‹ Dictionnaire biographique et bibliographique des prédicateurs et sermonnaires françaisChapitre 31 sur 78 · D IJ P · texte numérisé non relu

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à Narbonne. Le P. Dufay survécut à la suppression d© son ordre , n'étant mort qu'en i7/|4-

DUNEAU (François ), jésuite , après avoir professé la philosophie , les malhématiques et la théologie pendant plusieurs années dans diverses maisons de son ordre , se livra au ministère de la prédication, où il obtint quelques succès. Il fut demandé à Rome en i65i, pour y être le réviseur des livres français et le théologien d.n général de la société : il mourut dans cette ville le 2.6 juillet 1683, à quatre-vingt-cinq ans. On a de lui : I. Un A vent sur les trois venues du fîis de Dieu , et sur le profit qu'on doit en retirer. Lyon, 16Ô7 , in-8. IL Quatre Octaves du Saint-Sacrement. Lyon, 1672, in-4. 111. Sermons sur les Mystères de J. C. et delà. Sainie-Vicrge ; «679, 2 vol. in-4, î vol. in-8. IV. Paitégyrique des Saints et de la Dédicace d'une Eglise ; 5 vol. , 1G76. V. Discours sur (es Evangiles des dimanches de l'année ; i6i)o , 2 vol. VI. Sur (es Evangiies du Carême ; 1680 , 3 vol. in-8. Tous c-s discours sont pluiôt de véritables leçons de théologie scholastique , que des leçons de morale-

DU PORT ( Gilles ) , prêtre , pronotaire apostolique , docîeur en droit civil et canonique ,. mourut à Paris le 21 décembre 1G91, à l'âge de soixante-six ans , après en avoir passé treize dans la congrégation de l'Ora* toiré . dont il sortit en 1G60 , à l'occasion d'un procès. Il avait exercé le ministère de la prédication pendant quelque temps, ce qui le déîermina à publier un ou-

vrage intilulé : L'art de prêcher , conlenant diverses méthodes -pour faire des sermons , des panégyriques, des homélies , des prônes , de grands et de petits catéchismes , avec une manière de traiter la controverse selon les régies des SS. PP. , et ia pratique des plus céièhrcs prédicateurs. Paris, i()74» ' vol. in-12; 2° édition, corrigée et augmentée, i683, in-12. Ce livre peut ctre mis dans la classe de ces ouvrages qu'on peut consulter quelquefois, mais qui ne doivent nullement servir de modèles à ceux qui prétendent parcourir avec distinction la carrière de l'orateur chrétien.

DURAND ( N. ) , prêtre , docteur en théologie , avait exercé le ministère de la prédication au milieu du dixseptième siècle, à Paris, à Lyon, à Rouen et dans plusieurs autres villes du royaume : il publia ensuite des Panégyriques des Saints. Rouen, 1678, in-8 , et 1684, 2 vol. in-8. Sa méthode est à-peu-près celle des anciens prédicateurs. La division de chaque panégyrique est toujours en trois parties ; on la trouve quelquefois à la fin de l'exorde, et d'autres fois elle est après la Salutation Angélique; tous les exordes conduisent à cette prière par une chute préméditée , quia demandé assez souvent beaucoup de travail , mais qu'on n'admettrait plus aujourd'hui , telle que celle du panégyrique de Sainte - Apollinaire , que nous rapporterons ici : « Apollinaire, dit l'orateur, voyage dans la Pa- » lestine pour visiter les Saints lieux sous l'habit d'un. V pauvre , quoiqu'elle ait un père qui soit consul. Elle » vil jdusicurs aimées dans un étang sous l'écaillé d'un»; '^ tortue j à laquelle sa peau devient semblable, à cause

> de ses austérilés. Elle meurt dans un monastèro » d'îiommes sous la robe d'un religieux, dont elle prend » l'extérieur. Dans le premier état c'est une pèlerine » qui cache sa noblesse ; dans le second , c'est une » fille qui cache sa raison ; dans le troisième , c*est a une vierge qui cache son sexe ; elle cache sa noblesse » pour la sanctifier sous l'habit d'un pauvre ; elle cache » sa raison pour l'humilier sous la forme d'une bêle ; » elle cache son sexe pour le fortifier sous l'apparence » d'un homme. Ces trois merveilles, qui font le carac- » tère de notre sainte , ont de très-grandes relations » avec J. C. : vous savez qu'il cacha ses richesses in- » finies sous l'apparence d'un pauvre artisan , pendant » la vie voyagère qu'il mena dans la Palestine : In eo )) suiit omnes thesauri ahsconditi. Vous n'ignorez pas » aussi qu'il cacha les lumières de sa sagesse sous l'ex- » térieur d'un ver déterre, an([uel il se compare : Ëcjo » sum vcrmis et non homo. Enfin vous avez appris « qu'il cacha sa divinité même sous la forme d'un « honuiie , dont il se revêtit au moment que Gabriel dit i» à la Vierge : Ave Maria- »0n peut juger, par ce passage , du talent de M. Durand , et comme prédicateur, et comme sermonuaire.

ECLLISE- DES -LOGES ( Pierre- iMathurin dû 1') , docteur de Sorbonne , abbé et cuié do Saint-Nicolasdes-Champs de Paris, né à Falaise en i^iG , reniportii le prix d'élo(iuence à l'Acadéiàiie française, en 1741 , par un discours sur cette maxime : // ny a point de i,\asQ,)'d pour un chix'lien.Tioiii dm après, il prononça le

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