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GNE

de l'Angleterre à l'O. ; il renferme une portion de l'estuaire de la Severn, qui arrose sa partie occidentale, avec l'A von et la Wye. A l'E., le district de Cotswold nourrit de beaux troupeaux; la vallée de la Severn est fertile; le district de l'O.. où s'élevait jadis la belle forêt de Dean, renferme un grand nombre de puits a houille. Les vergers du centre et de l'O. produisent un cidre excellent. Le ch.-l. est Glaucester; v. princip., Cheltenham, Berkley, Cirencester, Stroud, Tewkesbury, Clifton.

Glocester OU Gloucester, Ch.-l. du COmté

(Angleterre), sur la rive gauche de la Severn, a 180 kil. N.-O. de Londres. Commerce de fer, de lin et de fromages, cordages, grande industrie d'épingles; source d'eau minérale très fréquentée; 20,000 hab.

Glocester, v. du Massachusetts (Etats-Unis), à 40 kil. N.-O. de Boston, port dans la baie de Massachusetts, fait un commerce considérable; 7,000 hab.

Glocester (Robert, comte de), fils naturel de Henri 1er, joua un rôle important dans la longue lutte soutenue par sa sœur Mathilde, qui disputait le trône d'Angleterre à son cousin, Etienne de Blois.

Glocester (THOMAS Woodstock, duc DE),

fils du roi Edouard III, fut l'un des tuteurs de son neveu, Richard II, et fut mis à mort à Caiais, en 1399.

Glocester (Humphrey) , duc de) , frère de Henri V, fut l'un des tuteurs du jeune Henri VI, et régent d'Angleterre. Il ne sut pas s'entendre avec son frère, le duc de Bedfort, régent de France, entra en lutte avec le duc de Bourgogne, Philippe le Bon; fut accusé de trahison en 1447, et trouvé mort dans sa prison. L'opinion populaire accusa la reine d'avoir fait périr le bon duc de Glocester.

Glocester (RICHARD, duc DE). V. RICHARD III.

Giockner (Gross-), sommet des Alpes Noriques, a la limite du Saltzbourg autrichien, de rillyrie et du Tyrol; 3,894 m.

Giogau ou Gross>Giogau, place forte de ia Silésie (Prusse), sur la rive gauche de l'Oder, à 52 kil. N. de Liegnitz. Grand commerce de grains; cotonnades; 18,000 hab.

Giogau (Klein OU Ober), bûurg de la Si-

lésie (Prusse), à 35 kil. S. d'Oppeln. Toiles et lainages; 4,000 hab.

Giomei, commune du canton de Rostrenen, arrond. et à 40 kil S.-O. de Guingamp (Côtesdu-Nord) ; 3,670 hab.

Giommen, fleuve de la Norvège, descend du mont Skarven dans le Dovrefield, arrose Rœraas, traverse le pays sauvage du Hedernarken, fait une série de "chutes, dont la principale, celle de Sarpen, a 20 m. ; passe à Kongsvinger, forme plusieurs lacs et finit dans le Skager- Rack, près de Frederikstadt, après un cours de

Giota, nom ancien de la Clyde.

Giover (Richard), né à Londres, 1712-1785, s'occupa de poésie plus que de commerce, et devint célèbre par son poème de Léonidas. Le Spectre d'Hosier, chanson populaire, est une vigoureuse composition. Il siégea avec honneur au Parlement de 1761 à 1775. Il avait écrit des tragédies et un poème. ïAthénaïde, en 30 chants, suite oubliée du Léonidas. Ses Mémoires ont été publies en 1814.

Gluck (Christophe), né à Weissenwangen (Haut-Palatinat), 1714-1787, de bonne heure orphelin et pauvre, composa plusieurs opéras, trop faciles, qui furent représentés à Milan, Venise, Turin, de 1741 à 1744. Directeur du Théâtre-Italien à Londres, il écrivit la Chute des Géants, en 1745. Son génie ne s'était pas encore révélé. De retour à Vienne, il travailla avec ardeur a son instruction, et revint en Italie com-

poser la Clemenza di Tito, Antigono, Clelia, Telemacco, Baucis e Filemone, Aristeo, etc. Il écrivit a Vienne, de 1761 à 1764, la musique à'Alceste, de Paris et Hélène, d'Orphée, qui lui donnèrent la célébrité . Il arrangea alors pour la scène lyrique VIphigénie en Aulide de Racine. Mais pour triompher des préjugés et des obstacles il eut besoin d'une énergique volonté et de l'appui de Marie-Antoinette, qui avait été son élevé. Iphigénie, représentée en 1774, fut suivie d'Armide et d'Iphigénie en Tauride. Orphée, Al~ ceste, traduits en français, eurent un succès complet. Mais la cour, la ville, les journaux, les salons, se partagèrent en deux camps ennemis, les Gluckistes et les Piccinistes, 1777-1780; les' premiers finirent par l'emporter. Il retourna a Vienne, en 1780, où il mourut riche et considéré. C'est par ses accents pathétiques , par son expression dramatique, qu'il s'est placé au rang des grands compositeurs.

Giuckov ou Gioukov, v. du gouvern. et à 185 kil. E. de Tchernigov (Russie). Fabriques de- draps pour l'armée; commerce de céréales- 8,000 hab.

Giùckstadt (Fanum Fortunœ), capit. du Holstein (Prusse), sur la rive droite de l'Elbe, a 52 kil. N.-O. de Hambourg. Arsenal; commerce assez étendu ; 6,000 hab.

Gluiras, bourg du cant. de St-Pierreville, arr. et à 50 kil. N.-E. de Privas (Ardèche). Mûriers, vins; 2,755 hab.

Gly (LA) OU l'Agly. V. AGLY

Giycas (Michel), historien byzantin de la fin du xne s., né à Constantinople ou en Sicile, a composé une Chronique en quatre parties, depuis la création jusqu'à la mort d'Alexis Comnène, en 1118.

Glycerius (Flavius) fut nommé empereur d'Occident par le Bourguignon Gondobald, en 473. L'empereur d'Orient, Léon 1er, lui opposa Julius Nepos, qui le força d'accepter l'évêché de Salone. Il mourut peut-être en 480.

Giycon, statuaire athénien, d'une époque incertaine, nous est connu par la statue colossale d'Hercule, dite l'Hercule Farnèse, qu'on découvrit dans les bains de Caracalla.

Gmelin (Jean-Georges), né a Tùbingen, 1709- 1755, fut professeur à Saint-Pétersbourg, et fit partie du voyage scientifique organisé par l'impératrice Anne pour explorer la Sibérie, 1733- 1743. Parmi ses ouvrages, on remarque : Flora Sibirica; Voyage en Sibérie, 4 vol. in-8°.

Gmelin (Samuel-Théophile), neveu du précédent, né à Tùbingen, 1743-1774, est surtout connu par son Voyage à travers la Russie pour l'étude des trois règnes de la nature, 3 vol. in-4<>.

Gmiind, v. du cercle du Jaxt (Wurtemberg), sur la Rems. Industrie très active ; orfèvrerie d'or et d'argent, tabletterie, cannes, orgues, pianos, etc. ; 8,000 hab.

Gmùnd , v. de la Haute-Autriche , sur la Traun, à sa sortie du lac. Siège de la direction des forêts et salines de l'archiduché ; 4,000 hab.

Gmùnd , ville de Carïnthie (Autriche) , au N.-O. de Klagenfurth ; 4,000 hab.

Gneditsch (Nicolas), né à Poltawa, 1784- 1833, a publié plusieurs traductions en vers russes (['Iliade, le Roi Lear de Shakspeare, Tancrède de Voltaire, les Chants populaires de la Grèce moderne, etc.); et, parmi ses OEuvi-e* originales, la Aaissance d'Homère, l'idylle des Pêcheurs, etc.

Gneisenau (AUGUSTE \eidhardt, comte DE),

né a Schiida (Saxe), 1760-1831, servit en Autriche, en Amérique parmi les mercenaires allemands, en Prusse ; mais resta vingt ans capitaine. Les malheurs de la Prusse, en 1806, lui fournirent l'occasion de montrer ses talents ; il devint colonel, conseiller d'Etat, contribua beaucoup à l'organisation de la landwehr, à la pro-

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