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morale, plusieurs Panégyriques de Sjints, el un discours que l'auteur prononça à Meaux pour l'anniversaire du sacre de Bossuet , évêque de ce diocèse , où il établit l'ohligalion des pasteurs envers les peuples , et les devoirs des peuples envers leurs pasleurs.
TRUBLET ( Nicolas-Charlcs-Joseph ),de l'Académie française et de celle de Berlin, trésorier de l'église de Nantes, et ensuite archidiacre et chanoir.e de Saint- Walo , sa patrie, y était né en 1697. Dès 1717 il fit imprimer, dans le Mercure de juin, des Reflexions sur TéUmaquc , qui le firent connaître de la Molhe et Fontenelle. Il fut attaché pendant quelque temps au cardinal de Tencin, et il fit avec lui le voyage de îiome. Mais il revint bientôt à Paris , où il vécut jusques vers l'an 1767 ; il se relira ensuite à Saint-Malo , où il mourut au mois de mars 1770. L'abbé Trublet avait exercé quelque temps le ministère de la prédication , et on a de lui des Panégyriques des Saints , languissamment écrits, précédés de Réflexions sur V Eloquence f pleines de choses bien vues et finement rendues. Dans la deuxième édition, de 1764, en 2 vol. , l'auteur a ajouté divers extraits de livres d'éloquence. Biais son ouvrage le pîu? estimé est intitulé Essais de morale et de iitléraiure , 4 vol. in-12 , plusieurs fois réimprimés et traduits avec succès en plusieurs langues.
VALLOT ( Jean), trésorier et curé de Saint-Etienne de Di)on , né dans cette ville, y mourut le 5 scptem-
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bre 1668. Il passait pour un assez bon prédicateur. On lui doit une Oraison funèbre du duc de Candate , VF toge de Pierre Odebert , président aux requêtes du palais de Dijon, fondateur de plusieurs élablissemens pieux dans cette ville , et un Traité de {'admiration , qui ne provoquera point celle ^e ceux qui le liront.
VILLERMET ( Jean-Charles ), célèbre missionnaire du dix-huitième siècle , dont on ignore le lieu de la naissance, de la mort, prononça à Nevers, le second dimanche de décembre 1^55, un Sermon sur le désastre de Lisbonne , dont nous croyons devoir donner ici une espèce d'analyse, à cause de la singularité du sujet : « Erunt.... terne motus per toca. Des tremblemens » de terre «e feront sentir en divers endroits. ( i5. Marc, » chap. i3. ) Quelles terribles annonces viennent de s frapper nos oreilles I la mer a fait entendre le mu- » gissement de ses flots, la terre a été ébranlée jusques » dans ses fondemens, des royaumes ont senti de vio- » lentes secousses, une grande ville a été abîmée , en- » gloutie , Lisbonne n'est plus! Voilà le terrible évé- » nement qui se répand dans tout le monde, et qui » fixe l'attention de l'univers. Dans un si affreux dé-
• saslre qui intéresse la religion et l'humanité , garde- » rions-nous le silence ? Non , Messieurs ; nous devons » des larmes aux malheurs de nos frères , et leur mal- » heur doit servir à notre instruction. Voici mon des- » sein : La ruine de Lisbonne est un événement bien » triste et bien déplorable pour un grand nombre de
• ses habitans, qui Dépensaient point à leur conversion. » Premier point. La ruine de Lisbonne est un avertis-
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> sèment pour nous, bien frappant, de penser séiieuse- » ment à notre conVersion. Second point, n Entendez, mes Frères, ce discours avec le même esprit qui l'a inspiré ; rejetez sur le zèle de vos âmes les nt!'gligences que la prt'cipitation pourrait avoir occasionnées : ouvrez vos cœurs à la voix de la grâce et de la miséricorde, et adressez-vous à celle qui en est la mère. Ave Maria. Premier point. Si j'avais à parler à ces hommes profanes qui ne sont occupés que des choses qui frappent les sens, etc. , je m'attacherais à leur peindre, dans le désastre de Lisbonne, des édifices ruinés , des palais abîmés , des trésors engloutis , des établissemens renversés, des milliers d'houunes écrasés , noyés , submergés ; et frappés de celte effrayante peinture , sans doute ils s'attendriraient sur ce terrible événement. «Mais j'ai l'honneur de parler à des chré- » tiens, e!c. ; je dois donc leur faire voir d'une autre • manière, c'est-à-dire, à la lumière du flambeau de la a foi , que la ruine de Lisbonne est un événement » bien triste et bien déplorable pour un grand nombre » de ses habitans : i°. dans la grandeur; 2°. dans la » richesse ; 3°. dans la situation de Lisbonne. » L'orateur, après avoir donné à ces trois preuves toute l'étendue qu'il fallait, finit sa première partie par la paraphrase de ces paroles touchantes : A(jit& nunc , plorate ululantes. Il engageait ses auditeurs à donner des larmes au malheur de leurs frères. « Mais prenons » garde, ajoutait-il ^ que ces larmes ne soient stériles. » La ruine de Lisbonne est encore un avertissement « bien frappant, etc. » Second point. L'orateur commence d'abord par supposer que c'est l'effet des évé-