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Gioja (Melchior), né à Plaisance, 4767-1829, fut nommé historiographe de la République Cisalpine, et, en 1803, fut directeur du bureau statistique. Ses ouvrages lui ont mérité une grande réputation ; on cite ses Tables statistiques, son Traité des Mérites et des Récotnpenses ; sa Logique à l'usage de la jeunesse ; sa Philosophie de la Statistique ; son Prospectus des Sciences économiques, en 6 vol., etc.

Gioja, petit port de la Galabre ultérieure 1" (Italie), sur le golfe de ce nom, dans la mer Tyrrhénienne, au N.-E. de Reggio ; 5,000 hab.

Giojosa, v. de la Calabre ultérieure 1" (Italie), au N.-E. de Reggio; 6,000 hab.

Gioifino ou Goifino (Niccolo), peintre de l'école vénitienne, né à "Vérone, vivait à la fin du xve s.

Giordano Bruno. Y. BRUNO.

Giordano (Luca), né à Naples, 1632-1705, d'origine espagnole, travaillait avec tant de facilité, qu'on le surnomma Fa presto. Son père, mauvais peintre, le poussa, par avidité, dans cette voie malheureuse,- et Giordano, doué de grandes facultés, ne put être un grand artiste. Il improvisait, il imitait, avec la plus étonnante rapidité; il remplit les palais et les églises de ses tableaux, d'un coloris doux et harmonieux ; c'est l'époque de ses meilleures œuvres. Charles II d'Espagne l'appela à sa cour et le traita magnifiquement, 1692 ; il décora le grand escalier de l'Escurial, la chapelle, des palais, des églises. Il revint en Italie, vers 1702, toujours honoré, et laissa en mourant une fortune immense.

Giorgione (GlORGIO Barbarelli, dit le),

né a Gastelfranco, 1478-1511, condisciple du Titien, peut être regardé comme le fondateur de l'école vénitienne ; il est surtout remarquable par son coloris vigoureux, la fermeté de sa touche, l'art merveilleux du modelé. Il mourut probablement de la peste.

Giotiiuo (Tommaso di Stefano, dit le), né à Florence, 1324-1356, s'appropria si bien la manière de Giotto, qu'il reçut le surnom de Giottino. On a de lui plusieurs tableaux estimés et des morceaux de sculpture.

Giotto (Angiolotto Bondone, dit par abréviation), peintre florentin, né à Colle, près de Vespignano, 1276-1336, dessinait, en gardant les troupaux, les objets qu'il voyait, sur les rochers avec du charbon ou de la craie. Cimabué l'aperçut par hasard, devina son génie, fut son maître. Giotto fut véritablement le premier grand peintre de l'Italie. Il eut bientôt une grande réputation, fut appelé à Rome, parcourut les villes de l'Italie où les seigneurs et les populations le recevaient, comme en triomphe, fut l'ami de Dante, et forma des élèves remarquables. A Florence, il dirigea la construction de Sanla-Maria del Fiore, du Campanile, les fortifications, etc. Il fut aussi habile miniaturiste et composa des poésies.

Giovaneiii (Ruggiero), né à Velletiï, vers 1560, mort après 1615, succéda a Palestrina, comme maître de chapelle de Saint-Pierre du Vatican. 11 a écrit beaucoup de messes, motels et psaumes ; etc.

Giovanni (Ser), de Florence, a composé, en 1378, des nouvelles, connues sous le nom de // Pecorone (les Pécores), que les philologues toscans placent immédiatement après le Decameron de Boccace pour la pureté du langage.

Giovanni da Fiesole (Guido OU GllidolÙlO Santi Tosini, plus Connu SOUS le nom de Frà)

a mérité le surnom d'Angelico, à cause du charme céleste de ses têtes. Peintre de l'école florentine, né près de V'icchio (Toscane), 1387- 1455, moine de Saint-Dominique au couvent de Fiesole, il travailla dans cette ville, à Florence, à Orvieto, à Rome, où il mourut. On admire surtout à Saint-Marc la composition grandiose

qui représente la Passion, puis saint Dominique à genoux aux pieds du Christ, une Annonciation le Couronnement de la Vierge en présence de six saints prosternés, etc. Le Louvre possède le Couronnement de la Vierge et les Miracles de saint Dominique.

Giovanni. in-Fiore (San-), V. de la Calabre

Citérieure (Italie), à 40 kii. E. de Cosenza ; 14,000 hab.

Giovanni-in-Percipeto (San-), V. de la

prov. et à 10 kil. N.-O. de Bologne (Italie); 7,000 hab.

Giovanni.Rotondo (San-), V. de la Capi-

tanate (Italie), au N.-E. de Manfredonia ; 8,000 hab. Giovannini (Jacques-Marie), peintre et graveur de l'école bolonaise, né à Bologne, 1667- 1717, étudia les grands maîtres avec ardeur et se distingua surtout par ses gravures à l'eau forte et au burin. Il a reproduit les peintures du cloître de S.-Michele-in-Bosco, à Bologne, par L. Carrache et ses disciples, la coupole de Saint-Jean de Parme, d'après le Corrège, etc ; il a surtout gravé plus de 2,000 médailles de la riche collection du duc de Parme ; elles ont été publiées en 7 vol. avec texte par le jésuite P. Pedrusi.

Giovenazzo OU Giovinazzo, V. de la Terre

de Bari (Italie), et à 20 kil. N.-O. de Bari. Petit port; fabriques de tapis; 9,000 hab.

Giovio (Paolo), Jovius, en français Paul Jove, né à Côme, 1483-1552, médecin, est surtout célèbre comme historien. Il charma Léon X, fut bien traité par Clément VII, qui le nomma évêque de Nocera, en 1528; mais, mécontent de Paul III, il vint s'établir à Florence, où il mourut. Sa plume était vénale, il s'en vantait. Ses principaux ouvrages sont : De Romanis Piscibus libellus, 1524, in-fol. ; Commeutarii dell Cose de' Turci ou Turcicarum rerum Commentarius ; Elogia Virorum illustrium, 1546, in-fol.; Elogia doctorum Virorum, 1546, in-8°. ; Elogia Virorum bellica virtute illustrium ; Historiarum sui temporis, ab anno 1494 ad annum 1547, libri XLV, Florence, 2 vol. in-fol., 1550 et 1552; Letterevolgari di M. Paolo Giovio, Venise. 1560; Pauli Jovii Descriptiones, quotquot existunl, regionum atque locorum, Bàle, 1571, in-8°, etc.

Giraidi (Giovanni-Battista), né à Ferrare, 1504-1573, professeur à Ferrare, à Mondovi, à Pavie, a écrit neuf tragédies, dont la plus célèbre est VOrbecche; Egle, poème postoral; des élégies, des épigrammes, des lettres en latin ; La Fiamma, assemblage de poésies légères ; Gli Hecatommithi ; etc.

Girard (Jean-Baptiste), jésuite, né à Dôle, 1680-1733, était directeur du séminaire de la marine a Toulon, lorsqu'une de ses pénitentes, Marie-Catherine Cadière, accusa le P. Girard, qui l'avait congédiée, de séduction et de sorcellerie. Ce fut l'occasion d'un procès scandaleux ; le parlement d'Aix acquitta le P. Girard

Girard (Gabriel), né à Clermont-Ferrand, 1677-1748, aumônier de la duchesse de Berry, vécut retiré et fut de l'Académie française en 1744. Il est surtout célèbre par ses Synonymes français, livre d'abord publié sous le titre de Justesse de la Langue française, 1718. On lui doit encore : Oraison funèbre de Pierre le Grand, traduit du russe, 1726, et l'Orthographe française sans équivoque,

Girard (ETIENNE OU STEPHEN). né à Péri-

sueux, 1750-1831, expulsé de la maison paternelle, embarqué comme mousse sur un navire allant a New-York, exerça les petits métiers, fonda une banque publique et devint un armateur extrêment riche. Il laissa, en mourant, à Philadelphie sa foiT\ne qui s'élevait à 70 millions, mais à des charges néreuses ou bizarres, quoique philanthropiques.

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- Girard (Pierre-Simon), né à Caen, 1765-1836, était ingénieur des ponts et chaussées en -178'.). Il eut lé prix proposé on 4790 par l'Académie des sciences sur ce sujet : Théorie des écluses applicables aux ports de mer et aux canaux de navigation. Il publia, en 1798. un Traité analytique de la Résistance des Solides, ouvrage qui fut approuvé par l'Institut. Il fut membre de l'Institut d'Egypte, et écrivit un Mémoire sur l'agriculture, le commerce et l'industrie de la haute Egypte. 11 construisit les canaux de l'Ourcq, Saint-Martin et Saint-Denis, 4803-1820. Membre de l'Académie des Sciences depuis 4843, il eut la direction des eaux de Paris jusqu'en 4834. On lui doit un grand nombre de mémoires intéressants sur l'hydraulique et la canalisation principalement. «

Girard (Philippe-Henri de), né à Lourmarin (Vaucluse), 1775-1845, déploya son génie inventif a Mahon, à Livourne, à Nice, à Marseille, puis vint a Paris. L'exposition de 4806 vit plusieurs de ses découvertes industrielles ; en 4810, Napoléon offrit un million à l'inventeur delà meilleure machine à filer le lin: Ph. de Girard eut bientôt résolu le problème ; et cependant une suite de circonstances malheureuses l'empêcha de jouir de l'honneur et des profits de cette grande invention. A la chute de l'Empire, poursuivi par ses créanciers, il fut forcé d'aller se mettre au service de l'Autriche, puis de la Russie. Il fonda en Pologne une grande filature mécanique de lin, devint ingénieur en chef des mines du royaume, et produisit une foule d'inventions importantes. Déjà, en 4843, il avait en France imaginé les armes à vapeur. Les droits de Ph. de Girard à l'invention de la filature mécanique du lin, quoique solennellement constatés par les savants les plus illustres, ne furent pas cependant officiellement reconnus. Vainement il adressa un mémoire au roi, aux ministres et aux chambres en 4840, il ne put obtenir justice. Ce fut seulement à l'exposition de 1849 que ses droits furent hautement proclamés par M. Charles Dupin, et, en 4853, on accorda, comme récompense nationale, une pension viagère de 6,000 francs â son frère, une autre égale à sa nièce.

Girard (Grégoire), dit le Père Girard, né à Fribourg. 4765-1850, cordelier, écrivit en 4799 un Plan pour l'éducation de la Suisse entière. Préfet de l'école primaire de Fribourg, il la rendit célèbre dans toute l'Europe, jusqu'au jour où les jésuites vinrent s'établir â Fribourg. En 4823, l'école fut dissoute, et le père Girard se retira dans un couvent de Lucerne. Il écrivit un Cours éducatif de la Langue maternelle à l'usage des écoles et des familles ; Mémoire sur l'enseignement religieux de l'école française de Fribourg, 4818; Grammaire des campagnes; Cours de philosophie fait au lycée de Lucerne (1829-1844), etc.

Girardet (Jean), né à Lunéville, 4709-4778, fut protégé par François de Lorraine, à Florence, puis devint peintre du roi Stanislas. Ses nombreux tableaux sont répandus dans presque toutes les villes de la Lorraine.

Girardet (Arraham), graveur, né au Locle, près de Neuchâtel (Suisse), 4764-4823.

Girardet (Karl), né au Locle (Suisse), 4840- 4876, peintre, élève de Cogniet, a fait quelques tableaux de genre, et surtout composé beaucoup de vues de Suisse, d'Italie, d'Egypte.

Girardet (Edouard-Henri), frère du précédent, né à Neuchâtel (Suisse), 4S19-4867, l'accompagna dans ses voyages, s'est adonné à la peinture de fantaisie, et a laissé des gravures estimées.

Girardet (Paul), frère des précédents, né à Neuchâtel, 1824-1865, graveur distingué.

Girardin (René-Louis, marquis de), né à Paris, 4755-1808, maréchal de camp, embellit sa retraite d'Ermenonville, où il donna asile à

J.-J. Rousseau. On a de lui : De la composition des paysages, 1777.

Girardin ^LoUIS - STANISLAS - CÉCILE-XAVIER,

comte de), fils du précédent, né à Lunéville, 1762-1827, fut député a l'Assemblée législative, puis jeté en prison. Libre après le 9 thermidor, il fit partie du Tribunat en 1799, suivit le roi Joseph a Naples, devint général de brigade en Espagne, fut préfet, puis député en 1820 et siégea au côté gauche. On lui doit plusieurs opuscules littéraires et politiques, une lettre à M. Musset-Pathay sur la mort de J.-J. Rousseau; Journal et souvenirs, discours et opinions.

Girardin (ALEXANDRE COmte DE), frère du

précédent, 1776-1855, général en 1814, premier veneur sous la Restauration. On lui doit plusieurs opuscules politiques et il a fourni de nombreux articles au journal la Presse.

Girardin (DELPHINE Gay, madame EMILE de),

fille de madame Sophie Gay, née à Aix-la-Chapelle. 1804-1855, eut de bonne heure les succès les plus mérités. Ses poèmes nombreux, faciles, harmonieux, lui donnèrent une grande réputation pendant la Restauration. En 1831, elle devint madame de Girardin, et publia des romans d'une rare finesse d'observation ; puis, dans le journal la Presse, ses Lettres parisiennes, signées vicomte de Launay, qui ont été réunies en 3 vol. in-12. Depuis 1839, elle travailla pour le théâtre ; elle a écrit deux tragédies, Judith et Cléopâtre; YEcole des journalistes; C'est la faute du mari; le Chapeau de l'Horloger, et surtout Lady Tartufe et la Joie fait peur.

Girardon (François), né à Troyes, 1628-1715, abandonna létude de procureur où son père l'avait placé et, grâce au chancelier Séguier, put aller étudier à Rome. De retour en France, 1652, protégé par Colbert, il se montra bon sculpteur. Membre de l'Académie des Beaux-arts dès 1657, professeur en 1659, recteur en 1674, chancelier en 1695, il était devenu, à la mort de Lebrun, en 1690, inspecteur général des ouvrages de sculpture. On cite parmi ses meilleurs ouvrages: le Bain d'Apollon, l'Enlèvement de Proserpine, les sculptures du bassin de Neptune, celles de la Fontaine des Pyramides à Versailles ; etc., etc.

Giraud (Jean-Baptiste), sculpteur, né à Aix, 1752-1830, étudia en Italie, et fit mouler sous ses yeux les plus précieux monuments de la sculpture antique. Il fut membre de l'Académie des Beauxarts en 1789. Il a publié en 1797 un mémoire intitulé Musée olympique de l'école vivante des Beaux-Arts, et coopéré aux Recherches sur l'art statuaire chez les Grecs.

Giraud (Pierre-François-Grégoire), né au Luc (Var), 1783-1836, fit construire au faubourg du Roule une maison spécialement destinée à recevoir les plâtres précieux de la collection Giraud (Jean-Baptiste), son maître et son ami. 11 était, comme son maître, grand admirateur de l'art antique.

Giraud (Le comte Jean), né à Rome, 1776- 1834, d'une famille d'origine française, se livra â son goût passionné pour le théâtre, et devint populaire par ses deux comédies, les Gelosie et Ajo nell' imbarazzo. Il fut directeur des théâtres du royaume d'Italie en 4813. On a de lui : Commedie, 1823, 3 vol. in-8° ; Teatro domestico, 1825, 6 vol. in-12 ; Commedie scelte.

Giraud (Pierre), né a Montferrand, 1791-1850, fut envové comme missionnaire en Auvergne, 1818, et devint curé de la cathédrale de Clermont. En 1825, il prêcha le carême aux Tuileries; en 1830, Charles X le nomma évêque de Rodez. Archevêque de Cambrai en 1841, il reçut le chapeau de cardinal en 1847. Ses Œuvres ont été publiées plusieurs fois.

Giraiiit-Duvivier (CHARLES-PlERRE), né à

Paris, 1765-1832, conçut l'idée de sa Grammaire des Grammaires, en donnant des leçons à ses

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