GOE
fut
clamé tzar par le patriarche de Moscou égorgé avec sa mère.
Godoy (Don Manuel de), prince de la Paix, duc de l'Alcudia et de Sueca, etc., favori de Charles IV, roi d'Espagne, né à Badajoz, 1767- 4851, d'une famille noble, servait dans les gardes du corps, lorsqu'il devint le favori du roi et de la reine. Apres la disgrâce du comte d'Aranda, il fut nommé premier ministre (nov. 4792). Au traité de Bàle, 4795, Godoy reçut le litre de Prince de la Paix, la Toison d'Or, un domaine de 60,000 piastres de revenu. Le traité de Sainte- Iidefonse, en 4796, augmenta encore sa faveur. Après avoir quelque temps quitté le ministère, en 4798, il reprit tout son pouvoir, et précipita la ruine de l'Espagne. En 1800, il s'unit à la France contre le Portugal ; à la rupture de la paix d'Amiens, 4802, il espéra maintenir la neutralité de l'Espagne, en payant à Napoléon un subside annuel de dix-huit millions. Mais l'Angleterre le força à la guerre, et l'Espagne souffrit beaucoup à Trafaigar. En 4806, la victoire d'Iéna le jeta, lâche et tremblant, aux pieds de Napoléon. Le traité de Fontainebleau, négocié par Duroc et Isquierdo (27 oct. 1807), devait donner au Prince de la Paix la souveraineté des Algarves et de l'Alemtejo; mais Godoy, qui pouvait trembler désormais pour l'Espagne et pour lui, engagea le roi et la reine à fuir en Amérique. Le peuple, soulevé par le prince des Asturies, envahit le palais d'Aranjuez, 48 mars 4808, et, pour sauver les jours du favori, Chartes IV consentit à abdiquer en faveur de Ferdinand. Godoy usa de son influence pour obtenir l'abdication de Charles IV en faveur de Napoléon. Il suivit ses anciens maîtres à Rome, y vécut de leurs bienfails, puis fixa sa résidence à Paris. 11 a publié" ses Mémoires, plaidoyer diffus et médiocre.
Godthaajb, établissement danois, fondé en 4721. sur la côte S.-O. du Groenland.
Godwin, comte saxon, s'éleva par la protection du roi danois Canut jusqu'aux premiers emplois. Il devint comte de Kent, de Sussex, de Wessex, épousa la belle-sœur du roi, et conserva son influence sous ses fils, Harold et Hard- Canut. En 4042, Godwin usa de son influence pour rappeler sur le trône Edouard le Confesseur, qui épousa même sa fille, la belle et douce Edith. L'influence des Normands força le comte et ses fils à quitter l'Angleterre en 4054. Il se retira en Flandre ; mais il revint en 4053, recouvra toutes ses charges et mourut, dit-on, subitement en 4054. Son fils aîné, Harold, fut le rival de Guillaume le Conquérant.
Godwin (William), né à Wisbeach (Cambridge), 4756-4836, publia, en 4793, ses Recherches touchant la justice sociale, 2 vol. in-4<>, où il attaquait avec une sombre énergie non-seulement les abus, mais aussi les institutions de la société, telle qu'elle était alors organisée. En 4794, il développa les mêmes idées sous une forme plus attrayante dans le roman de Caleb Williams. En 4797, il publia une collection d'Essais moraux et littéraires, sous le nom de Y Investigateur. Il ouvrit une librairie, écrivit des livres d'école et beaucoup d'ouvrages, sans une valeur réelle, à l'exception d'un Essai sur la population, et d'une Histoire de la république d'Angleterre, 4 vol. in-8<>.
Godwin (MARIE Wollstonecraft), première femme du précédent, née à Beverley (York), 4759-4797, écrivit, en 4786, Pensées sur V éducation des filles. A Londres, elle se fit connaître par ses Réflexions sur la Révolution française, et par sa Défense des droits de la femme, 1792. Après quelques années d'une vie malheureuse a Paris, elle publia en 1796 ses Lettres de Korway, où l'on trouve une pensée vigoureuse, mais désordonnée. Elle se lia intimement alors
avec Godwin, l'épousa et mourut peu de temps après.
Gœding, v. de Moravie (Empire d'Autriche), sur la March. Grande manufacture de tabacs- 4,000 hab.
Gœinitz, v. du comté de Zips (Hongrie), au S.-O. d'Eperies ; riches mines de fer et de cuivre- 5,000 hab.
Gœppingen, v. du cercle du Danube (Wurtemberg), à 30 kil. S.-E. de Stuttgart, sur la Fils. Draps, étoffes de laine, de coton. A 6 kil. au N. était le château de Hohenstaufen ; 5,000 hab.
Gœriitz, v. de la Silésie (Prusse), sur la Neisse, à 80 kil. O. de Liegnitz, dans un pavs très accidenté, a des manufactures de draps, de toiles, des filaUires de laine ; commerce actif de céréales ; 50.00U hab.
Gœriitz ou Gorlice, ville de la Galicie (Empire d'Autriche), sur la Ropa. Toiles ; 3,000 hab.
Guerres (Jean-Joseph de), né à Coblenz, 4776-4848, d'abord partisan de la Révolution française, publia la Paix universelle et fonda la Feuille Rouge, 4797. Professeur à Coblenz, il s'éprit des doctrines de Schelling, et publia dans ces idées : Aphorismes sur l'Art, 4802 ; Foi et Science, 4805 ; Exposition de la Physiologie, 4805. A Heildelberg, il écrivit les Livres populaires de l'Allemagne, 4807; de retour à Coblenz, une Histoire des Mythes asiatiques et le Livre héroïque de l'Iran. En février 1844, il commença la publication du Mercure rhénan, qui eut d'abord un immense succès, en soulevant l'Allemagne contre la France. Son fameux pamphlet, l'Allemagne et la Révolution, 4819, le força à se réfugier en Suisse, où il écrivit l'Europe et la Révolution, 4824, ouvrage qui fut mis à l'index par la diète germanique. Dès lors il fut l'un des principaux défenseurs du catholicisme en Allemagne, il composa son grand ouvrage sur la Mystique chrétienne, 4 vol. in-8° qui résume les légendes chrétiennes du moyen âge ; son Athanase, en 4837, eut beaucoup de retentissement. On lui doit encore : le Pèlerinage de Trêves, 4845, et les Trois Racines de la race celtique en Gaule, 4845.
Gœrtz (George-Henri, baron de), né dans la seigneurie de Schlitz, en Franconie. mort en 1749, fut chargé par Charles XII, en 4745, de réorganiser les finances de la Suède. Il sut, par des moyens arbitraires, procurer au roi de nouvelles ressources, et commença dès lors des intrigues politiques qui devaient réunir Pierre le Grand, Charles XII, Albéroni. A la mort du roi de Suède, Gœrtz fut arrêté et décapité à Stockholm, 3 mars 4749.
Gœrtz (Jean-Eustache, comte de), né en Franconie, 4737-4824, fut chargé de l'éducation des jeunes ducs de Saxe-Weimar. Frédéric II le nomma ministre d'Etat. Il fut ambassadeur à Saint-Pétersbourg, en Hollande, etc. On lui doit: Lettres d'un Précepteur de princes sur l'Education des princes ; Mémoire sur la neutralité armée, 4701 ; Mémoires relatifs aux négociations qui ont précédé le partage de la I>ologne, 4840; Mémoire de la négociation pour la succession de Ravière, 4842, etc.
Gpes (Hugo Van der), peintre né à Anvers, vivait â la fin du xve s. Elève de Jean van Eyck, il fut au service de Charles le Téméraire.
Goes (Danido de), historien partugais, né à Alemquer, 4501-4573, occupa un poste diplomatique en Flandre, dès 4523, puis fut envoyé auprès de Sigismond I«, roi de Pologne, en Danemark, en Suède. Nommé garde général des archives et historigraphe, il continua de vivre clans l'étude. Ses ouvrages intéressants ont eu pour but de faire connaître à l'Europe les Portugais et leurs découvertes, au Portugal ce qui se passait dans le reste de l'Europe. Citons : Legalio magni imperatoiis Indorum presbyteri Joannis ; — Legatio David, ALthiopiœ, régis, ad Clementem pa-
GGET
pan Vif, etc. ; Domiani a Goes Commentarius Rerum gestarum in India, titra Gangem, Lusitanis; — Fides, religio moresque Ethiopum; Urbis Myssiponensis Descriptio ; — Chronica do felicissimo rey D. Manuel, son œuvre capitale; — Chronica do principe dom Joam ; Lisbonne ; — Deploratio Luppianœ gentis ; — Hispania; in-4o, document utile a consulter; etc., etc.
Goës ou Ter.Goës, v. de la prov. de Zélande (Pays-Bas), sur la côte N. de l'île Sud-Beveland. Commerce de sel, blé, houblon ; 5,000 hab.
Gœiha, fl. de Suède, déversoir du lac Wener, en sort à Wenersborg, forme au milieu des. rochers plusieurs cataractes, dont la plus célèbre est celle de Trollbaeta, et se termine à Gœtheborg; son cours est de 100 kil.
frœthaland. V. GOTHIE.
Goethe (Jea>--Wolfgang), né le 28 août 1749, à Francfort-sur-le-Main, mort à Weimar, le 22 mars 1832, d'une famille bourgeoise riche et considérée, passa trois ans à Leipzig, 1765-1768, où la publication du Laocoon de Lessing (1767) exerça une grande influence sur son esprit; à Strasbourg, 1769-1771, son imagination put se déployer plus librement, dans la compagnie de Lenz, de Wagner, de Stilling et surtout de Herder. Après avoir terminé d'une manière brillante ses études de droit, il revint s'établir, en 1775, à Weimar, où l'appelait son ami le grand-duc, Charles-Auguste. C'est alors qu'il commença à publier plusieurs de ces œuvres qui allaient le placer au premier rang. En 1772, il a donné Gœtz de Berlichingen, drame en cinq actes, où il peint en traits énergiques l'Allemagne confuse du xvie s.; en 1774, il a publié les Souffrances du jeune Werther; le livre eut un immense succès en Allemagne et dans toute l'Europe. Deux drames, Clavijo (1774) et Stella (1775), se rattachent à la même inspiration que Werther. Il publie ces Lieds, qui renouvellent la poésie lyrique de son pays, ces ballades d'un art si délicat et si parfait/ — A Weimar les dissipations de la cour rendent ses productions plus rares; il n'a publié, de 1775 à 1786, que des opéras sans grande valeur, une jolie comédie, le Frère et la Sœur, quelques pièces lyriques. Mais son voyage en Italie, 1786, devint pour lui une source nouvelle d'inspirations : il écrivit à Florence les scènes les plus belles de Torquato Tasso ; il termina à Rome Iphigénie ; il méditait Faust, Egmont, Wilhelm Metster, Hermann et Dorothée. Il avait déjà publié quelques scènes de Faust, qui fut l'œuvre de toute sa vie. Gœthe s'occupait avec passion d'histoire naturelle et même d'anatomie. La Métamorphose des plantes est l'un des premiers fruits de ces études. — La Révolution française troubla l'esprit généralement si calme et si impartial de Gœthe ; il accompagna le duc de Brunswick dans la campagne de Valmy, et put comprendre alors qu'une ère nouvelle commençait pour le monde. Il écrivit alors la Campagne de France et le Siège de Mayence; mais il était bien plus occupé de versifier le Reineke Fuchs ou le Iioman du Renard, satire politique et sociale. Alors commença pour 1-e poète l'une des périodes les plus heureuses et les plus fécondes de sa vie, celle qui a été illustrée par son amitié avec Schiller (1794-1805). Gœthe s'associe à la publication de Schiller, intitulée : Les Heures; il écrit ses Elégies ro?naines, ses Epigrammes vénitiennes, ses ballades les plus dramatiques, des idylles gracieuses, achève Wilhelm Meister, et publie Hermann et Dorothée, sorte d'idylle épique, comme disent les Allemands. Vers la même époque, Gœthe écrivait avec Schiller les Xénies, critiques mordantes contre les médiocrités envieuses et les esprits rétrogrades; La Fille naturelle, drame en cinq actes; il traduisait le Neveu de Rameau. Après la mort de Schiller, 1805,
il termina le drame de Démétrius, que son ami avait laissé inachevé ; finit la première partie de Faust, prépara la Théorie des couleurs, publia les Affinités électives. Gœthe n'avait pas cessé" de vivre à Weimar auprès de son généreux ami, le grand-duc, il était presque un homme politique; il accompagna le prince à Erfurt et fut admis auprès de Napoléon, qui lui donna la croix de la Légion d'honneur et le quitta en lui disant : « Vous êtes un homme, monsieur Gœthe. » Il continuait en même temps ses recherches scientifiques; la Théorie des couleurs parut en 1810; puis il rédigea paisiblement ses Mémoires de 1810 à 1813, et les publia sous le titre de Vérité et Poésie et d'Annales. Il écrivit son Voyage en Italie, et fonda, en 1815, un recueil intitulé l'Art et l'Antiquité qu'il continua jusqu'en 1828; composant de nouvelles ballades, pleines de jeunesse et de grâce (la Cloche qui marche, la Danse des Morts, etc.), le Divan oriental-occidental, la seconde partie de Wilhelm Meister, la suite de Faust, etc. Le mouvement littéraire de l'époque de la Restauration en France excita surtout l'intérêt du poète et du penseur. Faust résume le travail de cette vie si remplie; il a publié, en 1790, les premières scènes de cette œuvre; c'est une légende populaire dont il a fait un drame d'un sens naïvement profond ; il la complète en 1807; c'est déjà un drame symbolique, qui renferme autant d'idées que de sentiment. Dans la seconde partie, publiée en 1831, c'est l'allégorie qui domine; on ne découvre plus avec peine que des systèmes philosophiques, esthétiques, scientifiques mêlés à la satire et aux epigrammes. — En 1830, la grande lutte scientifique de Geoffroy Saint-Hilaire et de Cuvier passionna Gœthe, qui trouvait là la consécration éclatante des éludes d'une partie de sa vie ; et c'est après avoir rendu compte pour l'Allemagne de ce mémorable débat que Gœthe mourut sans souffrance, à Weimar. On était aux premiers jours du printemps ; les rideaux de sa fenêtre interceptaient la lumière et attristaient le poète ; il les fit écarter : « De la lumière ! encore plus de lumière! » Parmi les nombreuses éditions des Œuvres de Gœthe, citons celles de Stuttgart, 40 vol. in-8°, avec un supplément en 15 vol. ; de Paris, 1835-37, 4 vol. grand in-8°; de Stuttgart et Tubingue, 1845-47, 3 vol. gr. in-8°. Ses principaux ouvrages ont été plusieurs fois traduits en français.
Gœtheborg OU Goeteborg, prov. de la
Suède méridionale, entre le Gœtha et la Norvège, avec des côtes découpées, garnies d'îlots et fournissant une pêche abondante. La superficie est de 5,101 kil. carrés ; la population de 264,000 h-ab. Le ch.-l. est Gœtheborg.
Gcetheborg , Gœteborg OU Gothembourg, ch.-l. de la prov. de ce nom, sur la rive gauche de la Gœtha, près de son embouchure, à 480 kil. S.-O. de Stockholm Place forte, défendue par la citadelle d'Elfborg et les restes du château de Gullberg. L'église de Gustave est remarquable. Son industrie est très active ; son port, à 2 ktl. de la ville, près du faubourg de Mustanget, à l'entrée du canal de Golhie, renferme une partie de la flottille, une école de navigation, un arsenal, des chantiers de construction; c'est le centre du commerce avec l'étranger; 78,000 hab.
Gœttingen OU Gœttingne, V. de l'arrond.
de Hildesheim, dans le Hanovre (Prusse), sur le bord de la Leine, au pied du mont Haimberg. Lainages, tanneries: tabac; fabrique d'objets en ter et en cuivre. Université, fondée en 1734 et l'une des plus célèbres de l'Allemagne : bibliothèque magnifique de 300,000 volumes ; belle collection de tableaux; muséum d'histoire naturelle et jardin botanique très riche, etc., etc. Pa-
GOL
GOL
(rie du médecin Michaelis,de Blumenbach, etc. ; 17;500 hab.
Gœtz de Berlichingen V. BerUCHINGEN. fioennann (LOUIS-VALENTIN), né Cil Alsace,
1730-179 i, membre de la grande chambre au parlement Maupeou, e;>t surtout célèbre par le procès (me Beaumarchais intenta à sa femme et à lui, 1/74, et dans lequel elle fut condamnée a restitution. On lui doit : Traité du droit commun des fiefs, 2 vol. in-12 ; Les quatre Ages de la pairie en France, 2 vol. in-8° ; La jurisprudence du grand conseil examinée dans les maximes du royaume, 2 vol. in-8°; Essais historiques sur le sacre et le couronnement des rois de France; Histoire politique des grandes querelles entre Charles V et François 1er, 2 vol. in-S<>; Mémoire pour madame Goez??iann, etc.
Gog et Magog, dans la Bible, géants ennemis d'Israël; dans l'Apocalypse, précurseurs de l'Antéchrist.
Gogol (Nicolas), né dans la Petite Russie, 1810-1851, publia une série de nouvelles, les Soirées dans une ferme (Tarass Boulba, le Roi des Gnomes, YHistoire d'un Fou, le Ménage d'autrefois). Une spiiiluelle comédie, le Contrôleur, le fit nommer par l'empereur Nicolas professeur d'histoire à l'université de Pétersbourg. Son roman, les Ames mortes (1842), fut un acte de courage dirigé contre le servage. Après un voyage à Rome, il revint mourir dans sa patrie de'pénurie et d'hypocondrie.
Gogra, affl. dé gauche du Gange, vient de l'Himalaya, arrose le Népaul, Aoude, et se jette dans le fleuve en avant de Patnah. Cours de 800 kil. Il est sacré pour les Hindous.
Goguet (Antoine-Yves), né à Paris, 1716-1758, conseiller au Parlement, a composé un ouvrage d'une grande érudition : De l'origine des lois, des arts et des sciences, et de leurs progrès chez les anciens peuples, 1758. 3 vol. in-4°.
Collier (Louis-Jérôme) , né à Semblançay (Touraine), 1746-1830, se distingua de bonne heure au barreau de Rennes, et fut député, en
1791, à l'Assemblée législative. Il montra de l'ardeur révolutionnaire ; néanmoins Mme Roland le déclarait déjà un homme médiocre. Secrétaire général au ministère de la justice, en octobre
1792, il remplaça Garât, comme ministre, le 20 mars 1793. Au 30 prairial 1799, il remplaça Treilhard comme directeur, et essaya vainement de jouer le rôle de concilialeur. Mais Gohier était un citoyen probe et dévoué à la république ; il ne voulait pas de coup d'Etat et refusa de laisser entrer Bonaparte au Directoire, parce qu'il n'avait pas l'âge légal. Au 18 brumaire, il fut retenu prisonnier au Luxembourg par Moreau. Bonaparte, qui l'estimait, parvint à lui faire accepter le consulat général à Amsterdam; il y resta jusqu'à la réunion de la Hollande à la France, puis rentra dans la solitude. — Outre de nombreux rapports, on a de lui : le Couronnement d'un roi, essai allégorique, en un acte, représenté à Rennes ; Mémoires d'un vétéran irréprochable de la Révolution, 1825, 2 vol. in-8°.
Gois (Etienne-Pierre-Adrien), né a Paris, 1731-1832, eut le grand prix de sculpture en 1757, et devint académicien en 1770.
Gois (Edme-Etienne-François), fils du précédent, né a Paris, 1765-1836, eut le premier grand prix en 1791. Ses œuvres furent nombreuses et estimées.
Goïto, bourg de la prov. de Brescia (Italie), à la droite du Mincio, a 20 kil. N.-O. de Mantoue. Victoire des Piémontais sur les Autrichiens, 30 mai 1848; 4,500 hab.
Goibéry (Marie-Philippe-Aimé de), né> à Colmar, 1786-1854, substitut du procureur impérial à Stade, puis à Colmar, épousa la fille de Merlin de Thionville. Député du Haut-Rhin en 1834, il fut nommé procureur général à Besançon, de
1841 à 1848; plus tard, il reçut le titre de premier président honoraire de la cour d'appel de Besançon. 11 fut correspondant de l'Académie des Inscriptions ; ses principaux ouvrages sont : Cartes des roules romaines de la haute AUace;sur l'état de la Gaule avant la conquête des Romains; Antiquités de l'Alsace, 20 livraisons in-fol.; Lettres sur la Suisse; Hist. universelle de l'antiquité, trad. de Schlosser, 3 vol. in-8° ; Histoire romaine, trad. de Niebuhr, 7 vol. in-8° ; Suisse et Tyrol, dans YUnivers pittoresque de Didot ; des traductions, etc.
Goicoode, v. de l'Etat du Nizam (Hindoustan), à 4 kil. N.-O. d'Haïderabad, jadis capitale du Télingana au roy. de Golconde, au centre du Dekkan. On y taille les diamants recueillis sur les rives de la Krichna et du Pennar.
Goldast de Heiminsfeld (MelCHIOR), né
dans le pays de Saint-Gall, 1576-1635, a publié : Scriptores aliquot rerum Suevicarum ; Scriptores rerum Alamannicarum, in-fol. ; Sibylla francica, seu de admirabili puella Johanna scriptores aliquot, in-4o ; Constit-utionum imperialium collectio, 4 vol. in-fol. etc.
fioldau , village du canton de Scliwytz (Suisse), à 2 kil. d'Arth, sur la route de Schwytz a Lucerne, détruit en 1806 par l'éboulemeut des montagnes voisines.
Goidberg, v. de la Silésie (Prusse), à 16 kil. S.-O. de Leignitz, sur la Katzbach, a des fabriques de draps, de toiles, etc. ; 7,000 hab.
Goidoni (Charles), né à Venise en 1707, mort à Paris en 1793; dès l'âge de huit ans, il fit une petite comédie.; il se fit recevoir docteur en droit à Padoue, et devint avocat à Venise, 1732. Il fit alors représenter son premier intermède, le Gondolier vénitien; puis composa sa tragédie (Y Amalasunte et son Belisaire. Dès lors, Goidoni commença sa vie errante à travers toute l'Italie et sa carrière si féconde d'auteur dramatique. Il s'établit en France, 1761, travaillant pour le Théâtre italien, puis donnant au Théâtre-Français le Bourru bienfaisant, comédie en 3 actes, 1771, qui eut un grand succès, et l'Avare fastueux, 1773, qui réussit beaucoup moins. Il venait d'achever ses Mémoires très intéressants, lorsqu'il perdit, en 1792, la pension que lui faisait la cour ; la Convention la lui rendit. Ecrivain d'une remarquable fécondité, il a abordé tous les genres dramatiques, tragédie, tragi-comédie, drame, mélodrame, opéra sérieux ou comique, comédie d'intrigue, de caractère, innombrables pièces à canevas, à la manière italienne. Il eut de la fécondité dans l'invention, de la vivacité dans le dialogue, de l'animation dans Je style, et il a jusqu'à un certain point mérité le titre qu'on lui donna de Molière italien. — Ses Œuvres ont été publiées plusieurs fois; à Venise, 1761, 18 vol. in-8°; à Turin, 34 vol. in-12; à Venise, 44 vol. in-12, etc. —
Goidsmith (Olivier), né dans le comté do. Longford en Irlande, 1728-1774, fut tour à tour destiné à l'Eglise, précepteur, étudiant en droit, en médecine, à Dublin, à Edimbourg, à Leyde ; enfin, sans argent, il partit à pied, pour son tour de d'Europe, et visita la France, l'Allemagne, la Suisse, l'Italie. Il revint à Londres, en 1756; sous-maître dans une école, aide-pharmacien, médecin sans malades, il .se rejeta enfin sur la littérature. Il venait de publier les Lettres chinoises, lorsque des dépenses imprévoyantes le fiient arrêter pour dettes; il fut heureux de trouver son ami Johnson, qui vendit à un libraire pour 60 livres le manuscrit du Vicaire de Wakefield, 1765. La réputation de Goldsmith fut assurée. Sa comédie de l'Homme au bon naturel fut médiocrement acueillie, 1768; mais le poème du Village déserté fut vivement apprécié. Une comédie nouvelle, Elle s'abaisse pour vaincre, réussit en 1773. Goldsmith dut faire de nom-
GOM
GON
breuses compilations pour vivre, comme l'Histoire de la Terre et de la nature animée, des Lettres sur l'Histoire d'Angleterre, une Histoire Roniaine, une Histoire d'Angleterre, une Histoire de la Grèce, etc. , ouvrageb sans grande valeur réelle. l'an* ses poèmes et surtout dans son Vicaire de Wakefield, on trouve une douce philosophie, une sensibilité vraie, et le style est pur et facile.
Golea (El-), ksour des Chambas, tribu arabe importante du Sahara algérien central, à 200 kil. S. de Metlili.
Goigotha. V. Calvaire.
Goliath, géant philistin, haut de six coudées, né à Galh, fut tué par le jeune David, qui le renversa d'un coup de fronde et lui coupa la tête.
Goiikoff (Ivan), 1735-1801, publia les Hauts faits de Pierre le Grand, -18 vol. in-8°, ouvrage qui renferme des documents curieux : puis les Anecdotes nouvelles de Pierre le Grand.
Golius (Jacques), né à La Haye, 1596-1667, accompagna l'ambassadeur hollandais au Maroc, 1688-4624, et, a son retour, obtint à Leyde la chaire d'arabe 11 alla ensuite visiter l'Orient, recueillant partout de précieux manuscrits. Parmi ses ouvrages, on cite : Lexicon Arabico- Latinum, 1653. in-fol., Dictionnaire persan ; Alfragani Elemenla Astronomica, 1669, in-4»; etc., etc.
Goiiuow, v. de la Poméranie (Prusse), sur l'Ihna, a 24 kil. N.-E. de Stettin ; 5,000 hab.
Golo, riv. de Corse, prend sa source à 24 kil. O. de Corte. coule vers l'E. et a 80 kil. de cours. Elle a donné son nom, en 1793, au départ, de Golo, ch.-l. Bastia, qui comprenait le N. de l'île, et qui a duré jusqu'en 1811.
Goiovio ( Ivan-Mikhailovitch ) , général et amiral, mort en 1738, accompagna Pierre 1er, à Saardam, fut inspecteur de la construction des navires, et sut plus d'une fois résister aux ordres du tzar.
Goiovio (Fédor-Alexiévitch, comte), mort en 1706, se distingua à la prise d'Azof, suivit Pierre 1" dans son premier voyage en Europe, et succéda à Lefort comme grand-amiral.
Goiovkin (Gabriel-Ivanovitch, comte), 1660- 1734, fut chancelier de l'empire russe en 1709, suivit Pierre et Catherine a Amsterdam en 1717, fut puissant sous Catherine Ire, Pierre II, Anne, et sut conserver le pouvoir au milieu des révolutions de palais.
Goiovnin (Vasili-Mikhailovitch), navigateur russe, 1776-1831, explora l'Amérique russe, le Kamtchatka, les Kouriles russes, mais fut retenu prisonnier dans les Kouriles japonaises et envoyé dans l'île de Yéso, 1811-1814. Il a écrit la relation de son voyage et de sa captivité. Il fit un second voyage dans le grand Océan en 1817- 1819, et autour du monde, il en a donné également une relation intéressante.
Goitzius (Hubert), peintre et numismate hollandais, né à Venloo (Gueldre), 1526-1583, fut historiographe de Philippe II. Ses principaux ouvrages sont : Icônes Imperatorum romanorum, 1557. in-fol. , Fasti Magistratuum et triumphorum romanorum , Thésaurus Rei Antiquariœ, 1579, in-i»; Grœcia, sive historia urbium et populorum, 1576, in-fol., etc.
Goit-rius i Henri), né à Mulebrecht (duché de Juliers), looS-1617, a compose des peintures sur verre et des peintures à l'huile remarquables ; mais il est surtout célèbre comme graveur.
Gomar (François), né à Bruges, 1565-1641, fut professeur de théologie à Leyde , 1594 . 11 eut pour collègue Arminius, qui repoussa les dogmes de Calvin ^ur la prédestination et la grâce irrésistible. Gomar l'accusa de pélagianisme; les Gomaristes (tirent une guerre acharnée aux Arminiens ; Gomar assista au svnode de Dordrecht, 1618, où il ht condamner là doctrine d'Arminius.
Gombauld (Jean Ogier de), né à Saint-Just de Lussac (Saintonge), vers 1576, mort en 1660, protégé par Richelieu, fut l'un des premiers membres de l'Académie française. Il a écrit: Endijmion, poème en prose, Amaranthe, pastorale, Poésies, Lettres. Sonnets, Epigrammes.
Gomberville (MARIN Le Roy DE), ne a Paris
ou a Etampes, 16U0-1674, fut l'un des premiers membres de l'Académie française. Son roman de T*olexandre eut une grande réputation ; son Traité de l'Origine des Français est curieux ; son livre de la Doctrine des Mœurs est recherche à cause de ses belles gravures. Il a aussi composé des Poésies, des Sonnets.
Gambette (loi), loi des Bourguignons, ainsi nommée du roi Gondebaud ou Gombaud, qui en publia la première partie en 502; la seconde est de Sigismond, son fils, 519. C'est l'une des plus douces et des plus équitables des lois barbares.
Gomer, fils de Japhet, fut, dit-on, le père des Gomérites ou Gomares, peuple de Galatie.
Gomera, l'une des "îles Canaries, entre Ténériffe au N.-E. et l'île de Fer au S.-O., très fertile et bien arrosée; 12,000 hab. Le ch.-l., Saint-Sébastien, a un bon port.
• Gomera (Francisco-Lopez de), historien espagnol, né à Gomera (Canaries», 1510-1560, fut missionnaire en Amérique. On lui doit : Historia gênerai de las Indias, con la Conquista del Mexico y de la Xueva-Espana; 1553, in-fol. , livre bien écrit, mais souvent romanesque.
Gomes (Francisco Dus), poète portugais, né à Lisbonne, mort en 1795, marchand de mercerie, a laissé des poésies, réunies sous le titre d'Obras poeticas, Lisbonne, in-8°, avec de courtes dissertations, chef-d'œuvre de philologie.
Gomesinde, bourg de la prov. et à 32 kil. d'Orense (Espagne), sur le Minho. Industrie agricole ; étoffes communes ; 4,300 hab.
Gomez (Ferdinand), né à Tolède, au xne siècle, brave gentilhomme castillan, fonda l'ordre militaire de Saint-Julien du Poirier, en 1176, qui se fondit au xive siècle dans l'ordre d'Alcantara.
Gomez de Ciudad.Real (ALVAREZ^, né à
Guadalajara, 1488-1538, mérita, par ses poésies latines (La Toison d'or, Thalichrislia, etc.). le surnom de Virgile espagnol.
Gomez (Juan), né a Madrid. 1550-1597, peintre de la cour en 1593, a de :oré l'Escurial.
Gomez (Sébastien), né, peut-être, à Séville, vers 1616, mort vers 1690, lils d'un esclave nègre de Murillo, qui lui donna des leçons.
Gomez (MADELEINE-ANGÉLIQUE Poisson, M-ne
de), née a Paris 1684-1770, fille du comédien Poisson, épousa un gentilhomme espagnol sans fortune, et dut écrire pour vivre. Elle composa des tragédies, des romans; VHist. d'Eustache de Saint-Pierre, etc. Les Cent Nouvelles nouvelles, 8 vol in-12, sont le meilleur ouvrage de l'auteur.
Gomis (José-Melchior) , né à Antenienle, près de Valence (Espagne), 1793-1836, a composé plusieurs petits opéras, fut forcé de s'exiler, 1823; réussit à Londres par ses boléros; et fit jouer a Paris le Diable à Séville, le Revenant et le Portefaix.
Gommeg-nies, bourg du canton du Quesnoy, arr. et à 40 kil. N -O. d'Avesnes (Nord). Filât, de lin; toiles peintes, 3,516 hab.
Gomor ou Gœinœr, comitat de Hongrie, dans le cercle en deçà de la Theis Le cli.-L est Rima-Szombat ou Gross-Steffelsdorf.
Gomorrhe, anc ville de Palestine, au N. de Sodome. fut détruite, comme elle, par le feu du ciel, et ensevelie dans la mer Morte.
Gomphi, anc. ville de la Thessalie (Grèce), près drs sources du Pénée
Gonaïvrs (tes), port d'Haïti, ch.-l. de la prov. de l'Arlihonite, à 90 kil. N.-O. de Port-
GON
GON
au-Prince, fait un commerce considérable, surtout de bois d'acajou; 6,000 hab.
Gonave (La), île sur la côte 0. d'Haïti, entourée de rochers, de bancs de sable, et inhabitée.
Concelin, ch.-l. de canton, arr. et à 30 kil. N.-E. de Grenoble (Isère); 1,545 hab.
Gondar , v. de l'Amhara (Abvssinie) , en grande partie ruinée par les Gallàs et par les guerres civiles. Résidence de Yabouna. Gondar est encore un grand marché; peut-être 10,000 h.
Gondebaud ou Gombaud, roi des Bourguignons, deuxième fils de Gondioc, vainquit, fit périr deux de ses frères, Chilpéric et Gondomar, et devint maître de la Bourgogne avec son frère Godégisèle. 11 fut forcé de donner en mariage sa nièce Clolilde à Clovis, 493; il était arien; vaincu par Clovis, en 500, près de Dijon, par la trahison de son frère, assiégé dans Avignon, il fut forcé de traiter. 11 se vengea de Godégisèle, le prit a Vienne et le fit égorger. Il se montra tolérant et publia à Lyon la loi Gombette, 502. Il mourut à Genève, 516, laissant deux fils, Sigismond et Gondomar.
Gondecourt, commune du canton de Seclin, arr. de Lille (Nord); 2,094 hab.
Gondemar OU Gondomar, troisième fils de Gondioc. eut en partage le pays de Vienne, fut assiégé, pris et brûlé dans Vienne par son frère Gondebaud, qui fit périr ses fils, 476.
Gondemar OU Gondomar, deuxième fils de Gondebaud, succéda a son frère, Sigismond, 524, le vengea sur Glodomir a la bataille de Véséronce; mais, vaincu par Childebert et Clotaire, près d'Autun, 535, périt, on ne sait comment. Avec lui finit l'ancien royaume des Bourguignons.
Gondemar (Flavius), roi des Wisigoths d'Espagne, successeur de Witeric, mourut en 612. Il ravagea le pays des Gascons, s'allia avec Théodebert II, rof d'Austrasie, protégea la religion et gouverna avec sagesse.
Gondi. Famille originaire de Florence, qui se déclara pour les Médicis au xve s., et dont plusieurs branches s'établirent en France au xvie s. Corbinelli a écrit l'Histoire généalogique de la maison de Gondi, 1705. 2 vol. in-4<>.
Parmi les membres de cette famille, les plus célèbres furent : Gondi (Alphonse de), surintendant de la maison de Catherine de Médicis, 4522-1574, qui se noya au Pont-Saint-Esprit. — Gondi (Antoine de), capitaine d'armes au service de Henri III et de son frère, le duc d'Alençon, 1552-1582. — Gondi (Jérôme de), diplomate, mort en 16U4, fut célèbre par ses dépenses, son hôtel de Paris et son château de Saint-Cloud, où périt Henri III.
Gondi (Albert de), plus connu sous le nom de maréchal de Relz. (V. Retz.) — Gondi (Pierre de), frère du précédent, 1533-1616, évêque de Langres, de Paris. 11 resta fidèle au roi, malgré les ligueurs, et fut cardinal en 1588. Il se rallia à Henri IV. — Gondi (Philippe-Emmanuel de), fils du maréchal de Retz, 1581 -lb62, général des galères en 1598, père du fameux cardinal de Retz. (V. Retz.) — Gondi (Jean-François de), frère du précédent, 1584-1654, fut le premier archevêque de Paris, en 1623, et eut pour coadjuteur, son neveu, qui fut Je cardinal de Retz.
Gondicaire, premier roi des Bourguignons en Gaule, franchit le Rhin en 406-407, s'établit dans la vallée de la Saône et du Rhône, et prit le titre de roi vers 413. Hi-norius le nomma patrice; il fut lue près du Rhin dans un combat contre les Huns, 436.
Gondioc, roi des Bourguignons, fils de Gondicaire, lui succéda. 11 aida Aétius contre Attila, et mourut peut-être vers 473.
Gondokoro, station de missions et de commerce pour l'ivoire, sur le Nil, par 5° lat. N.,
dans le pays des Bari, est célèbre dans l'histoire des voyages tentés au xixe s. pour découvrir les sources du Nil.
Gondola < Jean-Fkançois), né à Raguse, 1588- 1638, est surtout célèbre par YOsmanide, en vingt chants, la première épopée des peuples illyriens.
Gondonin (Jacques), architecte, né à Saint- Ouen, près de Paris, 1737-1818, éleva YEcole de médecine de Paris, 1769.
Gondovaid, probablement fils naturel de Clotaire Ier, relégué a Cologne, parvint à s'enfuir en Italie, puis a Constantinople. En 580, les leudes de la Gaule méridionale et de l'Ostrasie l'opposèrent aux rois mérovinsiens ; il fui lâchement trahi par ceux qui l'avaient appelé, pris dans Comminges et indignement massacré, 585.
Gondrecourt, ch.-l. de cant., arr. et à 38 kil. S.-O. de Commercy (Meuse) , sur l'Ornain ; 1,715 hab. |de). V. Antin (Duc d').1
Gondrin (LOUIS-ANTOINE DE PardaillanJ
Gonesse, ch.-l. de canton, arr. et à 34 kil. S.-E. de Pontoise (Seine-et-Oise), sur le Crould. Passementerie, blanchisseries de toiles, commerce de grains ; Philippe Auguste y naquit ; 2,936 hab.
Gonfaion ou Gonfanon, grande bannière découpée par le bas en plusieurs pièces pendantes qui se nommaient fanons. C'était la bannière des églises et des abbayes, lorsqu'elles convoquaient leurs défenseurs.
Gonfaionier, magistrat créé à Florence en 1292, avec la mission spéciale de maintenir l'ordre et de combattre les factions. On lui confiait le gonfaion ou étendard de la justice (croix rouge sur un champ blanc), et les 20 compagnies de la bourgeoisie se rangeaient sous ses ordres. Cette magistrature disparut avec la république, en 1532.
Gonfaron (Forum Voconii), bourg du canton de Besse, arr. et â 24 kil S.-E. de Brignoles (Var). Grains; huile d'olive, plâtre; 2,180 hab.
Gongora y Argote (LOUIS DE), né à Cor-
doue, 1561-1627, fut de bonne heure connu par ses poésies légères, ses ballades, d'une satire mordante et d'un style simple. Il se fit prêtre à 45 ans, et finit par obtenir le litie d'aumônier de Philippe III; il adopta le langage précieux, estilo culto, tissu de métaphores ambitieuses, obscures, souvent rilicules; ses poèmes, les Solitudes, Polyphème, Pyrame et Thisbé, ses comédies furent a la mode; il fit école, malgré les bons écrivains qui attaquaient le cultorisme.
Goni (auj. Goniga), anc. ville de la Thessalie (Grèce), patrie d'Antigone Gonatas, roi de Macédoine.
Gonnelieu (Jérôme de), prédicateur jésuite, né à Soissons, 164U-I715. a composé un grand nombre d'ouvrages de piété, mais est surtout connu par la traduction de Y Imitation, qui porte son nom.
Gontaut, famille illustre de France, originaire de la baronnie de Gontaut, en Agénois, V. Biron.
Gonthîer (Jean), né à Andernach, 1487-1574, enseigna le grec a Louvain, vint a Paris en 1525, se montra médecin distingué et, par ses cours publics, par ses dissections et ses découvertes, t: fait faire de grandes progrès à l'anatomie. — Parmi ses nombreux ouvrages on cite : Anatomicarum Instit utionum libri IV ; De Victus et Medendi ratione ; De Pestilentia commenlarius : De Medicina veteri et )iova, 2 vol. in-8<>; etc., etc.
Gontran, 2e fils de Clotaire Ier. né vers oio. fut, en 561, roi de Bourgogne et d'Orléans. D'un caractère débonnaire, il voulut maintenir la paix entre l'Ostrasie et la Neustrie ; protégea son neveu, Childebert II, et le fils de Frédegonde. Il comprima la révolte des leudes et des méridionaux qui avaient proclamé roi Gondovald,
GON
GON
signa le traité d'Andelot, 5S7, pour se concilier les leudes, et adopta, son neveu Childebert II, qui mi succéda en 593.
Gontran-Bozon flll l'un des leu les les plus
célèbres de l'époque mérovingienne; général de Sigebert II, l'un des tuteurs insolent - île Childebert II, il alla chercher a Constantinople Gondovald, qu'il devait trahir, et fut tué par le> urdres de Gontran et de Childebert 11. 587.
Gonznga ( Thomas-Antonio ), né a Porto, 1717-1793. remplit plusieurs emplois dans la magistrature du Brésil. Impliqué dans u ie conspiration, il l'ut condamne a dix ans de bannissement sur les côtes de Mozambique, ses poésies. Lyras, sont très populaires au Brésil.
Ciniaga ou Gonzague, v. de la Venétie (Italie), a 20 kil S de .Ma moue, a donné son nom a la famille de Gonzague.
Gonzaguc, famille priiïeière d'Italie, connue depuis le xie s., qui a donne des souverains à Mantoue et à Guastalla.
1° Gonzague de Mantoue.
Gonzague (Louis 1er de), né en 1267, devint capitaine de Mantoue, en 1328, et mourut en 1360. Allie aux Scaliger, il s'empara de Reggio, 1335 ; Charles IV lui confirma sa souveraineté, en 1354.
Goozague (GuiDO DE). 1360-1369.
Gonzague (LOUIS II DE), 1369-1382.
Gonzague (Fra.nçois Ier de), frère du précédent, 1383-1407.
Gonzague (JEAN-FRANÇOIS I" DE), fils de
François, 14u7-14i4, fut le premier marquis de Mantoue, titre que lui donna l'empereur Sigisrnond, 1433.
Gonzague (Louis III de), dit le Turc, 1444- 1478, embellit Mantoue de beaux monuments.
Gonzague (FRÉDÉRIC Ier DE), 1478-1484.
Gonzague (Jean-François II de), 1484-1519.
Gonzague (Frédéric II de), 1519-1540, entra dans la lisue des princes italiens contre Charles- Quint (1527). puis se soumit a l'empereur, reçut de lui le litie ue duc (1530) et le Montferrat (1536).
Gonzague (FRANÇOIS II DE), 1540-1550.
Gonzague (Guillaume de), deuxième fils de Frédéric H, 1550-1587, fit ériger le Montferrat en duehe par l'empereur en 1574. [1587-1612.]
Gonzague (Vincent de), fils du précédent, J
Gonzague (François 111 de), ne laissa qu'une fille, 1612.
Gonzague (Ferdinand de), frère du précédent, cardinal en 1605, régna de 1612 à 1626.
Gonzague (Vincent II de), frère des précédents, cardinal en 1615, régna de 1626 a 1627, maria sa nièce Marie à son cousin Charles de Gonzague, duo de Relhel.
Gonzague (CHARLES 1er de), fils de Louis de
Gonzague, duc de Nevers, et petit-fils du duc Frédéric II de Gonzague, régna de 1627 a 1637. Louis X11I le défendit, tandis que l'empereur Ferdinand envoyait l'armée de son général Collalto assiéger Mantoue. La ville fut prise et horriblement saccagée ( 1630). Les traités de Ratisbonne (1630) et de Chierasco (1631) lui assurèrent ses duchés quil augmenta de Correggio.
Gonzague (Chahles NI de), succéda à son aïeul Charles 1er, 1637-1665, sous la tutelle de Sa mère Marie de Gonzague.
Gonzague (CHARLES IV DE), fils du précédent, 1665-1708, vendil Casai a Louis XIV en 1681, et reçut dans Mantoue une garnison française en 1701. Mais il fut dépouille de ses Etais par l'empereur Joseph 1er, qui gtirda ie Mantouan et donna le Montferrat au duc de Savoie, 1707. 11 se retira en France.
2° Gonzague de Guastalla. .
Gonzague (FERDINAND 1er DE), 3e fils de Jean-
François U, marquis de Mantoue, prit Florence
en 1530, devint l'un des principaux généraux de Charles-Quint, qui lui permit d'acquérir Guastalla, 1539, et l'érigcu en fief immédiat de l'Empire. Gouverneur de Milan en 1510. il se distingua à la bataille de Saint-Quentin, et mourut des suites d'une chute de cheval, 1557.
Gonzague (CÉSAR 1er de), son fils, 1557-1575. Gonzague (FERDINAND H DEl, SUCCeda a son
père en 1575 ; Ferdinand II érigea Guastalla en duché, 1621. Il disputa le duché de Mantoue à Charles 1er. [1630-1632.1
Gonzague (César II de), fils du précèdent,!
Gonzague (FERDINAND III DE), 1632-1678,
acheva de ruiner sa maison au service de l'Espagne.
Gonzague (Vincent de), petit-fils de Ferdinand II, gendre de Ferdinand III, disputa le duché de Guastalla à Charles IV, duc de Mantoue. Il mourut en 1714.
Gonzague (Antoine-Febdinand de), 1714-1729, reçut de l'empereur une partie du Mantouan.
Gonzague (Joseph de), frère du précédent, 1729-1746. eut la raison affaiblie. Marie Thérèse, occupa Guastalla de 1746 à 1748 et céda alors le duché à don Philippe, duc de Parme et de Plaisance.
Gonzague (Anne de), princesse palatine, 1616-1(81, fille de Charles de Gonzague, duc de Mantoue, vécut avec sa sœur Marie a l'hôtel de Nesle. Elle eut de nombreuses liaisons, aima le duc Henri de Guise qui, après une longue passion très romane que, finit par l'abandonner. En 1645, elle épousa Edouard de Bavière, 4e fils de l'é ecteur palatin Frédéric V. Elle joua un grand rôle dans les intrigues de la Fronde, mais toujours resta fidèle a l'Etat et à la reine Anne. Elle décida en 1671, le mariage de Monsieur avec Elisabeth-Charlotte, sa nièce Ses Mémoires, publiés en 1786, ont été attribués a Rulhières ou à Senac de Meilhan. JBossuet avait prononcé son oraison funèbre.
Gonzague (Marie-Louise de), fille aînée de Charles de Gonzague, duc de Mantoue, 1612-1667. fut aimée de Gaston d'Orléans, qui voulait l'épouser ; mais Marie de Médicis la fit arrêter brutalement et la tint dans une étroite prison à Vincennes. Louis XIII la fit remettre en liberté. Plus tard, Cinq-Mars fut, dit-on, éperdument amoureux d'elle ; elle consentit à épouser le vieux roi de Pologne, Sigisinond-Ladislas IV, 1645 ; elle amassa des richesses et fit du bien. En 1648, elle contribua beaucoup a l'élection de son beau-frère, Jean-Casimir, dont elle était tendrement aimée. Le pape releva de ses vœux de jésuite le nouveau roi qui l'épousa en 1649. Elle mourut d'apoplexie en 1667. [Gonzague.] Gonzague (Saint Louis de). V Louis deJ Gonzalès ( Bartolomeo ), né à Valladolid, 1564-1627, peintre de Philippe III.
Gonzalès de Cerceo, né à Berceo près de Calahorra, au xnic s., simple clerc, est peut-être le premier poète espagnol dont le nom soit connu. Ses œuvres comprennent neuf poèmes sur des sujets religieux.
Gonzalès (Antonio), navigateur portugais du xve s , fut le premier qui donna l'exemple de la traite des nègres, vers 1440.
Gonzalve de Cordoue (HerNAND Y Agui-
lar), duc de Terra-Nueva, prince de Venossa, souvent appelé le grand capitaine, naquit à Montilla, près de Cordoue. 1443-1515. Il devint bientôt célèbre et s'attacha à la fortune de Ferdinand d'Aragon. Il gagna la victoire de Toro (1476) sur le roi de Portugal et joua le premier rôle dans la conquête de Grenade (1492/. En Italie, il soutint les princes aragonais, rois de Naples, contre les Français de Charles VIII, et battit le duc de Montpensier. 11 aida les Vénitiens contre les Turcs et vint débloquer Zante. En 1501, il s'entendit avec les Français de
GOR
GOR
Louis XII pour dépouiller de ses Etals le roi de Naples, Frédéric. Dans la guerre qui suivit entre les anciens alliés, Gonzalve, à force de courage et de tromperie, parvint à triompher des Français ; vainqueur do d'Aubigny à Seminara, du duc de Nemours à Cérignoles, 1503, il resta maître de tout le royaume de Naples. 11 arrêta les Français sur les bords du Gangliano et força le marquis de Saluées à capituler dans Gaëte. Ferdinand le Catholique le nomma connétable; puis, le rappela et le disgracia.
Goodrich (Samuel Griswold), né * dans le Connecticut ( Etats-Unis ). 4793-1860, libraire, consul des Etats-Unis à Paris, a publié beaucoup de livres d'éducation et d'amusement pour les enfants ; puis les Etats-Unis d'Amérique (en français), Y Education du foyer, Poésies, etc.
Goodwin (Sables de), bancs de sable, à l'E. du comté de Kent (Angleterre), à 7 kil. de Deal , ils s'étendent sur une longueur de 14 kil., sont très dangereux et séparés par un canal étroit.
Gooie, v. du comté d'York (Angleterre), sur l'Ouse, a 16 kil. de l'Humber ; 4,000 hab.
Gbppîngen, v. du cercle du Danube (Wuitemberg), sur la Fils. Fabriques de draps, poteries ,o,000 hab.
Gorani (Joseph, comte), né à Milan, 1744- 1819, attaqua les gou\ernements établis et
Fublia le Traité du Despotisme, sous le voile de anonyme, 1770. Il reçut de l'Assemblée législative le titre de citoyen français. Ses Recherches sur la Science du 'Gouvernement ont été traduites en français, 2 vol. in-8° ; ses Lettres aux souverains sur la Révolution; ses Mémoires secrets, 1793, 3 vol in-8°, firent alors un certain bruit. [20 kil. N.-O. d'Apt (Vaucluse) ; 2,204 h.l Cordes, Vordenses, ch.-l. de cant., arr. et àj
Gordien (M. ANTON1DS GORDIANUS), Surnommé
l'Africain, né à Rome en 157, descendait des Gracques et de Trajan ; il avait épousé une arrière-petite-fille d'Antonin.il possédait d'immenses propriétés à Rome et dans les provinces; il aimait passionnément les lettres. Il était proconsul d'Afrique, lorsqu'il fut proclamé empereur, malgré lui, à Tysdrus, 237. Mais Capellianus, procurateur du pays des Maurusiens nomades, mit en déroute les défenseurs de l'empereur , et Gordien, après avoir vu la mort de son fils, s'étrangla avec sa ceinture.
Gordien II le Jeune (Marcds Antonius), fils du précèdent, né en 192, fut nommé empereur et périt avec lui .,.*•'.«
Gordien m (Marcus Antonius), dit le Pieux, petit-fils de Gordien le Vieux, né vers 223, était probablement fils d'une fille de Gordien, et fut, malgré sa jeunesse, associé aux empereurs, Maxime et Balbin, qui périrent bientôt, 238 II se laissa conduire parle sage Thémisithée, qu'il nomma préfet du prétoire et dont il épousa la fille. Mais Philippe, qui remplaça Thémisithée, gagna les soldats qui lui livrèrent Gordien. Le jeune prince fut tué quelques jours après, en Mésopotamie, 214. ,«'-•»•
Gordium, anc. v. de la Galatie (Asie Mineure), sur le Sangarius, longtemps capitale de laPhrvgie, plus tard Juliopolis, auj. Bey-Bazar, à 60 kil. N.-O. d'Angora. Alexandre y coupa le nœud gordien dans le temple de Jupiter.
Gordon, famille noble d'Ecosse, qui obtint le titre de duc en 1684 Venus, dit-on, de France, au temps de Guillaume le Conquérant, les Gordon furent alliés aux premières familles du pays, et restèrent catholiques et jacobites, fidèles aux Sluarts jusqu'au dernier jour.
Gordon (PATRICK DAchleuris), d'origine
écossaise, 1635-1699, vint en Russie dès 1661, a laissé des Mémoires ; il gouverna Moscou , comme général en chef, pendant le premier voyage de Pierre le Grand. Gordon (Alexandre D'Archintoul), parent
et gendre du précédent, fut général souy Pierre Ier, et a écrit son Histoire, publiée en anglais, 1755, 2 vol. in-8». Il mourut en Ecosse, en 1752.
Gordon (George, lord), né à Londres, 1750- 1793, fils du duc de Gordon, se distingua a la chambre des communes par son indépendance fougueuse; il ameuta le peuple de Londres, 1780, fut conduit en triomphe par la populace et fut arrêté, fut déclaré non coupable par le jury ; Plus tard condamné, comme auteur d'un libelle contre la reine de France, il s'enfuit en Hollande. Il se fit juif à la fin de sa vie.
Gordon (Alexandre), antiquaire et historien écossais, mort vers 1750, a laissé des ouvragesintéressants : Itinerarium septentrionale, 1726, in-fol. ; Vies du pape Alexandre VI et de son fils César Borgia, in-fol. , etc.
Gordyène, anc. pays de l'empire des Perses, sur les confins de l'Arménie et de l'Assyrie, à l'E du Tigre, habité par les Gordiens, \es~Kourdes d'aujourd'hui.
Gorée, île de l'océan Atlantique, à 2 kil. S. du cap Vert, à 167 kil. S. de Saint-Louis. C'est un rocher stérile, très escarpé, d'une superficie de 17 hectares Le ch.-l Gorée est défendu par le fort Saint-Michel. Entrepôt du commerce sur la côte de Sénegambie ; 6,000 hab.
Gorgias, né a Leontini (Sicile), mourut, diton, a cent huit ans, en 380 av. J.-C. 11 charma les Athéniens par son langage séduisant, resta en Grèce, et devint le premier des sophistes. Partout on essayait de parler à la Gorgias (yopYlà^£lv).H acquit beaucoup de réputation et de grandes richesses Platon Ta vivement attaqué, dans son dialogue contre les sophistes, intitulé Gorgias.
Gorgobiua, souvent appelée Gergovic des Boïens, ville de l'anc Gaule, a été placée dans le départ, de la Nièvre, a 27 kil. S. de Clamecy, au bourg actuel de Saint -Révérien. D'autres îa placent a Montluçon, ou à Saint- Par •ize-le-Chàtel, à 8 kil. N. de Saint-Pierre-le-Moutier.
Gorgona (Urge), île de la Méditerranée, à 32 kil S.-O. de Livourne; elle a 4 kil. de long sur 3 de large.
Gorgone, petite île du Grand Océan, dans la baie de Choco (confédération Grenadine), où. Pizarre se réfugia avec 12 compagnons dans son premier voyage
Gorgones, monstres de la Fable, filles de Phorcys et de Céto, n'avaient qu'un œil en commun et changeaient en pierres ceux qui les regardaient Persée aurait tué les Gorgones.
Gorgonzola, bourg situé à l'O. de Milan (Italie), est le centre de la fabrication du fromage appelé stracchino.
«orgue (La), commune du canton de Merville, arr. et a 20 kil. S.-E. d'Hazebrouck (Nord), sur la Lys ; 3,886 hab.
Gori (Antoine-François), né à Florence, 1691- 1757, prieur du baptistère de Saint-Jean, professeur d'histoire à l'université, eut une réputation vraiment européenne. Ses ouvrages, encore estimés, sont : Inscriptiones antiquœ grœcœ et romance, quœ exstant ïn Hetruriœ urbibus, 3 vol. in-fol. ; Monumentum Columbarium libertorum et servorum Liv/as Augustœ et Cœsarum, 1727, infol. ; Muséum Florenlinum, 6 vol in-fol. ; Muséum Etruscum, 3 vol. in-fol. ; Symbolœ litterariœ, recueil très précieux en 10 vol. in-8° ; Exemplar tabulas Trajanœ ex œre pro pueris et puellis alimentariis, in-fol.; Thésaurus Gemmarum antiquarum astriferarum, 3 vol. in-fol. ; Thésaurus Diptychorum, 3 vol. in-fol. ; Historia glyptagraphica, 2 vol. in-fol... etc.
Goria (André), né à Paris, 1823-1850, bon pianiste et compositeur d'un talent gracieux.
Goria, affl. du Pripet , arrose la Volhynie (Russie). Cours de 450 kil.