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» soient véritablement chrétiens. Première raison du y» petit no mi) rc des t- tus. Mais, répliquez-vous, il y eu » a qui reviennent dans lu suite à Dieu. Vaine ressource ! » Peu qui soient sincèrement convertis. Seconde l'aison » du petit nombre des élus. Enfin peut-on compter ■ sur ceux dont Je retour est sincère ? Autre illusion ! » Parmi ceux-là même, peu qui soient persévéramment » justes. Troisième raison du petit nombre des étus. • Ainsi , soit que vous cherchiez les élus de Dieu dans » la sainteté du christianisme , ou dans la vérité de la » conversion , ou dans la fermeté de la Justice recou- » vrée, vous frémirez de voir l'accompiissement de cet
» oracle : Beaucoup d'appelés , peu d'élus » On a
imprimé en 1778, in-12, son Petit Carême, prêché en 1719. «Son éloquence, dit d'Alembert , qui lui succéda à TAcadémie, fut touchante et sans art, comme la religion et la vérité. » Il fut comparé à Massition , son confrère ; mais son style est moins pénétrant et moins pathétique.
TACHON ( Dom Christophe ) , bénédictin de Saint- Sever, au diocèse d'Aire , mort en iGgâ, cultiva le talent de la chaire avec succès. On a de lui un livre intitulé : De la Sainteté et des Devoirs d'un prédicateur évangélique , avec l'art de hien prêcher , et une courte méthode pour catéchiser ^ in-12. Cet ouvrage ne renferme que des préceptes fort communs.
TALBERT ( François - Xavier), né à Besançon eu i7'j5 , d'un père conseiller au parlement de cette ville,
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abandonna les fonctions de la magistrature, auxquelles ii élait destiné , pour embrasser l'état ecclésiastique. Nommé chanoine de la métropole de sa patrie , il se distingua bientôt par son esprit et ses talens pour la chaire. On l'entendit à la cour de Stanislas , à Lunéville , à celle de Versailles, et en 1777 il partagea à Paris, avec le P. Elisée , la station de Saint-Sulpice. Les lauriers académiques vinrent alors s'unir sur son front aux palmes sacrées. L'évoque de Marbœuf lui ayant fait une espèce de reproche de cette moisson de couronnes profanes : « Monseigneur , lui répondit Tal- « bert, quand j'ai eu besoin de vingt-cinq louis, j'ai 0 mieux aimé tirer une lettre-de-change sur une Aca- » demie que de les emprunter. — M. l'abbé , dit alors I) le prélat, il n'est pas donné à tout le monde de se » procurer de l'argent avec de semblables effets. «> Et quelques jours après , il le nomma à un bénéfice. Sur la fin de 1791 , la reconnaissance le détermina à suivre un de ses amis en Italie; il y connut la princesse de Nassau , qui l'emmena dans ses terres de Pologne , où elle le combla de bienfaits. L'abbe Talbert mourut le 4 juin i8o3 à Lemberg , en Gallicie. On a de lui: Panégyrique dô Saint- Louis , '779» in-12 , quelques Discours académiques , et les Eloges de plusieurs écrivains et personnages illustres.
TELLIER ( Dom François le ) , de Bellefons , religieux bénédictin , prieur de Gassicourt , docteur et professeur en théologie et chevalier de l'ordre royal et militaire de la Croix , après avoir exercé quelque temps le ministère de la prédication, fit impriuier : L Une
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Octave des morts , et des Sermons pour (es trais derniers jours de carnaval; Lyon, iGyS^ in-8. II. Des Panégyriques pour tes principales fêtes de l'année , *%)9j4 vol. in-12. III. DesSermo72S suries Mysttresde N.-S. , Bruxelles, 1702, iij-12. Ce bénédictin suivit l'ancienne méthode des anciens prédicateurs, dont le style lient plus de la déclamation que de la véritable éloquence, et qui n'ont point fait de difficulté de se servir d'autorités et d'exemples profanes.
I. TERRASSON ( André ) , prêtre de l'Oratoire , fils aîné d'un conseiller en la sénéchaussée et prèsidial de Lyon, sa patrie, parut avec éclat dans la chaire. Il joignait à une belle déclamation une figure agréable. Il prêcha le Carême de 1717 devant le Roi, puis à la cour de Lorraine, et ensuite deux Carêmes dans Té^lise métropolitaine de Paris, et toujours avec succès et applaudissement. Son dernier Carême , dans cette cathédrale , lui causa un épuisement dont il mourut le 25 avril 1723. Ses Sermons ont été imprimés en 1726 , et réimprimés en 1756, en 4 vol. in-12 , par les soins du P. Gaichiès, de TOraloire. Son éloquence est simpîe , noble , forte et naturelle ; il plaît d'autant plus qu'il ne cherche pointa plaire. Dans ses pensées et dans ses expressions, on ne trouve jamais rien qui ne réponde à la majesté du sujet qu'il traite.
IL TERRASSON (Gaspard), frère d'André, naquît à Lyon le 5 octobre 1C80. A l'âge de dix-huit ans il vint à Paris , et entra dans la maison de l'institution de l'Oratoire , 011 il s'appliqua d'abord à l'élude de l'Ecriture et des Pères. Après avoir professé les humanités et
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la philosophie , il se consacra à la prédication , et s'ac quit bientôt une réputation supérieure à celle dont avait joui son frère André Terrasson. Il prêcha à Paris pen-^ dant cinq années; il fit preuve de talent pour la chaire, sur-tout pendant un Carême , dans l'église métropolitaine, et il ne brilla que par l'Evangile et les Pères. II ne recherchait aucunement les applaudissemens ; son jansénisme l'obligea de quitter en même temps la congrégation de l'Oratoire et la prédication. Dès i733, on avait déjà fait imprimer à Utrecht un volume in-ia de Sermons de Gaspard Terrasson , sous le titre de Nouveaux Sermons d'un célèbre prédicateur ; mais ils sont différens de ses véritables sermons , qui n'ont été imprimés qu'en 1^49 5 en quatre volumes in- 12 , à Paris, chez Didot. Les trois premiers volumes contiennent vingt-neuf discours pour le Carême, et le quatrième contient des Sermons détachés , trois Panégyriques , et rOraison funèbre du grand Dauphin. Tous ces discours peuvent tenir un rang distingué parmi leS' ouvrages des meilleurs prédicateurs. Ils sont surtout recommandubles par la noble simplicité de l'éloquence avec laquelle les vérités les plus sublimes et les plus frappantes y sont exprimées et développées. Il y en a quelques-uns à qui l'auteur aurait sans doute donné im nouveau degré de perfection, si les infirmités qui lui survinrent dans les dernières années de sa vie ne l'en avaient empêché. On a encore de lui un livre anonyme , intitulé Lettres sur ia justice chrétienne , censurées par la Sorbonne. Gaspard Terrasson mourut il Paris le 2 janvier i75a , dans la soixante-douzième année de, son âge.
TEXIER ( Claude ) , né dans le Poitou , entra chez les jésuites en lô-iS. Après avoir professé pendant cinq ans les basses-classes et la rhétorique , il se livra au ministère de la prédication pendant trente ans. Il prêcha le Carême devant Louis XIV en 16G1 ; il fut ensuite provincial de la province d'Aquitaine. Ou a de lui des Sermons en 10 vol. in-8 , imprimés à Paris depuis 1675 jusqu'en 1678 ; un Avent intitulé : VImpic matheureux , o\x les Trois malédictions du Pécheur y
1 vol. ; Carême, 2 vol. ; Octave du Saint-Sacrement et de ta Croix , 1 vol. ; sur ies Mystères de IS.-S. et de ia Sainte- y ierge, 2 vol. ; Panégyriques des Saints,
2 vol.; pour les Dimanches de l'année, 2 vol. Ce jésuite avait pour méthode, suivant l'usage des prédicateurs de son temps, de prouver la première partie de son discours par l'autorité de l'Ecriture ; la seconde , par les scnlimens des Pères; et la troisième, par des raisonnemeus. Tous ces sermons sont bons à consulter; mais on ne peut les proposer pour modèles. Le Père Texier mourut à'Bordeaux le 24 avril 1687.
THÉODORE BERTHET ( le Père ), capucin. Voyez Berthet ( François. )
THORENTIER (Jacques), docteur de Sorbonne, puis prêtre de l'Oratoire , mort en 171 3 , s'occupa principalement de la direction et de la chaire. On a de lui : I. )lmi Sermons sur l'Eucharistie , plus solides que brillans , imprimés à Paris en 1682, in-8, sous ce titre : Les Bienfaits de Dieu dans l'Eucharistie , et la reconnaissance de i'homm,e. II. Les Con-
solations cùnti't ics frayeurs delà moH, în-12. IlI.Une Dissertation suria pauvreté religieuse , 1726, in-8. IV. L'Usure expliquée et coiidatnnée par les Saintes Ecritures i etc. , Paris, 1670 , in-12 , sous I3 nom de Du Tertre, ouvrage assez bien raisonné suivant les uns, et trop sévère suivant d'autres. Il suit cependant les anciens principes.
TORNE ( Pierre-Anastase) , né à Tarbes le 21 janvier 1727 f entra chez les prêtres de la Doctrine chrétienne, et professa la philosophie dans leur collège de Toulouse ; mais il quitta bientôt les doctrinaires pour se consacrer à la chaire. Une figure agréable , de la hardiesse , et quelques nouveautés dans la manière de prêcher , lui procurèrent des succès passagers. Ayant prêché à Versailles le Carême de 176-j, il obtint du ministre de la Feuille des bénéfices , un canonicat à Orléans et un prieuré. Le roi de Pologne, Stanislas , le nomma en même temps son aumônier, et l'Académie de Nanci l'admit au nombre d» ses membres. A l'époque de la révolution, dont il avait embrassé les principes, il fut nommé archevêque constitutionnel de Bourges. Dans les orages qui s'élevèrent contre la religion , il publia des écrits qui étaient plus d'un philosophe que d'un prêtre. Il quitta Bourges , et alla mourir dans sa patrie le i*' janvier 1797. Il avait rem- -porté le prix de l'Académie de Pau en 1754 , et fit imprimer, en 1775 , sou Oraison funèbre de Louis XV. Ses autres ouvrages sont : I. Serinons, 1765 , 5 vol. .in-12. Ils sont écrits d'un style maniéré , tantôt lâches et toujours froids. L'orateur y semble méconnaître le
ton convenable aux sujets qu'il traite. II. Leçons élémentaires de caicui et de géométrie, 1757, in-8,qui eurent de la vogue, parce qu'il y a de la clarté.
TOUR (N. de La ) , abbé , curé et membre de l'Académie de Montauban , prêcha à Paris et dans plusieurs grandes villes du royaume , au commencement du dixhuitième siècle. On a de lui des Sermons et Pànégy^ Tiques , TuUe , 5 vol. iu-8 , i/^O* ^" trouve dans le premier volume un Discours dogmatique sur ta canonisation des Saints , qui avait été déjà imprimé dès ï^St), à Paris. L'auteur y envisage la canonisation des saints dans son principe , dans son exécution et dans sa canonisation ; il cherche ensuite à établir qu'il y a : 1*. Justice dans son principe ; il est à propos qu'on canonise les saints. 2° Sagesse dans son exécution ; on ne la saurait porter plus loin que le fait l'Eglise, quand il s'agit de canoniser un saint. 5°. Certitude dans la consommation ; c'est une autorité infaillible qui prononce. Un de ses* sermons les plus remarquables est celui, sur les Missions étrangères , prononcé à Paris dans l'église de ce séminaire , dans lequel l'orateur se dégageant de tout respect humain , s'abandonne à tout ce que lui dicte son zèle évangélique contre la corruption des mœurs et du siècle.
TOUR-DU-PIN ( Jacques-François-René de La) , né en Dauphiné en 1721 , abbé d'Ambournai et grandvicaire de Ries , se signala de bonne heure dans la chaire. Il prêcha VAvent à la cour en 1755. Son action ilâil noble et affectueuse ; elle aurait eu plus de dignité,
peut-être , s'il y était entré moius de jeu ; mais c'était le ton de cet orateur. Il avait prononcé le Panégyrique de Saint-Louis devant l'Académie française, en 1^5 1 , et V Oraison funihre de M, /cf/Mccî'Or/e'ans, dans l'église de Paris, en 1752. Il avait commencé à publier ses Panégyriques et sermons, 6 vol. in-12, lorsqu'une attaque d'apoplexie l'emporta le 26 juin 1760. « Plans » simples et presque toujours pris dans le cœur du » sujet ; style facile, uni, coulant, assez concis , mais « sans sécheresse ; plus diijcat que recherclié , ne s'éle- » vant qu'avec les choses qu'il traite , et n'empruntant » jamais sa force que de l'énergie même des objets , et » coloris en général aussi doux qu'égal : voilà, dit Quer- » Ion , l'idée que nous donnerions de son genre. » Nous ajouterons à ce jugement que l'abbé delà Tour-du-Pin emploie trop souvent l'antithèse; que ses applications de l'Ecriture sont ingénieuses , mais qu'elles ne sont pas toujours justes.
TOURNEUX ( Nicolas Lï ) , naquit à Rouen , le 3o avril 1640 , de parens peu fortunés ; il fut envoyé , par les soins d'un maître des comptes de cette ville, à Paris, aucoliége des jésuites. Après avoir fait sa philosophie au collège des Grassins , il devint vicaire de la paroisse de Saint- Etienne-des-Tonneliers à Rouen , où il se distingua par ses talens four la chaire. En 1675, il remporta le prix de l'Académie française ; il quitta bientôt la province pour la capitale, où il obtint un bénéfice à la Sainte-Chapelle , et vine pension du Roi de trois cents écus. Son éloquence la lui mérita. Louis XIV demandant an jour à Boileau qui était ce prédicateur