‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 219 sur 657 · GIS · texte numérisé non relu

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filles. L'ouvrage, qui parut en 1S11, 2 vol. in-8°, eut un immense succès. On accueillit avec la môme faveur son Traité sur les Participes, 1814.

Girey-Dupré (JOSEPH-MARIE ) , lié a Paris

1769-1793, fui collaborateur de Brissot au Patriote Français, se rallia aux Girondins et partagea leur sort. Arrêté à Bordeaux, il fut ramené a Paris et fut exécuté le 20 novembre. Il avait composé, la veille de sa mort, l'hymne : Veillons au salut de l'Empire, qu'il chanta jusque sur l'échafaud.

Girgèh, sur la gauche du Nil., ville principale de la Haute-Egypte, à 420 kil. S.-E. du Caire. Fabriques d'étoffes; commerce assez actif; 10,000 h ab.

Girgenti, ch.-l. de la prov. de ce nom, en Sicile, a 100 kil. S. de Palerme, à 4 kil. de la Méditerranée, sur laquelle est un petit port, qui exporte des grains t;t du soufre; 21,000 hab. Les ruines de l'ancienne Agrigente sont à 2 kil. S.-E., à Girgenti-Vecchio. — La province à 3,862 kil. carr., et 289,000 hab.

Girod de l'Ain (Le baron Jean-Louis), magistrat, né à Gex, 1753-1839, fut maire de Gex en 1780, président du tribunal de Nantua en 1791, membre du Conseil des Anciens, du Conseil des Cinq-Cents, du Corps législatif, après le 18 brumaire, et député de l'Ain en 1818.

Girod de l'Ain (Le baron Amédée), fils aîné du précédent, né à Gex, 1781-1847, fut de bonne heure avocat général à la cour impériale de Paris et fit partie de la Chambre des représentants en 1815. Député en 1827, vice-président de la Chambre en 1829, il prit une part active à la révolution de 1830. Préfet de police jusqu'au mois de novembre, il fut alors nommé conseiller d'Etat. Président de la Chambre des députés, 1er août 1831, il soutint avec fermeté la politique de Casimir Périer, devint ministre de l'instruction publique et des cultes, 30 avril 1832, puis pair de France et président du conseil d'Etat.

Girodet<Trioson (ANNE-LOUIS Girodet de

Koussy, dit), né à Montargis, 1767-18^4, élève de David, obtint le grand prix en 1789 pour son tableau remarquable de Joseph reconnu par ses frères. A Rome, il étudia la nature et les grands maîtres; son Sommeil d'Endymion est une inspiration du Bacchus antique; son Hippocrate refusant les présents des Perses lui donna un rang élevé parmi les meilleurs artistes. Parmi ses œuvres on compte beaucoup de portraits remarquables et de tableaux estimés. En 1810, il remporta le prix d'honneur au concours des grands prix décennaux pour sa belle toile de la Révolte du Caire; son tableau de Pygmalion et Galatée excita plus de surprise que d'admiration Il avait composé une multitude de dessins, nui n'ont été connus qu'après sa mort. On a de lui deux volumes d'œuvres littéraires, publiés en 1829, et contenant un poème en 6 chants, le Peintre] des traductions faciles et élégantes des v»f>p|ps arecs et latins.

1 ciromas-y, ch.-l. de canton à 20 kil N.-O. de Belfort (France), sur la Savoureuse. Calicots; 3 357 hab. „ . -

Gironde, nom donné au fleuve qui est formé par la réunion de la Garonne et de la Dordo«ne, au Bec-d'Ambez. Elle a environ 80 kil. de Ion" et forme un canal embarrasse d îles, qui a rie S'a 14 kil. de largeur; le fleuve se rétrécit en face de Royan, où "il n'a que 5 000 m.;.lo fort de Rovan, a droite, la batterie de la pointe de Grave a gauche, défendent l'embouchure ; en avant est îa tour de Cordouan, le plus beau des Dhares de France. La marée, souvent très violente, produit le phénomène qu'on nomme mas-

Cac/,onde,dépnrt. de France, au S.-O., a 9,740 kil carrés et 748,703 hab. La partie S.-O. n est qu'une vaste plaine de sable, avec quelques fo-

rêts de pins et des broussailles; le nord et l'est sont couverts de coteaux d'une grande fertilité, de riches vignobles, de champs de céréales. Les vignes couvrent 125,000 hectares, produisent par an 2,500,000 hectolitres ; les vignobles peuvent se diviser en 4 classes : les Paluds ou terres d'alluvion. près des fleuves, qui donnent des vins médiocres; les Côtes, sur la rive droite de la Dordogne, vers Libourne et Saini-Emilion, les Graves, sur la rive gauche de la Garonne, qui donnent de bons vins^blancs, Saulerne, etc. ; le Médoc, dans une langue étroite de terre entre la Gironde et la mer. 11 comprend 6 arrondissements, Bordeaux, Blaye, Lesparre, Libourne, Bazas, la Réole ; 48 cantons et 552 communes. Il ressort de la Cour d'appel et de l'Académie de Bordeaux. Il a été formé d'une partie de la Guyenne (Bordelais, Périgord, Agénois, Bazadois). Il fait partie de la 18e région milit.

Girondins. On désigna sous ce nom, pendant la Révolution, un parti dont les principaux orateurs étaient du département de la Gironde. Les plus célèbres étaient : Vergniaud, Gensonné, Guadet, Brissot, Buzot, Pétion, Louvet, Ducos, Boyer-Fonfrède, Valazé, Barbaroux, Isnard, Lanjuinais, Condorcet, Rabaut Saint- Etienne, Carra, Roiand, dont la femme, Mme Roland, fut véritablement l'àme de la Gironde, ils dominèrent par leurs talents et surtout par leur éloquence passionnée dans l'Assemblée législative; ils encouragèrent la journée du 20 juin; ils laissèrent faire le 10 août. Mais, indignés des crimes de septembre 1792, effrayés de la puissance de la Commune de Paris, ennemis de la démocratie pure que soutenaient les montagnards, ils attaquèrent leurs ennemis, dans la Convention, avec plus de courage que de prudence. Accusés de fédéralisme, ils furent frappés par les insurrections du 31 mai et du 2 juin 1793. Les uns moururent sur l'échafaud, le 31 octobre; les autres, après avoir vainement essayé de soulever les départements contre la tyrannie de Paris, furent forcés de se disperser e"t périrent pour la plupart misérablement. Leur ruine a été un grand malheur pour la Révolution.

Girone ou Gerone, v. de la province de ce nom (Espagne), sur le Ter, à 90 kil. N.-E. de Barcelone. Commerce de lainages et de colonnades. Jadis ville forte très importante, aujourd'hui démantelée; 16,000 hab. — La prov. de Gerone, dans la Catalogne, a 5,884 kil. carrés et 299,000 hab.

Girons (Saint-), ch.-l. d'arrond. de l'Ariège, à 48 kil. O. de Foix, sur le Salât. Toiles, lainages, marbres; commerce de mulets; 5,190 hab.

Giry (Louis), né à Paris, 1596-1666, avocat, membre du conseil particulier de Mazarin, fut l'un des amis de Conrart, et l'un des premiers membres de l'Académie, 1636. — Giry (François), son fils, né à Paris, 1635-1688, de l'ordre des Minimes, a écrit les Vies des saints, 1682, 2 vol. in-fol.

Gischala, v. de l'ancienne Galilée.

Giscon ou Gisgon, nom de plusieurs Carthaginois célèbres. Le plus connu est le général qui commandait la garnison de Lilybée, à la fin de la première guerre punique. Dans l'horrible guerre des mercenaires, il fut massacré avec de cruels raffinements de torture.

Gisiebert, né à Mons, vivait au xne s II a écrit une Historia a creatione mundiad sua usque lerapora, qui est intéressante pour la partie comprise depuis 1030.

Gisoife ou Gisuif, nom d'un petit-neveu d'Alboin, duc de Frioul, de 590 à 611, tué par les Avares, et père du roi des Lombards, Grimoald. — Nom de deux ducs de Bénévent, l'un, de 690 à 703. l'autre, mort en 750. — Nom de deux princes de Salerne : le premier, de 943

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à 078, résista avec succès à Otton le Grand; le second, de 4052 a 1077, soutint le pape Grégoire VII contre Robert Guiscard, et fut dépouillé de sa principauté par son ambitieux beau-frère.

Gisors, ch.-l. de canton, arrond. et à 30 kil. E. des Andelys (Eure), surl'Epte. Filatures, percales, draps tins ; commerce de grains ; 4,36i hab. Jadis fortifiée, capitale du Vexin normand.

Gisquet (Henri), né à Vézin (Moselle), 1782- 1866, commis, banquier, fabriquant d'huile, prit une part active à la révolution de 1830; fut préfet de police de 1S32 à 1836, puis conseiller d'Etat et député. Il a publié : Egypte, les Turcs et les Arabes; et ses Mémoires, 3 vol. in-8<>.

Giischin, v. de Bohème, sur la Czidlina, à 75 kil. N.-E. de Prague, ch.-l. de cercle. Commerce de grains ; fabriques de lainages; 5,000 hab.

Giugiiano, v de la prov. et à 14 kil. N.-O. de Naples (Italie). Beau château ; 10,000 hab.

Giunta de Pise, peintre de l'école florentine, vivait de 1210 à 1240.

Giurgevo ou Jeikoki, v. de la Valachie (Roumanie), sur la rive gauche du Danube, en face de Routschouk, a 70 kil S.-O. de Bukharest ; elle sert de port à cette ville. Son commerce est actif, grâce surtout aux bateaux à vapeur qui y stationnent; 21,000 hab.

Giusti (Joseph), (Italie), né près de Pescia 18U9-1850, ami de Manzoni, d'Azeglio, de Gapponi, eut de la verve et de l'originalité dans ses satires libérales, qui se répandirent clandestinement. On lui doit encore : Discorso su Parini, et un recueil de Proverbes toscans, 2 vol.

Giustiniani (Bernardo), né à Venise, 1408- 1489, a laissé une histoire bien conçue de Venise : De Origine urbis Venetiarum rebusque ab ipsa gestis Historia, 1492, in-fol.

Giustiniani (Augustin), né à Gênes, 1470-1536, dominicain, fut' évêque, fut chargé par François, 1er d'enseigner l'hébreu à l'Université de Paris, 1518, et a laissé, entre autres ouvrages : Liber Job, nuper hebraicœ veritati restilutus ; Psalterium hebrœum, grœcum, arabicum et chaldaïcum, 1516, in-lol., premier essai d'une Bible polyglotte.

Giustiniani (Orazio), né à Gênes, mort en 4649, a écrit une Histoire des Conciles de Florence, Rome, 1638, in-fol.

Giustiniani (Laurent), 1761-1824, a laissé plusieurs ouvrages estimés de bibliographie et surtout : Dizionario geografico-ragionato del regno di Aapoli, 1797-1816. 13 vol. in-8<>.

Giustiniani (MARCO-ANTONIO) fut doge de

Venise de 1684 a 1688, après Luigi Contareno.

Givet, ch.-l. de cant., arrond. et a 38 kil. N.-E. de Rocrov f Ardennes), sur la Meuse, couvert par la citadelle de Charlemont. Fabriques considérables de colle-forte , de crayons, de

gines; martreries; tanneries. Patrie de Méhul;

Givors, ch.-l. de cant., arr. et à 22 kil. S. de Lyon (Rhône), sur la rive droite du Rhône, près du confluent de Gier. Entrepôt des houilles et des fers; teintureries de soie, tuileries, verreries; 11,470 hab.

Givry, un.-l. de cant., arr. et à 10 kil. O. de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), sur l'Orbize. Bons vins, grande exploitation de pierres de taille; 2,981 hab. !

Givry (ANNE DAnglure DE), 1560-1594, fut

l'un des plus fidèles et des plus braves compagnons de Henri IV. Il était devant Paris en 4590 et par générosité laissait entrer des vivres dans la ville. 11 surprit Corbeil, enleva Lagny, et fut tué d'un coup d'arquebuse au siège de Laon.

Gizèh ou Giuzèh, ch.-l. de la prov. de ce nom (Egypte moyenne), sur le Nil, au-dessus du Kaire, a l'extrémité S. de l'île de Roudah, en

face du vieux Kaire. Pies de là sont les grandes pyramides, le Sphinx, les ruines de Memphis.

Giaber, c.-à-d. le Chauve (Raoul ou Rodulphe), né en Bourgogne, mort au monastère de Cluny vers 1050, a laissé une Chronique en cinq livres, de 900 à 1046; souvent confuse, inexacte, pleine d'anecdotes merveilleuses ou superstitieuses ; elle présente cependant un tableau fidèle de l'état des mœurs et des idées à cette époque.

Glacial (Océan). V. OCÉAN.

Gladbacn OU Dlonchen, V. de la prov.

Rhénane (Prusse), près de la Niers, à 24 kil. E. de Dusseldorf; centre d'un pays peuplé, très florissant par l'agriculture , l'industrie et le commerce; fabriques de tissus de coton et de laine, 37,000 hab.

Gladiateurs (de gladius, épée), hommes qui, chez les Romains, combattaient dans le cirque, soit entre eux, soit contre les bêtes féroces. Les uns étaient esclaves, les autres, barbares venus de la Gaule ou de la Germanie. On apprenait aux gladiateurs les lois de l'escrime, et leurs maîtres, les lanistes , leur montraient même comment on devait tomber avec grâce. Ces combats, introduits à Rome vers 264 av. J.-C, devinrent bientôt très populaires; la foule les préférait aux plus belles représentations théâtrales, et il y eut parfois jusqu'à 300 paires de gladiateurs. Vainement Constantin abolit ces combats en 326; ils reparurent, et il fallut le devoument du moine Télémaque pour décider l'empereur Honorius à les proscrire définitivement, en 403. — Quand on donnait un combat de gladiateurs, munus gladiatorum, on commençait par promener les combattants sur des chars brillants; lorsqu'un gladiateur était blessé, il devait attendre la mort de la main du vainqueur, si les spectateurs levaient la main, en abaissant le pouce, c'était signe qu'il fallait l'épargner; mais s'ils levaient le pouce, il devait ê'.re immolé. L'arrivée de l'empereur sauvait la vie du vaincu. Souvent des agents spéciaux égorgeaient dans le spoliaire les gladiateurs grièvement blessés. Au bout de trois ans, le gladiateur pouvait demander son congé; il recevait alors un fleuret de bois (rudis) et une palme d'argent.

Giadova, v. de Serbie, sur la rive droite du Danube, au-dessus du défilé des Portes-de-Fer.

Gtamorgan, comté du Pays de Galles, au S.-E. fertile en céréales, riche en bestiaux, fer, anthracite. Le chef-lieu est Cardiff; les villes princ. sont : Merthyr-Tydvil, Swansea, Neath, Landaff.

Gtaadèves (anc. Glannativa), dans l'arrond. et à 43 kil. N.-E. de Castellane (Basses-Alpes), jadis siège d'un évèché. 11 n'en reste qu'un vieux château. [tern.]

Glane, affl. de la Nahe, passe à Kaiserslaii-J

Glanfeuil, anc. monastère fondé par saint Maur, en 553, ruiné au milieu du vme s., à 32 kil N.-O. de Saumur; aujourd'hui Saint-ttaur-sur- Loire (Maine-et-Loire).

Glanvil OU Glanville (RANULPHE de), lié a

Stratfort (Suffolk), mort en 1190, baron an^luir,, grand-justicier d'Angleterre, 1180, fut tué au siège de Saint-Jean-d'Acre. Il est l'auteur d'un traité De Legibus et Consuetudinibus regni Ang/iir. qui peut-être fut seulement compilé sous sa direction.

Gianviii (Joseph), né à Plymouth, 1636-1680, fut recteur de Bath depuis 1668, puis chapelain de Charles II. Il s'est efforcé de rabaisser la raison dans ses ouvrages : Vanité du dogmatisme; Scepsis scientifica, or confessed ignorance the waij to science, etc. Son livre, intitulé : Considérations philosophiques sur l'existence des sorciers et de la sorcellerie, fut l'occasion d'une violente polémique.

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Glareanus (HENRI Loritus OU Lorits, dit),

né à Glaris (d'où son surnom), 4488-1563, fut d'abord célèbre par ses poésies latines; enseigna les belles-lettres au Collège de France à Paris, embrassa la réforme, puis fonda et dirigea une école à Fribourg en Brisgau. îl a publié de nombreuses éditions des classiques;" Annotationes in Titum Livium, 1540, in-fol ; De geographia liber, 1527, in-4°; Helvetiœ Descriptio (en vers) ; De quatuor Helvetiorum Pagis ; De Ponderibus et Mensuris, 1550, in-fol ; Dodecachordon, 4547, in-fol.

Glaris, canton de la Confédération Helvétique; il est surtout formé par les deux vallées supérieures de la Linth, le Linththal et l'Engithal ou Sernfthal. Les pâturages sont nombreux, mais la terre s' refuse à la culture. Il y a des ardoises, d^" grès, des eaux sulfureuses. On exploite les forêts, on élève beaucoup de bétail. Il a 691 kil. carres et 35,000 hab., dont 28,000 protestants. — Le pays de Glaris fit partie de la Rhétie, de la Souabe, releva de l'abbave de Seckingen et du couvent de Scbannis, puis fut soumis aux Autrichiens. Il fit partie de la Confédération en 1352.

Glaris, ch.-l. du canton, sur la Linth, à 130 kil. N.-E. de Berne, est entouré de hautes montagnes Filatures de coton, fabriques de draps, d'indiennes, de mouchoirs pour l'exportation, de soieries, de fromages. Patrie de Tschudi; 7,600 hab.

Glasgow ou Glascow , v. du comté de Lanark (Ecosse), sur la rive droite de la Clyde, à 70 kil. O. d'Edimbourg. Elle se divise en ville neuve et en ville vieille, sur la rive droite du fleuve; il y a de belles rues et un grand nombre d'édifices; la cathédrale, Saint-Mungo, l'église Saint-André, les colonnes de Walter Scott, de James Watt, du général Moore, de Nelson ; l'université, qui date de 1450, avec un observatoire et le musée de Hunter; l'hôtel de ville, le palais de justice, etc.; et de nombreux établissements d'instruction. L'industrie est très considérable Bt variée, filatures de coton, fabriques de cotonnades, de porcelaines; fonderies de fer, construction de bateaux à vapeur, produits chimiques , teintureries , blanchisseries , imprimeries, etc. ; grand marché pour les laines et les /ers; centre du commerce des mousselines brodées. La navigation a pris d'immenses développements sur la Clyde; Il y a des services réguliers de paquebots à voiles et a vapeur pour les différentes parties du monde. La population était de 59,000 hab., en 1780; de 77,000 en 1801 ; de 100,000 en 1811 , de 147,000 en 1821 ; de 395,000 en 1863; de 477.000 en 1871 ; elle dépasse 512,000. Patrie d'Hutchinson, de A. Smith, de Reid, de Simpson, et des littérateurs Bichardson, Young, Moore et Jardine.

Glasgow (Port-), v. du comté de Renfrew (Ecosse), sur la rive gauche de la Clyde, a des chantiers de construction, des fabriques de cordes, de toiles a voiles, etc. ; 10,000 hab.

Glass OU Glassius (SALOMON), lié à Son-

dershausen, 1595-1656, professeur de théologie à Iéna, a écrit de nombreux ouvrages sur l'Ecriture sainte, principalement : Philologia sacra, 1623, in-4o.

Giastenbury, v. du Connecticut (Etats-Unis), sur le Connecticut, à 50 kil. N.-E. de New-Haven. tissus de coton et de laine; 6.000 hab.

Glastonbury, v. du comté de Somerset (Angleterre), a 10 kil. S.-O. de Wells; 4.000 hab.

Glatt (La), affl. de »auche du Rhin, traverse, en Suisse, les lacs de Paffikon et de Greiffen, et finit entre Eglisau et Kayserstuhl. Elle n'est pas navigable.

Glatx, v. forte de Silésie (Prusse), à 90 kil. S.-O. de Breslau, sur la Neisse, au centre d'une belle vallée, couvre la principale entrée de la

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Silésie du côté de la Bohème. Elle est protégée par un vieux château et par une forteresse construite récemment Fabriques de draps, de toiles; 10,000 hab.

Giauber (Jeàn-Rodolphe), chimiste allemand, né à Karlstadt, 4604-4668, aimait les théories alchimiques les plus bizarres, et cachait ses découvertes aux autres. Il a fait plusieurs découvertes importantes : le sel de Glauber (sulfate de soude); les chlorures d'antimoine, d'étain, d'arsenic, de zinc, etc. Parmi ses nombreux écrits on cite : De auri Tinctura, Opus minérale, Miraculum Mundi (description de la nature), Tractatus de medicina universali, Tractatus de Natura Salium, etc.

Glauber (Jeak) , dit Polydore , peintre de paysage et graveur hollandais, né à Utrecht, 1646-4726, a été l'un des meilleurs artistes de l'école hollandaise.

Glauchau, v. du roy. de Saxe, sur la Mulde, à 40 kil. N.-E. de Zwickau, Tissus de laine et de coton, étoffes imprimées, draps ; usines pour le fer et le cuivre. Patrie du minéralogiste Agricola; 21,000 hab.

Giaucia (C. Servilius) vivait en l'an 400 av. J.-C. Eloquent, habile, mais capable de tout par ambition, il était préteur, lorsqu'il s'unit à Saturninus, qu'il avait fait élire tribun. Il périt avec lui.

Glaucias, roi de la tribu iliyrienne des Taulantiens, fut battu par Alexandre le Grand, vers 335 av. J.-C. ; plus tard, rétablit le jeune Pvrrhus sur le trône d'Epire en 307.

Glazer OU Glaser (CHRISTOPHE), né à Bàle,

mort en 4678, pharmacien de Louis XIV et du duc d'Orléans, trouva le sulfate de potasse, longtemps connu sous le nom de polychreste de Glaser, et a écrit un livre remarquable par sa clarté : Traité de chimie, etc., 4663.

Gieditsch (Jean-Théophile), né à Leipzig, 4744-4786, directeur du jardin botanique de Berlin, a écrit de nombreux ouvrages d'économie rurale : Considérations sur l'apiculture; Introduction systématique à la science forestière; Histoire théorique et pratique de toutes les plantes médicinales ; etc.

Gleim (Jean-Guilladme-Lodts), né à Ermsleben (pays d'Halberstadt), 4749-4803, fut l'un des fondateurs de la Société des Muses à Halle, eut beaucoup d'admirateurs pour ses poésies badines, ses Fables, ses Romances, ses Chants de guerre, Halladat, poème didactique sur la religion naturelle, ses Chansons populaires, etc.

Gieiwitz, v. de !a Silésie (Prusse), sur la Klodnitz, a 66 kil. S.-E. d'Oppeln. Siège de l'industrie des mines de la Haute Silésie ; fabriques de draps, verrerie royale: 40,000 hab.

Giénans (Les), groupe de '9 petites îles, à 20 kil. de la pointe de Penmarch (Finistère), qui dépend de l'arrond. de Quimper; elles sont environnées d'écueils dangereux.; Cigogne, au centre, dominant toutes les passes, a un fort.

Glencoe OU Glencona, vallée d'ECOSSe, au

N. du comté d'Argyle, longue de 42 kil. et traversée par la Cona. Peut-être patrie d'Ossian.

Gienei», v. de l'Australie méridionale, bâtie dans un marécage sur le golfe de Saini-Vincent, est le centre d'une colonisation assez importante,

Giichestere (Heinrich der), poète allemand du xne siècle, dont nous ne connaissons probablement que le surnom, est l'auteur du poème Heinhart, l'un des monuments les plus curieux du moyen âge.

Gliuski (Michel), né en Lithuanie, se distingua contre les Tatars, sous le roi de Pologne Alexandre, fut disgracié par Sigismond, et se mit au service du tzar Vasili IV, qu'il aida à prendre Smolen6k.

Glocester, Glouçester OU Gloster, comté

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