GOA
GOD
pagalion du Tugend-Bund; en 1813, 1814, 1815, il dirigea les opérations stratégiques de l'année de Blucher. Après avoir donné sa démission, il fui mis dans le conseil d'Etat à la tète de la section de la stuerre, 1818 ; il fut nommé feidmaréebal en 1825.
Gnesae OU Gnesen, en polonais Gniezno,
v. de la prov. et à 45 kil. N.-E. de Posen (Prusse), la plus ancienne de la Pologne, pendant quelque temps résidence des rois, et, jusqu'en 1520, la ville de leur sacre. De 1000 à 1769, elle fut le siège de l'archevêque, primat de Pologne. Manufactures de draps et foire célèbre, où l'on vend beaucoup de chevaux et de bœufs ; 11,000 h.
Gnide. V. CNIDE.
Gnomes (de Yva>pv/], intelligence), êtres imaginaires, inventés par les poètes et les gnostiques, génies bienfaisants, de petite taille, habitant des grottes de cristal dans l'intérieur de la terre, gardant les mines et les trésors cachés.
Gaosse. V. CNOSSE.
Gnostiques (du grec yvîûGiç,, connaissance), sectaires religieux et philosophiques des trois premiers siècles. Leur doctrine, la gnose, est un mélange assez obscur d'idées empruntées a l'Inde, a la Perse, a l'Egypte, aux livres de Moïse et des chrétiens. Ils prétendaient que cette science mystérieuse, due soit à une intuition directe, soït à une tradition aussi ancienne que le monde (ils composèrent, pour accréditer cette opinion, des ouvrages d'une antiquité supposée), expliquait le secret de l'univers; les trois principes essentiels étaient la matière, le Démiurge, auteur de ce monde imparfait , le Sauveur chargé de faire disparaître le mal et de réaliser la perfection. Beaucoup pensaient que tout émane d'un Dieu suprême, qui remplit et pénètre tout; ils tombaient dans le panthéisme ; d'autres soutenaient que la perfection est le résultat d'une aspiration vers les choses divines, d'une contemplation céleste; ils penchaient vers le mysticisme. Simon le Magicien, Ménan'lre, Cérinthe, Dosithée furent les fondateurs du gnosticisme, au ier s. après Jésus- Christ; il y eut ensuite une multitude de sectes et d'écoles : celles de Marcion et de Cerdon ; celles de Saturnin d'Antioche, de Bardesane d'Edesse et de Tatien, en Syrie; celles d'Egypte surtout, de Basilide, de Valentin, et celle des Ophites, parce que le serpent (691;) était leur principal symbole. Les Pères de l'Eglise, Clément d'Alexandrie, Oritiène, Irénée, Théodoret, Epiphane, Tertullien, saint Augustin, etc., combattirent ces erreurs. — V. Neànder. Développement des systèmes gnostiques et Antignostique ; Bauer, la Gnose chrétienne, 1835 ; et surtout Matter, Histoire critique du Gnosticisme, 1828, 1842, 3 vol. in-80.
Goa, v. de l'Hindoustan, sur la côte du Konkan, dans l'anc. pays de Bedjapour, jadis si florissante, lorsqu'elle était la capitale de la viceroyauté des Indes portugaises, était déjà en décadence, lorsqu'une épidémie la fit presque abandonner au xvin* s. Elle a été remplacée par Villa-Nova de Goa ou Pandjim, appelée Tissoari par les indigènes, à 9 kil., dans l'île de Goa, vers l'embouchure de la Mandova, par 15° 29' 30" lat. N. et 71<> 30' 6" long. E. Elle est fortifiée, avec une bonne citadelle, est la résidence du vice-roi, siège d'un archevêché; belle cathédrale; grand établissement des jésuites, dont l'église renferme le tombeau d'Albuquerque. Le commerce est important (riz. tabac, café, poivre, fruits, cocos, etc.); pop. 20,000 hab. C'est le ch.-l. des possessions portugaises de l'Inde, qui comprennent les territoires de Goa, de Damao et de Diu, plus au nord; la pop. totale est d'environ 480,000 hab.
Goar (Saint-), v. de la prov. Rhénane (Prusse), sur la rive gauche du Rhin, à 25 kil. S. de Coblentz. Vieux château de Rkeinfels, l'un des plus beaux des bords du Rhin ; 1,500 hab.
Goarec, ch.-l. de canton, arr. et à 40 kil N -O. de Loudéac (Côtes-du-Nord), sur le Blavet ; 811 hab.
Goave (Le Grand-), bourg d'Haïti, sur la rivière du même nom, près de la baie de Léogane, à 50 kil. S.-O. de Port-au-Prince. Bon port, défendu par un fort.
Goave (Le Petit-), port d'Haïti, sur la baie de Léogane, à 32 kil. S.-O. de Pori -au-Prince, entrepôt du Grand-Goave. [Mathieu (Finistère) ] Gobseum promontorium, auj. Pointe Saint-} G«bain (Saint-), v. du canton de La Fere, arr. et a 25 kil. N -O. de Laon (Aisne). Célèbre manufacture de glaces fondée en 1688 , 2.120 hab.
G©bei (Jeax-Baptiste-Joseph), né à Thann, 1727-1794, évêque de Lydda in partions en 1772, évêque suffragant de Bàle en 1789, député aux Elats généraux, fut nommé évêque de Paris et fut installé par l'évêque d'Autun, Talleyrand. Gobel, faible de caractère, se laissa dominer par les Hébertistes, renonça aux fonctions du culte, à la barre de la Convention, et fut enveloppé dans la ruine des Hébertistes, le 24 germinal, an II.
Gobeiin (Jehan ), teinturier célèbre, vint s'établir à Paris vers 1450. sur les bords de la Bièvre, et mourut en 1476. Il légua une grande fortune a ses enfants, qui continuèrent son industrie jusqu'au milieu du xvne s En 1662, Colbert acheta, au nom de Louis XIV, YHosteï des Gobelins, et sur cet emplacement l'on établit la célèbre manufacture royale de tapis, qui a perpétué le nom des Gobelins jusqu'à nous.
Gobelins (Rivière des), V. Bièvre.
Gobert ( Napoléon, baron ) était l'un des douze enfants de maréchaux ou de généraux qui eurent Napoléon I« pour parrain. Il était né en 1807; en 1830, il combattit avec les Parisiens, entra dans l'année, fut attaché à l'ambassade de Londres, et mourut au Caire en 1833. Possesseur d'une grande fortune, il fonda deux prix de 10,000 francs de rente, que l'Académie française et l'Académie des Inscriptions décernent : le premier, a l'auteur du morceau le plus éloquent d'histoire de France publié dans l'année précédente ; le second, à l'auteur du travail le plus savant ou le plus profond sur l'histoire de France ou les études qui s'y rattachent.
Godaiming, v. du comté de Surrey (Angleterre), sur la Wey, à 6 kil. S.-O. de Guildford ; 5,000 hab.
Godard (Saint), archevêque de Rouen au ve s. et au vie; peut-être frère de saint Médard. On le fête le 8 juin.
Godard (Jean), né à Paris, 1564-1630, fut mis, par plusieurs, au niveau de Ronsard. 11 avait composé la Franciade, tragédie en 5 actes, et les Déguisés, comédie en 5 actes, imitée de l'Arioste.
Godard d'Aucour (Claude), littérateur, né à Langres, 1716-1795, a publié un certain nombre de romans qui eurent du succès : Mémoires turcs; Thémidore; Histoires et aventures de '*', par lettres ; la Naissance de Clinquant et de sa fille Mérope, etc.
Godard d'Aucour de Saint- Just (CLAUDE,
baron), fils du précédent, né a Paris 1769-1826, a composé les paroles de plusieurs opéras-comiques, des comédies, tragédies, élégies, etc.
Godavery, fleuve de l'Hindoustan, vient des Ghattes occidentales, coule, du N.-O. au S.-E., à travers le plateau du Dekkan, et se jette dans le golfe de Bengale par plusieurs bouches sur l'une desquelles est Yanaon. Son cours est de 1,500 kil. C'est un des fleuves sacrés des Hindous.
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Godeau (Antoine i. né à Dreux, 4603-1672, parent de Conrart, mérita le surnom de Nain de la princesse Julie (Mlle de Rambouillet). 11 fut l'un des premiers membres de l'Académie française, et reçut de Richelieu l'évêehé de Grasse, 1636; il devint plus tard evéque de Vence, 1642. Ses ouvrages poétiques sont depuis longtemps oubliés; mais on estime encore ses ouvrages d'érudition et d'histoire : Eloges des évéques ; Discours sur les œun-es de Malherbe; Vie de saint Paul, de saint Augustin; Histoire de l'Eglise, depuis le commencement du monde jusqu'à la fin du vinc siècle, 5 vol in-fo!. ; la Morale chrétienne, 3 vol. in-12, etc.
Godecharles (GUILLAUME), sculpteur belge, né a Rruxelles, 1750-1835.
Godefroy de Bouillon, né probablement
à Baisy, près de Genappe. dans le Brabant, 1058-llUO, était fils d'Eustache II, comte de Boulogne, et d'ide, fille de Godefroy le Barbu, duc de Basse-Lorraine et de Bouillon. Il descendait, dit-on, de Charlemagne par les femmes. Nommé, par l'empereur Henri IV, marquis d'Anvers, il défendit la cause de ce prince, excommunié, contre les seigneurs allemands, et, a la bataille de Volskheim, 1080, blessa mortellement l'anti- César, Rodolphe de Souabe. 11 suivit Henri IV en Italie, et monta le premier à l'assaut de Rome en 1083. L'Empereur lui donna le duché de Rouillon. Dans une grave maladie, il fit vœu d'aller au pèlerinage de la Terre-Sainte. — 11 fut l'un des premiers à prendre la croix, en 1095, à la voix d'Urbain II, et fut l'un des chefs d'une armée considérable de guerriers français et allemands, qui s'acheminèrent par la vallée du Danube, la Hongrie, la Bulgarie, vers Constantinople. 11 prit Nicée, contribua beaucoup à la victoire de Dorylée, à la prise d'Antioche, à la victoire des chrétiens sous les murs de cette ville, enfin à la prise de Jérusalem, 15 juillet 1099. Proclamé roi, il accepta seulement le titre.de baron du Saint-Sépulcre, commença l'organisation de son royaume et la rédaction des lois appelées Assises de Jérusalem. Il assura la con-
Suète par la victoire d'Ascalon, sur les Egypens, et mourut peut - être empoisonné par l'émir de Césarée. Le Tasse l'a choisi pour le héros de sa Jérusalem délivrée.
Godefroy de \iterbe, secrétaire de Frédéric Ier, évêque de Viterbe en 1184, a laissé, sous le nom de Panthéon, une Chronique universelle jusqu'en 1183, moitié en prose, moitié en vers.
Godefroy (Denis), né à Paris, 1549-1621, embrassa probablement la réforme à Heidelberg; fut docteur en droit à Orléans en 1579, et quitta la France, à cause des guerres de religion, en 1 ô8û. Il fut professeur de droit a Genève, à Strasbourg, à Heidelberg ; et, malgré les instances de Henri IV, ne voulut pas rentrer en France. — Il a été surtout un vulgarisateur habile. La publication de son Corpus juris civilis, 1583. in-4<> avec notes et commentaires, a fait époque; il eut plus de vingt éditions. On lui doit encore beaucoup d'autres ouvrages, éditions, commentaires, compilations.
Godefroy (Théodohe). fils du précédent, né à Genève, 4380-1649, abjura le calvinisme a Paris, 160-2, et devint historiographe de France, 1617. Parmi ses nombreux ouvrages, on cite : Mémoires concernant la préséance des rois de France sur les rots d'Espagne, 1613. in-4o ; Histoire de Charles VI, de Juvenal des Ursins, avec notes et preuves. 1614, in-4<>; Hist. de Louis XII, de Claude de Seyssel, avec notes et preuves, 1615, Hist. du chevalier Bayard, 1616; Hist. de Charles VI, par Guill. de Jaligny, 1617 ; le Cérémonial de France, 1619, in-4o ,• Hist. de Louis XI I, par Jean d'Aulon, 1620 ; Hist. de Boucicaut, 1620; Hist. de Louis XU, par Jean de Saint-Gelais,1622;
Hist. d'Artus III, duc de Bretagne, 1622; De la véritable origine de la maison d'Autriche, 1624 ; etc.
Godefroy (Jacques), frère du précédent, né à Genève, 1587-1652, resta calviniste et fut professeur de droit a Genève. 11 a publié de Bavants ouvrages, encore estimés : De statu Paganorum sub imperatoribus christiania, 1616' in-4° ; Fragmenta Duodecim Tabularum ; Manuale Juris, souvent réimprimé ; et surtout Codex Theodosianus, 1665, 6 tom. en 3 vol. in-fol.
Godefroy (Denis), fils de Théodore, né à Paris, 1615-1681, fut historiographe de France dès 1640. On lui doit : Mémoires de Comines, avec notes et preuves, 1649, in-fol. ; Mémoires et instructions pour servir dans les négociations et affaires qni concernent les droits du roy, 1665, in-fol. ; Hist. des connétables, chanceliers, maréchaux, amiraux, grands-maîtres et autres officiers delà couronne et de la maison du roi, 1658, in-fol. ; Hist. du roi Charles VII, par J. Chartier, Jacq. Bouvier, Matt. de Coucy, etc. ; Hist. du roi Charles VIII, par G. de Jaligny, André de la Vigne, etc., 1684. in-fol. ' .
Godefroy (Denis), fils du précédent, né à Paris, 1653-1719, a écrit : Abrégé des trois Etats, 1682, in-12 ; il a donné une édition de la Satire Ménippée, 3 vol. in-8°, et des Traités concernant l'histoire de France recueillis par Dupuy.
Godefroy (JEAN), sieur d'Aumont, fils de
Denis II, né à Paris, 1656-1732, a publié : les Lettres de Louis XII, les Mémoires de Marguerite de Valois, de Castelnau, de VEstoile, de Comines, et plusieurs écrits relatifs à la Ligue.
Godégisèle OU Gondegésile, l'un des fils
du roi des Bourguignons, Gondicaire, 463, fut en lutte avec son frère, Gondebaud, qui le fit périr, 507.
Godeheu, gouverneur des Indes françaises au xvme s., l'un des directeurs de la compagnie des Indes, chargé de remplacer Dupleix, en 1754, conclut, avec le commissaire anglais Saunders, en 1755, un traité honteux par lequel les Français renonçaient à toutes leurs conquêtes.
Goderviiie, ch.-l. de canton, arrond. et à 30 kil. N.-E. du Havre ( Seine - Inférieure ) ; 1,312 hab.
Godescard (Jean-François), né à Roquemont, près de Rouen, 1728-1800, a publié : Vies des Pères, des Martyrs et des autres principaux Saints, trad. librement de l'anglais Alban Rutler, 12 vol. in-8<> ; etc.
Godiinvn ou t,îeveiy, établissement danois, sur l'île Disco. a l'O. du Groenland.
Godin (Louis», né à Paris, 1704-1760, membre de l'Académie des Sciences en 1725, continua l'histoire de ce corps savant par Fontenelle (11 vol. in-4°), et fut chargé par l'Académie, avec Bouguer et La Condamine, d'aller au Pérou, pour déterminer la forme et la mesure de la terre. Il a publié la Connaissance des temps 1730-33. [Nil, arrose le pays des Gallas.l
Godjeb, affl. du Sobat, qui se jette dans lej
Godolphin (Le comte Sidney) né vers 1650, mort en 1712, fut chambellan de Charles II ; lord de la trésorerie et membre du conseil privé, puis premier lord de la trésorerie. 11 eut la faveur de Jacques II et de la reine, san* cependant se compromettre. Guillaume 111 lui confia l'administration des finances ; Marlborough, dont la tille avait épousé le fils de Godolphin, le fit nommer grand-trésorier, sous la reine Anne. En 1710, il fut brusquement disgracié.
Godounof (Borisi. tzar de Russie, né en 1552, i^su d'une famille mongole, beau-'rère de Fédor Ier, gouverna en son nom, institua le servage, et rendit le patriarche de Moscou indépendant de Constantinopie. A la mort de Fédor, 1598, il se fit nommer tzar. Il fut' abandonné et s'empoisonna, 1605. — Son fils Théodore, pro-
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