‹ Dictionnaire biographique et bibliographique des prédicateurs et sermonnaires françaisChapitre 10 sur 78 · BÉ G · texte numérisé non relu

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» relé de style , caractérise la plupart de ses discours ; » on y voudrait cependant moins de brillant et de fleurs.» Cet éloge est un peu exagéré ; en voulant suivre Fléchier, qu'il avait pris pour modèle , et n'ayant pas les talens de cet orateur chrétien , il s'est trouvé qu'il a imité ses défauts, sans pouvoir égaler ses beautés. On a de ce chanoine 5 vol. in-12 de Panrgi/viqiics et de Sermons sur tes Mystères , avec des Discours de morale , des Discours académiques , des Com.ptimcns et des Lettres. Les deux premiers volumes parurent en 1711 ; le troisième a été publié en 1717 , et les deux derniers ont été imprimés en 1725. Les Sermons de morale de l'abbé Bégault ne paraissent pas lui avoir coûté autant de travail que ses Panégyriques et ses Discours académ,iques. Les expressions en sont moins recherchées, le style moins fleuri. Les divisions en sont plus naturelles , quoique plusieurs aient un air de nouveauté , comme celle du Sermon sur ie Jugement dernier^ où l'auteur prétend faire voir qu'à ce grand jour il y aura un juge sans pitié et sans miséricorde , \\n criminel sans défense et sans excuse , un arrêt irrévocable et sans appel ; et comme celle encore du Sermon sur la parole de Dieti, prononcé dans un séminaire , en présence d'un grand nombre d'ecclésiastiques, où il cherche à prouver que le prédicateur et l'auditeur doivent pratiquer, celui-là ce qu'il dit , et celui-ci ce qu'il entend. On doit encore à l'abbé Bégault deux sermons pour une vèlure et une profession religieuse. On ignore les époques de la naissance et de la n-.urt de ce chanoine.

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BERNARD ( Jean-Baptiste ) , chanoine régulier de l'abbaye de Sainte - Geneviève , né à Paris en ij'io , et mort en 177a , a prononcé dans l'église de celte abbaye YOraison funèhice de Monseigneur ie duc d'Orléans , le 25 mars 1752 ; Paris, in-4- On a encore de lui VOrai- .son funèbre de Henri de Condé , un Panégyrique de Saint- Louis, un Discours sur l'obligation de prier ■pour (es rois , des Odes , et d'autres écrits, donl 1-e style a plus de douceur que de force.

BERTAIL ou BERTAL ( Etienne ) , jésuite , qui florissait au milieu du dix-septième siècle 9 exerça long-temps le ministère de la chaire. Mais ses sermons n'ont jamais été prêches tels qu'ils sont imprimés ; il y fit des changemens considérables , mais qui ne les rendirent pas meilleurs. Ils sont au nombredevingt. Lyon, 1687, in-4''.

BERTHET (François), plus connu sous le nom du P. Théodore de ïarascon , naquit dans cette ville en i633. Après avoir achevé le cours de ses éludes, il entra dans l'ordre des Capucins , et y fut reçu le 26 février i65a. Il prit le nom de Théodore, et professa pendant long-temps la philosophie et la théologie; mais ce qui lui acquit de la célébrité, fut la prédication , dans laquelle il déploya des taiens et de grands moyens. Il mourut à Avignon en 1709. On a de lui, i". Sermons prêches pendant {'octave des Morts ; Lyon , 1693 ; 2 . Sermons prêches pendant l'octave du Saint-Sacrement. Lyon , 1694.

I. BEURRIER (Paul), chanoine régulier clensuileabbé de Stc.- Geneviève dans le dix-scptièinc siècle, a donné

.u) public , I . des H omettes , Pré nés ou M édita lions sur les Evangiles des dimanches et principales fêtes de l'année , avec une octave du très-Saint- Sacrement. Paris,^i668 , in-8; 2", des Homélies festives, Prônes ou Méditations sur toutes les fêtes de l'année , avec les octaves de? fêles de la dédicace d'une église , de Noël , de TEpiphanie et de l'Assomption de Notre-Dame ; Paris, 1670, in-4°; 3^ La perpétuité de ia foi et de la religion chrétienne dans les trois états de la loi , de la nature , de la loi écrite , de la loi de la grâce , expliquée et prouvée en deux cent"? homélies ou sermons ; Paris , 1680 , 2 vol. in-8". Tous ces ouvrages manquent de précision et de justesse.

II. BEURRIEIl (Vincent-Toussaint) , né à Vannes le 1" novembre 1716 , d'une famille d'artisans, embrassa l'état ecclésiaf«tique , et devint supérieur, quoique fort jeune, du petit séminaire de Rennes, qu'il gouverna pendant sept ans. En 1755 il se rendit à Paris, où il fut successivement économe et supérieur de l'hospice que les Eudistes avaient dans cette ville, et revint ensuite à Rennes, où il fut placé à la têle du grand séminaire. Il fut occupé pendant un grand nombre d'années à des missions dans la Bretagne et la Normandie, ainsi que dans les diocèses de Senlis , Chartres et Paris. Nommé en 1 780 prieur de Montigny, il termina, deux ans après, à Blois , sa laborieuse carrière. Beurrier lient une place dislingviée parmi les missionnaires du dix-huitième siècle. Ses premiers écrits sont des Remarques théologiqiies sur tout ce qui se pratique dans l'administralion des sacremens. Elles furent suivies de Conférences

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ecclésiastiques : les unes traitent de la dignité, des dangers et des obligations essentielles du sacerdoce; les autres ont pour objet les fêtes de l'avent , les mystères , et divers points de morale. Le succès de ces Conférences l'engagea à leur donner une suite ; ces dernières sont au nombre de dix-sept , parmi lesquelles s'en trouve une qui combat la tolérance religieuse. Elles forment un vol. in-8% publié en !7?9.

BEUVELET ( Mathieu) , prêtre du séminaire de St.- Nicolas-du-Chardonnet , vivait dans le dix-septième siècle. On lui doit, lo. Méditations sur les principales vérités chrétiennes et ecclésiastiques , pour les dimanches, fêtes et autres jours de l'année, in-4'^; 2". Manuel pour les ecclésiastiques ; S''. Le Symholc des Apôtres , expliqué et divisé en prônes ; Paris, 1668, in-8'. Ce dernier ouvrage fut publié après sa mort, et on aurait pu se dispenser de le mettre au jour , car il est écrit d'un style non-seulement familier , mais encore bas et incorrect. Beuvclet avait long-temps exercé le ministère de la .prédication.

BIROAT (Jacques), né à Bordeaux, entra dans la Compagnie de Jésus, et passa ensuite dans Tordre de Cluni. Il devint prieur de Beussan , de l'ordre deCluni, conseiller et prédicateur du Koi. Il mourut vers l'an 1666. On a de lui des Sermons et àes Panégyriques en plusieurs volumes in-8', qui sont aujourd'hui le rebut delà chaire , quoiqu'ils eussent de la vogue dans leur temps. On sent que l'auteur possédait la théologie , mais qu'il avait conservé la marche de l'école. Chaque dis-

cours est (onjouis divisé eu trois [)ai'lics , ot cha(|Ui; partie en trois sections.

iiLANCHARD ( Antoine) j prieur, seimieur de Saiiit- Marc-lez-Vendôme, se distingua par quel(|ue talent pour la chaire, au commencement du dix-huitième siècle, et pubHa des Discours pathétiques sur les matières les plus importantes et les plus touchantes de la morale chrétienne, tirés de l'Ecriture sainte et des écrits des Pères de l'Église ; Paris , i y'ôo , 2 vol. in- 1 2. Ils sont au nombre de quarante , et ne sont point divisés comme les sermons que l'on prononce en chaire. C'est un recueil de réflexions simples et pieuses , dans lesquelles l'auteur s'est pluïôt attaché à l'édificalion de ses lecteurs qu'aux règles de l'éloquence. Il peut servir au besoin aux ecclésiastiques et aux missionnaires, pour faire des prônes et des exhortations.

BOCQUILLOT (Lazare-André), né à Avalon le 1" avril i649j '^^ parens pauvres, qui cependant ne négligèrent rien pour lui donner une bonne éducation, suivit en 1670, à Constanlinople, Sl.deNoinfel, ambassadeur de France. Revenu en France , il se fit recevoir avocat à Dijon, et se livra avec une égale ardeur au plaisir et à l'élude. Il finit par embrasser l'état ecclésiastique, fut curé deChatelux , dans le Worvan , et ensuite chanoine d'Avaîon, où ilmourut en 1728. Il avait vécu quelque temps à Port-Royal ; on a de lui , i". des Homélies ou Instructions famUicrcs sur ics cotnmandemens de Dieu et de l'Eglise , qu'il publia sous le nom de sieur de S. Lazare, Paris , 1688 ; Sur les Sacremeiis , 16SS ; Sur ie Symhole des Àpâtrcs , 1689; Sur l'oraison

dominicale, 1690; Sur les fêtes de quelques Saints 1 1690; Pour des Professions religieuses, \Q<^\; Sur les Jeux innocens elles Jeux défendus, 1702. Ces difFérens ouvrages sont in -12. Bocquillot en fit pré sent aux imprimeurs, et fixa lui-même le prix de chaque exemplaire , afin que les pauvres pussent se les procurer. 2^. Traité historique de la Lithurgie sacrée , ou de la Messe', Paris, 1701 , in-8'. Livre savant, curieux et intéressant pour les amateurs des antiquités ecclésiastiques. 3'. Histoire du chevalier Boyard, Paris, 1702 , in- 12, sous le nom de 'prieur de Louval. On lui doit encore quelques petits ouvrages sur des points d'antiquité, entre autres une Dissertation sur les tomitcaux de Quarrée, village de Bourgogne. Lyon, 1724, in-80. Lelors, lieutenant civil et criminel au bailliage d'Avalon, a publié en 174^; in-12, une Viede Bocquillot , avec plusieurs de ses lettres qui renferment des particularités curieuses. On ne lit plus guères les Homélies de Bocquillot , mais on recherche encore son Traité historique de la Lithurgie sacrée.

l'OlLEAU (Charles), abbé de Beaulieu , membre de l'académie française, né à Beauvais, s'adonna de bonne heure à la chaire , et prêcha devant Louis XIV, qui répandit sur lui ses bienfaits et le nomma son prédicateur. La connaissance que cet abbé avait de la cour et de ce qu'on appelle le beau monde , lui donnait une grande facilité à faire des portraits ressemblans. C'était un ami officieux, attentif à inénager les occasions de faire plaisir , ingénieux à les trouver , droit dans toutes ses vues , d'un caractère doux et d'une vertu pure. On

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