Voir article Idkai.isme
ont donné lieu (Commentar, II, p. 290 sq.). Mais la doctrine même de la subjectivité du temps et de l'espace déborde les preuves qu'en a données Kant, et le kantisme lui-même. (Voir art. Idéalisme.)
2. Analytique transcendantale. — Cette section de la Critique est la plus difficile. On y peut distinguer deux parties : celle que nous avons résumée (voir supra, col. 788), où Kant cherche à fonder l'objectivité des catégories, en faisant dépendre de l'esprit la nature; celle où Kant explique en détail le mécanisme de cette dépendance. Dans la première partie, Kant argumente en vertu des mêmes principes dont il a été montré ci-dessus le non-fondé (v. supra, col. 701); il suppose qu'on ne peut tirer de l'expérience rien d'universel et de nécessaire, et il équivoque sur les deux sens du mot a priori : son raisonnement n'a donc point de valeur. — Quant à la seconde partie, elle est trop complexe pour être examinée en quelques lignes. Nous nous contenterons de signaler l'objection principale, et, à notre avis, insoluble, qu'on doit faire au système : a) D'une part, pour expliquer l'action transcendantale des catégories, il est nécessaire de supposer une certaine prédisposition et comme une hétérogénéité qualitative dans la matière brute; Kant n'en parle pas, mais // doit l'admettre. (Ainsi DuNAN, Essais de Philosophie, 1902, p. 2i5; voir Radier, Psychol., p. 890; Ueberweg, Geschichte... 9' éd., p. 826.) b) D'autre part, si le phénomène varie avec la nature de la chose en soi, celle-ci n'est pas inconnaissable : le phénomène peut servir en quelque façon à la déterminer; et la thèse agnostique de Kant est réfutée par Kant lui-même. (Ainsi Zeller, Gesch. d. d. Phil., i^éd., p. 5i3; PAULSEN,Z)/e Kultur der Gegemvart, Systematische Philosophie, 1907, p. 896.)