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V. Colombie

Grenade (La), l'une des petites Antilles, à l'extrémité sud des Grenadines, longue de 32 kil., large de 16, et peuplée de 42,000 hab., dont 22,000 nègres. Elle paraît avoir été formée de deux volcans sépares par une vallée, est bien arrosée et fertile, etc.; le climat n'est pas sain. Le ch.-l. est Georgetown. Elle a été abandonnée par la France à l'Angleierre en 1763 et en 1783.

Grenade-snr-Garonne , ch.-l. de canton,

arr. et à 25 kil. Ps.-O. de Toulouse (Haute-Garonne), sur la Save. Fab. de maroquin, d'amidon ; commerce de grains; 3,907 hab.

Grenade-sur-Adour, C'I.-I. de canton, arr.

et à 13 kil. S.-E. de Mont-de-Marsan (Landes), sur la rive droite de l'Adour. Patrie de Pérignon ; 1,418 hab.

Grenade (LOUIS de). V. LOUIS.

Grenadilles OU Grenadines, archipel de

deux petites îles volcaniques et d'une trentaine d'îlots disséminés entre Saint-Vincent et la Grenade (Petites-Antilles). Ces îlots produisent du coton, du café, de l'indigo et du sucre. Cariacou est le principal; 3.000 hab.; il renferme Hillsborough. Elles sont aux Anglais depuis 1763.

Grenelle, anc. village du dép de la Seine, à PO. de Paris sur la rive gauche de la Seine, renferme de nombreuses fabriques. Le puits de

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Grenelle est un puits artésien, profond de 547 m., et donnant en 2i heures environ un million de mètres cubes d'eau excellente ; il a été creusé de 4834 a 1841. Depuis 1860. Grenelle, annexe a Paris, l'orme le loe arrondissement.

Grenier ^Paul, comte), né à Sarrelouis, 176P- 1827, fils d'un huissier, simple soldat en 1784, fut général de brigade dès 179 i et gênerai de division en 1705. 11 servit glorieusement aux armées du Rhin et d'Italie, plus tard a Wagram et en Italie. 11 fut vice-président de la chambre de 1815, membre de la commission de gouvernement créée après Waterloo. On a de lui : Correspondance du général Grenier et de son état-major, pour servir à l'histoire des campagnes sur le Rhin en 1795 et 1796.

Grenier de Saint-Martin ( FRATCISQUE- MAHTIN Grenier, dit FRANÇOIS), né à Paris,

1793-1867, élève de P. Guérin, peintre d'histoire, s'est aussi distingué par des tableaux de genre (le Vieux vagabond, le Contrebandier, Petits voleurs arrêtés par un garde champêtre, etc.).

Grenoble, Cularo, puis Gratianopolis, ch.-l. du dép. de l'Isère, sur l'Isère, près du confluent du Drae, au pied du mont Rachet, dans la pittoresque vallée du Grésivaudan. Évêché, suffragant de Lyon, Cour d'appel Académie universitaire avec facultés de droit, des lettres, des sciences; c'est une place forte de premier ordre, avec directions d'artillerie et du génie. — Fabrication des gants, peignage des chanvres, distilleries de liqueurs hnes, etc — Ane. ville des Allobroges, sous le nom de Cularo, agrandie par l'empereur Gratien et dès lors éyèché, possédée par les Bourguignons, par les Francs, disputée par ses évêques et par les Dauphins du Viennois, elle fut réunie à la France en 13'*9 Patrie de Condillac, Mably, Vaucanson, Mouiller, Barnave, Dolomieu, Casimir Périer, etc., 51,370 hab.

Grenviiie (George), 1712-1770, frère de Richard Grenville, comie Temple, et beau-frère de lord Châtain, devint trésorier de la marine dans le ministère dirigé par William Pitt, 1754, fut lord de l'Amirauté, 1761, dans le ministère de lord Bute, et premier ministre, 1763. 11 établit l'impôt du timbre, cause de la révolte des colonies américaines; fit arrêter le député Wilkes, 1763. Il fut forcé de céder la place à Rockingham, en 1765. 11 défendit son administration par deux pamphlets : Considérations sur le commerce et les finances de l'Angleterre et Etat p résent de la nation. 1767.

Grenville (Thomas), fils du précédent, 1755- 1846, diplomate, forma l'une des bibliothèques les plus remarquables de l'Angleterre; il l'a léguée au Musée britannique.

Grenville (William), lord Wyndham, frère du précédent, 1759-1834, fit partie du ministère de Pitt en 1783, et dès 1789 fut choisi par la chambre pour orateur (président). George 111 l'éleva à la pairie, 1790. Ministre des affaires étrangères, ennemi de la France et surtout de la Révolution, il fut l'un des principaux auteurs de la guerre de 1793. Il contribua beaucoup à l'union de l'Angleterre et de l'Irlande, se retira avec Pitt, en 1801, ne voulut pas rentrer avec lui au ministère; devint premier ministre en 1806 avec Fox. Grey, mais se retira des 1807. 11 passa ses dernières années dans la retraite. On a de lui : des Discours, un Aouveau plan de finances, 1806; Lettre au comte de Fingal, 1810; et une collection curieuse de documents, sous le titre de The Grenville Papers, 1832, 2 vol.

Gréoux ou Réoulx {Griselum), commune du canton de Valensolles, arr. et a 68 kil. S.-O. de Digne (Basses-Alpes), près du Verdun. Eaux thermales, sulfureuses îodurées.

Gresban OU Gréban (ARNODL et SlMON),

frères, nés au Mans ou à Compiègne, eurent, au

xvc s., de la célébrité par les Mystères qu'ils composèrent. Arnoul est surtout l'auteur du Mystère de la Passion, Simon des Actes des Apôtres; le premier, représenté a Paris avant Uo2, comprend 25,000 vois. Simon a publié plusieurs Epitres, sur la mort de Charles VII. des Elégies, des Complaintes, des Désolations, la Création du Monde, la Sphère du Monde.

Gresham (Sir Thomas) , riche marchand anglais, né à Londres, 1519-1579, membre de la compagnie des merciers, s'engagea dans de grandes entreprises commerciales, fit bâtir la Bourse de Londres (lioyal- Exchange), 1566-1570.

Grésivaudan OU Graisivatidan (Graliano-

po lit anus pagus), anc. pays de France, comprenait la vallée de l'Isère depuis la Savoie jusqu'au confluent du Drac.

Gresie (La) commune du canton de Belmont, arr. de Roanne (Loire); 2,537 hab.

Gresnick (Antoine-Frédéric), né à Liège, 1752-1799, dirigea la musique du prince de Galles à Londres, et vint à Paris, où il composa pour différents théâtres des opéras, des opéras-bouffes, des comédies mêlées de chants, etc.

Gresset (Jean-Baptiste-Louis), né à Amiens, 1709-1777, novice dans l'ordre des jésuites, professa dans plusieurs collèges de province. A 24 ans, il fit paraître, à Rouen, Vert- Vert, charmant badinage, qui fonda sa réputation De retour à Paris, dans sa mansarde du collège Louis-le-Grand, il écrivit la Chartreuse, le Carême impromptu, le Lutrin vivant et les Ombres; il essaya également de traduire en vers les Bucoliques. Sa réputation dans le monde et ses écrits d'un tour frivole et badin décidèrent les jésuites a le renvoyer, 1735. Bien accueilli à Paris, Gresset composa pour le théâtre la tragédie d'Edouard lll et le drame de Sidney, qui eurent peu de succès. Mais sa comédie du Méchant, 1747. est l'une des meilleures du xviue s. Membre de l'Académie française en 1748, il se retira à Amiens, où il se maria et devint très religieux, jusqu'à mériter les sarcasmes des écrivains philosophes.

Grésy-sur-isère, ch.-l. de canton, arr. et à 15 kil. S.-O. d'Albertville (Savoie); 1,418 hab.

Gretna-Green OU Graitnej , Village dll

comté et à 30 kil. S.-E. de Dumfries (Ecosse), vers l'extrémité du golfe de Solway. Il est célèbre par les mariages clandestins, qui s'y sont souvent contractés, devant un forgeron ou quelque autre prêtre industriel, signant un certificat avec deux témoins.

Grétry André-Ernest-Modeste), né à Liège, 1741-1813, d'une famille de musiciens, eut pour maître, à Rome, Casali, et mérita les éloges de Piccini' pour son intermède des Vendangeuses. A Paris, Marmontel lui confia la petite comédie du Huron, qui fut représenté à la Comédie Italienne avec un véritable succès, 20 août 1769. Dès lors, il se plaça au premier rang des compositeurs français : on cite parmi ses meilleurs ouvrages : Luette, le Tableau parlant, 1769 ; Sylvain, les Deux Avares, 1770; Zémire et Azor, 1771 , ta Rosière de Salency, 1774; Aucassin et Mcolette, 1778; Richard Cœur-de-Lion, 1784; l'anjirge dans l'île des Lanternes, 1785 ; l'Epreuve villageoise, etc. Il fut inspecteur de l'enseignement au Conservatoire, en 17t5, membre de l'Institut, 1796. La plupart de ses œuvres sont encore goûtées et admirées ; il a publié des Mémoires ou Essais sur la musique. 1797, 2 vol. in-S° ; Méthode simple pour apprendre à préluder, 1802, et un ouvrage politique, la Vérité, 1802.

Greuze (Jean-Baptiste), né à Tournus, 1725- 1805. eut pour maître un peintre lyonnais, Charles Grandon, qui l'emmena avec lui à Paris, où il suivit les cours de l'Académie. Ses deux tableaux, un Père de famille expliquant la Bible à ses enfants et le Paralytique servi par ses enfants

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le firent agréer par l'Académie, 1755. Malgré ses longs efforts, Greuze ne put réussir (fans la peinture d'histoire; mais sa réputation ne fit que grandir dans le genre où il avait d'abord été remarqué; ses tableaux sont de petits drames complets, pleins de vie, de mouvement, de vérité morale. Ses chefs-d'œuvre sont : la Malédiction paternelle, la Bonne Mère, le Père dénaturé, le Retour du chasseur, la Dame de Charité, l'Accordée de village, la Cruche cassée, la Bénédiction paternelle, une Jeune fille tenant une colombe, Sainte Madeleine, la Prière, etc. Greuze mourut à peu près oublié et pauvre.

Grevin (Jacques), né à Clermout en Beauvoisis, 1539-1570, disciple de Ronsard, lit représenter des comédies, la Maubertine, la Trésorière, les Esbahis; la tragédie de Jules César; il a composé des poèmes, des hymnes ; Y Olympe, recueil cle sonnets, chansons, odes, etc.

dey (Jeanne), née en 1538, élait la fille aînée du marquis de Dorset et de Françoise de Suffolk, petite-lille par sa mère de Henri VII. L'ambitieux duc de Northumberland la maria à son quatrième fils, Guilfort Dudley, la fit reconnaître par Edouard VI pour son héritière, et proclamer reine à la mort de ce prince, 1553. Marie Tudor, fille de Henri VIII, triompha facilement; Jeanne et son mari furent retenus en prison. La révolte du duc de Suffolk et de Wyat décida Marie à les faire périr. Jeanne fut décapitée dans l'enceinte de la Tour, 12 février •1554.

Grej (Charles), comte Grey et baron Grey de Howick. né a Fallowden (Northumberland), 1764-1845, s'attacha à Fox. dès 1786, et resta, comme lui, l'un des plus éloquents défenseurs des idées libérales. Il s'opposa vainement à la réunion de l'Irlande et de l'Angleterre. Dans le cabinet whig de 1806, il fut premier lord de l'amirauté, et, après la mort de son ami, secrétaire d'Etat pour les affaires étrangères, et leader de la chambre des Communes. C'est alors qu'on adopta la loi pour l'abolition de la traite des nègres. Démissionnaire en 1807, il continua a la Chambre des lords son opposition aux tories. Apres 1815, il combattit avec une ferme modération la politique de lord Liverpool, défendit la reine Caroline, et plus tard fut encore l'adversaire de Canning. Lorsqu'en 1830 Wellington fut forcé de se retirer, lord Grey forma un ministère whig, qui fut sincèrement" libéral. Le bill de réforme parlementaire, présenté par lord John Russell, au nom du cabinet, fut enfin adopté, après une longue lutte, 1831-32. C'est le litre de gloire de lord Grey. Mal soutenu contre les attaques d'O'Connell, il se retira, le 9 juillet 1834, il passa les dernières années de sa vie dans la retraite.

Greytown. V. SaN-JuAN-DE-NicaRAGUA.

Grez.en-Bouëre, ch.-l. de canton, arr. et à 15 kil. N.-E. de Château-Gontier (Mayenne) ;

Gribeauval (JEAN-BAPTISTE Vaquetto de),

né a Amiens, 1715-1789, capitaine au corps des mineurs, 1752, lieutenant-colonel, 1757; passa au service de Marie-Thérèse et se distingua dans la guerre de Sept Ans. Nommé par Choiseuî lieutenant général, 1765, il présida a toutes les reformes qui furent faites dans l'artillerie et dans le corps des mines, dont il eut le commandement particulier. 11 a laissé : Tables des constructions des principaux attirails^ de l'artillerie, proposées et approuvées depuis 1764 jusqu'en 1789. par M. de Gnbeauval, etc., 1792. 3 vol. en 4 parues, in-fol. avec 125 planches.

Griffenfeld (PlERRIi Schumacher, comte

de), chancelier de Danemark, né à Copenhague, 1635-1699, fut protégé par Frédéric III, qui lui fit rédiger la fameuse loi royale de 1660. Christian V lui abandonna d'abord le gouvernement;

puis il fut renversé en 1676, condamné à mort et retenu prisonnier jusqu'en 1698.

r.riffensee, lac du canton de Zurich (Suisse),, d'où sort la Glatt.

GrifTet (Henri), né à Moulins, 1698-1771. iésuite, professeur a Louis-le-Grand, prédicateur, défendit courageusement son ordre et se relira a Bruxelles. Oh lui doit : L'année du chrétien, 1747, 18 vol. in- 12 ; Histoire du règne de Louis XIII, 1758, 2 vol. in-4o; l'Insuffisance de la religion, naturelle, 1770, 2 vol in-12: Mémoires pour servir à l'histoire de Louis, dauphin de France, 1777, 2 vol. in-12, Recueil de lettres pour servir à l'histoire militaire du règne de Louis XIV, depuis 1671 jusqu'en 1694, 8 vol. in-12; etc.

Griffier (Jean), né à Rotterdam, 1656-1718, paysagiste, a, dans ses tableaux nombreux, imité la nature, mais souvent aussi contrefait Ruysdaël, Teniers, Rembrandt.

Griffith (Elisabeth), romancière anglaise, née dans le pays de Galles, 1730-1793.

Griffon ou Grippon, troisième fils de Charles-Martel, fut exclu de la succession paternelle en 741, et fut enfermé dans un château des Ardennes. Pépin lui rendit la liberté en 747 et lui donna plusieurs comtés; mais Griffon, mécontent et ambitieux, se souleva deux fois, et, en 751, excita à la révolte Waifre, duc d'Aquitaine; il voulait se joindre à Astolphe, roi des Lombards, lorsqu'il fut attaqué et tué dans la vallée de Maurienne.

Grifoi (Francisco), peintre espagnol, né à Valence, mort en 1766, peignit sans succès l'histoire, puis, avec plus de bonheur, des marines, des paysages, des fruits. Ses toiles sont encore recherchées; il mourut à l'hôpital.

Gri^nan, ch.-l. de canton, arrond. et à 28 kil. S.-O. de Montélimar (Drôme), près du Lez. Il possède le tombeau de Mme de Sévigné, qui mourut dans le château, dont on voit encore les ruines imposantes; 1,748 hab.

Grignan, famille illustre de Provence qui descendait des Adhémar de Munteil.

Grignan (Loi'IS Adhémar de Itlonteil,

comte de), fut ambassadeur â Rome, et gouverneur de Provence, sous François Ier. On doit en partie attribuer à son influence le massacre des Vaudois ; il fut protégé par les Guises, et mourut en 1557.

Grignan (FRANÇOIS Adhémar de Monteil,

comte de), 1632-1715, lieutenant général en Languedoc et en Provence, épousa Angél. -Claire d'Angennes, fille du marquis de Rambouil'et, 1658, puis Marie-Angélique du Pin-du-Fou, et en 1669 la fille de M^ de Sévigné; c'est ce mariage qui l'a surtout fait connaître.

Grignan (FRANÇOISE-MARGUERITE de Sévigné, comtesse de), née à Paris, 1648-1705, élevée avec le plus grand soin par sa mère, d'une beauté remarquable, mais d'une froide sagesse non moins grande, suivit son mari en Provence, 1669. La correspondance de M«»e cie Sévigné avec sa fille, la gouvernante de Provence, est bien célèbre; malheureusement nous n'avons plus la plupart des lettres de M"»* de Grignan, que sa tille, la marquise de Simiane, a supprimées par scrupule religieux. Elle a laissé un Résumé du système de Fenelon sur l'amour de Dieu.

Grignois, ch.-l. de canton . arr. et à 14 kil. S.-E. de Bazas (Gironde); 1,805 hab.

Grignon, village de la commune de Thiverval, dans l'arr. et à 14 kil. N.-O. de Versailles (Seine-et-Oise).

Grijaiva (Jean de), né à Cuellar, tué à Nicaragua en 1527, fui lieutenant de Vélasquez, gouverneur de Cuba. 11 reconnut le Yucatan, 1518, découvrit la côte du Mexique jusqu'à San- Juan d'Ulloa, et prépara la voie à F. Corlez.

Grijaiva (Ferdinand de), parent du précédent, suivit Cortez au Mexique, 1530, fut l'un

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des premiers qui découvrirent la Californie, 1536, et conduisit des secours à Pizarre, alors a Lima, 1537.

Grille (Joseph-François), né à Angers, 4782- ■1855, fut chef de division des beaux-arts, puis bibliothécaire de la ville d'Angers. Il y a des renseignements curieux dans ses ouvrages historiques : Introduction aux Mémoires sur la Révolution française, 2 vol. in-8° ; Description du département du Nord, 4830; Essai sur la vie de Larevellière- Lepeaux ; Y Emigration angevine, les princes, l'armée de Condé, Quiberon; la Vendée en 1793, 3 vol. in-8» ; Autographes de savants et d'artistes, de connus et d'inconnus, etc., 2 vol. in-42., etc

Grimaidi, famille patricienne de Gênes, qui soutint, avec les Fieschi, le parti guelfe contre les Doria et les Adorne. Souverains de Monaco et seigneurs de Grimaud depuis le xe s , ils ont joué un grand rôle dans l'histoire de Gênes, et ont toujours été les partisans de la France, que plusieurs Grimaidi ont servie honorablement, et où ils ont eu le duché-pairie de Valentinois. Ils ont aussi possédé des fiefs considérables dans le royaume de Naples. Ils font remonter leur origine" à Grimoald, maire du palais chez les Francs au vme s. — La branche masculine directe des Grimaidi, princes de Monaco, s'est éteinte en 1731.

Grimaidi (François-Marie), physicien, né à Bologne, 1618-4663, jésuite, se rendit célèbre par ses travaux astronomiques.

Grimaidi (Jean-François), surnommé il Bolognese, peintre, architecte, graveur, né à Bologne, 4606-1680, imita heureusement le Corrège et l'Albane. 11 exécuta plusieurs fresques au Louvre, pour Mazarin.

Grimani (Antonio), doge de Venise, 4524- 1523, était né en 1436, avait été battu par les Turcs, 1499, condamné à mort par le Grand- Conseil, et sauvé par le dévouement de son fils, le cardinal Domenico.

Grimani (Marino), doge de Venise, 1595-1605.

Grimani (Pietro), doge de Venise, 1741-4752.

Grimarest (JEAN-LÉONOR t,e Gallois, sieur de), né à Paris, mort en 4743, a laissé : Commerce de lettres curieuses et savantes; Traité du récitatif dans la lecture, etc.; Traité sur la manière d'écrire des lettres, et surtout Vie de M. de Molière.

Grimaud, golfe de la Méditerranée, sur la côte du départ, du Var; il renferme Saint-Tropez et quelques villages, dont le plus important est Grimaud, puissant au moyen âge, à 50 kiL N.-E. de Toulon; ch.-l. de canton de l'arr. de Draguignan (Var); 4,173 hab.

Grimm (Frédéric-Melchior, baron), né à Ratisbonne, 4723-4807, vint à Paris comme précepteur des fils du comte de Schomberg, et fut secrétaire du duc d'Orléans; grand amateur de musique, il se fit connaître par un spirituel pamphlet en faveur de la musique italienne : le Petit prophète de Boehmischbroda, 4753. Il s'attacha alors à Mme d'Epinay, ce qui le brouilla avec Rousseau. Raynal, qui "écrivait une correspondance littéraire à quelques princes étrangers, le prit pour suppléant, et Grimm l'eut bientôt surpassé. Il fut chargé d'affaires de Francfort a Paris, baron de l'Empire, ministre plénipotentiaire de Saxe-Gotha, etc. Il quitta la France avec regret en 4790, et fut, en 4795, ministre de Russie en Saxe. — Grimm a été l'un des premiers critiques du xvnie s.; ses jugements sont exacts, impartiaux, précis, plutôt sévères. Sa Correspondance, publiée en 3 parties. 1812-1813, forme 46 vol.; M. Taschereau a publié une nouvelle édition, 4829-34, 45 vol. in-8o. La meilleure édition est celle de MM. Garnier frères, en 14 vol., 1877-1880.

Grimm (Guillaume-Charles), né à Hanau,

4786-4859, associé aux travaux de son frère aîné, Jacques-Louis Grimm, a public avec lui un Dictionnaire allemand, les Contes de l'enfance, 2 vol., etc. On lui doit spécialement beaucoup de travaux sur la poésie allemande du moyen â;*e, des éditions du Comte Rudolph, du Poème d'Hildebrand, du Chant de Roland, etc.

Grimm (Jacques-Louis), ne a Hanau, 4785- 4863, frère du précédent, exerça des fonctions diplomatiques, en 4814 et 4815, fut professeur à Goettingue, à Berlin, de l'Académie des sciences de Berlin, associé étranger de l'Institut de France. Il s'est placé au premier rang des érudits allemands. On lui doit : sur la Poésie des Meistersœnger ; Grammaire allemande, 4 vol.; Antiquités du droit allemand ; Mythologie allemande ; Hist. de la langue allemande, 2 vol.; Dictionnaire allemand. Il a publié avec son frère : Contes d'Enfants et du Foyer. Forêts de l'ancienne Germanie, Traditions allemandes, etc. Il a donné de nombreuses éditions d'ouvrages du moveu âge.

Grimma, v. du royaume de Saxe, à 30 kil. S.-E. de Leipzig, sur la Mulde. Fabriques de tissus imprimés, de lainage, de pipes ; 6,000 hab.

Grimmelshausen (CHRISTOPHE de), né à

Gelnhausen, 4615-4676, est surtout connu par son Simplicissimus. que les Allemands regardent comme leur premier roman national.

Grimoald, fils de Pépin de Landen, fut maire du palais en Austrasie sous Sigebert II, 642, et, à sa mort 656, relégua son fils, Dagobert, dans un monastère d'Irlande. Il proclama roi son propre fils, Childebert ; mais les Leudes se soulevèrent et les livrèrent au roi de Neustrie, Clovis II, qui les fit périr.

Grimoald, second fils de Pépin d'Héristall, fut maire du palais de Neustrie, 695, mais fut assassiné dans la basilique de Saint-Lambert, à Liège, 744.

Grimoald, cinquième duc lombard de Bénévent, fils de Gisulfe, duc de Frioul, s'empara de la couronne de Lombardie, en tuant le roi Godebert, 662.

Grimoald, duc de Bénévent, fils d'Arégise, petit-fils du roi des Lombards, Didier, 787-806, reconnut d'abord la suzeraineté de Charlemagne, puis secoua le joug des Francs.

Grimoald, l'un des officiers du précédent, fut son successeur, 807-827, et paya tribut à Charlemagne.

Grimoard (PHILIPPE - HENRI, Comte DE), né

à Verdun, 4759-4845, général, traça, dans le cabinet de Louis XVI, les plans de la campagne de 4792. 11 dut se cacher pendant la Terreur. On lui doit : Essai théorique sur les batailles, M! o, in-4° avec 36 pi. ; Histoire des dernières campagnes de Turenne, de 4672 à 4675, 2 vol. in-fol. ; Hist. des conquêtes de Gustave-Adolphe, 44 liv. infol. ; Tableau historique et militaire de la vie et du règne de Frédéric le Grand, 4788 ; Correspondance du maréchal de Richelieu, 4756-57 et 58, 2 vol., in-8° ; Considérations sur l'état de la Russie sous Pierre Ier, etc., 4794 ; Lettres et mémoires choisis du maréchal de Saxe, 4794; Mémoires de Henri de Campion, du maréchal de Tessé, 4806; Tableau historique de la guerre de la révolution de France, dont la publication fut arrêtée par le gouvernement impérial. 3 vol. in-4<>, 48(8; Lettres de Bolingbroke, 3 vol. in-8°; Traite sur Le service de l'état major général des armées, etc. Grimod de la Reynière (ÂLEXANDRE-BAhthazar-Laurent), ne a Paris, 1758-1 S; 8. fils et petit-fils de fermiers généraux, écrivit dans différents journaux, composa des brochures qui eurent du succès, comme Réflexions philosophiques sur le plaisir, 4 78* ; Lorgnette philosophique, 2 vol. in-42, etc. Il est surtout célèbre comme gastronome ; il a pratiqué et il a écrit avec talent sur son art favori ; YAlmanach de* gourmands.

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•1803-1812, 8 vol. in-12, eut beaucoup de succès ; il publia, en 4808, le Manuel des amphitryons, in-8°.

Grimons OU Griraou (ALEXIS OU JEAN), lié

à Bomont, près de Fnbourg (Suisse), mort vers 1710, eut beaucoup de talent comme portraitiste, beaucoup d'originalité, de vie et de couleur dans ses tableaux de genre,

Grimsby (Great-), port du COmté et à 50 kil.

N.-E. de Lincoln (Angleterre), sur la rive droite de l'Humber. Commerce de blé, de sel et de houille ; 15,000 hab.

Grimseï, montagne des Alpes Helvétiques, haute de 2.960 mètres ; le col conduit des sources du Rhône a relies de l'Aar.

Grindenwaid, bourg du canton de Berne (Suisse), dans une vallée, riche en pâturages, très peuplée, longue de 16 kil., sur 6 de largeur, très -pittoresque. Le glacier du Grindenwald est célèbre.

Grin^oire OU Gringore (PlERRE), né en

Lorraine ou en Normandie, de 4475 à 1480, mort vers 1544, s'appelait, en réalité, Gringon. 11 commença par écrire des poèmes moraux ; puis il se fit compositeur de mystères à Paris, et poète satirique, comme membre de la société des Enfants sans souci. C'est ainsi qu'il écrivit : Folles entreprises et les Abus du monde, la Chasse du cerf des cerfs, pamphlet dirigé contre Jules II. Il créa, pour le service du roi, la comédie politique en France. Contre le pape, il fif représenter le Jeu du prince des sots et de Mère sotte, 1511, sotie suivie de la moralité de l'Homme obstiné, avec une farce licencieuse, Faire et Dire. On lui a attribué, sans preuves, le Monde et le Nouveau Monde.

Gringonneur (Jacquemin) n'a pas inventé les cartes à jouer, mais fit, pour Charles VI, un jeu de tarots, dont on croit posséder 17 cartes; elles sont peintes avec talent.

Grinneii (Terre), l'une des Terres Arctiques, au N.-E. de l'Amérique, séparée par le canal Belcher du Nord-Cornouaille et de l'archipel Victoria.

Grippon. V. GRIFFON.

Griquas, popul. de la colonie du Cap, vers le nord, métis, issus des Hollandais et des fe.nmes hottentotes, chrétiens, agriculteurs.

Grisar (Albert), né a An vers, 4808-1869, étudia à Paris sjus Reicha, publia beaucoup de romances et fit jouer avec succès plusieurs opérascomiques, depuis Sarah (1836) jusqu'au Chien du Jardinier (1855) ; V Eau merveilleuse, Gilles ravisseur, les Porcherons, Bonsoir, monsieur Pantalon, ont été populaires.

Criselidis OU Grisla, Griselda, marquise

de Saluées, au xie s., a été l'héroïne d'un grand nombre de légendes, qui l'on représentée comme le modèle des vertus conjugales Pétrarque et Boccace l'ont célébrée , on trouve son histoire dans les fabliaux français, dans les vieux livres allemands , un Mystère de Griselidis fut composé en 1395; etc.

Grisi (Gidlia), née à Milan, 1810-1869, obtint les plus grands succès, comme cantatrice, pour sa voix éclatante de mezzo soprano, ses grandes qualités dramatiques et sa beauté. Ce fut surtout à Paris et a Londres qu'elle fut longtemps admirée.

Gris-iVez (Itium promont orium). cap sur le Pas-de-Calais, en face de l'Angleterre, à 31 kil. de Douvres.

Grisolles, ch.-l. de canton, arrond. et à 28 kil. S.-E. de Casiel-Sarrazin (Tarn-et-Garonne). Coutellerie ; 2,020 hab.

Grisons OU Graubuaden , canton de la

Confédération Helvétique, au S.-E., est situé dans le massif des Alpes, possède les Alites Centrales, moins le Saint-Golhard, une partie des Alpes Rhétiques et la chaîne des monts Kris-

palt. Dodiberg et Scheibe. Il est dans la vallée supérieure du Rhin, et dans une petite partie de celles du Tessin et de l'inn. Il renferme de belles forêts et de magnifiques pâturages ; du plomb, du fer, du cuivre, du granit, des marbres. La superficie est de 7,18o kil. carrés : la population de 9o,000 hab., dont 53,000 protestants. La constitution est une démocratie fédéralive ; elle comprend trois ligues ■ ligue grise, ch -1 Disenlis ; ligue Caddée, ch -1. Coire; ligue des Dix-Juridictions, ch.-l. Davos — Les Grisons (Haute-Rhétie), difficilement vaincus par les Romains, incorporés à l'Allemagne, après le traité de Verdun (843), peuplés par des colons allemands, furent divisés par la féodalité. Les 3 ligues s'unirent en 1471, et furent jointes à la république Helvétique en 1798. Le ch.-l. est Coire.

Gritti (Akdbé), doge de Venise, de 1523 à 1538, était né en 1454. Doge après Ant. Grimani, il s'unit à Charles-Quint contre François I" ; il entra dans la ligue de Cognac, pour la délivrance de l'Italie, 1526.

Gritti (Louis), fils du précédent, alors ambassadeur de Venise, et d'une esclave turque, naquit à Constantinople, 1501. Il parvint à gagner la faveur d'Ibrahim, grand vizir de Soliman 11, décida le sultan a soutenir Jean Zapoly, fut gouverneur de Bude, et gouverneur général de la Hongrie, au nom de Zapoly, 1533. Il fut assassiné avec ses deux fils, 1534.

Grivegnée, bourg de la prov. et à 3 kil. S.- E. de Liège (Belgique). Mine de houille; 2.000 hab.

Grochow, village de la prov. de Varsovie, au S.-O de Praga, célèbre par les combats de février 1831.

Grodno, gouvernement de la Russie lithuanienne, est arrosé par le Niémen et le Bug. Au S. il y a les forêts marécageuses de laPolésie; ailleurs, c'est une plaine de sable et de terre d'alluvion. Le sol produit beaucoup de céréales, de chanvre, de lin, de houblon, de légumes ; il y a des pâturages qui nourrissent de nombreux troupeaux, de moutons surtout.

Grodno, ch. - 1. du gouvern., sur la rive droite du Niémen, à 990 kil. S.-O. de Saint-Pétersbourg. Draps et soieries; foires importantes. On v signa le dernier partage de la Pologne en 1793,- 35,000 hab.

Groenland ou Terre verte, grande île, se rattachant aux terres de l'Amérique du N., bornée a l'E. par l'océan Glacial arctique ou mer du Groenland, au S. par l'océan Atlantique, a l'O. par le détroit de Da-vis, la mer de Baffin, l'entrée de Smith, au N. par des régions inconnues. Le cap Farewell est à son extrémité méridionale. Deux chaînes de montagnes, suivant les côtes en dessinent le relief; elles renferment de gigantesques glaciers La plus grande partie du pays est couverte de neiges éternelles ; le climat est partout très rigoureux; seulement dans quelques îles du S. et sur la côte du S.-O., il y a un peu de verdure, des mousses, des lichens, quelques arbres fort bas, saules, genévriers, etc.; On a découvert du charbon, du cuivre, du plomb, etc. Les animaux à fourrures, sont la principale richesse des habitants. La mer est très poissonneuse ; la baleine fréquente les côtes occidentales; en trouve le gibbar, le narval, le cachalot, le marsouin , le morse , surtout le phoque.

Le Groenland, découvert par l'islandais Eric Banda, en 982, fut plus tard exploré par les Norvégiens, qui y fondèrent des colonies; le missionnaire danois Egede commença de nouveau a coloniser le pays de 1720 à 1736, mais la population a diminué dans le xixe siècle, à cause du froid qui augmente sans cesse ; elle n'est que de 8 a 10,000 habitants environ, la plupart des Esquimaux, convertis au christianisme.

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La côte de l'E. est presque inabordable; les établissements danois sont à l'O. : Upernawik, Godhavn ou Lievely. sur l'île Disco, Omanak, Jacobshavn. Chrislianshaab, Egedesminde, Fiskernusset, Holsteinborg, Sukersioppen, Gothaab, Frederickshaab. Julianeshaab. Les frères Morales ont 4 établissements, dont le principal est Lichtenau, pies du cap Farewell.

Groix, Groais (du celtique groah, fée), île de l'Océan (Morbihan), a 9 k S.-O. de Port-Louis, en face de l'embouchure du Blavet. C'est un rocher recouvert d'un peu de terre; ses habitants (4,664) sont presque tous pêcheurs. Elle est défendue par le fort Lacroix.

Grolier de Seivier (JEAN), vicomte d'A-

guisy, né à Lyon, -1479-1565, fut surtout célèbre par sa bibliothèque, formée de bons ouvrages, d'une reliure très élégante ; elle fut dispersée en 1675, et les livres qui la composaient sont extrêmement recherchés par les amateurs.

Groniugue, pi'ov. des Pays-Bas, au N.-E. du royaume, pays bas et marécageux, avec beaucoup de tourbières; au sud-est sont les vastes marais de Bourtange ; le climat est très humide ; les îles Borkum, Rottum et Sehiermonik en dépendent. Elle forme 3 arrond., Groningue, Appingadam et Yinsehoten.Elle a 2,297 kil. carr. et 257 .OuO hab.

Groniogoe, ch.-l. de la prov. de ce nom (Pays-Bas), sur la Hanse, à 20 kil. du Lairwer- Zee, et a l'embranchement de trois grands canaux, a 145 kil. N.-E. d'Amsterdam. Son port reçoit les gros navires. Université fondée en d614. Chantiers de construction ; commerce de produits agricoles; 48,000 hab.

cii ono vins (Jean-Frédéric), né à Hambourg, 4611-1671, professa à Deventer, a Leyde, et a mérité la réputaiion d'être un des plus' profonds connaisseurs de la langue et de l'antiquité latine. Parmi ses nombreux ouvrages, on remarque : Diatribe in Statii poetœ Syivas; Observationum Libri quatuor; De Sententiia; Aotce in Titum Livium, in Senecam philosophum et rhetorem, des éditions, etc.

Gronovius (Jacqdes), fils du précédent, né à Deventer, 1645-1716, eut la place de son père à Leyde, en 1679. Erudit infatigable, il a publié de nombreuses éditions. Il est surtout connu par son Thésaurus Antiguitatum Grœcarum, Leyde, 4697-1702, 12 vol. in-fol.» recueil précieux de savantes dissertations.

Groot (Gérard), né à Deventer, 1340-1384. maître es arts de l'université de Paris, professeur de philosophie et de théologie a Cologne, se mit a prêcher la réforme des mœurs dans le pays d'Utreeht. H recommandait la lecture des Ecritures et des Pères de l'Eglise, puis réunit de nombreux copistes à Deventer pour transcrire les manuscrits des livres saints. C'est l'origine des congrégations des Frères de la vie commune, qui, attaquées vainement par les Frères mendiants, furent approuvées par Grégoire XI, en 1376. Groot mourut de la peste, en soignant un de ses amis.

Gros (Antoine-Jean, baron), né à Paris, 1771- 4835, fut élève de David. Après la mort de son père, il alla visiter l'Italie, 1794. Il finit par s'établir a Gènes, et y connut Joséphine et Bonaparte; il revint en Fiance, pour se livrer à la 'grande peinture. Depuis 1802, où il exposa Bonaparte à Arcole et Sapfio à Leucade, Gros fut considéré comme l'un des premiers peintres de la France; il excella surtout à représenter les batailles de cette glorieuse époque. Le Combat de Nazareth et la Peste de Jaffa excitèrent un enthousiasme général, 1803, 1S04 Citons parmi ses œuvres les plus remarquables : la Bataille d'Aboukir, la Bataille d'Eylau, la Prise de Madrid, la Bataille des Pyramides, etc.; et un grand nombre de portraits de personnages cé-

lèbres. Membre de l'Académie des Beaux-Arts, 1815, professeur à 1 Ecole des Beaux-Arts, 1816, il composa de nouvelles œuvres sous la Bestauralion; enfin il termina les figures colossales de la coupole du Panthéon (Clovis, Charlemagne , saint Louis, Louis XVlllj. Troublé, découragé par les critiques souvent exagérées de la nouvelle école, il ferma ses ateliers, puis se nova pies de Meudon.

Grès iEtienne), né à Carcassone, 1797-1856, professeur, inspecteur, proviseur du lycée Bonaparte, 1851, a traduit : la Rhétorique d'Aristote. YExamen critique des plus célèbres écrivains de la Grèce, par Denys d'Halicarnasse. 3 vol. 111-8°; Ovide pour la Bibliothèque Panckoucke; Y Histoire romaine de Dion Cassius.

Gros-Guillaume (BûBERT Guérin, dit), farceur français, né vers 1554, mort v.ts 1634, suivant la plupart des biographes, était d'un embonpoint extrême et ressemblait, avec ses deux ceintures, à un tonneau cerclé des deux boui- La figure enfarinée, il faisait les rôles de moraliste grotesque.

Grosboîs, village de l'arrond. et à 24 kil. X. de Corbeil (Seine-et-Oise). Château célèbre.

Grosier (JEAN-BAPTISTE-GABRIEL- ALEXANDRE),

jésuite, littérateur, né à Saint-Ômer, 1743-1823, écrivit dans le Mercure de France, dans Y Année littéraire, publia Y Histoire générale de la Chine, 12 vol. in-4°, compilée par le P. de Mailla; il y ajouta une Description de la Chine, qui eut beaucoup de succès.

Grosiay, village de l'arrond. et à 22 kil. de Pontoise (Seine-et-Oise), au pied des hauteurs de Montmorency.

Grosley (Pi erre- Je an), né à Troyes, 1718-1785, d'un esprit bizarre et original, n'a presque jamais écrit d'ouvrage complètement sérieux; cependant la Vie de P. Pithou est un ouvrage solide et estimé. On cite de lui : Mémoires de V Académie de Troyes; Recherches pour servir à l'histoire du droit français; Discussion sur la conjuration de Venise; Ephémérides troyennes, 12 vol. in-24, etc.

Gross-Schœnau, v. du roy. de Saxe, à 16 kil. O. de Zittau. Toiles damassées et cotonnades ;

Gross.Wardein OU NagyVarad, ch.-lieu du comitat de Bihar, dans le cercle au delà de la Theiss (Hongrie), sur le Sebes-Kœrœs, a 300 kil. E. dePesth. Grands marchés de bétail; eaux thermales fréquentées; 31,000 hab.

Grosseto, prov. du roy. d'Italie, dans l'ancienne Toscane, à l'E. de la Méditerranée, comprend la plus grande partie des Maremmes, a 4,420 kil. carrés et 107,000 hab. Le ch.-l. est Grosseto; y. pr. Mas>a-Maritima, Pioinbino, Orbitello, les îles d'Elbe, Giglio, Pianosa, Monte- Cristo en dépendent.

Grosseto, ch.-l. de la prov. de ce nom, à 26 kil. S. de Florence, près de l'Ombrone; 4,000 hab.

Grossi (Tommaso), né à Milan, 1791-1853, composa dans le dialecte milanais des poésies patriotiques qui furent très populaires.

Grossmann (GUSTAVE-FRÉDÉRIC- GUILLAUME),

né a Berlin, 1746-1796, prit part, comme secrétaire de légation, aux négociations relatives au premier partage de la Pologne; puis se lit acteur, 1774, et composa des œuvres qui eurent beaucoup de succès.

Gros-Tenquin, ancien ch.-l. de canton de l'arrond. et â 30 kil. S.-O. de Sarreguemines (Lorraine); 800 hab.

dote (George), né à Clayhill, dans le comté de Kent (Angleterre), 1794-1871, s'occupa, des 1823, de composer une Histoire gênerait de la Grèce; fut membre du Parlement de 1832 à 1841, reprit son œuvre et la publia en 8 vol. in-8<>; elle a obtenu un légitime succès. Il y a ajouté

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