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qu'on nommait le Tourncux, et au<|uel tout le monde courait ? « Sire , répondit le poëte , Votre Majesté sait » qu'on court toujours à la nouveauté ; c'est un pré- » dicateur qui prêche l'Evangile. * Le Roi lui ayant ordonné de lui en dire sérieusement son avis , il ajouta : » Quand il monte en chaire , il fait si peur par sa laii deur, qu'on voudrait l'en voir sortir ; et quand il a » commencé à parler, on craint qu'il n'en sorte. •> Pour se dérober à ces applaudissemens , le Tourneux passa les dernières années de sa vie dans son prieuré de VilIers-sur-Fère, dans le diocèse de Soissons. Il y vécut en solitaire. Cet écrivain mourut subitement à Paris, le 28 novembre 1689. Son attachement à Port- Royal lui attira quelques disgrâces. Son principal ouvrage , et le plus recherché , est Vannée chrétienne , i683 et années suivantes , i3 vol. in-12. Il y en a eu plusieurs éditions , faites sur-tout parles libraires de Lyon ; ses autres productions sont : I. Traité de îa Providence sur le miracle des sept -pains. II. Principes et règles de la Vie chrétienne avec des avis salutaires y pour un pécheur converti à Dieu, in-12. III. Instructions et exercices de piété durant la sainte messe. IV. La Fie de J. - C. V. Traduction du Bréviaire rom,ain en français , 4 vol. in-8. Celle traduction fut censurée par une sentence de Chéron , officiai de Paris , en 1688 ; mais Arnauld en prit la défende. VI. Explication littérale et morale sur i' Epitre de Saint-Paul aux Romains. VII. Office de ia Vierge en latin et en français , avec une préface , des remarques et des réflexions. VIII. Le Catéchisme d& iai Pénitence f tic
TRACY ( Bernard Destut de ) , né le 25 août 1 720 , au château de Paraile-Fresi , en Bourbonnais , d'une famille illustre , entra dans l'ordre desThéatins, où il acquit quelque réputation dans la chaire et par plusieurs ouvrages. On a de lui : I. Panéçjijrique de la B. de Chantât, Paris, \j55. II. Traité des devoirs de ia vie clirélienne , 2 vol. in- 12 , 1760. III. La Vie de Saint - Gaëlan , \n?,\\[y\\ev\Y de son ordre, 1774» in-12 ; une autre de Saint - Bruno , fondateur des Chartreux. IV. des Conférences et des Retraites , à l'usage des maisons religieuses , et sur les devoirs des eeclésiastiques.
TREUVÉ (Simon-Michel), docteur en théologie, mort à Paris le 22 février 1700, à soixanle-dix-sept ans, avait resté cinq ans dans la congrégation de la doctrine chrétienne ; il en sortit en 1673 , et fut ensuite vicaire de la paroisse de Saint-Jacques-du-Haut-Pas , à Paris. Quelque temps après , Bossuet l'attira à Meaux , et lui donna la théologale et un canonicat de son église, qu'Ll posséda pendant vingt-deux ans. Mais le cardinal de Bissy ayant eu des preuves que Treuvé était flagellant, même à l'égard des religieuses , ses pénitentes, l'obligea de sortir de son diocèse. Ce chanoine et théalogal était un grand partisan de MM. de Port-Royal, et très-opposé à la constitution Unigenitus. Il avait exfercé le ministère delà prédication. On a de lui:I. Discours de piété pour i' octave du Saint-Sacrement, Paris, i6f)5, in- 12. IL Discours de piété pour les dimanches et fêtes de i'Avent, i^'gy, in- 12. Il y a dans ces deux volumes y outre quelques sermons de