‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 223 sur 657 · GOT · texte numérisé non relu

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Corini (JOSEPH Gorio. marquis DE), poète

dramatique italien, né à Milan, mort vers 1761.

Goritty, col des Pyrénées, sépare les monts Cantabres , à l'O., des Pyrénées proprement dites, à l'E.

Guritz ou Sors, en italien Goritia, v.du Littoral autrichien, sur l'Isonzo, a 40 kil. N.-O. de Trieste, archevêché. Fabriques de sucre, de liqueurs, cuirs, toiles, soieries, vins, confitures, etc. Charles X y est mort en 1836; 21,000 hab.

Gorkha ou 'Gor, v. du Népaul (Hindoustan), à l'O. de Katmandou ; 10,000 hab.

Gorkhas. V. IVépaul.

Gorkum OU Gorinchem, place forte de la

Hollande méridionale (Pays-Bas), sur la Meuse, a 34 kil. S.-E. de Rotterdam. Commerce de grains, de chanvre, de beurre et de fromage; 6,000 hab.

Goroukpour OU Garakpour, V. de la pré-

sid. de Calcutta (Hindoustan) , sur le Rapty, dans le pays d'Aoude ; 20.000 hab.

Gorron, ch.-l. de cant., an\ et à 22 kil. N.-O. de Mayenne (Mayenne). Grains, bétail ; 2,fc59 hab. Corsas (Antoine-Joseph), né à Limoges, 1751- 1793. maître de pension a Versailles, rédacteur du Courrier de Versailles, prit une part active au 20 juin et au 10 août 1792; et, députe a la Convention, se détacha de la Montagne pour se rapprocher des Girondins. 11 continua son journal, sous le nom de Courrier des quatre-vingt-trois départements; dans une émeute du 8 mars, ses presses furent brisées. Décrété d'accusation , il se réfugia à Evreux, dans le Calvados, se cacha en Bretagne, eul l'imprudence de rentrer à Paris, fut arrête et exécuté sans jugement, le 7 octobre.

Gortschakoff (Pierre, prince), général russe, 179U-1868, se distingua surtout dans les guerres contre les montagnards du Caucase, et contre les Turcs, en 1828, 1829. Il fut gouverneur de la Sibérie occidentale , et combattit encore en Crimée à l'Aima et a Inkermann.

Gortyne, anc. v. de la Crète, au S., près de la mer.

Gorze, anc. ch.-l. de cant. de l'arr. et à 20 kil. S.-O. de Metz (Lorraine). Jadis abbaye de bénédictins, qui eut le droit de battre monnaie jusqu'à la Révolution; 1,700 hab.

Gosiar, v. du Hanovre (Prusse), à 45 kil. S.-E. de Hildesheim, sur la Gose, aftl de l'Ocker. C'est le siège de l'administration des mines du Hanovre et du Brunswick. Fabriques de bière, fonderies de plomb, ardoisières importantes; 8,000 hab.

Gosport, v. du Hampshire (Angleterre), à 2 kil. O. et en face de Portsmoutb, sur la rade de Spithcad. Bon port fortifié ; fonderies de la marine. A côté est l'hôpiLal d'Haslar, qui peut contenir 2,000 marins et invalides ; 15,000 hab. Gosport, v. de la Virginie (Etats-Unis), sur la rivière Elisabeth, en face de Norfolk ; 8,000 hab.

Gosse (Etienne), né à Bordeaux, 4773-1834, fut. sous la Restauration, rédacteur du Miroir et de la Pandore II a publié des Fables, des Proverbes dramatiques, des satires, etc; mais surtout beaucoup de comédies en prose et en vers, des opéras-comiques; etc.

Gossec (François-Joseph) , né à Vergnies (Hainaut). 1733-1829, se forma presque seul en étudiant les œuvres classiques, vint à Paris en 1751, et, fut directeur de la musique du prince de Conti. Il rublia des lors une foule de compositions de différents genres, symphonies, quatuors, messe des morts, opéras pour la Comédie-Italienne , pour l'Opéra, les chœurs de VAthalie de Racine. En 1784, il eut la direction de Y Ecole royale de chant ; pendant la Révolution, il écrivit pour les fêles nationales un grand nombre d'hymnes, de chœurs, de symphonies, qui se recommandent par la vigueur

du style. Inspecteur du Conservatoire de musique, dès sa création, en 1795, bienlôt professeur de composition, il fut membre de l'Institut.

Gosselies, v. du Hainaut (Belgique), a 6 kil. N. de Charleroi. Houilles, coutellerie : 5,000 hab.

Gosseilin (Pascal-François-Joseph) , né a Lille, 1751-1830, après avoir publié un Mémoire sur l'état de la science géographique au temps de Strabon et de Ptolémée, entra a l'Académie des Inscriptions, en 1791. Conservateur des médailles à la Bibliothèque nationale, 1799, il fut chargé par le gouvernement, en 1801. de travailler a la traduction de Strabon. Ses principaux ouvrages sont : Géographie des Grecs analysée ; Système Géographique de Marin de Tyr, de Polybe, d'Hipparque; Recherches sur la Sérique des anciens, sur les côtes occidentales de l'Afrique, sur les côtes orientales ; etc., etc.

Gotama , philosophe indien d'une époque incertaine, à qui l'on attribue un système philosophique, le JSyaya.

Gotha, capit. du duché de Saxe-Cobourg- Gotha. sur la Leine, affl. de la Nesse, remarquable par ses établissements scientifiques, ses écoles d'industrie et de commerce, etc Le château ducal renferme de précieuses collections, une bibliothèque de 150,000 vol. et de 2,000 manuscrits, un cabinet d'histoire naturelle, etc. Manufactures de porcelaine, d'étoffes de laine et de coton, de papiers peints, de tabac, d'instruments de musique et de chirurgie. On y imprime, depuis 1764, YAlmanach bien connu de Gotha. On l'a surnommée l'Athènes de l'Allemagne ; 27,000 hab.

Gothard (Saint-), massif de Alpes, qui relie les Alpes Helvétiques et les Alpes occidentales, d'une part, aux Alpes centrales de l'autre. Il figure une sorte de rectangle. Au N , on remarque, le pic de Gallenstock (3,598 m.); à l'E., le mont Néra (3,000 m.); au S., le mont Ravina (3,200 m.); à l'O. le mont Furka (3,028 m.). Dans l'enceinte du Saint-Gothard, il y a deux grandes vallées : au N., la vallée supérieure de la Reuss ou vallée d'Urseren ; au S., la vallée "supérieure du Tessin ou val Levantine. Le col du Saint- Gothard, à 2,322 m. de hauteur, conduit de l'Hospital sur la Reuss à Airolo sur le Tessin ; l'Hospice du Saint-Gothard est à 2,075 m de hauteur.

Gothard (Saint.), bourg de Hongrie, sur le Raab, célèbre par la victoire de Montécuculli et des Français, commandés par le comte de Coligny, sur les Turks, en 1664.

Gothembourg, V. GCETHEBORG.

Gothie ou Gœthaiand. nom de la partie méridionale de la Suède, des Goths, ses anciens habitants. Elle se divisait jadis en Ostrogothie, en Vestrogothie, en Gothie du sud. Aujourd'hui elle comprend 12 lœn ou départements.

Gothie [Canal de), entre le Cattégat et la mer Baltique, par la rivière Gœtha, de Gœtheborg au canal Trolhœtta, par le lac Wenern, le canal de Gœtha, le lac Wettern, la rivière Motala, les lacs Roren et Roxen, la ville de Sœderkœping et le golfe Slœtbaken dans la Baltique Sa ligne d'eau est de 320 kil. et compte 58 écluses; il a 3 m. de profondeur et 16 de largeur.

Gothie (Marche de). V. Septimanie.

Gothones, anc. peuple de la Germanie, près des bouches de la Vistule.

Goths, Gothi, grande nation de la Germanie orientale, que plusieurs ont assimilée aux Gètes, et qui probablement occupa le sud de la Scandinavie et les bords de la mer Ralfique, puis s'avança vers le Danube inférieur, au commencement du me s. Ils occupèrent la Dacie et s'étendirent au ive s., de la Theiss au Don; ils se divisèrent en Wisigoths, Ostrogoths et Gépides.

Gotschallc OU Gotteschalk. né près de

Mavence, 808-867, fils d'un comte saxon, moine,

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soutint hardiment la thèse de la prédestination, fut vivement attaqué, mais trouva des défenseurs dans Loup, abbé de Ferrières. Ratramne, moine de Corvey, etc. Jean Scot Erigene prit part, en philosophe, a ces débats. 11 paraît que Gotschalk fut enfermé jusqu'à sa mort dans l'abbaye de Haut- Villiers.

Goùer (Frédéric-Guillaume), né à Gotha , 1746-1797, fonda à Uœttingue YAimanach des Muses, et se fit connaître comme auteur et comme acteur. 11 a écrit avec talent des épîtres, des contes, des élégies.

Gottfried ou Godefroi von Strassburg, célèbre minnesinger, né sans doute sur les bords du Rhin, vivait au commencement du xuie s. 11 nous reste de lui Tristan et Isolde, l'une des plus belles compositions épiques du moyen âge.

Gottlund (Œster.) OU Ostrogothie, pi'OV.

de Suéde, sur la mer Baltique, a 10,977 kiï. c, et 207 .1)00 habitants. L'est un pays montueux et pittoresque. Le ch.-l. est Linkœping ; les v. princip. sont : rsorrkœping, Sœderkœping, Wadstena, Motala.

Gottiand, île suédoise, formant une province du royaume, à peu près au centre de la Baltique, de 116 kil. de long sur 60 de large. Le climat est tempéré ; l'île est riche en forêts et on révolte beaucoup de seigle excellent; on élève des bestiaux et des vers a soie. Le ch.-l. est Wisby ; la population de 54.0U0 hab.

Gottorp, anc. duché du Danemark au S. du Slesviu, avau pour cap. Slesvig, dont la forteresse s'appelle Gottorp. Il a donné son nom à la branche de Holstein-Gottorp.

Gottsched (Jean-Christophe), né près de Kœnigsberg (Prusse), 17uu-17o6, professeur a l'université de Leipzig, devint le chef d'un mouvement littéraire, qui a fait beaucoup de bruit en Allemagne. Il conseilla à ses compatriotes de prendre pour . modèles les classiques et les écrivains français du xvn« s II eut beaucoup de partisans. Mais ses doctrines furent attaquées vivement par l'école suisse de Bodmer et Breitinger. Gottsched a rendu cependant de grands services à son pays, en travaillant avec ardeur aux progrès de la langue Allemande. Sa tragédie de Caton mourant eut dix éditions; sa Grammaire allemande, six. Citons son Histoire critique et littéraire de la langue, de la poésie et de l'éloquence allemande. 8 vol. in-8° ;. son Théâtre allemand d'après les préceptes des Grecs et des Romains, 6 vol. in-8^, etc.

Gottschée, petite v. de la Carniole (Autriche), sur la Riese. Dans les environs, les Gottschers, au nombre de 50,000, se distinguent par leurs mœurs, leur langage, leur habillement.

Gouaiior, v. de 1 Hindoustan, capitale du Sindhya, dans le bassin de la Djemnah, a 110 kif. S. d Agrah, fameuse forteresse. Les Anglais l'ont prise en 1780, 1804 et 1844. La popul. est de 4u,000 hab.

Gqubaux (Prosper-Parfait), né à Paris, 1795-1839, fonda en 1820 un établissement d'instruction, qui, acheté par la ville de Paris en 1846, est devenu le collège Chaptal. Sous les pseudonymes de Pierre Aubry et de Dinaux, il a beaucoup écrit dans le Courrier Français, la Revue de Paris, etc. Il a fait avec Victor Ducange Trente Ans ou la Vie d'un Joueur, 1827 ; avec Al. Dumas, Richard d' Arlington; avec Legouvé, Louise de Lignerolles, IScté ; avec Eugène Sue, Latréaumont, les Mystères de Paris, le Juif- Errant, etc.

Gouda ou Ter.gonw, v. delà Hollande méridionale (Pays-Bas), sur la Gouw ou Petil- "ïbsel, a 16 kn N.-E de Botterdam; 16,u00 hab.

Goudeiin, commune du canton de Piouagat, arr. de Guiugamp (Côtes-du-Nord) ; 2,213 hab.

Goudelour. V. K.ADDALORE.

Goudimel (Glaude), né probablement en

Franche-Comté, vers 1510, fonda à Rome, vers 15*0, une école de musique et fut le maître de Palestrina. De retour en France, il mit en musique les psaumes traduits par Marot et Théodure de Be/.e : ce qui le rendit populaire. Il fut a Lyon, en 1672, l'une des victimes de la Sainl- Barthélemy.

Goudjé'rate. V. GuZERATE.

Goudouli OU Goudelin (PIERRE), né à TûU-

louse, 1569-1649, acquit une véritable célébrilé dans le Midi. Ses poésies languedociennes se distinguent par la grâce du style.

Goudt (Henri, comte de), peintre et graveur hollandais, ne a Uirecht, 1585-165U (?)

Gouet (Le), riv. qui passe a Saint-Brieuc et finit au Légué, dans la baie de Samt-Brieuc ; cours de 40 kil.

Gouézec, commune du canton de Pleyben, arr. de Chàteaulin (Finistère; ; 2,250 hab.

Gouffé (Armand), né a Paris, 1775-1845, souschef au ministère des finances jusqu'en 1827, a été l'un des fondateurs du Caveau moderne. Ses comédies, parades, vaudevilles, etc.. ont eu beaucoup de succès sur les théâtres secondaires.

Gouffier, famille de Poitou, qui a produit plusieurs personnages célèbres. V. Bonnivet. — Son frère. Artus Gouffier. seigneur de Boisy, fut gouverneur de François Ie', et mourut en 1519.

Gouges (Marie-Olympe de), née à Montauban, 1755-1793, se fit connaître par ses galanteries et par ses comédies, puis se mèiaa tous ies événements de la Révolution avec pius d'entraînement que de méchanceté. Elle muurut sur l'échafaud, le 4 novembre. On a d'elle des comédies ; l'Esclavage des noirs, drame en 3 actes; le Couvent ou les Vœux forcés ; l'Entrée de Dumouriez à Bruxelles, etc.

Gouheuans, commune du canton de Villersexel, arrond. et â 10 kil. S. de Lure (Haute- Saône). Salines et houillière; 8UU hab.

Goujet (Claude-Pierre), né a Paris, 1697-1767, oraiorien, janséniste, fut poursuivi a cause de ses opinions, surtout par le cardinal de Fleury. Parmi ses nombreux ouvrages exacts et utiles, on cite \ : Bibliothèque française, 18 vol in-12, Bibliothèque d»s auteurs ecclésiastiques, pour servir de suite a celte de Dupin, 3 vol. in-8« ; Mémoire littéraire et historique sur le Collège royal de France, 3 vul. m-lZ; Suppléments au Dictionnaire de Moréri ; Dissertations sur l'état des sciences en France depuis la mort de Charlemagne jusqu'à celle du roi Robert ; Histoire des Inquisitions, 2 vul in-12.

Goujon (Jean), sculpteur et architecte, né à Paris, ver» 1515. assassine, dit-on, mais sans preuve, a la Saint-Barthélémy, 1572, protestant, n'en fut pas moins protège par Henri 11 et par Diane de Poitiers, dont il exécuta avec tant d'élégance la statue couchée. 11 lut un grand artiste par le goût, la pureté du dessin, la finesse du travail. On a vanté ses sculptures des châteaux d'Anet, d'Ecouen, de la porte Saint- Antoine, etc. Il fut le décorateur de l'Hôtel de ville et de l'hôtel Carnavalet qu'il construisit, comme architecte. Son œuvre capitale est la Fontaine des lymphes, dite des Innocents, qui date de 1550. Le Louvre lui doit une partie de ses plus belles sculptures (Pavillon de l'Horloge, salle des Cent-Suisses).

Goujon (Jean-Marie-Claude- Alexandre), né à Bourg-en-Bresse, 1766-1795, fui député suppléant a la Convention, ou il entra après la mort de Hérault de Sechelles. Il se distingua dans sa mission a l'armée du Bhin et Moselle, et, après le 9 thermidor, reprit sa place parmi les montagnards; il sou in t energiquemeni les Patriotes, et prit part à l'insurrection du 1" prairial (20 mai 1795). Condamné par une commission

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militaire, Goujon se frappa mortellement du couteau qui venait de servir à Romme.

Gouiard (Thomas), chirurgien, né près de Montauban, 1720-1791), a écrit un Traité des effets des préparations de plomb, 1760.

Gouiard (Simon), né à Senlis, 1043-1628, embrassa le calvinisme en 1565, et se retira a Genève, où il devint ministre du culte réformé. Parmi ses nombreux ouvrages, traductions, discours, poésies, compilations, on cite : Thrésor d'Histoires admirables et mémorables de notre temps, 2 vol. in-12 ; Mémoires de l'Estat de France sous Charles IX, 3 vol. in-8° ; Recueil des choses mémorable* advenues sous la Ligue, 3 vol. in-8°.

Gouldja, Kouldja ou ili, capit. de la Dzoungarie. surl'Ili; place de commerce importante, 5u,uu0 hab.

Goulette (La). V. TUNIS.

Gouiven (Anse de), formée à l'extrémité du Finistère (France) ; elle a 5 kil. de large sur 1 de profondeur.

Gouinroun OU Bender.Abbassy, port de

commerce sur la mer d'Oman, au N.-O. d'Ormuz, fait encore un commerce assez actif. Il a été cédé a l'iman de Mascate par la Perse en 1800.

Goimii y OU Alexandropol, ail N.-O. d'Eri-

van (Russie du Caucase). Place forte.

Goumty, affl. de gauche du Gange, passe à Lacknau, Djouanpour, et finit au dessous de Bénares; cours de 550 kil.

Gounong, nom général donné aux montagnes volcaniques de Sumatra; les plus remarquables sont : le Gounong-Kossumbra, haut de 4.583 m.; le Gowiong-Passaman ou mont Ophir, de 4,232 m. ; etc. — L'on donne également ce nom aux montagnes de Java, le Gounong- Karang, haut de 1,579 m. ; le Gounong-Gontour, qui a eu plusieurs éruptions au xixe siècle ; le Gounong-Dieng ou Prahou, l'olympe des anciens Javanais.

Gounong-Teito, port de l'île Célèbes (Malaisie). Etaolissement hollandais pour le commerce.

Gour, v. anc. de l'Hicdoustan, à 30 kil. N.-O de Mourschidabad, jadis capit. du Bengale.

Gour, v. du Kaboul, a 220 kil. N. de Kandahar, capit. de la dynastie des Goundes, qui régna de 1115 a 1213, et fut détruite par les Khans du Kharism.

Gourdon, ch.-l. d'arrond. du Lot, sur la Bleue, a 44 kil. N. de Gahors. Toiles a voiles, chapeaux, vins et noix. Elle conserve les ruines d'un château; 5,084 hab.

Gourgaud (Gaspard, baron), né à Versailles, 1783-1852, neveu du comédien Dugazon, sortit de l'Ecole polytechnique pour entrer a l'Ecole d'artillerie de Chàlons; prit part à presque toutes les campagnes de l'Empire, et fut nommé baron à Moscou. Chef d'escadron dans la retraite, il traversa deux fois la Bérézina à la nage, se distingua de nouveau dans la campagne de Saxe et dans celle de France, sauva Napoléon a Brienne, et ne quitta l'empereur qu'a Fontainebleau. Au retour de l'île d'Elbe, il reprit sa place auprès de Napoléon qui le nomma général, aide de camp, fut l'un des derniers a combattre a Waterloo, revint avec l'empereur, et fut choisi avec Montholon et Bertrand, pour l'accompagner a Sainte-Hélène. Il l'aida à réunir les matériaux d'une histoire de la Grande-Armée : des mésintelligences, qui éclatèrent entre Montholon et lui, lui firent quitter Longwood. 11 revint en Angleterre, fut arrêté, dépouillé de ses papiers et jeté sur le continent a Cuxhaven. 11 ne put rentrer en France qu'en 1821. Il occupa ses loisirs forcés à publier les Mémoires de Napoléon, 1823-25, 8 vol. in-8° (avec Montholon), Napoléon et la Grande Armée en Russie, 1825; Réfutation des calomnies de la vie de Napoléon, par Walter

Scott, 1827. Aide de camp du roi, 1832, lieutenant-général, 1835, il fit partie de la commission chargée d'aller chercher les cendres de Napoléon. 11 entra à la Chambre des pairs en 1841 , et fut représentant a l'Assemblée législative du département des Deux-Sèvres.

Gourgues (Dominique de), né à Mont-de- Marsan, 1530-1593, fut pris par les Espagnols et condamné a ramer sur les galères. Apprenant que les Espagnols avaient pendu eu Floride des Français conduits par Laudonniere et Ribaut, il équipa trois navires, en 1567, alla attaquer les Espagnols, et fit pendre les prisonniers, avec cette inscription : Pendus, non comme Espagnols ou catholiques, inais comme traîtres et assassins. A son retour, Gourgues, poursuivi par le gouvernement français,' fut forcé de se cacher.

Gourie ou Gouriel, contrée du Caucase asiatique, qui correspond à l'ancienne Colchide, près de la mer Noire; elle est comprise dans le gouvernement de Kutaïs et a pour villes princip. : Ossurgheti, le ch -1., et Poti.

Gouriev.Gorodok, v. forte du gouvern.

d'Orenbourg (Russie), port de pêche sur l'Oural ; 3,000 hab.

Gourin, ch.-l. de canton, arr. et à 48 kil. N.-O de Pontivy (Morbihan); 4,451 hab.

Gournay, ch.-l. de canton, arrond. et à 45 kil. S.-E de Neufchàtel (Seine-Inférieure), sur l'Epte, dans le pavs de Bray. Beurre, œufs, bestiaux, grains; 3,633 hab.

Gournay (MARIE I^e Jars DE), née à Paris,

1566-1645, retirée avec sa mère à Gournay, en Picardie, conçut, à 18 ans, l'admiration la plus enthousiaste pour les Essais de Montaigne, ît fut considérée par l'illustre écrivain comme sa fille d'alliance Elle recueillit les matériaux pour une édition des Essais in-f°, qu'elle publia eu 1595. Quarante ans plus tard, elle donna une nouvelle édition magnifique de son livre bienaimé; elle ladédia à Richelieu, l'enrichit de notes et d'une préface curieuse, 1635. Elle eut le tort de se mêler aux querelles religieuses et d'écrire pour soutenir le père "ïoton (Adieu de l'ami du roi pour la défense lea pères Jésuites, 1610). Ses œuvres, bien oubliées, ont eu beaucoup de réputation; elle les réunit une première fois, en 1626, sous ce titre . L'Ombre de la demoiselle de Gournay

Gournay (JeAN-ClaCDE-MaRIE-YiNCENT DE),

né a Saint-Malo, 1712-1759, fut conseiller au grand-conseil, 1749, et intendant du commerce, 1751. Gournay s'occupa surtout du travail manufacturier, ïut l'adversaire des prohibitions et de la réglementation, attaqua les monopoles, les corporations, en un mot revendiqua avec énergie la liberté de l'industrie, si bien qu'on lui a attribué la fameuse maxime : Laissez faire, laissez passer.

Gourville (JEAN Hérault DE), né à La Ro-

chefoucauld, 1625-1703, d'abord valet de chambre du duc de la Rochefoucauld, puis secrétaire de son fils, le prince de Marsillac, servit également le prince de Condé et déploya toute la souplesse d'un génie inventif et peu scrupuleux sur le choix des moyens. Mazarin se l'attacha; protégé par Fouquet, il fit une grande fortune. Il resta fidèle au surintendant disgracie; mais, poursuivi par la Chambre de justice, il fut condamné a être pendu et à la confiscation de ses biens. Il se réfugia en Hollande, en Angleterre, se rendit utile pendant la tenue du congrès de Bréda. 1666, et fut accrédite par Lou s XIV comme son m nistre près de la cour de Brunswick. Il servit encore le roi et Comte en Espagne, fut renvoyé par Louis XIV en Allemagne, et obtint enfin des lettres de grâce, en 1681. Ses Mémoires font connaître les hommes et les choses, de 1642 à 1678.

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