GAN
commerce actif de bois, goudron, saumon; 2,500 hab.
Gan, bourg du canton, de l'arr. et à 8 kil. S.- O.- de Pau (Basses-Pyrénées). Eaux minérales, marbres ; 3,-79 hab.
Gand (en flamand Gend ou Gent), ch.-l. de la Flandre orientale (Belgique), par 51°3'12" lat. N. et 1<>23'27" long. E., au confluent de l'Escaut, de la Lys, de la Liève et de la Moëre, bâtie sur 26 îles réunies par un grand nombre de ponts, à 48 kil. N -0. de Bruxelles. Evèché, cour d'appel des deux Flandres, université fondée en 1816 Parmi ses monuments, on cite la cathédrale de Saint-Bavon, du xm* siècle, avec ses beaux tableaux ; Saint-Michel , Saint-Nicolas , Saint- Jacques, le château des comtes, le palais de justice, l'hôtel de ville commencé en 4481. Filatures de coton et de lin, blanchisseries, imprimeries sur tissus de coton, fabriques de cotonnades et de toiles; 131,000 hab. — Gand fut une puissante commune, surtout au temps de Jacques et de Philippe Artevelt, toujours en lutte contre ses souverains, comtes de Flandre et ducs de Bourgogne. Elle fut, de 1795 à 1814, le ch.-l. du départ, de l'Escaut. Louis XVIII y résida pendant les Cent Jours. Patrie de Charles- Quint.
Gandak, Gondok OU Gundouk, affl. de
fauche du Gange, vient du Dhavalagiri dans Himalaya, traverse le Népaul, et finit près de Patnah ;"800 kil. de cours.
Gandersheim, v. du Brunswick (Allemagne), sur la Gande, affl. de la Leine, à 40 kil. N. de Gœttingue Fabriques de fer et d'acier ; 2,500 habitants.
Grandi a, port de la prov. et à 60 kil. S. de Valence (Espagne), sur l'Alcoy, près de la mer. Exportation des fruits des environs ; fabriques de toiles ; 7,000 hab.
Gandini (Antonio), né à Brescia, 1550-1630, élève de Paul Véronèse, a laissé des peintures remarquables par l'abondance des figures et la richesse des détails
Gandioie, comptoir et poste militaire de l'arrond. de Saint-Louis (Sénégal).
Grand j ah OU Gendje OU Jelisabethpol, V. du
gouvernement de Tiflis (Bussie) ; 12,000 hab.
GVand jam ou Gangam, v. de la présidence de Madras (Hindoustan), près de l'embouchure du Gandjam dans le golfe de Bengale. Pagode célèbre; fabriques de toiles de coton rayées, appelées guingans.
Gando, v. du Haoussa dans le Soudan (Afrique), sur le bas Sokolo. On y fabrique de belles cotonnades.
Gandoifi (Gaetano), peintre et graveur de l'école bolonaise, né près de Bologne, 1744-1802, élève de Torelli, de Graziani et de son frère Gondolfi {(Jbaldo).
Gandouana OU Gondawana, pi'OV. de la
prés, de Calcutta (Hindoustan), au N. du Dekkan, entre le Godavéry, le Mahanady et la Nerbuddah, conquise par les Anglais en 1818 et 1854; v. pr. Garra ou Gharrà.
Ganéca, dieu indien de la sagesse, fils de Bhavani* et de Siva. On le représente avec une tête d'éléphant, un ventre énorme et des jambes courtes ; il est souvent monté sur un rat.
r.aueion, personnage imaginaire, à la trahison duquel les poèmes chevaleresques attribuent la défaite et la mort de Roland, à Roncevaux. Suivant les chroniques , Charlemagne l'aurait vaincu et fait tuer à Laon.
Ganevbinat, nom donné dans l'Allemagne du xme siècle aux ligues de la petite noblesse. Les confédérés devaient fortifier à frais communs un château, pour leur servir de lieu de refuge; ils étaient tous héritiers en commun de cette forteresse.
Gau^anelli. V- Ç.LÉMENT XIV.
Gangarides, ancien peuple de l'Inde, vers les embouchures du Gange.
Grande, fl. de l'Hindoustan , est formé de deux branches qui viennent de l'Himalaya, le Bhidgirath, considéré comme le bras principal, et l'Àlàknandâ, plus considérable et qui vient de plus loin. Sortant des montagnes à Hurdwar, il coule du N.-O. au S.-E., arrosant Ferrekhabad, Fattighur, Kawnpour. Allahabad; Mirzapour, Chunargour, Benarès,' Ghazipour, Patnah= Près de Mourschidâbàd commence un immense delta; la plus considérable de ses branches, à l'E., passe près de Dakka et va s'unir au Brahrnapoutra, la branche de l'O., l'Hougly, passe à Chandernagor et à Calcutta. Le Gange a une largeur de 800 à 4.500 m. ; son cours est rapide, ses crues nériodiques commencent en avril, laissant un limon fertile sur les campagnes. Ses eaux pures et salubres sont regardées comme sacrées par les Hindous, -sectateurs de Brahma. Son cours est d'environ 3,000 kil., dont 2,000 sont navigables. Ses principaux affl. sont à droite : le Cally-Neddy, la Djemnah, la Sone ; à gauche, le Goumty, le Gogra, le Gandak, le Bagmatty, etc.
Granges, ch.-l de canton, arrond. et à 40 kil. N.-O. de Montpellier (Hérault), sur l'Hérault, dans un pays très-pittoresque. Fabriques de bas et de gants de soie. Non loin est la belle grotte de la Baume-des-Demoiselles ; 4,201 hab. Graniih (Charles), né à Allanches (Cantal), 1758-1836, avocat au parlement de Paris, électeur de 89, fut emprisonné pendant la Terreur, et sauvé par le 9 thermidor, fut tribun, en 1799, mais éliminé en 4802, à cause de son opposition Député en 1845, il siégea avec la minorité libérale. Ses principaux ouvrages d'économie politique sont : Essai politique sur le revenu public des peuple de l'antiquité, du moyen âge, des siècles modernes, 2 vol. in-8<> ; Des systèmes d'économie politique, 2 vol. in-8° ; La théorie de l'économie politique fondée sur les faits, 2 vol. in -8° ; De la législation, de l'administration et de la comptabilité des finances de la France depuis la Restauration. 4817, in-8»., etc.
Gannai (Jean-Nicolas), né à Sarrelouis, 1791- 1852, d'abord pharmacien dans les armées françaises en Allemagne et en Russie, s'occupa surtout de chimie industrielle depuis 1818, et trouva de nombreuses applications de la science. Il découvrit l'art des embaumements, en injectant dans les artères par l'une des aortes carotides une solution de sulfate d'alumine. Parmi ses ouvrages, on cite l'Histoire des embaumements et de la préparation des pièces d'anatomie, 1837 et 1841, in-8o.
Gannat, ch.-l. d'arrond. de l'Allier, à 58 kil. S. de Moulins, sur l'Andelot. Commerce de grains : 5,725 hab.
Ganneron ( AUGUSTE-HlPPOLYTE), né à Paris,
1792-1847, quitta le barreau, et devint bientôt l'un des notables négociants de Paris. Président d'une section au tribunal de commerce, il condamna, le 27 juillet 1830, l'imprimeur du Courrier français à imprimer ce journal, parce que l'ordonnance du 25 juillet était contraire à la Charte. Député de Paris, il se rallia au ministère de Casimir Périer ; mais, depuis 1836, il vota souvent avec le centre gauche, créa un comptoir d'escompte, qui rendit de grands services au commerce ; plus tard, il fonda, sous le nom de comptoir Ganneron, une banque d'escompte qui prospéra jusqu'en 1848.
Gans (Edouard), né à Berlin, 1798-1839, fils d'un banquier juif, disciple de Hegel, professeur de droit à l'université de Berlin, 4826, commença une lutte brillante contre l'école historique. Son ouvrage le plus remarquable est Du droit de succession et de ses développements dans l'histoire du monde, 4 vol. in-8<>, 4S24-J835 ; il entreprit à
GAR
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Berlin des leçons sur Vhistozre des dernières cinquante années ; mais son cours fut suspendu, quand il arriva a la Révolution française. Outre son grand ouvrage, il a laissé : Scholies sur Gains; Système du droit civil des Romains; Coup d'œil sur les hommes et les choses ; Leçons sur l'histoire des cinquante dernières années; Mélanges juridiques, historiques, politiques et esthétiques, 2 vol in-8°.
Ganteaume (HoXORÉ-JoSEPH-ANTOINE), né à
La Ciotat, 4755-1818, prit part comme officier auxiliaire à la guerre d'Amérique; fut nommé capitaine en 4794, et fut chef d'état-major de Brueys dans l'expédition d'Egypte. Echappé comme par miracle au désastre d'Aboukir, nommé contre-amiral par Bonaparte, il le ramena en France. 1799. Après le 18 brumaire, il fut conseiller d'Elat. Vice-amiral en 4804, comte, commandant de la flotte de Brest, puis de la flotte de la Méditerranée, en 4808, il eut plusieurs fois l'intérim du ministère de la marine. Il adhéra à la déchéance de Napoléon en 4844, et fut nommé pair par Louis XVIII.
Ganymède, fils de Tros, roi de Troie, et frère d'Jlus, doué d'une grande beauté, fut enlevé, selon la Fable, par l'aigle de Jupiter, pour remplacer Hébé comme échanson des dieux.
Ganyméde, eunuque égyptien, gouverneur d'Arsinoé, sœur de Cléopâtre, fut l'un de ceux qui luttèrent contre César, en 48 av. J.-C, et l'assiéeea dans Alexandrie.
Gaos, amiral perse, gendre du satrape Tiribaze, fut envoyé par Ârtaxerxès II contre Evaporas de Chypre, 386 av. J.-C, puis se révolta et fut assassiné.
Gap (Vapincum), ch.-l. du départ, des Hautes- Alpes, à 659 lui. S.-E. de Paris, près du confluent de la Bonne et de la Luye, Evèché suffragant d'Aix, cathédrale fort ancienne, mais rebâtie au xvne siècle ; musée de tableaux et d'histoire naturelle ; 40,765 hab.
Gapeuçais ' Vapincensis tractus), anc. pays de France, dans le haut Dauphiné, compris maintenant dans les Hautes-Alpes; la cap. était Gap.
Garah lOasis de) OU de Om«es«§ogheïr,
dans le désert de Libye, à l'O. de l'Egypte. Les habitants sont Berbères. On y trouve le village de Garah.
Garamantes, anc. peuple de l'Afrique, habitaient le pays appelé Phazania (auj. oasis du Fezzan); ils faisaient la chasse aux nègres des oasis du SudL Gamara (auj. Gherma) était leur v, princ, Cornélius Balbus les soumit, 24 av. J.-C.
Garamond (Claude), né à Paris vers la fin du xve siècle, mort en 4564, substitua, dès 1520, de beaux caractères romains aux caractères gothiques dont on se servait dans l'imprimerie; ils se répandirent partout et portent son nom.
Garasse (François), né à Angoulême, 4585- 4634, jésuite, eut d'abord quelque succès comme prédicateur, mais il rappelait l'éloquence des fflenot et des Maillard par la singularité des sujets et les trivialités du langage. Ses ouvrages de polémique lui ont acquis surtout une sorte de célébrité ; il attaqua les ennemis de la religion et de la Société des jésuites, avec une fougue pleine d'injures et de violences. Il se déchaîna contre les libertins, contre les gallicans; il termina ses jours honorablement, en soignant les pestiférés a Poitiers. — Parmi ses ouvrages on cite : YHoroscopus Anti-Cotonis ; YElixir Calvinisticum; le Banquet des Sept Sages, 4617; le Rabelais réformé par les ministres, 4649; Recherche des recherches d'Etienne Pasquier, 4622; la Doctrine curieuse des beaux-esprits de ce temps, 4623; la Somme théologique. 4625, in-fol., etc. Bas Mémoires ont été publiés, en 4860, par M. Ch. ftisard. ' ' '
Garât (Domimque-Joseph), né à Ustaritz, prèi de Rayonne, 4749-1833, fils d'un médecin, avocat a Bordeaux, vint à Paris pour y tenter la fortune littéraire. Il se fit connaître par les Eloges de l'Hôpital, 4778, de Suger, 4779, de Montausier,
4784, de Fontenelle, 4783; les trois derniers furent couronnés par l'Académie française. En
4785, il fut choisi pour professer un cours d'histoire à l'Athénée; il le continua longtemps, et à
flusieurs reprises, jusque sous l'Empire. En 789, il fut député par les pays Basques aux Etats généraux avec son frère, Garât l'aîné. Il parla peu, mais donna dans le Journal de Paris une analyse fort goûtée de toutes les séances. Il succéda à Danton comme ministre de la justice, le 42 octobre 4792; il était faible, et il eut le tort de prononcer devant la Conveniion, le 22 octobre, un discours où il justifiait les massacres de septembre ; il remplaça Roland au ministère de l'intérieur, le 44 mars 4793, toujours dupe de son optimisme ou toujours aveuglé par son incroyable faiblesse. Plusieurs fois accusé par les Jacobins, et même emprisonné, il fut sauvé par Barère et par Robespierre, dont il avait toujours flatté la vanité de bel esprit. En 4794, professeur à l'Ecole normale, il développa dans ses leçons l'Analyse de l'entendement humain. Dénoncé à la Convention il se défendit en publiant son Mémoire sur la Révolution, 4795. Il entra à l'Institut réorganisé, fut ambassadeur à Naples, 4797, se déclara pour Bonaparte après le 48 brumaire, et fut nommé sénateur, 4800. Il célébra bientôt la victoire de Marengo et prononça l'éloge emphatique de Kléber et de Desaix. Il fut créé comte de l'Empire; il était un peu de la coterie des idéologues, mais toujours inoffensif. En 4844, il vota la déchéance de Napoléon, et fit l'éloge de Wellington et d'Alexandre. Il fut éliminé de l'Académie en 4816. Il écrivit alors ses Mémoires historiques sur la vie de M. Suard et sur le dix-huitième siècle, 4820, 2 vol. ; il se retira dans son pays natal, et y vécut en philosophe et même en chrétien.
Garât (Jean-Pierre), né à Bordeaux, 4764- 1823, neveu du précédent, fut peut-être le chanteur le plus étonnant que la France ait produit. Enthousiaste de la musique, il vint à Paris pour se livrer à ses goûts, et grâce à sa voix merveilleuse fut recherché par la meilleure société; le comte d'Artois le nomma son secrétaire particulier; la reine lui fit donner une pension de 6,000 livres. Pendant la révolution, il chantait les romances dont il était l'auteur; vers la fin de 1794, il excita l'admiration dans les concerts du théâtre Feydeau. Professeur ^de chant au conservatoire de musique, en 4795, il forma d'excellents élèves ; il excellait surtout dans la musique de Mozart. Ses romances eurent une vogue prodigieuse. Aussi fat qu'habile artiste, il avait été sous le Directoire le type des incroyables.
Garay (Don Juan de), né dans les provinces basques, 4541-1592, se distingua de bonne heure dans le gouvernement du Rio de la Plata, en Amérique, et fonda fiuénos-Ayres en 1580.
Garay (Don Martin de), né en Aragon, 4760-4822, fut secrétaire général des cortès en 1810 devint ministre des finances sous Ferdinand VII, mais fut disgracié en 1818.
Garb, Garve , c'est-à-dire couchant, nom donné par les Arabes au S.-O. de la péninsule ibérique, qui a conservé le nom de Algarve.
Garbieh, district de la Basse-Egypte, forme la plus grande partie du Delta. Le ch.-l. est Mehailet-el-Kebyr.
Garbieri (Lorenzo), né à Bologne, 1580-1654, élève de Loius Carrache, fut l'un de ses meilleurs imitateurs.
Garcao OU Garcam (PEDRO-ANTONIO Cor-
i-ea}. poète portugais, 4724-4772, vivait en paix,
GAR
GAR
dans sa famille, près de Lisbonne, lorsqu'il fut jeté en prison, 1774, par l'ordre de Pombal, qu'il avait peut-être indirectement attaqué dans ses vers. Il y mourut. On l'a surnommé l'Horace portugais.
Garçao Stockler (FRANCISCO DE Borja),
son neveu, né à Lisbonne, 1759-1829, fut un mathématicien distingué et devint capitaine général des Açores. On connaît surtout son Essai historique sur l'origine et les progrès des mathématiques en Portugal.
Garches, bourg du canton de Sèvres, arrond. de Versailles (Seine-et-Oise). Hospice de la Reconnaissance, fondé par Brezin pour les ouvriers vieux et méritants.
Garchizy, village du canton de Pougues, arrond. et à 12 kil. N.-O. de Nevers (Nièvre). Forges, fonderies.
Garcia I", comte de Navarre depuis 837, prit le titre de roi en 860, et mourut en 880 ; — Garcia II, 926-970 ; — Garcia III, roi de 995 à 1001. Surnommé le Trembleur, malgré son courage, contribua à la grande victoire de Calatanazor, en 998;— Garcia IV, 1035-1054; — Garcia V, 1134-1158. [970 à 990.1
Garcia Fernandez fut comte de Castille, dej
Garcia il, comte de Gastille, de 1022 à 1032.
Garcia y Parèdès (DON DlEGO),né à Trujillo,
1466-1530, d'une force et d'un courage extraordinaires, lutta contre les Maures de Grenade, mais se distingua surtout sous Gonzalve de Gordoue, et. sous Charles-Quint, à la bataille de Pavie. C'est le Bayard des Espagnols.
Garcia (MANUEL DE Populo Vicente), né à
Séville, 1775-1832, vint à Paris en 1808, et se distingua comme compositeur, et surtout comme chanteur. Il a composé un grand nombre d'ouvrages pour les Italiens, l'Opéra, l'Opéra-Comique, comme : // Califo di Bagdad, Il Fazzoletto, La Mort du Tas-se, etc.
Garcia de Mascarenhas (BRAZ), né dans la prov. de Beïra, 1596-1656, eut une vie errante et accidentée. Son poème, Viriato tragico, en vingt chants, a fonde sa réputation.
Garcilasso de la Vega OU plutôt Garcias Lasso, né à Tolède, 1503-1536, d'une famille illustre, fut un bon capitaine de Charles-Quint, fut blessé mortellement en attaquant le petit fort de Muy, près de Fréjus, et mourut à Nice. Il a laissé un recueil de 37 sonnets, 5 canciones, une épîtrc et 3 pastorales.
Garcilasso de la Vega, fils d'un brave
capitaine espagnol et d'une princesse de la famille des Incas, né à Cuzco, 1530-1568, recueillit les légendes nationales et consulta les vestiges des anciens monuments. Dénoncé comme dernier des Incas, il fut transporté en Espagne, et mourut à Valladolid. Il a laissé : l'Histoire des Incas, rois du Pérou; l'Hist. générale du Pérou ou Hist. des guerres civiles des Espagnols dans les Indes; Y Hist. de la Floride, ouvrages d'un grand intérêt historique.
Gard (Vardo), affl. de droite du Bhône, est formé des deux Gardons; celui du N. passe près de la Grand'Combe et à Alais; celui du S. à Saint-André de Valborgne et à Anduze; ils se réunissent près de Rivalte. Le Gard laisse a gauche Remoulins, près duquel est le pont du Gard, et finit à 4 kil. au-dessus de Beaucaire, cours de 62 kil, — Le Pont du Gard, à 18 kil. N.-E. de Nîmes, est un aqueduc de trois rangs d'arches superposées, long de 272 m., haut de 49, construit au temps d'Auguste, pour amener à Nîmes les eaux des sources d'Aire et d'Aironne.
Gard, départ, de la France, au S., a 5,835 kil. carrés et 415,629 hab. Au N.-O., il est traversé par les Cévennes; au S. s'étend une plaine fertile; la côte est malsaine. Il est arrosé par le Rhône à TE., par la Géze, le Gard, le Vistre et la Vidourle, qui se jettent dans le canal de la
Radelle. Le mûrier et l'élève des vers à soie font, la richesse des arrondissements d'Alais et dTzès; la plaine de Nîmes est couverte de céréales et nourrit des moutons très estimés; la vigne et l'olivier fournissent des produits bons et abondants. Marais salants, houille, lignite, fer, plomb, antimoine; sources minérales à Euzet, Fonsanches, etc. ; soieries, châles, tapis étoffes de laine, tanneries, distillerie des eaux de-vie, etc. Le commerce est actif. 11 y a 4 arrondissements : Nîmes, Alais, Uzès et Le Vigan ; 40 cantons et 350 communes. 11 forme le diocèse de l'évêché de Nîmes, est du ressort de la Cour d'appel de Nîmes, de l'Académie de Montpellier.
11 a été formé d'une partie du Bas-Languedoc. Garda (Lac de), anc. Benacus lacus, s'étend
du N. au S. sur une longueur de 16 kil. et sur une largeur de 4 à 16; sa plus grande profondeur est de 275 m. Il est grossi par la Sarca; ses eaux sont limpides et poissonneuses. A l'O., sur la riviera bresciana, on trouve Riva, Gargnano, Bogliaco, Maderno, Salo, Desenzano; à l'E.. sur la riviera veronese, Malcesine, Garda et Peschiera. Le Mincio sort du lac à Peschiera.
Gardaïa OU Rhardeïa, capitale de l'oasis
important des Beni-Mzab, dans le Sahara algérien central; 10 à 12,000 hab.
Gardanne, ch.-l. de canton, arrond. et à
12 kil. S. d'Aix (Bouches-du-Rhône). Vins, distilleries d'eau-de-vie; houilles aux environs, 2,786 hab.
Gardanne (Paul-ange-Lodis de), né à Marseille, 1765-1822, secrétaire d'ambassade de son frère à la cour de Téhéran, en 1807, a publié le Journal d'un voyage dans la Turquie d'Asie et la Perse, fait en 1807 et 1808.
Gardanne (CLADDE-MATHIEU, Comte DE), son
frère, né à Marseille, 1766-1818, fut général de brigade en 1799. Napoléon le prit pour aide de camp et l'emmena dans ses campagnes de 1805, 1806 et 1807. Il l'envoya, comme ministre plénipotentiaire, auprès de Feth-Aii, roi de Perse ; mais Gardanne ne put ou ne sut pas lutter contre l'ambassadeur anglais Malcolm. Il revint en France sans permission et fut disgracié.
Garde constitutioneiie, créée pour défendre Louis XVI, 30 septembre 1791, et qui fut licenciée le 29 mai 1792.
Gardes-Françaises, régiment d'infanterie formant, depuis 1563, le premier corps d'infanterie de la maison du roi. Licencié en 1573, rétabli par Henri III, il compta 20 compagnies sous Henri IV, 30 compagnies de 300 hommes chacune, en 1635. Louis XIV y ajouta 2 compagnies de grenadiers Les capitaines obtinrent, en 1691, le rang de colonels, le major était major général de l'infanterie française. Le régiment choisissait son poste à l'armée et entrait le premier dans les villes conquises.
Gardes-marines. Golbert établit, en 1670, trois compagnies, de 200 jeunes nobles chacune, à Brest, à Rochefort, à Toulon, pour former la pépinière des officiers de marine. Le roi les choisissait; il ne fallait pas avoir plus de 16 ans. On leur apprenait la théorie et la pratique. On les réduisit, en 1763, à 320 gardes. La Révolution les supprima.
Garde nationale. Etablie sous le nom de garde bourgeoise, à Paris, le 13 juillet 1789, elle reçut de La Fayette, nommé commandant en chef, celui de garde nationale, 16 juillet. La France imita l'exemple de Paris, et le décret de l'Assemblée constituante du 14 octobre 1791 régularisa cette institution. Modifiée plusieurs fois, réduite presque a rien sous le Consulat et l'Empire, elle fut appelée, en plusieurs circonstances, à défendre les frontières.
Gardes Suisses. Louis XI prit à sa Solde
des troupes suisses pour remplacer les francsarchers. Charles VIII, Louis XII et surtout Fran-
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çois Ier, après la paix signée en 1516, renouvelèrent les capitulations qui permettaient à nos rois de prendre des Suisses à leur service. Charles IX créa un corps spécial de gardes suisses, en 1573 ; dès cette époque, la charge de colonel général des Suisses et Grisons fut toujours confiée a un personnage éminent, depuis Charles de Montmorencv jusqu'au comte d'Artois en 1789. " ,
Garde des Sceaux. Le sceau royal était gardé par le référendaire, sous les Mérovingiens, plus tard par le chancelier. Au xvie s., on créa un garde spécial des sceaux, dont les fonctions étaient temporaires. Cette charge, rétablie en 4815, a été depuis réunie au ministère de la justice.
Garde (La), commune du canton et de l'an*, de Toulon (Yar) ; 2,862 hab.
Garde-Freinet (La), commune du canton
de Grimaud, arr. et a 32 kil. S.-O. de Draguignan (Var) ; 2,517 hab. ; peut-être l'anc. Fraxinet.
Gardel (MaXIMILIEN-JoSEPH-LÉOPOLD-FÉLIX) ,
né a Mannheim, 1741-1787, débuta comme danseur en 1765 à l'Opéra et devint maître de ballets en 1769.
Gardel (Pierre-Garriel), son frère, né à Nancy, 1754-184U, lui succéda et le surpassa. Ses ballets eurent le plus grand succès de 1789 à 1818. — Sa femme, Marie-Elisabeth- Anne Houbert, dite Miller, née à Auxonne. 1770-1850, succéda à la fameuse Guimard, en 1789.
Gardeiegen, v. de le Saxe prussienne, à 50 kil. N.-O. de Magdebourg, sur la Milde. Draps, toiles, brasseries, distilleries : 5,000 hab.
Gardin.Dumesnil (JEAN-BAPTISTE), né près
de Valognes, 1720-1802, professeur, principal du collège Louis-le-Grand en 1764, est surtout connu par son traité des Synonymes latins.
Gardiner, v de l'Etat du Maine (Etats-Unis), sur le Kennebec, à 70 kil. N.-E. de PorLland. Commerce de bois de charpente ; 6,500 hab.
Gardiner (Etienne), né dans le comté de Suffolk, 1483-1555, devint secrétaire de Wolsey et gagna la confiance de Henri VIII, qui le chargea, en 1527, d'aller négocier à Rome son divorce avec Catherine d'Aragon. A son retour il fut nommé évêque de Winchester, 1531. Il sembla vouloir d'abord réduire la suprématie de Henri VIII aux choses temporelles ; fut en lutte avec Cranmer, s'opposa aux changements dans les dogmes, et vécut dans une demi-disgràce. Sous Edouard VI, il fut trois fois emprisonné et déchu de l'épiscopat; sous Marie Tudor, il fut nommé chancelier, et contribua au rétablissement du culte catholique; cependant il défendit Elisabeth. Il contribua au mariage de la reine avec Philippe d'Espagne et mourut peu après.
Gardiner (William), mathématicien anglais du xvme siècle, a fait des Tables de Logarithmes.
Gardiner (William), graveur irlandais, né à Dublin, 1765-1814, a vécu pauvre et malheureux.
Garencières (THÉOPHILE de), né à Paris,
1615-1670, docteur à l'université de Caen, passa en Angleterre, se fit protestant, et publia plusieurs ouvrages assez peu intéressants. Une rue de Paris porte son nom.
Garengeot (RENÉ-JACQUES Croissant DE),
né à Vitre, 1688-1759, fut membre de l'Académie royale de chirurgie, On lui doit : Traité des opérations de chirurgie, 1720, 3 vol. in-8<> ; Traité des instruments de chirurgie, 1723, 2 vol. in-8° ; Traité d'anatomie concernant les viscères ; de l'opération de la Taille par l'appareil latéral; Myologie française; Myotomie humaine et canine, etc.
Garessio, v. de la prov. de Coni (Italie», à 26 kil. S.-E. de Mondovi, sur le Tanaro ; 6,500 h.
Gargano ou San-Angelo (Garganum), montagnes de la Capitanate (Italie), formant la presqu'île de ce nom, au N. du golfe de Manfredonia,
dans la mer Adriatique; 1,600 m. de hauteur.
Garibay y Zamallou (ETIENNE) , historien
espagnol, né à Mondragon (Riscaye), 1525-1593, fut bibliothécaire de Philippe II et historiographe du royaume. On lui doit : Chroniques et Histoire universelle de tous les royaumes d'Espagne; Anvers, 1571, 2 vol. in-fol.
Gariel (Pierre), »é à Montpellier, 1580 ou 1584-1670, chanoine et docteur en droit, a publié de nombreux ouvrages sur Montpellier : Les gouverneurs anciens et modernes de la Gaule narbonnaise ou de la province du Languedoc, depuis les Romains jusqu'à nous, 1645 et 1669, in-4° ; Idée de la ville de Montpellier, recherchée et présentée aux honnêtes gens, 1665, in-fol. ; etc.
Gariep, fleuve d'Afrique. V. Orange.
Garigliano, Liris, fl. d'Italie, formé par le Liri et le Sacco, se jette dans la mer Tyrrhénienne. Le Liri naît au S.-O. du lac Fucino, dans le val di Nerfa, forme des cascades près d'Isola, et se réunit au Sacco au-dessous de Ceprano. Le Sacco naît vers Palestrina, et reçoit à gauche la Cosa qui arrose Alatri, Frosinone. Le Garigliano baigne Ponte-Corvo et se jette dans le golfe de Gaëte, non loin des marais de Minturnes. Son cours est de 60 kil.
Garin OU Guérin I FRANÇOIS), né à Lyon,
vivait au xve s. Marchand ruiné, il écrivit, vers 1460, pour son fils, une satire mordante contre les abus, la complainte et régime de François Guarin.
Garizim, montagne de Palestine, dans la tribu d'Ephraïm, près de Sichem, en face du mont Hebal. Les Samaritains y élevèrent un temple magnifique.
Gariande (Famille de), illustre dès le xne s ; elle tirait son nom d'un château de la Rrie ; elle a donné plusieurs sénéchaux à nos rois.
Gariande (Jean de), poète et grammairien anglais, vivait au xme siècle. On lui attribue plusieurs poèmes latins : De mysteriis ccclesiœ carmen; Facetus, poème moral en 137 distiques, et De contemptu, mundi; Floretus ou recueil de beaux endroits ; Cornutus, sive Disticha hexa» metra moralia ; Opus synonymorum, de ALquivocis, de Ortographia, et surtout Dictionarius, sive de dictionibus obscuris. imprimé à la suite de Paris sous Philippe le Bel par Géraud, 1837.
Garlin, ch.-l. de canton, arr. et à 32 kil. N.- E. de Pau (Basses-Pyrénées); 1.^315 hab.
Garnache (La), bourg du canton de Challans, arr. et à 48 kil. N. des Sables-d'Olonne (Vendée) ; 3,183 hab.
Gameray (Jean-François), né à Paris, 1755- 1837. élève de David, a fait des portraits estimés, entre autres celui de Charlotte Corday, dont il dessina les traits au tribunal révolutionnaire, et des tableaux d'histoire. Il a eu beaucoup d'élèves, et surtout ses fils : Ambroise-Louis, 1783-1857, célèbre par ses marines, et Auguste-Siméon, 1785-1824, qui adopta le genre d'Isabev.
Garnerin (Jean-Baptiste-Olivier), né à Paris, 1766-1849, fut commissaire de la Convention à l'armée de Rhin-et-Moselle, s'occupa d'aérostation avec son frère, et fournit a sa fille Elisa, née en 1791, les moyens de faire à^Venise sa première descente eh parachute, 1815.
Garnerin jeune (André- Jacques), son frère, né à Paris, 1769-1825, proposa en 1793 l'application des aérostats au service des armées. Il exécuta la première descente en parachute au parc de Monceaux, le 22 octobre 1797. Il a publié le récit de sa captivité en Autriche, 1/93-
Garnet (Henri), né à Nottingham, 1555-1606, jésuite en Italie, revint en Angleterre pour soutenir le catholicisme persécuté. Suivant les historiens protestants, il prit part à la fameuse conspiration des poudres, fut arrêté, se défendit
GAR
GAR
arec une fermeté habile, fut cependant condamné et mourut avec constance. Les historiens catholiques, comme Lingard, ont soutenu l'innocence de Garnet par des raisons très fortes. Les jésuites le mirent au nombre des martyrs.
Gamier (Robert), né à la Ferté-Bernàrd, 4534-1590, remporta l'églantine d'or aux Jeux Floraux. Il fut lieutenant criminel au Mans. Il publia en 1565 : Plaintes amoureuses, contenant élégies, sonnets, épltres, chansons, in-4<>, Toulouse; et Hymne à la monarchie, Paris, 1567. En 4568, sa tragédie de Porcie révéla son talent. Ses tragédies, Hippolyte, Cornélie, Marc-Antoine, la Troade, Antigone, Sédécie ou les Juives, Bradamante, ont été souvent imprimées.
Garnier (Sébastien), né à Blois, mort en 4607, procureur général au bailliage de Blois, a composé : La Loyssée, contenant le voyage de saint Loys... en Egypte, 1593 ; et surlout les huit derniers livres de la Henriade, etc., Blois, 4595, in-4°.
Gamier (Jean), théologien français, né à Paris, 4612-4681, de l'ordre des jésuites, se distingua par son enseignement et par ses nombreux ouvrages.
Gamier (dom Julien), savant bénédictin français, 4670-1725, a publié une édition et une traduction des œuvres de saint Basile, 3 vol., 4721-4730
Gamier (Jean-Jacques), né près de Mayenne, 4729-4805, reçut les ordres mineurs et se consacra tout entier à l'étude. Inspecteur du Collège royal, membre de l'Académie des Inscriptions, il refusa de prêter serment à la nouvelle constitution, vécut dix ans de privations dans le collège des Cholets, et fut nommé membre de l'Institut en 4803. Parmi ses nombreux ouvragées, on peut citer : De l'Education civile; Traité de l'origine du gouvernement français; Hist. de France de Velly et Villaret, continuée depuis Louis XI jusqu'à Charles IX, 4765-4785, etc. Ses Mémoires dans le recueil de l'Académie sont de véritables ouvrages sur des sujets très variés d'histoire et de littérature ancienne.
Garnier (le comte Germain), né à Auxerre, 4754-4821, procureur au Chàtelet, député suppléant de Paris aux Etats Généraux, membre du directoire de la Seine, refusa en 4792 le ministère de la justice. Il fut préfet de Seineet-Oise, sénateur en 4804, comte, pair de France en 1814, ministre d'Etat et membre du conseil privé en 4845. — Comme économiste, il a traduit l'ouvrage d'Adam Smith, 4805, 5 vol. in-8°; il a publié : De la propriété considérée dans ses rapports avec le droit politique ; Abrégé des principes de l'économie politique ; Histoire des banques d'escompte ; Mémoires sur la valeur des monnaies de compte chez les peuples de l'antiquité ; Histoire de la monnaie depuis les temps de la plus haute antiquité jusqu'au règne de Charlemagne, 4819, 2 vol. in-8° ; etc.
Garnier (Jean), dit de Saintes, né à Saintes, 4754-4820, avocat, député à la Convention, fut l'un des plus violents Montagnards; puis, en 4795, se montra beaucoup plus modéré. Il fut membre des Cinq-Cents et de la Chambre pendant les Cent-Jours. En 4815, il fut exilé et se noya avec son fils en naviguant sur l'Ohio. On a de lui : Le Retour de la vérité en France, 1845; Dette d'un exilé, 4816, etc.
Garnier, dit de l'Aube, 4759-4812, député à la Convention, vota la mort de Louis XVI, et défendit Danton. Il contribua à la chute de Robespierre, au 9 thermidor.
Garnier (Etienne-Barthélémy), né à Paris, 4759-4849, élève de Vieil, eut le grand prix de Rome en 4788. Il composa dans cette ville plusieurs tableaux d'histoire remarquables. De retour en France, il obtint des éloges mérités pour son tableau d'Ulysse et Aausicaa, et surtout
pour la Désolation de la famille de Priant, 4800. 11 fut membre de l'Académie des Beaux-arts en
Garnier (Hippolyte-Louis), graveur et lithographe français, 4803-1855.
Garnier (Adolphe), né à Paris, 4804-4865, professeur à l'Ecole normale, suppléant de Jouffroy, son maître, puis professeur de philosophie dogmatique à la Sorbonne. Il a publié les Œuvres philosophiques de Descartes, 4 vol. in-8<>; un Précis de psychologie; la Comparaison de la psychologie et de la phrénologie, 4839; un Traité de morale sociale; un Traité des facultés de l'âme, 4852, 3 vol. in-8©.
Garnier (Marie-Joseph-François, dit Francis), né à Saint-Etienne, 4839-4873, officier de marine distingué, dirigea l'expédition scientifique du Mé-Kong, après la mort du commandant de Lagrée, et publia la Relation de ce voyage remarquable. Il fut détourné d'un grand voyage d'exploration vers le Thibet, pour aller combattre les rebelles du Tonkin, et fut tué, après s'être hardiment emparé de Hanoï. Il a écrit : la Cochinchine française, etc.
Garnier-Pagès (ETIENNE- JOSEPH-LOUIS), né
à Marseille, 4801-1844. Soutenu par le dévouement de son frère puîné, qui travaillait pour la famille, il devint avocat, prit part à la révolution de 4830 et fut nommé député de l'Isère en 4831. Républicain sincère, ennemi politique du gouvernement, il se distingua par la logique de ses paroles et par une habile et ferme modération. Il s'occupa surtout des questions d'affaires, et ses ennemis politiques rendirent hommage à ses belles qualités.
Garocèies, anc. peuple gaulois, dans les Alpes Pennines. Auj. partie de la Savoie et de l'arrond. de Suze.
Garofalo (II). V. TlSI.
Garonne, Garumna, fl. de France, prend sa source dans les Pyrénées centrales, au fond du val d'Aran, en Espagne, entre en France au Ponl-du-Roi, se dirige vers le N.-O. puis vers le N.-E. jusqu'à Toulouse, pour reprendre son cours vers le N.-O. jusqu'à son embouchure. Elle arrose : dans la Haute-Garonne, Saint-Béat, Saint-Bertrand, Saint-Gaudens, Cazères, Muret, Toulouse, Grenade; passe près de Castel-Sarrazin dans le Tarn-et-Garonne; à Agen, Aiguillon, Tonneins, Marmande, dans le Lot-et-Garonne ; a la Réole, Langon, Bordeaux, dans la Gironde; et, au Bourg du Bec d'Ambez, à 20kil. au-dessous de Bordeaux, elle se réunit à la Dordogne pour former la Gironde (V. ce nom). Son cours est d'environ 605 kil. Les principaux affl. sont : à gauche, la Pique, la Neste, la Touque, la Save, la Gimone, le Gers, la Baïse et le Ciron; à droite, le Salât, l'Arize, l'Ariège, l'Hers, le Tarn, le Lot, la Dordogne. Elle communique à la Méditerranée par le canal du Midi. — Le canal latéral à la Garonne se raccorde à Toulouse avec le canal du Midi, longe la rive droite du fl. jusqu'à Agen, passe sur la rive gauche et finit a Castets; sa longueur est de 200 kil. On l'a commencé en 4838.
Garonne (Hante-), départ, de France, au S.-O., formé d'une partie du Haut-Languedoc. La superficie est de 6,289 kil. carrés; la population de 478,009 hab. Très montueux au sud, il n'a que des collines et de belles plaines dans le nord ; il est arrosé par la Garonne, la Save, le Gers, le Salât, i'Arize, l'Ariège, l'Hers, le Tarn, la Neste, etc. Il y a des forêts, ûes eaux minérales ; il est riche en céréales et en vins ; l'industrie produit des aciers, de la taillanderie, des cuirs, des maroquins, de la porcelaine, des papiers peints. Le commerce est assez considérable. Il a 4 arrondissements : Toulouse, Villefranche, Muret et Saint-Gaudens; 39 cantons et 587 communes. Il forme le diocèse de l'arche-