussi bien que l'évêque, car celui-ci est la figure du Père, et les prêtres comme le sénat de Dieu et le collège des Apôtres : en dehors d'eux il n'y a pas d'Eglise : y/j>ph TîJrwv iyy.//;7iy. îù /.y.'jîX-yi. J'ai l'assurance que VOUS partagez mes sentiments à cet égard. » {Trall., m.) La succession apostolique des évêques, si elle n'est pas énoncée, est à la base de toutes ses pensées. Car cette autorité supérieiu'e des évêques, les Apôtres l'ont autrefois exercée, l'ajant reçue de Jésus-Christ. Suivre les évêques ou suivre les Apôtres, c'est suivre le Seigneur.

IV. Hkgésippe. — Guidé par le même principe qu'Ignace, qui tenait l'évêque comme la règle de foi pratique et vivante de son église, Hégésippe, dans le but de s'édifier dans l'unité de la foi, entreprit un voyage à travers les églises, avec Rome comme terme de son enquête. « L'église de Corinthe, écrit-il dans le livre de ses Mémoires, persévéra (depuis la lettre de S, Clément) dans la vraie doctrine jusque sous l'épiscopat de Primus de Corinthe : au cours de mon voyage à Rome, je vécus dans cette église et y fis un séjour prolongé, m'édifiant sans cesse dans la vraie doctrine. Arrivé à Rome, je dressai la succession jusqu'à Anicet, auquel Soter succéda et ensuite Eleuthère. En chaque succession et en chaque ville, on garde la doctrine... du Seigneur. » (Eusèbe, //. £., IV, XXII.)

Cette succession que l'écrivain revendique pour les évêques de son temps, c'est bien la succession apostolique. Ce serait un non-sens de parler d'orthodoxie si on ne remontait pas régulièrement la série des évêques jusqu'au point d'attache de la tradition, c'est-à-dire jusqu'aux Apôtres et par eux à Jésus-Christ.

V. S. Iréxke. — II serait dilTicile d'exprimer plus clairement que l'illustre évêque de Lyon la succession apostolique des évêques. Dans son admirable traité Adsers II s Haereses, il propose ce dogme comme un principe fondamental de l'Eglise du Christ. « Il faut chercher, dit-il (III, m), la tradition des Apôtres auprès des évêques. Nous pouvons produire la liste de ceux qui ont été institués évêques par les Apôtres et de leurs successeurs jusqu'à nous... Ils voulaient que ceux qu'ils établissaient comme successeurs en leur transmettant leur propre fonction du magistère, fussent tout à fait parfaits. Mais comme il serait trop long d'énumérer dans ce livre les successions de toutes les églises, nous ne considérerons que la plus grande et la plus ancienne, celle de Rome, fondée et organisée par les deux très glorieux Apôtres Pierre et Paul. En indiquant comment la tradition qu'elle reçut des Apôtres... est arrivée jusqu'à nous par la succession de ses éiéques, nous confondons tous les hérétiques. « Puis, après avoir donné le catalogue épiscopal de Rome jusqu'à son temps, Irénée écrit ces

remarquables paroles, sous forme de conclusion : « C'est dans cet ordre et par cette succession qu'est arrivée jusqu'à nous la tradition des Apôtres dans l'Eglise et la prédication de la vérité. Par là nous démontrons pleinement que c'est une seule et même vivifiante foi qui s'est conservée dans l'Eglise depuis les Apôtres jusqu'à nos jours et s'est transmise en toute vérité. »

La succession apostolique des évêques c'est la substitution légitime, publique, nécessaire, continuelle et permanente du corps des évêques en lieu et place des Apôtres à la tête de l'Eglise, avec mission de la gouverner et de l'enseigner. En vertu de cette succession régulière et inintei-rompue, l'épiscopat contemporain forme comme un seul corps moral avec les Apôtres fondateurs et se trouve investi de leur pouvoir divin.

Cette doctrine, il importe d'y réfléchir, n'est pas le sentiment personnel d'un homme, c'est l'attestation de l'enseignement de l'Eglise de son temps aussi bien que de l'Eglise primitive, c'est la doctrine traditionnelle.

§ VI. — Conclusion : Argument théologique

L'origine de l'épiscopat prouve que le corps épiscopal est le dépositaire de la succession apostolique.

Jésus a fondé son Eglise en envoyant aux nations le collège des Apôtres choisis par lui avec la mission divine d'enseigner l'Evangile, d'administrer les sacrements et de diriger les iidèles.

Les Apôtres ont prêché la foi, groupé des fidèles et préposé des prêtres et des diacres aux églises qu'ils fondaient, en gardant la haute direction par devers eux. Ces prêtres, sans lesquels la vie chrétienne ne se conçoit pas, portaient indifféremment au premier siècle les noms d'sTrtV/rsrîi et de -psT^Crso^ji.

Cependant les Apôtres communiquèrent bientôt la plénitude de l'Ordre à des disciples d'élite. Ceuxci, à de rares exceptions près, embrassèrent également la vie de missionnaires. Plusieurs, ce sont les prophètes, se détachèrent de leurs mandants et s'en allèrent de leur côté fonder et organiser des chrétientés nouvelles : c'est pourquoi S. Paul rappelle aux chrétiens dans la lettre aux Ephésiens qu'ils sont édifiés sur le fondement des Apôtres et des prophètes (il, 20). D'autres restèrent attachés aux Apôtres et se firent leurs aides dans le ministère d'évangélisation, d'organisation et de direction; ils ne furent ni fondateurs ni pasteurs, mais souvent délégués.

Le premier siège épiscopal fut celui de Jacques à Jérusalem.

De très bonne heure Antioche eut le sien : c'est sans doute parce que cette église n'avait pas de fondateur en titre que S. Pierre lui donna un évêque en la personne d'Evode.

A Rome, S. Pierre fonda et organisa l'église et en devint ainsi le chef. De concert avec S. Paul, qui vint apporter sa pierre à cet édifice, il y établit Lin comme évêque. De l'évêque de Rome il fit son successeur dans la Primauté.

S. Marc, fondateur de l'église d'Alexandrie, y établit un évêque à demeure.

Avant de mourir, les Apôtres prirent des dispositions pour assurer la transmission régulière de leur autorité sur les églises fondées, car il n'y a aucune trace de différend à ce sujet. S. Clément de Rome, du reste, le dit nettement. L'histoire ne nous rapporte pas comment les successions furent partagées.

Enfin, vers lafindu 1" siècle. S. Jean multiplia les sièges épiscopaux et organisa l'administration des diocèses dans les diverses villes d'Asie Mineure, exactement comme l'institution épiscopale fonctionne

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