GRU
Platon et les autres contemporains de Socrate, 3 vol.
Grotefend (George-Frédérig), né à Minden (Hanovre), 1775-1853, professeur, s'est occupé des langues anciennes de l'Italie et des langues orientales. On lui doit : Grande grammaire latine, à l'usage des écoles, 2 vol. in-8°; Remarques sur la géographie et r histoire de l'Italie ancienne; Rudimenta linguœ Umbricœ; Rudimenta linguœ Oscœ, etc.
Grotius (Hugues ou Hugo de Groot), né à Delft, 1583-1645, fut célèbre dès sa première jeunesse par la précocité de son intelligence. En 1599, il commença a plaider au barreau de Delft, publiait une édition savante de Martianus Capella, et composait des tragédies latines (Adamus exul, Christus patiens, Sophompaneas), qui le mirent au premier rang des poètes latins modernes. Historiographe des Etats-généraux, avocat général du fisc de Hollande et de Zélande, 4607, il écrivit son Mare liberum, contre les prétentions de l'Angleterre, 1609, et le De Antiquitate Reipublicœ Ratavœ, 1610. Pensionnaire de Rotterdam, 1613, il entra aux Etats-généraux, soutint Barneveldt contre le statbouder Maurice, et la doctrine libérale des Arminiens contre les Gomaristes. Grotius fut condamné à la prison perpétuelle, 18 mai 1619; mais sa femme dévouée
fiarvint à le faire échapper dans une caisse de ivres (22 mars 1621). 11 se réfugia en France, où il publia son grand traité sur le Droit de la paix et de la guerre, 1625, considéré longtemps comme le code *les relations internationales. En opposition avec Richelieu, il se rendit à Hambourg. Le chancelier de Suède, Oxensliern, l'attacha au service de la reine Christine, et il fut nommé son ambassadeur à la cour de France, 1635; il eut à lutter contre le mauvais vouloir de Richelieu, puis contre la diplomatie cauteleuse de Mazarin; mais il sut triompher de toutes les difficultés. Il n'interrompit jamais ses travaux littéraires de la nature la plus variée. 11 aurait voulu réunir tous les chrétiens; mais ses efforts généreux mécontentèrent même la cour de Stockholm. Il demanda son rappel, 1645, reparut en Hollande où on le reçut avec de grands égards. Il mourut à Rostock, le 28 août 1645. Citons, outre les ouvrages que nous avons indiqués : Poemata; Defensio Fidei catholicœ de satisfactione Christi, adversus Socinum, 1617, in- 8°; Bewys van den waeren Godsdienst (preuves de la vraie religion); de Origine Gentium Americanarum; Historia Gothorum, Vandalorum et Longo bardorum, trad. latine avec notes deProcope; Annales et Historiée de rébus Belgicis usque ad inducias anni 1609, in-fol. ; etc.. etc. Ses Lettres ont paru en trois recueils, après sa mort.
Grotius (Pierre), fils du précédent, 1610-1680, fut diplomate, sous la direction de Jean de Witt; fut chargé de négocier la paix avec Louis XIV, en 1669 et en 1672; mais il échoua. Enveloppé dans la ruine des frères de Witt, il se réfugia à Cologne.
Giottaglie, v. de la Terre d'Otrante (Italie), à 20 kil N.-E. de Tarente; 8,000 hab.
Grou (Jean-Nicolas), né dans le Calaisis, 1731-1803, de l'ordre des jésuites, vécut à Amsterdam, après la suppression de l'ordre, et en Angleterre. Il a traduit la République, les Lois et plusieurs Dialogues de Platou.
Gronchy (Emmanuel, marquis de), né à Paris, 1766-1847, entra dans l'armée dès 1779; colonel, général de brigade en 1792, il contribua a la conquête de la Savoie, puis fut envoyé en Vendée. Général de division en 1795, il servit sous Hoche, dans l'Ouest, puis à l'armée du Nord, et sous Joubert, en Italie, 1798; à Novi, il reçut 14 blessures et fut pris. Il se distingua, sous Moreau, dans la campagne de 1801, à Hohen- Unden, etc. Il avait protesté par écrit contre
l'établissement du Consulat; il continua à combattre dans presque toutes les campagnes de l'Empire, et surtout dans la campagne de Russie; dans la retraite, il commandait le fameux bataillon sacré. Il fut mis en disponibilité par Louis XVIII. Pendant les Cent-Jours, il furça le duc d'Angouléme à capituler et à s'embarquer à Cette. Nommé maréchal, il pacifia la Provence, puis se distingua à Fleurus, surtout à Ligny, et fut chargé de poursuivre Blùcher pour l'empêcher de se rallier à Wellington. Au bruit de la canonnade de Waterloo, il n'écouta pas les prières de ses lieutenants et il attendit de nouveaux ordres de l'Empereur. Il effectua sa retraite vers Soissons, où il recueillit les débris de l'armée vaincue; il remit le commandement à Davout, et, compris dans l'ordonnance du 24 juillet, il se retira à Philadelphie. Il put rentrer en France en 1821, mais classé parmi les lieutenants généraux et mis à la retraite définitive. La révolution de 1830 lui rendit son titre de maréchal, et il fut appelé en 1832 à la Chambre des pairs. Il a publié : Fragments historiques, 1840.
Grouiart (Claude), né à Dieppe, 1551-1607, savant philologue, président du parlement de Normandie, prit la plus grande part à la réformation de la Coutume de Normandie, et se déclara énergiquement pour Henri IV. On a le Récit de ses voyages en cour.
Grouveiie (Philippe-Antoine), né à Paris, 1758-1806, secrétaire de Chamfort, avait écrit le petit opéra des Prunes et la comédie de l'Epreuve délicate, quand la Révolution éclata. Il fut l'un des fondateurs du club de 89, rédigea la Feuille villageoise, et, en 1792, fut nommé secrétaire du conseil exécutif provisoire. C'est lui qui dut porter et lire à Louis XVI son arrêt de mort. Membre du Corps législatif, 1800-1802, il a laissé : la Satire universelle, de l'Autorité de Montesquieu dans la révolution présente, 1789 ; Mémoires historiques sur les Templiers, 1805; une édition des Lettres de M™ de Sévigné et des Œuvres de Louis XIV, avec le général Grimoard.
Grubenhagen (Principauté de), ancien Etat de l'Allemagne, dans le cercle de Basse-Saxe. Elle devait son nom à un château près d'Einbeck, la capitale; les villes princ. étaient : Claustal, Osterode, Rotenkirciien et Zellerfeld. Elle fait partie, depuis 1815, de l'arrond. de Hildesheim dans le Hanovre.
Gruber (Jean-Godefroi). né â Naumbourg, 1774-1851, écrivit dans plusieurs journaux littéraires, fut professeur, et l'un des collaborateurs du Conservations- Le.rikon ; il s'associa à Ersch pour composer l'Encyclopédie générale des sciences et des arts, 1818; a sa mort, elle avait 103 volumes.
Cruel (Guillaume), historien breton du xve s., attaché à la personne du connétable Arthur de Richemont, a célébré ses exploits dans sa Chronique intitulée : Hist. du vaillant chevalier Arthus, fils du duc de Bretagne.
Gruissan, étang de 12 kil. de long sur 3 de large, sur la côte du départ, de l'Aude. — Le village de Gruissan, à 15 kil. S.-E. de Narbonne, a 2,344 hab.
Grumentnm (&uj. Agrimonte). v. de la Lucanie, sur l'Aciris a l'O. de Métaponte.
Grùnberg, v. de la Silesie (Prusse), à 60 kil. N. de Glogau, à 4 kil. de l'Oder. Draps, filatures de laine, indiennes; 11,000 hab.
Gruter (Jean), né à Anvers, 1560-1627, élevé en Angleterre, a publié de savants ouvrages : Inscriptiones antiquœ totius orbis romani, 2 vol. in-fol. ; Lampas , sive fax artium liber alium , 6 vol. in-8°, recueil de dissertations philologiques d'humanistes du xve et du xvie s.; de nombreuses édilions estimées, etc., etc.
Grùtii ou Rutu, prairie du canton d'Uri (Suisse), sur la rive O. du lac des Quatre-Can-
GUA
GUA
tons, célèbre par le rendez-vous dans lequel Walter Fûrst, Arnold de Melchthal et Werner Stauffacher jurèrent de délivrer leur patrie de la domination autrichienne en 1307.
Gruyères, Greyerz, bourgade du canton et à
30 kil. S. de Fribourg (Suisse), près de la Saane ;
grande fabrication de fromages; 1,000 hab.
Gryseus ou Gruoseus (Simon), né à Verin-
en (Souabe), 4493-1 541 , ami de Mélanchthon, de
Luther, de Thomas Morus, d'i rasme, a beaucoup contribué aux progrès des bonnes études. Il a surtout publié iXovus orbis, in-fol., curieuse compilation qu'on peut regarder comme une première histoire générale des voyages.
Giyph, en latin Gryphius (SÉBASTIEN), né
à Reullingen (Souabe), 1493-1556, s'établit à Lyon et imprima, depuis 1528, un grand nombre d'ouvrages, avec la plus grande correction,
Gryphius (ANDRÉ), OU Greif, né à GroSS-
Glogau, 1616-1684, est regardé comme le père du drame moderne en Allemagne.
Guacara, v. du Venezuela, à 92 kil. S.-O. de Caracas, près du lac de Valencia; 4,000 hab.
Guache, riv. du Venezuela, finit près de Quanare dans le Portuguesa, après 120 kil. de cours.
Guachinango, ville de l'Etat de Puebla (Mexique), au N.-E. de Mexico, dans un pays qui produit d'excellente vanille; 6,000 hab.
Guachipe ou Guhipas, rivière de la Confédération Argentine, vient des Andes, arrose la vallée de Chaleaqui et se jette dans l'Aiias, à 35 kil. S. de Salta, après 300 kil. de cours.
Guadajoz OU Guadaljhorce, fl. d'Espagne, vient de la sierra de Antequerra et se jette dans la Méditerranée au S. de Malaga ; 100 kil. de cours.
Guadajoz, affluent de gauche du Guadalquivir, est formé de plusieurs rivières qui viennent de la sierra de Priego, arrose la province de Cordoue, en passant par Castro del Rio, et traverse La Campina.
Guadaiaviar ou Turia, riv. d'Espagne, descend de la sierra de Albarracin, arrose Teruel. puis fertilise la plaine de Valence, reçoit à gauche l'Alhambra et se jette dans la Méditerranée au Grao ; cours de 200 kil.
Gnadalaxara OU Guadalajara, ch.-l. de
la prov. de ce nom, dans la Nouvelle-Castille (Espagne), à 70 kil. N.-E. de Madrid, à la droite du Hénarès. Beau palais des ducs de l'infantado. Draps, école du génie militaire; 7,000 hab. — La prov., située entre la Vieille-Castille au N., l'Aragon à l'E., les prov. de Cuença et de Madrid au S. et à l'O., a 12,611 kil. carrés de superficie et 201,000 hab.
Guadaiaxara, v. de l'Etat de Jalisco (Mexique), près du Santiago, grande et belle ville; évêché, cathédrale très ornée ; Université. Poterie très recherchée, objets en écaille, tissus de laine et de coton; 80,000 hab.
Guadaicanai, v. de la prov. et au N.-E. de Séville (Espagne). Mines d'argent et de plomb ; 6,000 hab.
Guadaicanar, île de l'archipel Salomon (Polynésie), longue de 120 kil. sur 20 de large.
Guadaien, affl. de droite du Guadalimar (Espagne), arrose la prov. de Jaën ; 90 kil. de cours.
Guadalète, riv. d'Espagne, vient de la sierra de Ronda et finit dans la grande rade de Cadix ; cours de 140 kil. Sur ses bords, bataille de 711.
Guadalimar, riv. d'Espagne, affl. de droite du Guadalquivir, reçoit le Guadarmena et le Guadalen ; elle finit au S -O. de Linares; cours de 110 kil. [Alcaniz, et a 130 kil. de cours.!
Guadaiope, affl. de droite de l'Ebre. arrose!
Guadalquivir (Bœtis), c'est-à-dire le Grand Fleuve, fleuve d'Espagne, affl. de l'Océan Atlantique, vient de la sierra de Cazorla, coule vers l'O. dans une région âpre jusqu'à Andujar et
Cordoue, devient un peu navigable, arrose vers le S.-O. un pays plat, et au-dessous de Séville, peut porter des bâtiments de 110 tonneaux. IL se partage en trois brus tortueux, qui forment les deux îles Menor et Mayor ; il finit en traversant un pays désert et inhabité, après un cours de 520 kil., à San-Lucar-de-Barameda. Ses princip. affluents sont : à droite, le Guadalimar, le Guadiel, le Rumblar, l'Huelva; à gauche, le Guadajoz, le Xenil.
Guadalupe (Sierra de), anc. monts Carpétans, chaîne de montagnes d'Espagne, entre la Nouvelle-Castille et l'Estrémadure. Elle est boisée, a des mines de cuivre et de fer; elle s'élève à 1,560 m.
Guadalupe, v. de la prov. et à 110 kil. E. de Cacérès (Espagne),. sur le Guadalupejo, au pied des monts Guadalupe. Célèbre abbaye d'Hiéronymites, où mourut Charles V; 4,000 hab.
Guadalupe, rivière du Mexique, sort du lac de las Yuntas, dans l'Etat de Cohahuila et finit dans la baie de San-Bernardo, après un cours de 260 kil.
Guadalupe, v. de la prov. de Mexico (Mexique) ; traité de 1848, par lequel le Mexique a cédé aux Etats-Unis la Californie, le Nevada, l'Utah, le Colorado, le Nouveau-Mexique, le Texas.
. Guadalupe, ville du Guatemala (Amérique centrale), près de Guatemala, qu'elle fournit de légumes, de fruits, de bétail.
Guadalupe (Ordre de Sainte-). Institué par Iturbide, au Mexique, il a été rétabli en 1854 par Santa-Anna. [Alcaraz.]
Guadarmena, affl. du Guadalimar, passe àj
Guadarrama (Sierra de), chaîne de montagnes d'Espagne, entre les bassins du Tage et du Douro, sur les limites des deux Castilles.
Guadarrama, affl. de la rive droite du Tage, vient de la sierra de ce nom, près de l'Escurial, arrose la prov. de Madrid, et se jette à 17 kil. au-dessous de Tolède; son cours est de 120 kil.
Guadeloupe, l'une des petites Antilles, appartenant à la France, est située entre les îles anglaises d'Antigua au N. et de la Dominique au S. Elle se compose de deux îles séparées par la Rivière-Salée, bras de mer de 8 kil., large au plus de 60 m.; — la Grande-Terre au N.-E., la plus petite, n'a que des sources saumàtres ; — la Basse-Terreau S.-O. est traversée par une chaîne de montagnes volcaniques, dont les points culminants sont le volcan de la Soufrière (1,484 m.), la Grosse- Montagne, les Deux- Mamelles ; le sol est bien arrosé par les Goyaves, le Lamentin, la Lézarde; les pluies sont abondantes. La terre produit sucre, café, cacao, coton, tabac, roucou ; le rhum et les liqueurs sont estimes; il y a de beaux bois pour les constructions navales et l'ébénisterie. Le climat est assez sain, malgré la chaleur. Les v. princip. sont : la Basse-Terre, le ch.-l. , et la Pointe-à-Pitre. La population est d'env. 494,000 hab., dont les trois quarts sont des hommes de couleur. — La Guadeloupe, découverte par Ch. Colomb, 1493, fut occupée en 1635 par les Français, qui en chassèrent les Caraïbes. Avec Marie-Galante, les Saintes, la Desirade, les deux tiers de Saint-Martin, l'îlot Tintamarre, elle forme le gouvernement colonial de la Guadeloupe. Il y a un évêché, suffragant. de Bordeaux, une Cour d'appel et un conseil colonial
Guadet (Maroxerite-Elte), girondm. né à Saint-Emilion. 1T5S-1794 , avocat à Bordeaux, membre de l'Assemblée législative en 1791, se distingua par ses motions et ses discours contre la royauté, les nobles, les prêtres dissidents, et contribua a la formation du ministère girondin. Avec Vergniaud et Gensonné,il tenta dé réconcilier Louis XVi avec la Révolution, mais les con-
GUA
GUA
seils des députés ne furent pas écoutés, et la journée du 10 août renversa la royauté. A la Convention, il fut l'un des ennemis les plus éloquents et les plus imprudents du parti montagnard et surtout de Robespierre. Il lutta jusqu'au dernier jour, mais contribua peut-être a hâter la ruine de son parti, il fut l'un des 22 proscrits, se réfugia dans le Calvados, et, après l'échec de Vernon, se cacha dans la Gironde avec pinceurs de ses collègues. Le 15 juin 1794, il fut arrête avec Salles dans la maison de son père, conduit a Bordeaux et execuié.
Guadiamar, affluent de droite du Guâdalquivir, vient de la sierra de Aracena, arrose l'O. de la province de Séville et finit au commencement du désert de Las Marismas.
Guadiaua (Anas), fleuve d'Espagne, naît au R ue la sierra Alcaraz, dans les petits étangs
3ui tonnent les lagunes de Ruidera; après 50 k. disparaît dans les roseaux près de Tomelloso, puis, a 24 kil. de la, l'eau surgit de terre en gros bouillons; c'est ce qu'on nomme les yeux du Guadiana. Il arrose Médellin,Mérida, Badajoz, forme la frontière du Portugal pendant 60 kil., arrose dans l'Alemtejo Moura, Serpa, Mertola, sert de nouveau de limites aux deux rovaumes et finit dans l'Océan par deux bras qui forment l'île espagnole de Canela. Le fleuve, qui a 800 kil. de cours, est peu navigable. 11 reçoit a gauche des affluent nombreux, mais peu considérables, le Zujar, l'Albuera, l'Ardila, le Chanza, etc.; à droite le Giguela, le Guadaranque, etc.
Guadiana-Meuor, rivière d'Espagne, affluent de gauche du Guadalquivir, finit a 7 kil. E. d'Lbeda.
Guadiaro, riv. d'Espagne, arrose Ronda et se jette dans la Méditerranée au N. de Gibraltar ; son cours est de 9u kil.
Guadiato, affl. de droite du Guadalquivir, arrose Ja prov. de Cordoue (Espagne), et a 150 kil. de cours.
Guadiei, affluent de droite du Guadalquivir, arrose la province de Jaen.
Guadîeia, affl. de gauche du Tage, vient de la sierra d'Albarracin et finit près d'Almonacid ; son cours est de HO kil.
Guadiz, v. de la prov. et à 50 kil. N.-E. de Grenade (Espagne), sur le Guadix, affl. du Guadiana. Evèche, oelie cathédrale. Fabriques d'armes et de coutellerie; 10,U00 hab.
Guaduas, jolie v. de la Colombie, dans une vallée oien cultivée, près de la Magdalena.
Guaiteca (Golfe de), formé par le Grand Océan, sur la côte O. de l'Amérique du S., au S. du Chili, au N.-O. de la Palagonie. 11 contient l'archipel de Los Chonos et plusieurs îles de celui de Chiloë. — L'île Guaiteca, l'une des Chonos, est très boisée.
Guajara, rivière du Brésil, arrose la province de Para et finit dans l'Amazone, après un cours de 280 kil.
Guajiros ou Guairas.peuplade indienne du Venezuela et de la Nouvelle-Grenade.
Guaiatieri, sommet volcanique des Andes du Pérou, sur les limites du Pérou méridional et de la Bolivie, au S.-E. d'Arica.
Guaibert (Saint Jea.n), d'une noble famille de Florence, 999-1073, moine a San-Minialo, a fondé l'ordre de Vallombreuse. Fête, le 12 juillet.
Gualberto Ferreira dos Santos-Reis,
(Joào), poète brésilien, né à Bahia, mort en 1854, a donné une traduction portugaise de Virgile. Ses Œuvres poétiques ont été publiées a Bahia en 6 vol.
Gualdo-Priorato (GALEAZZO), COmte de Cû-
mazzo, né à Vicence, 1606-1678, servit en Flandre, en France, sur les côtes d'Afrique, en Allemagne, sous Walstein, etc. Il se fit naturaliser français en 1653, fut au service de Mazarin , de-
vint historiographe de l'empereur Léopold, etc.; et, malgré cette vie si agitée, écrivit de nombreux ouvrages : htoria délie guerre degl' imperatori Ferditiando // e ///, 16 il, in-4<>; htoria délia vita d'Alberto Wuldttem, 1643, in-12 ; htoria délie Hivoluzioni di Francia sotto il regno di Luigi XIV, de 1648 a 1654 ; htoria di Cristina-Alessandra, regina di Suezia; Vita e condizioni del cardinale Mazarmi, etc.
Guaieguaychu, v. de la prov. d'Entre-Bios (Bep. Argentine), sur l'Uruguay.
Guatiega , le principal affluent du vieux Maranon, arrose le Pérou.
Guaitieri, v. de la prov et à 22 kil. N. de Beggio (Italie) ; 5,000 hab.
Guum ou San-Juao, l'une des îles Mariannes (Polynésie), a environ 120 kil. de tour et renferme plusieurs montagnes. Elle possède les ports Oumata et San-Luis, la vaste baie d'Apra et le port d'Agagna, capitale de l'archipel ; 6,000 h.
Guama, affl. du Tocantin, arrose le Brésil et a un cours de 400 kil.
Guamachuco, v. du Pérou, à 440 kil. N.-O. de Lima, au milieu des Andes.
Guaman^ua, v. du Pérou, dans le départ. d'Ayacucho, a 350 kil. S.-E de Lima ; évèché. Grand commerce de cuirs, grains, fruits; 20,000 h.
Guanabacoa, port de Cuba, a 4 kil. S.-E. de La Havane ; 6,500 hah.
Guauahani OU Guanahini OU San-Sal-
vador, l'une des îles Lucayes, est peut-être la première terre où aborda 'Christophe Colomb, en 1492.
Guafiape , port du Pérou , sur le Grand Océan, dans la petite île de ce nom, au S. de Truxillo.
Guanare, v. du Venezuela, à 380 kil. S.-O. de Caracas, sur le Guanare, riv de 170 kil. de cours. Bestiaux et mulets ; pèlerinage très fréquenté ; 10,000 hab.
Guauaxuato, prov*. du Mexique, pays riche en mines, et fertile.
Guauaxuato OU Santa. Fé, le ch.-l., à 250
kil. N.-O, de Mexico, au centre de mines d'argent (Valenciana, Bayas, Santa-Anisa, etc.); 56.000 hab.
Guanca-Veiica, l'un des départements du Pérou, a pour capitale une ville du même nom, importante par sa mine de mercure ; 5,000 hab.
Guanches. V. CanAKIES.
Guauuio. V. HCANCCO.
Guapey, affl. du Manière (Bolivie), a 900 kil. de cours.
Guapore ou itenez, riv. du Brésil, vient des Campos-Parexis, sépare le Brésil de la Bolivie, se grossit du Mamoré, et, réuni au Béni forme la Madeira. Cours de 1,000 kil.
Guaranis, peuple indien, habitant au Brésil les bords de l'Uruguay ; ils ont été civilisés par les Jésuites. Leur langue est parlée par environ 200.000 individus.
Guarapary (Serra DE), montagnes de îa
prov. d'Espiritu-Santo (Brésil), faisant partie de la Serra do Mar, longue de 100 kil.
Guaratiba, ville de la prov. et à 45 kil. S.-O. de Rio-de-Janeiro (Brésil), sur le Guaratiba; 4,000 hab.
Guarda (Lancia Oppidana), v. du Beïra (Portugalj, a 90 kil. N.-E. de Coïmbre, près du Mondego. EvêY-hé, belle cathédrale. Elle a encore d'anciennes murailles ; 4,000 hab.
Guardaïui (Aromatum promoatorium), cap à l'extrémité orientale de l'Afrique.
Guardia (La), v. de la prov. et à 25 kil. S.-E. de Tolède (Espagne) ; 5,000 hab. — Petit port de la prov. et a 60 kil. S.-O. de Vigo (Espagne), à l'embouchure du Min ho; 3,000 hab.
Guardia-delle-Sole, V. d'Italie, à 35 kil.
N.-E. de Capoue ; 4,000 hab.
Guardiagreie, v. de l'Abruzze Citérieure
GUA
GUD
(Italie), à 1S kil. S.-E. de Chieti ; 8,000 habitants. Guarico, affl. de l'Apure, arrose la prov. de Caracas (Venezuela). Cours de 400 kil.
Guariento OU Guariero, peintre de l'école
vénitienne, a la fin du xive siècle, était de Vérone ou de Padoue, et eut une grande réputation.
Guarani ou Guarino, né à Vérone, 1370-1460, fut l'un de ceux qui contribuèrent le plus a ranimer l'étude de l'antiquité, par son enseignement du grec et par ses traductions.
Guarini (Jea.r- B apttste), petit-fils du précédent, né a Ferrare, I537-16I2, attaché a la cour du duc Alphonse, y fut l'ami du Tasse. Il est célèbre par le Pasto'r fido, tragi-comédie pastorale en 5 actes et en vers; on l'a beaucoup admiré, surtout au xvie siècle.
Guarini (Camille-Guarino ), né à Modène, 46-24-1683, étudia le» meilleurs architectes, et se distingua par son mauvais goût dans le genre baroque et contourné. Son ouvrage, Architettura civile, 1737, 2 vol. in-fol., est un témoignage du dérèglement de son génie.
Guameri , famille d'habiles luthiers de Crémone, qui vivaient aux xvne et xvine siècles.
Guasco iOcTAVIEN de), comte de Clavières,
né a Pignerol, 1712-1781, ami de Montesquieu. membre de l'Académie des Inscriptions, a laissé : Dissertations historiques, politiques et littéraires, 1750, 2 vol. in-8<> (Etut des sciences et des arts sous Charles VI et Charles VU, etc.) ; Traité sur les Asiles; Lettres familières de Montesquieu; Essai historique sur l'usage des statues chez les anciens; Dissertation sur les Volces; Mémoire sur l'état des sciences en France sous Louis XI, etc. Guaspre (II). V DUGHET.
Guast ( Locis-Bérenger du ) , favori de Henri III, 1545-1575. fut assassiné dans son lit par le baron de Vitteaux.
Guast (Du), parent du précédent, capitaine des gardes a pied de Henri III, prit la part la plus active a l'assassinat du duc de Guise et de son frère le cardinal.
Guast (lïu). V. Avalos (ALPHONSE d').
Guastaii-a, v. fortifiée de la prov. et au N. de Reggio (Italie), près du confluent du Crostolo et du Pô. Ville forte- Evêché. Commerce de produits agricoles; les Impériaux y ont été battus par les Français en 1734; 1U.0OO hab. — Longtemps capitale d'un duché souverain, elle appartint aux ducs de Mantoue jusqu'en 1708, à l'Autriche jusqu'en 1748 ; après bien des vicissitudes, le duché fut donné au duc de Modène.
Guatemala (Chaîne du), nom donné aux montagnes qui font partie des Cordillères, entre le= deux Amériques, le Mexique au N. et la Confédération Grenadine au S.
GuatemaïaiCapitainerie générale de);grande division de l'Amérique espagnole, qui comprenait encore, au commencement du xixe s., la prov. mexicaine de Chiapa et le pays de Guatemala proprement dit entre les deux" Amériques.
Guatemala (Etats-Unis de l'Amérique
centrale ou de). Le pays de Guatemala se souleva contre l'Espagne èl s'unit au Mexique en 1821 ; puis forma de 1824 à 1839 une république fédérale qui fut alors divisée en cinq républiques : Guatemala, Honduras, San-Salvador, Nicaragua et Costa-Rica.
Guatemala (République de), l'un des cinq Etats de l'Amérique centrale, s'étend du Grand Océan au golfe de Honduras. Il a une superficie de 121,140 kilom. carrés et une population d'environ V2o2.0UO hab. Les côtes sont marécageuses. Il est arrosé par le Rio-Dulce et par le Rio-Motagua, et renferme le lac Dulee; le sol est très fertile en maïs, indigo, cacao, calé. La capitale e=d Guatemala; les v. pr. sont : Guatemala la "Vieja. Amatitlan, Izabal. Livingston, Santo-Thomas, Yztapa, Mazatenango, Coban ou Vera-Paz,
Qùezaltenango, Quiche, Copan, etc. — Le gouvernement est républicain et démocratique; le catholicisme est la reli-ion de l'Etat; la race espagnole s'y est mélangée avec les Indiens; la population métisse devient de plus en plus considérable.
Guatemala.la..\ueva, Capit de la république, à 1,7U0 m. au-dessus du niveau de l'Océan, jouit d'un climat délicieux ; archevêché; belle cathédrale : université. Commerce de peaux de bœufs, de caoutchouc et des produits d'une terre très fertile: 55,000 hab.
Guntemala-la.Vieja, la Vieille, à 35 kil.
N. île la nouvelle, entre les deux volcans Agua et Fuego, dont l'un lance de l'eau et l'autre du feu, a été plusieurs fois ravagée par les tremblements de terre ou la lave des volcans ; elle fut presque entièrement détruite , en 1774; 15,000 hab.
Guatimozin OU Quauhtemotzin , empereur du Mexique, succéda a son onele Monlézuma, 1520, déploya le plus grand courage contre les Espagnols, mais fut pris dans sa capitale, après un siège terrible. Cortez, qui d'abord l'avait épargné, le fit pendre, quand il voulut s'échapper, 1522.
Guaviare, affl. de gauche de l'Orénoque, traverse les llanos de San-Jui-n et finil a San- Fernando. Son cours est de plus de 7l0 kil.
Guayama, v. au S. de Porto-Rico; 5,1)00 b.
Guayaqnil, ch.-l. du départ, de ce nom (Equateur), a l'embouchure du Guayaquil (riv. de 90 kil. de cours) dans le Grand Océan, qui forme la un golfe de 30 kil. de profondeur; les navires peuvent mouiller jusqu'au pied des maisons. Evèché, arsenal, école de navigation, chantiers de construction. Le commerce est considérable. La popul. est de 22,000 hab.
Guaycouros, peuple indien de l'Amérique du Sud, sur les deux rives du Paraguay. Armés de longues lances, d'arcs et de flèches, ils échangent des toiles de coton qu'ils fabriquent, contre des chevaux. Ils sont excellents cavaliers et se tatouent; ils ont conclu en 1791 un traité avec le Brésil. Il y a des Guaycouros dans la prov. de Cordova de la Confédération Argentine.
Guaymas, v. de la Sonora (Mexique), bon port, sur le golfe de Californie; 6,000 hab.
Guayra (La), port du Venezuela, sur la mer des Antilles, a 18 kil. N. de Caracas, en est l'entrepôt maritime. Le port est mauvais, mais fait un grand commerce ; 5.000 bab.
Guazacuaico, v. de la prov. et au S.-E. de la Vera-Cruz (Mexique); bon port.
Gubbio (Eugubium ou Iguvium), v. de l'Ombrie (Italie), a 35 kil. N.-E. de Pérouse Evêché. Célèbre par les tables eugubiennes en bronze, qu'on y a trouvées en 1444; 23,000 hab.
Guben, v. du Brandebourg (Prusse), sur la ^'eisse, à 40 kil. S.-E. de Francfort. Draps, cuirs, laines, tabac; construction de bateaux; 26,000b.
Guden, Û. du Jutland, vient des marais de Rye, est navigable a Randers et se jette dans le" golfe. de Randers: cours de 130 kil.
Gudin de lit Saisonnière (CÉSAR-ChARLES-
Etienne, comte), né a Montargis. 1768-1812, élevé a l'école de Brienne. sous-lieutenant au régiment d'Artois, 178», devint générai de brigade en 1799, combattit sous Masséna et Lecourbe dans la campagne de Suisse, sous Moreau dans la campagne de 1800, et fut nommé général de division. Il fut tué en Russie, au combat de Voloutina-Gora.
Son frère, Pierre-César, baron Gudin, 1774- 4831 , se distingua également dans les guerres de l'Empire, et fut lieutenant général en 1821,
Gudin de la BrunelIerie"(PACL-PHILIPPEJ.
né a Paris, 1738-1812, poète médiocre, a laissé : Essai sur l'histoire des Comices de Rome, des Etats généraux de France et du Parlement d'An-
GUE — 4
gleterre ; Essai sur les progrès des arts et de l'esprit humain sous Louis XV, 2 v. in-8», etc.
Guduie, Goule ou Ergouie (Sainte), née dans le Brabant, 650-712, petite-nièce de Pépin de Landen, fut célèbre par ses austérités et ses bonnes œuvres. Elle est la patronne de Bruxelles, et on l'honore le 8 janvier.
Guèbres (du persan ghebr, infidèle), sectateurs de Zoroastre, adorateurs du feu, répandus en Perse, surtout dans le Farsistan (d'où le nom de Parsis), dans l'Hindoustan, à Bombay, dans la Russie du Caucase, à Bakou, etc.
Guébriant OU Goesbriant (JeAN-BaPTISTE Budes, comte de), ne au château de Plessis- Budes, près de Saint-Brieuc, 1602-1643, se distingua surtout à la défense de Guise contre les' Espagnols, en 4635. Après la mort du duc Bernard de Saxe-Weimar, il fut mis à la tète de son armée d'aventuriers, -1639. Il soutint le Suédois Baner, 1641, réunit, à sa mort, les deux armées, et battit Piccolomini à Wolfenbuttel, à Kempen, fut encore vainqueur 1642; il venait d'être nommé maréchal, lorsqu'il fut tué d'un coup de fauconneau, devant Rothweil. Il a laissé des Mémoires. — Sa femme, Renée du Bec Crespin, maréchale de Guébriant, qui l'avait épousé, en 1632, conduisit, en 1645, comme ambassadrice extraordinaire la princesse de Gonzague mariée au roi Ladislas IV; elle a retracé dans ses Lettres à la princesse Palatine tous les détails de cette curieuse mission. Elle soutint la régente pendant la Fronde.
Guebwiiier, ancien ch.-l. de canton de l'arrond. et a 26 kil. S.-O. de Colmar (Haute-Alsace), sur la Lauch. Filatures de coton et de laine, toiles peintes, rubans de soie, draps, etc. ; vins blancs renommés aux environs; 11,400 h. — Le Ballon de Guebwiiier ou de Sulz, dans les Vosges, a 1,426 met.; sur son flanc septentrional est le lac de Guebwiiier, de 75 kil. carrés et d'une profondeur moyenne de 30 m.
Guégon, commune du canton de Josselin, arr. de Ploërmel (Morbihan) ; 2.978 hab.
Gueldre OU Gelderland, prOV. du roy. des
Pavs-Bas, au S. du Zuiderzée pays plat, sablonneux et marécageux, n'offre que les ondulations du Velau; il y a des landes vers Nimègue, mais le sol est fertile et riche en pâturages. Le Rhin et l'Yssel l'arrosent. Le ch.-l est Arnheim;\es v. princ. sont Nimègue, Thiel, Zutphen. La superficie est de 5,081 kil. carrés ; la population de 476,000 habitants.
Gueldre. V. Geldern.
^uéiéa ou Ei-Goiea, dans le Sahara algérien.
Guelfes (Maison des), en allemand Welfen, famille célèbre d'Allemagne, originaire d'Italie. Welf ou Guelfe, fils d'Azzo, de la maison italienne d'Esté, reçut la Bavière de l'empereur Henri IV, en 1070, et alla mourir très âgé dans l'île de Chypre, au retour de la première croisade en 1101. Son fils, Guelfe II, avait épousé la grande comtesse Mathilde, dont il se sépara en 1097; il soutint Henri V, qui augmenta ses domaines. Après lui vinrent : Henri le Noir, son frère, 1120-26;— Henri le Superbe, son fils, 1126-39 duc de Saxe, qui disputa la couronne impériale à Conrad III , de Hohenstaufen, et fut dépouillé de ses Etats; — Henri le Lion, son fils, qui se réconcilia avec Conrad III, avec Frédéric Ier, puis fut de nouveau dépouillé de ses fiefs par l'Empereur qu'il avait abandonné en Italie. Ses descendants, réduits a leurs alleux de Brunswick et de Lunebourg, ont donné naissance aux maisons de Brunswick et de Hanovre
Guelfes et Gibelins. Ces noms désignèrent d'abord deux partis qui se disputèrent l'empire d'Allemagne, au xue siècle. Après la mort de Lothaire II, son gendre, Henri le Superbe, de la famille des Guelfes, entra en lutte