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contre Conrad, duc de Souabe, de la maison des Hohenstaufen, né au château de Weiblingen (d'où par corruption Gibelin). Sous son fils, Henri le Lion, à la bataille de Weinsberg, 1140, les mots de Guelfes et de Gibelins furent employés comme signes de ralliement par les deux partis, et servirent dès lors à les désigner. Les Gibelins l'emportèrent. — Ces noms furent alors transportés en Italie ; les villes de la Lombardie, et les papes, combattant pour leur indépendance, adoptèrent le nom de Guelfes, tandis que les partisans des Empereurs et de la domination allemande furent appelés Gibelins. Cette lutte dura un siècle ; l'Italie parvint à reconquérir son indépendance. — Enfin, au xme siècle et au xive, les noms de Guelfes et de Gibelins désignèrent les luttes des partis dans les villes d'Italie; les Gibelins étaient les défenseurs de l'aristocratie, du pouvoir; les Guelfes étaient les partisans de la démocratie, de la liberté.

Gueima, ch.-l. d'arrond. de la prov. de Constantine (Algérie), à 66 kil. S. de Bône, à 100 kil. N.-E. de Constantine, près de la Seybouse. Marché considérable pour le bétail. On y a trouvé beaucoup de vestiges de la colonie romaine de Calama; 5.000 hab.

Guéméné-sur-Scorff, ch -1. de canton, arrond. et a 20 kil. O. de Pontivy (Morbihan). Ruines d'un château fort démantelé sous Henri IV; 1,468 hab.

Guéméné-Penfao, ch.-l. de canton, arrond. et au N.-E. de Saint-Nazaire (Loire-Inferieure); 6,563 hab.

Guénard (ELISABETH), baronne de Méré,

née à Paris, 1751-1829, a été probablement la plus féconde de toutes les romancières françaises. La liste de ses ouvrages, qui renfermerait plusieurs colonnes, est un pêle-mêle étrange d'histoires, de chroniques scandaleuses, de romans de mœurs, de mémoires supposés, etc.

Guéneau de Moutbéliard (PHILIBERT), né

à Semur, 1720-1785, a continué l'ouvrage de J. Berryat, Collection académique concernant la médecine, l'anatomie, etc. ; Buffon le prit pour collaborateur, et Guéneau a imité son style avec un rare talent dans la description de plusieurs oiseaux.

Guénée (Antoine, abbé), né à Etampes, 1717- 1803, professeur, est surtout célèbre par ses Lettres de quelques Juifs, dirigées contre Voltaire. Guénée fut aussi spirituel que savant. Ce livre, publié en 1769, in-8°, valut à l'auteur un canonicat de la cathédrale d'Amiens et le fit nommer associé de l'Académie des Inscriptions, 1778. Il a encore laissé : Recherches sur la Judée considérée principalement par rapport à la fertilité de son terroir.

Guénégaud (HENRI), marquis de Plancy,

1609-1676, secrétaire d'Etat en 1643, fit une grande fortune et aida le roi dans les troubles de la Fronde; il fit bâtir, par François Mansard, un hôtel magnifique sur le quai Conti, la où est l'hôtel des Monnaies.

Guenrouët, commune du canton de Saint- Gildas-des-Bois, arr. de Saint-Nazaire (Loire- Inférieure); 3,653 hab.

Guépin (Ange), né à Pontivy (Morbihan), 1805-1873, médecin à Nantes, professeur distingué, remarquable surtout par ses travaux d'oculistique, entra dès 1827 dans la Charbonneiïe, contribua à la formation du premier congrès scientifique et philosophique, et fut l'un des principaux chefs du parti libéral dans l'Ouest, en 1830. en 1848, en 1870. On lui doit: Histoire de Nantes; Philosophie et Socialisme- Socialisme expliqué aux fils du peuple ; Etudes d'oculistique, etc.

Guer (Le), riv. de France, navigable à Lannion, finit dans la Manche; son cours est de 50 kil.

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Guer, ch.-l. de canton, arrond. et à 24 kil. E. de Ploérmel (Morbihan) ; 3,484 hab.

Guérande, ch.-l. de canton, arrond. et à 20 kil. 0. de Saint-Nazaire (Loire-Inférieure), à 6 kil. de l'Océan, a conservé son vieux château et ses remparts. Traité de 4365; 6,915 hab.

Guéran^er (Dom Prûsper), né au Mans, 4806-1875, abbé de Solesmes, a écrit de nombreux ouvrages pour combattre surtout l'Eglise gallicane. On lui doit : Institutions liturgiques, 2 vol. ; Y Année liturgique, 6 vol. ; Mémoire sur V Immaculée Conception; Essai sur le naturalisme contemporain; Histoire de sainte Cécile, etc.

Guérard ( BENJAM1N-EDME-CHARLES ) , né à

Montbard, 1797-4854, élève de l'Ecole des Chartes, fut conservateur des manuscrits à la Bibliothèque royale, professeur et directeur de l'Ecole des Chartes, membre de l'Académie des Inscriptions. En 1830, l'Académie des Inscriptions couronna son mémoire sur les divisions territoriales de la Gaule, depuis l'époque romaine jusqu'à Charlemagne. Il publia le Polyptique (ou terrier) de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, rédigé au commencement du ixe siècle, par l'abbé Irminon, avec une remarquable introduction, 4844, 2 vol. in-4°.'On lui doit encore : Cartulaire de l'abbaye de Saint-Père de Chartres, Cartulaire de l'abbaye de Saint-Bertin ; Polyptique de l'abbaye de Saint -Rémi de Reims; Cartulaire de l'abbaye de Saint- Victor de Marseille. Il a été l'un des principaux fondateurs de la société de l'Histoire de France.

Guerche (La), ch.-l. de canton, arrond. et à 25 kil. S. de Vitré (Ille-et- Vilaine) ; 4,976 hab.

Guerche-sur.Aubois (La), ch.-l. de Canton, arrond. et a 48 kil. N.-E. de Saint-Amand- Montrond (Cher). Hauts fourneaux; 3,454 hab.

Guerchin (FRANCESCO Barbieri, dit Le),

c'est-a-dire le Louche, né à Cento, près de Bologne, 4590-1666, de parents pauvres, composa des fresques qui excitèrent l'admiration. Il avait surtout étudié les œuvres des Carrache et du Caravage. Il ouvrit dès 4646 une académie, qui compta beaucoup d'élèves; il peignait avec une facilité extraordinaire, et on admire surtout sa vigueur et sa couleur énergique.

Guéret, ch.-l. du départ, de la Creuse, entre la Creuse et ia Gàrtempe. Jadis place fortifiée, elle doit son origine à un couvent du vine siècle, et fut la capitale du comté de la Marche; 6,745 hab.

Guéricke (Otto de), né à Magdebourg, 4602- 4686, bourgmestre de sa ville natale, s'est rendu célèbre par ses travaux scientifiques. Il a surtout inventé une pompe à air, véritable machine pneumatique, une balance pour peser l'air, et il a constaté son élasticité par l'expérience dite des hémisphères de Magdebourg.

Guérigny, commune du canton de Pougues, arrond. et à 16 kil. N.-E. de Nevers (Nièvre). Forges de la Chaussade pour la marine militaire ; 3,047 hab.

Guérillas, c.-à-d. petites guerres, nom donné en Espagne aux bandes de partisans qui combattirent surtout les Français de 4808 à 4844.

Guérin ou Garin, originaire du Limousin, 4460-1230, évêque de Senlis, 4213, fut l'un des principaux conseillers de Philippe Auguste et de Louis VIII. 11 contribua beaucoup à la victoire de Bouvines, lit bâtir les archives et fut chancelier. 11 se relira, en 4228, au monastère de Chàlis dans le diocèse de Senlis.

Guérin (Gilles), né a Paris, en 4606 ou 4609- 4678, élève du statuaire Lebrun, fut professeur à l'Académie de peinture et de sculpture en 4648, et continua de fournir des œuvres distinguées pour des églises, pour plusieurs châteaux, pour le Louvre, Versailles, etc.

Guérin (Pierre-Narcisse), né à Paris, 4774- 1833, peintre sous la direction de Regnault, donna

déjà des preuves de talent ; la Brouille et le Raccommodement sont devenus populaires par la gravure. Il obtint le grand prix en 1707, resta à Paris, et Marcus Sextus, en 1800, fonda sa réputation. Depuis, il composa des œuvres estimables, mais qui n'excitèrent pas le même enthousiasme; cependant Egisthe et Clytemnestre, 4817. eut un véritable succès. Membre de l'Institut en 4815, il fut directeur de l'école de Borne en 1822. La pureté dans le contour, la mesure, l'harmonie, la convenance, sont les qualités qui le distinguent.

Guérin (Jean-Baptiste-Paulin), né à Toulon, 4783-1855, d'abord serrurier, vint a Paris, et se mit au service de Gérard, préparant les toiles, barbouillant les fonds, peignant des fourreaux de sabre, etc. Mais il travaillait en secret; et, en 4842, son tableau de Caïn après la mort d'Abel eut un grand succès. Depuis cette époque, Guérin a mérité la réputation d'un peintre estimable par la vérité du dessin et la belle entente du clair-obscur.

Guérin Du Cayla (GEORGES-MAURICE DE),

né près d'Albi, 4810-1839, élevé dans une famille chrétienne, passa quelque temps a la Chesnaye, en Bretagne, auprès de Lamennais, 4833, puis vécut d'une vie simple et obscure jusqu'au jour de sa mort prématurée. En 1840, Georges Sand publia deux fragments de ses poésies, dont l'un, intitulé le Centaure, révèle un talent original et très remarquable. — L'on a publié aussi les Lettres et les pages intéressantes du Journal de sa sœur, Eugénie de Guérin, 4806-4848.

Guern, commune du canton et de l'arr. de Pontivy (Morbihan); 2,734 hab.

Guemesey (anc. Sarnia ou Sarmia), île anglaise de la Manche, à 50 kil. O. de Cherbourg, a 24 kil. N.-O. de Jersey. La côfe est découpée; le sol est plat, la température très douce; on élève des bestiaux. Le commerce est actif avec Gran ville, Cherbourg, Saint-Malo, l'Espagne. Un lieutenant gouverneur y représente le souverain dans le corps législatif, appelé les Etats: les lois sont les anciennes coutumes normandes; on parle le français. La popul. est de 28,000 hab.; la capitale est Saint-Pierre.

Guemica, bourg de la Biscaye (Espagne), où se trouve le fameux chêne sous lequel se tient l'assemblée générale des délégués des Provinces Basques.

Guérouit (Pierre-Claude-Bernard), né à Bouen, 4744-1821, proviseur du lycée Charlemagne, directeur de l'Ecole Normale, a écrit de bonnes traductions, et a publié : Constitution des Spartiates, des Athéniens et des Romains, 4794, in-8°; Nouvelle méthode pour étudier la langue latine, etc.

Guerrera, v. des Beni-Mzab, dans le Sahara algérien central.

Guerrero, prov. du Mexique, sur le Grand Océan. Le ch.-l. est Tixtla; les v. pr. sont : Acapulco, Tasco, Themascalpec, Zacatula et Siguantanejo. La popul. est d'environ 310,000 hab. Guerrier (Philippe), général noir d'Haïti, 4773-1845, gagna tous ses grades dans la guerre, et, nommé président en 4844, gouverna avec sagesse.

Guesclin (Bertrand »u), né en 4320. au château de la Motte de Bron, a 6 lieues de Bennes, d'une famille ancienne, mais pauvre, grandit au milieu des paysans; mais à Bennes, il se fit connaître en désarçonnant les plus brillants chevaliers, et fut bientôt l'un des plus hardis partisans de Charles de Blois ; il se signala par sa force, son courage et son esprit fécond en stratagèmes. Il s'attacha ensuite au régent de France, qui le nomma capitaine de cent hommes d'armes et gouverneur de Pontorson. 11 épousa Tiphaine Baguenel, à Dinan, et ne cessa de guerroyer contre les Anglais. — A l'avènement

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de Charles V, 1364, il enlève au roi de Navarre Mantes et Meulan ; puis il bat, à Cocherel, ses troupes, commandées par le captai de Buch, 46 mai 4364. Nommé maréchal de Normandie, investi du comté de Longueville, il est envoyé en Bretagne, au secours de Charles de Blois; il est vainc \ et pris à Auray, 28 septembre. Racheté, Dv Guesclin délivra le royaume des grandes compagnies, en les emmenant en Espagne; il fit triompher Henri de Transtamare, qui lut reconnu roi par les Castillans. Nommé connétable de Castille, comte de Transtamare, Du Guesclin, abandonné par la cavalerie castillane, fut vaincu et pris, près de Najara et de Navarretle, 13 avril 4367. Le prince de Galles, malade et mécontent, rendit à la liberté Du Guesclin, pour une rançon de 400,000 doubles d'or, et abandonna la cause du misérable Pierre, qui fut vaincu à Montiel, 44 mars 1369, pris et tué par son frère. Du Guc-sclin, créé duc de Molinas, revint en France, 4370. Charles V le nomma connétable. Il fit une guerre heureuse aux Anglais, battit Bobert Knolles à Pontvalain, dans l'Anjou; et dans un grand nombre de petits combats, en évitant avec soin les batailles rangées, il parvint à chasser les Anglais du Poitou, de la Saintonge, de l'Auvergne, de la Guyenne. Lorsque Jean IV, duc de Bretagne se déclara, malgré ses serments, pour les Anglais, Du Guesclin le força à fuir en Angleterre. Il détruisit une nouvelle armée anglaise dans le trajet de Calais a Bordeaux, 4375. Mais, lorsque les Bretons se soulevèrent contre Charles V, Du Guesclin parut suspect, et renvoya au roi l'épée de connétable: Charles V la refusa, dit-on, et Du Guesclin alla combattre dans les Cévennes des compagnies anglaises et gasconnes. Il mourut au siège de Chàteauneuf de Bandon. forteresse du Gevaudan, juillet 1380. Charles V fit placer le corps du connétable à Saint-Denis, dans la sépulture des rois.

Guétin (Le), village du Cher, à 57 kil. S.-E. de Bourges, a 12 kil. 0. de Nevers.

Guettard (Jean-Etienne), né à Etampes, 4745- 4786, docteur en médecine, s'adonna à l'histoire naturelle, et entra à l'Académie des Sciences, 4743. Il s'est occupé de botanique, de zoologie, surtout de géographie minéralogique ; il a commencé Y Atlas et Description minéralogique de la France.

Gueudeviiie (Nicolas), né à Bouen, 4650- 4720, d'abord bénédictin, se fit protestant en Hollande. Il écrivit, de 1699 à 4710, une feuille périodique, l'Esprit (plus tard les Nouvelles) des Cours de l'Europe, dirigée surtout contre le gouvernement français, 18 vol. in-42.

Gueugnon, ch.-l. de canton, arrond. et à 30 kil. N.-O. de Charolles (Saône-et-Loire), sur l'Arroux. Forges ; 3,350 hab.

Gueuiette (Thomas-Simon), né à Paris, 4683- 4766, avocat au Parlement, puis «ubstitut du procureur du roi, a composé quelques jolies petites comédies, et surtout des contes et nouvelles qui eurent beaucoup de vogue. Il a aussi édité YHist. du petit Jehan de Saintré, Hist. de Gérard de Nevers, Montaigne, Rabelais, la Farce de Pattielin, etc.

Gueux, nom que prirent les révoltés des Pays-Bas dans leur insurrection contre Philippe II. Apres le compromis de Bréda, les mécontents, traités de gueux par un conseille!' de la gouvernante, Marguerite de Parme, 4566, adoptèrent ce nom injurieux, et se parèrent des iusignes de la gueuserie, l'écuelle et la besace. On distingua les Gueux des bois, et les Gueux de mer, qui, par la prise de Brielle, donnèrent le signal de l'insurrection, d'où sortit la république des Provinces-Unies.

Giievara (Antoine de), né dans la province d'Alava (Espagne), 4490-4545, évêque de Cadix,

historiographe impérial, a composé beaucoup d'ouvrages, d'un style élégant, mais diffus, qui eurent beaucoup dé succès au xvi« s. : Marco Aurelio ou Livre doré de Marc-Aurèle; Epistolas familiares, traduites sous le titre (YEpltres dorées; etc.

Guevara (LOUIS Vêlez de), né à Ecija en

Andalousie, 4574-4644, joyeux personnage, comme notre Scarron, avait composé plus de 400 pièces dont quelques-unes sont parvenues jusqu'à nous; le plus célèbre de ses ouvrages est le Diable boiteux, 4644, in-8°, ingénieuse fiction que Le Sage a imitée et fort embellie.

Guevara (DûN FELIPE Ladron y), peintre

espagnol, né à Ecija, 4540-1563, tils d'un conseiller de Charles-Quint, assista aux grandes fêtes de Bologne, en 4530, et devint alors l'ami du Titien. Il accompagna l'empereur dans l'expédition de Tunis. 11 a laissé des œuvres remarquables et d'excellents commentaires sur la peinture, publiés à Madrid, 4788.

Gugiieimi (Pierre) , né à Massa-Carrara, 4724-4804, étudia à Naples, sous Durante, et fit jouer, à Turin, son premier opéra. Ses ouvrages furent accueillis avec faveur en Italie, en Allemagne, en Angleterre. On a loué la gaieté franche de ses opéras bouffes, l'effet profond de ses morceaux d'ensemble dans ses opéras sérieux. Il a composé plus de 200 opéras. Maître de chapelle du Vatican, en 4793, il a composé plusieurs morceaux d'église remarquables ; parmi ses oratorios on cite principalement Dtbora e Sisara.

Gui ou Guido, fils d'un duc de Spolèle, descendait par sa mère de la maison carlovingienne; en 888, il disputa la couronne d'Italie et le titre d'empereur à Bérenger, duc de Frioul. Mais le roi de Germanie, Arnoul, le chassa de la Lombardie II mourut en 894; son fils Lambert lui succéda.

Gui, marquis de Toscane, succéda à son père, Adaibert II, en 917, épousa, en 925, la célèbre Marozie, et, fit assassiner a Borne le pape Jean a. Il mourut en 929.

Gui. Pape OU GuiJo-Papae, jurisconsulte,

né près de Lyon, vers 4402, mort vers 4476, conseiller au parlement de Grenoble, a laissé : Decisiones Gratianopolitanœ, in-fol., et Commentaria super statuta Delphinalia, in-fol.

Guiart (Gdillaume), né a Orléans, vers la fin du xme s., composa, en plus de 20,000 vers, un poème historique, La Branche des royaux Lignages, qui raconte l'histoire du xme s.

Guibert, antipape, né à Parme, archevêque de Bavenne par la protection de Henri IV, fut élu pape dans le conciliabule de Brescia, sous le nom de Clément III, 4080. Il couronna Henri IV à Borne en 1084, fut chassé de la ville sous Urbain II, 40S9, puis sous Pascal II. Il mourut alors subitement, en 4400.

Guibert de Nogent, né près de Clerrnont en Beauvaisis, 4053-4424, abbé de Notre-Dame de Nogent-sous-Coucy, a écrit : Traité des Reliques des saints; Y Histoire de la première croisade, renfermant beaucoup de faits intéressants; Trois livres de sa vie, autobiographie confuse, qui renferme de curieux détails sur cette époque.

Guibert (Charles-Benoit, comte de), né à Mnntauban, 4745-4786, prisonnier à Rosbach, 4757, étudia en Prusse la tactique militaire de Frédéric II. Il fut gouverneur des Invalides, en 1782.

Guibert (Jacques-Antoine-Hippolyte, comte de), né a Montauban, 4743-4790, fils du précédent, étudia aussi la tactique prussienne, et publia son Essai général de tactique, qui souleva de nombreuses discussions. Guibert échoua dans ses éloges (Catinat, V Hôpital, Frédéric II). comme dans ses tragédies (le Connétable de Bourbon, les Gracques, Anne de Boleyn). Il est le principal auteur de l'ordonnance de 1776 sur les majiceu-

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vres d'infanterie. En 1779, il publia sa Défense du système de guerre moderne, ouvrage très estime par les hommes spéciaux. Il devint maréchal de camp en 1788; l'Académie française le reçut dans ses rangs en 1786. Mais, en 1789. il ne put se faire nommer député aux États généraux, et en mourut de chagrin.

Guibray (Foire de) V. Falaise.

Guichard (Jean-François), né près de Melun, 1731-1811, a laissé : des Odes, des Epigrammes, des Contes, des Fables, V Amant-statue, opéracomique, et la jolie pièce du Bûcheron ou les trois souhaits, pour le Théâtre-Italien.

Guichardin (FràNCESCO GuiCCIARDINl,) lié à

Florence, 1482-1540, quitta l'enseignement du droit pour le service de sa patrie. Ambassadeur auprès de Ferdinand d'Aragon; nommé par Léun X gouverneur de Modène et Reggio, 1518. commissaire gênerai de ses troupes en Lombardie; il fut, sous Clément VII, administrateur de la Romagne, commandant des troupes pontificales en 1587, et chef des fameuses bandes noires. Apres avoir pacifié Bologne, il revint dans sa patrie, pour rédiger ses Mémoires dans sa délicieuse villa d'Aratri, et pour servir les Médicis . 11 a écrit l'Histoire d'Italie de 1494 a 1532, et il a mente les plus grande éloges par l'abondance des détails, l'intérêt du récit, l'éloquence des harangues, le mérite du style; Guichardin passe encore pour être l'auteur des Cansiglj aurei ed avvertimenti politici. trad. en Français, 1577, in-S°. On a publié en 1825 : Relation d'e sa légation en Espagne (Pise), et quelques écrits inédits (1857-1860).

Guichardin (Louis), neveu du précédent, né à Florence, 1523-1589, remplit divers emplois sous les Médicis, puis s'attacha au duc d'Albe, qui le fit arrêter a Anvers. Il a laissé : Description des Pays-Bas, 1567, in-fol. ; Hore di Recreazione; Mémoires sur la Savoie, etc.

Guiche, village de l'arrond. et à 24 kil. S. de Rayonne (Basses-Pyrénées).

Guiche (La). V. La GciCHE.

Guiche (Diane d'Andouins , comtesse de), dite la belle Corisande, 1554-1620, épousa en 1567 Philibert de Gramont, comte de Guiche. qui fut tué au siège de La Fere, 15S0. Henri de Navarre lui promit de l'épouser, mais en fut détourné

Êar ses conseillers. Les Lettres le Henri IV à la elle Corisande sont dans la Correspondance de Henri IV.

Guiche (ARMAND de Gramont, comte DE),

lieutenant général, 1638-1673, fils du maréchal de Gramont, se distingua par ses aventures galantes qui le firent plusieurs fois exiler.

Gnichen, ch.-l. de canton, arrond. et à 44 kil. N.-E. de Redon (Ille-et-Vilaine); 3,851 hab.

Guichen (LUC-URBAIN du Bouexie, Comte

de), né a Fougères, 1712-1790, capitaine de vaisseau en 1756, se distingua surtout dans la guerre d'Amérique, à la bataille d'Ouessant, 1778. et aux Antilles, 1780. En 1782, réuni aux Espagnols de l'amiral Cordova, il jeta l'alarme sur les côtes de l'Angleterre.

Guichenoo (Samuel comte de), né à Mâcon, 1607-1664, devint historiographe de France, 1640, puis de Savoie, et fut anobli par Louis XIV en 1658. Parmi ses ouvrages on remarque : Histoire de Bresse et de Bugey, 1650, in-fol ; Histoire généalogique de la maison de Savoie, 1660, 3 vol. in-fol.

Guiclan, commune du canton de Taulé, arr. de Morlaix (Finistère): 3,517 hab.

Guide iGuiDoRenl, dit Le), né à Calvenzano, près de Bologne, 1575-16*2, eut surtout pour maîtres les Carrache. Il s'appliqua à la peinture suave, douce et pure, et il se distingua par l'elégance de ses compositions, la grâce de la touche, la délicatesse du coloris, la correction du dessin. Ses succès, la protection de Paul V exci-

tèrent contre lui la haine de l'Albane, du Josépin et surtout du Caravage. 11 fallut nue le pape veillât sur les jour» de son peintre favori. Plusieurs fois il fut force de se réfugier a Bologne, puis à Naplea, ou il retrouva de nouveaux ennemis. Puis il succomba à la triste passion du jeu, perdit des sommes considérables, l'ut abandonné par ses amis, et mourut dans la misère et dans l'oubli. Il a gravé a l'eau forte avec talent et a eu de nombreux et bons él

Guidel, commune du canton de Pont-Scorff, arr. de Lorient (Morbihan); 4,260 hab.

Guidi (ToMMASO), dit IHasaccio, né près de

Florence, 1402-1443, se forma sur les ouvrages des sculpteurs Ghiberti et Donalello, et apprit la perspective de Brunelleschi lui-même; pour la peinture, il reçut les leçons de Masolino da Panicale. On peut encore voir, malgré les retouches et les restaurations, ses fresques a Saint- Clément de Rome. De retour à Florence, vers 1434, il fit de grands travaux dans l'église del Carminé, où l'on admire son œuvre principale, la décoration de la chapelle des Brancacci; ses fresques, la Mort de saint Pierre et la Résurrection d'un enfant, l'ont placé au premier rang des artistes.

Guido d'Arezzo ou Gui, moine bénédictin de l'abbaye de Pomposa (duché de Ferrare), né à Arezzo, vers 990, mort peut-être vers 1050, aurait inventé, suivant l'opinion populaire, la gamme, les noms des notes, l'harmonie, le contre-point. Ce qui est plus certain, c'est qu'il a composé une méthode nouvelle d'ensaignement, simple ei claire. Le plus remarquable de ses ouvrages, qui renferme l'exposition de sa méthode, est le Micrologus de Disciplina artis musicœ.

Guido délie Colonne, juge a Messine, auxmes., est l'auteur de quelques poésies italiennes sur le^ modèle de chansons provençales; mais son principal ouvrage est son Histoire de la guerre de Troie en latin, qui a joui au moyen âge d'une vogue immense. Il se compose de 35 livres et raconte les événements depuis l'expédition des Argonautes jusqu'à la mort d'Ulysse.

Guidonis (Bernard), né près de la Rochel'Abeille. 1260-1331, fut inquisiteur de la foi dans le Languedoc, 1308; devint évêque de Tuy en Galice, puis de Lodève. On a de lui : Liber sententiarum inquisitionis Tolosanœ; Généalogie des comtes de Toulouse; Description des Gaules et Origine de la monarchie française, etc.

Guiers, affl. de gauche du Rhône, formé par deux torrents, le Guiers-Vif et le Guiers-Mort, qui descendent avec fracas du massif de la Grande-Chartreuse , il coule entre l'Isère et la Savoie ; son cours est de 60 kil.

Guignard (Jean), nommé aussi Briquarel, jésuite, né à Chartres, fut impliqué dans le procès du régicide Jean Châtel, condamné et exécuté le 7 janvier 1595, tout en protestant de son innocence. Le lendemain, les jésuites furent bannis.

Guignen, commune du canton de Guichen, arr. de Redon (Ille-et-Vilaine); 3.134 hab.

Guignes (Joseph de), né à Pontoise, 1721- 1800, fut, en 1745, nommé secrétaire-interprète pour les langues orientales. Membre de l'Académie des inscriptions , 1754 , professeur de syriaque au Collège de France, censeur royal, garde des antiques du Louvre, il a travaillé 35 ans au Journal des Savants. On lui doit : Histoire générale des Huns, Turcs, Mogols et autres Tartares occidentaux avant et depuis Jésus-Christ et jusqu'à présent, 1756-58, 4 tomes, en 5 vol. in-4°; traduction du Chou-King, l'un des livres sacrés des Chinois, etc.

Guignes (ChaRLES-L0UÏS-J0SEPH de), fils du

précèdent, né à Paris, 1757-1845, résida 17 ans en Chine, comme consul de France. Il a publié plusieurs mémoires; mais il est surtout connu

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par le Dictionnaire chinois-français et latin, qu'on le chargea de publier en 4808 et qui parut en 1813; c'est l'ouvrage du P. Basile de Glemona.

Guikovar OU Guykowar, Etat de la prov.

de Guzerate (Hindoustan), a l'E. : cap. Baroda. Il appartient presque entièrement aux Anglais; popul 2.000,000 d'hab.

Guil, aftl. de gauche de la Durance, descend du col d'Abriès, arrose le fort Queyras et Unit près de Mont-Dauphin; 40 kil. de cours.

Guiidford, ch.-l. du comté de Surrey (Angleterre), sur le Wey, à 30 kil. S.-O. de Londres. Commerce de bois, 'charbons, blé; 8,000 hab.

Guiidford (Le duc de), 4e fils du duc de Northumberland, épousa Jane Grey, fut, comme elle, victime de l'ambition de son père, et périt sur l'échafaud, 1554. [truit en 1411.]

<-oii.ii.aii, hôtel de ville de Londres, cons-J

Guildo (Le), port très sur des Côtes-du- Nord (France), à l'embouchure de l'Arguenon dans la Manche.

Guiliain (Simon), sculpteur, né à Paris, 1581- 1058, passa plusieurs années à Borne, et, de retour en France, forma une réunion des meilleurs artistes du temps ; c'est l'origine de l'Académie de peinture et de sculpture.

Guiiiard (Nicolas-François), né à Chartres, 1752-1814, se fit connaître par des odes, des épîtres et surtout par les paroles de nombreux opéras.

lo Guillaume : Rois et princes.

Guillaume Ier, le Conquérant ou le Bâtard, né à Falaise, 1027-1187, était fils de Bobert le Magnifique ou le Diable, 6e duc de Normandie, et d'Ariette, fille d'un pelletier de Falaise. En 1035, Guillaume devint duc, mais les barons se révoltèrent; le jeune prince fut protégé par le roi de France, Henri 1er, et par le duc de Bretagne, Alain; il fut vainqueur, surtout au Valdes-Dunes, 1047, et parvint à triompher de la rébellion et de l'anarchie ; il épousa Mathilde, fille de Baudouin, comte de Flandre. Il eut ensuite à repousser une ligue formidable que dirigeait Henri 1er; [\ battit ses ennemis à Mortemer, près de Neufchâtel, et sur les bords de la Dive, 1058. Il s'empara du Maine. — Son cousin, Edouard, roi d'Angleterre, mourut sans héritier, 1066. Guillaume prétendit qu'il lui avait légué son royaume; soutenu par Alexandre III, il rassembla une armée de 60,000 hommes pour combattre le Saxon Harold, qui venait de prendre la couronne. Il s'embarqua, à St-Valery-sur-Somme, le 29 septembre 1066, aborda à Pevensey, et remporta la victoire décisive d'Hastings, où Harold fut tué. Guillaume prit Douvres, entra dans Londres sans résistance, se fit couronner dans l'église de Westminster et commença la construction de la Tour de Londres. Les Saxons se révoltèrent plusieurs fois; ils furent soutenus par les Ecossais, les Irlandais, les Norvégiens; mais tous furent successivement vaincus; les soulèvements de Kent, d'Exeter, du Northumberland, du camp retranché d'Ely, furent comprimés par la violence. La population anglo-saxonne fut accablée et dépouillée; Guillaume se fit reconnaître comme roi propriétaire du sol, en distribua de vastes parts aux principaux chefs de son armée et à des seigneurs anglo-saxons, à charge d'hommage et de service militaire : la féodalité se trouva régulièrement établie; et Guillaume fit faire une enquête territoriale, pour constater l'état nouveau de l'Angleterre ; ce registre, déposé dans la cathédrale de Winchester, est le Grand Terrier ou Livre royal, que les vaincus appelèrent Domesday Book ou livre du jugement. Guillaume organisa régulièrement la justice; les coutumes normandes furent transférées en Angleterre; la langue française fut seule autorisée dans les débats judiciaires. Il fit des lois sévères pour main-

tenir les vaincus dans l'obéissance. Les évêchés et les abbayes furent donnés à des Normands et placés sous la suprématie de l'archevêque de Canterbury, qui fut l'illustre Lanfranc. Mais Guillaume sut résister aux prétentions de Grégoire Vil. Le Conquérant eut à lutter contre son fils aîné Bobert, que soutenait le roi de France, Philippe 1er En 1087, au sac de Mantes, il fut blessé mortellement. On le ramena à Bouen où il mourut. Son corps fut enseveli dans l'abbaye de Saint-Etienne de Caen , qu'il avait fondée. Son fils aîné, Bobert, lui succéda en Normandie ; ses deux autres fils, Guillaume et Henri, furent successivement rois d'Angleterre.

Guillaume il, le Roux, roi d'Angleterre, 2e fils de Guillaume 1er et de Mathilde, né en 1056, mort en 1100, lui succéda en 1087. Violent, cruel, avide, il eut à combattre beaucoup de seigneurs; il fit appel aux Saxons, en leur rendant le droit de porter les armes. Bobert, ayant besoin d'argent pour aller à la croisade, lui vendit pour 10,000 marcs d'argent le gouvernement de la Normandie pendant 5 ans, 1095. Excité par un ministre avide, Balph, surnommé Flambard, il accabla ses sujets d'impôts, rétablit les lois impitoyables sur la chasse, et fut tué dans la Foret Aeuve, peut-être par la flèche de son ami Tyrrel, qui rebondit sur un arbre et vint le frapper.

Guillaume m, roi d'Angleterrg, né à la Haye, 1650-1702, fils de Guillaume II de Nassau, prince d'Orange, et de Henriette-Marie Stuart, fille de Charles 1er. n naquit quelques jours après la mort de son père, et on supprima la charge de stathouder. Mais, en 1672, lorsque Louis XIV envahit la Hollande, Guillaume fut nommé capitaine général et amiral en chef; après l'assassinat des frères de Witt, on le proclama stathouder. Froid et sévère, mais d'un génie actif et opiniâtre; ambitieux, d'une énergie indomptable, maigre la faiblesse de son corps; il fut dès lors l'adversaire infatigable de Louis XIV. En 1672, il sauve la Hollande en l'inondant; puis il forme une première coalition contre la France, combat avec opiniâtreté à Senef, à Cassel, à Mons ; et c'est malgré lui qu'est signée la paix de Nimègue, 1678. L'indépendance de la Hollande est assurée; les Hollandais déclarent le stathoudérat héréditaire dans la maison d'Orange. Il avait épousé, en 1677, sa cousine Marie, fille de Jacques Stuart, duc d'York; dès lors il a les yeux sur l'Angleterre. — Guillaume contribua de tous ses efforts à la formation de la ligue d'Augsbourg, 1686, et fut plus que jamais le chef du parti protestant en Europe. Dans l'intérêt de son ambition, mais aussi pour détacher définitivement l'Angleterre de Louis XIV, il se décida à répondre aux vœux du clergé proiestant, des nobles du parti whig el du peuple, également menacés par la conduite impolitique et arbitraire du catholique Jacques IL II débarqua a Torbay, entra à Londres sans combat (nov. 1688), favorisa la fuite de son beau-père, qui se réfugia en France et convoqua un Parlement ou convention nationale. La Déclaration des Droits jeta les bases du gouvernement constitutionnel ; Guillaume III fut reconnu roi, conjointement avec la reine Marie. Au dehors, il soutint la lutte contre Louis XIV et Jacques II; il remporta la victoire décisive de la Boy ne, et resta maître des trois royaumes, malgré l'opposition des Irlandais et des Jacobites. Quoique battu dans les Pays-Bas, il se maintint et força Louis XIV à signer la paix de Byswick, 1697, qui le reconnaissait comme roi d'Angleterre. Il signa les deux traités de partage éventuel de la monarchie espagnole ; lorsque Louis XIV accepta pour son petit-fils la couronne d'Espagne, Guillaume III dissimula d'abord. Mais les imprudences du roi de France fourni-

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rent à Guillaume les moyens de former une coalition nouvelle contre Louis XIV. Il mourut des suites d'une chute de cheval au moment où la guerre allait commencer, 4702. Sa belle-sœur, Anne Stuart, lui succéda. Guillaume, à l'intérieur, avait eu sans cesse à lutter contre les partis et contre l'opinion publique.

Guillaume IV, roi d'Angleterre, 3e fils de George III, né à Windsor, 1765, d'abord duc de Clarence, entra dans la marine à 14 ans et s'y distingua. Après une conduite assez dissipée et un mariage morganatique avec une actrice, mistriss Jordans, sur les instances du Parlement, il épousa, en 1818, une princesse de Saxe-Meiningen. Il devint roi, après la mort de son frère George IV, 28 juin 4830. Au dehors, l'alliance avec la France produisit d'heureux résultats en Belgique, en Portugal, en Espagne. A l'intérieur, les whigs, dirigés par lord Grey, firent voter la réforme électorale, 1832 ; on protégea par un bill les esclaves des colonies, on vota la réforme municipale, 1835. Guillaume mourut en 1837 et eut pour successeur sa nièce Victoria.

Guillaume le Lion, roi d'Ecosse, régna de 4165 à 4244, après son frère Malcolm, fut vaincu par Henri II à Alnwich, 4474, et fut enfermé à Falaise.

Guillaume, comte de Hollande, né vers 4227, fut opposé par le pape Innocent IV à Frédéric II, en 4247. Il lut reconnu empereur en 4250; on l'appelait par dérision le roi des prêtres. Il périt en combattant les Frisons, 4256.

Guillaume l«, roi des Pays-Bas, né à La Haye en 4772, fils du stathouder Guillaume V, se "réfugia en Angleterre, 1795, perdit même ses possessions d'Allemagne, en 4806, et ne rentra dans sa patrie qu'en 4843. Il réunit la Hollande et la Belgique sous le nom de royaume des Pays-Bas, 1845. Il s'efforça d'associer intimement les deux pays, en développant leurs richesses ; il s'occupa surtout du commerce et de l'industrie. Mais il ne sut pas satisfaire les Belges, mécontenta les catholiques et les libéraux. Les Belges se soulevèrent en 4830; Guillaume ne put "les soumettre; les conférences de Londres et surtout la double intervention de la France en Belgique, 4831, 4832, assurèrent l'indépendance de la Belgique , qu'il ne voulut reconnaître qu'en 4838. Il abdiqua en 4840, et mourut en 4843, laissant une fortune de plus de 200 millions.

Guillaume II (Frédéric-Georges-Louis), roi des Pays-Bas, de 1840 à 1849, né en 1792, fut blessé à Waterloo, et, en 1830, essaya vainement de réconcilier les Belges avec son père. Roi, il introduisit quelques réformes dans l'administration et fit de sages concessions après la révolution de février 4848.

Guillaume Ier, duc d'Aquitaine, OU Saint Guillaume, probablement parent de Charlemagne, fonda le monastère de Gellone, près de Lodève, où il se retira en 802. On le fête le 28 mai; le monastère prit plus tard le nom de Saint-Guillem du Désert.

Guillaume il, le Jeune, neveu de Guillaume le Pieux, est considéré par plusieurs historiens comme Guillaume 1er d'Aquitaine, et mourut en 926 ; — Guillaume m, tète d'Etoupes, mort en 965, combattit Louis IV et Lothaire; — Guillaume IV, Fier-à-Bras, mort en 994, soutint la cause de Charles de Lorraine contre Hugues Gapet ; — Guillaume v, le Grand, 990-4030, se distingua comme guerrier et protecteur des lettres ; — Guillaume vi, le Gras, mort en 4038 ; — Guillaume vu, le Hardi, mort en 4058 ; — Guillaume vm, mort en 1086; — Guillaume ix, comte de Poitiers et duc d'Aquitaine, de 4088 à 4426, troubadour, célèbre par ses débauches, conduisit une grande armée à la croisade, en 1404 ; fut excommunié à

cause de ses désordres, alla combattre les infidèles en Espagne et secourut Louis VI contre les Allemands ; — Guillaume x, mort en 1437, maria sa fille, Eléonore. à Louis le Jeune, fils de Louis VI, et mourut dans un pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle.

Guillaume 1er, dit Longue Epée, duc de Normandie, mort en 943, fils de Rollon, lui succéda en 977, fut l'allié de Hugues le Grand contre Louis V d'Outre-mer, et lut tué par trahison, près de Pecquigny.

Guillaume il, duc de Normandie. V. Guillaume 1er, roi d'Angleterre.

Guillaume m, duc de Normandie. V. Guillaume II, roi d'Angleterre.

Guillaume ciîton, fils de Robert Courte- Heuse, duc de Normandie, dépouillé par son oncle Henri 1er, secouru par Louis VI, fut nommé par lui comte de Flandre en 4427. Mais il eut pour rival Thierry d'Alsace et fut tué au siège d'Alost, 4428.

Guillaume, dit Bras de fer, fils aîné de Tancrède de Hauteville, seigneur du Cotentin, vint avec ses frères, Dro^on et Humfroi, dans l'Italie méridionale, vers 4036. Ils se signalèrent contre les SarraÉins de Sicile, puis contre les Grecs et leur prirent la plus grande partie de la Pouille et . de la Galabre. Les Normands reconnurent comme chef suprême Guillaume, qui s'établit à Melfi et prit le titre de comte de Pouille, 4043. Il mourut en 1046.

Guillaume, duc de Pouille, petit-fils de Robert Guiscard, succéda à son père Roger dans le duché de Pouille et de Calabre, 1114; son cousin Roger, comte de Sicile, réunit tous les Etats conquis par les Normands, en 1127.

Guillaume ier, dit le Mauvais, roi de Naples el de Sicile, né vers 1120, succéda à son père Roger II, en 1154, fut un prince cruel, excommunié par le pape, battu par Frédéric 1er, et souvent en lutte contre ses sujets. Il mourut en

Guillaume il, dit le Bon, roi de Naples et de Sicile, fils du précédent, régna de 1166 a 1189 ; il soutint Alexandre III contre Frédéric Ier, puis fit la guerre aux Grecs et au roi de Maroc, etc.

Guillaume III, roi de Sicile, fils de Tancrède, lui succéda, encore enfant, en 1194, sous la tutelle de sa mère Sibylle ; mais fut pris par son rival, Henri VI, qui le relégua dans la forteresse de Hohen-Ems (Grisons), après lui avoir fait crever les yeux,

2° Guillaume s Saints, écrivains.

Guillaume (Saint), de Malaval ou de Malavalle, gentilhomme français, fonda dans le pays de Sienne l'ordre des Guillemites ou Guillemins, vers 1155. On le fête le 10 février.

Guillaume d' Auvergne, dit aussi de Paris, évêque de Paris en 1228, né à Aurillac, mort en 1248, fut l'un des meilleurs conseillers de Louis IX. Le plus considérable de ses ouvrages est son traité Du Tout (De Universo),où il se montre réaliste, très érudit.

Guillaume le Breton, né en ^Bretagne (il se nomme Brito Armoricus), de 1165 à 1170, fut chapelain de Philippe Auguste, le suivit dans ses expéditions, à Bouvines, et mourut probablement à Senlis après 1226. — Il a écrit : Historia de Vita et Gestis Philippi-Augusti, suite du récit de Rigord, jusqu'en 1219; le poème de la Philippide, en 12 livres, retrace en plus de 9.000 vers les événements importants du règne de Philippe Auguste; il est d'une grande valeur, sous le point de vue moral et littéraire aussi bien qu'historique.

Guillaume de Chartres OU Guillaume de Ferrières, poète français du commencement du xine s., a laissé des Chansons et Saluts d'amour.

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Guillaume de Charges, né à Chartres vers 1225, mort vers 4280. accompagna saint Louis à la 7« croisade et à la 8" ; l'assista à son lit de mort et ramena ses dépouilles. Il a écrit la Vie de saint Louis.

Guillaume le Clerc, poète normand de la première moitié du xiif s., a écrit en français un poème très populaire : Li Bestiaire divins, espèce d'histoire naturelle accompagnée de moralités; un poème moral intitulé : Besant de Dieu-; et un roman de chevalerie : Li Romans des Aventures de Fregus.

Guillaume de Lorris, né à Lorris, près de Montargis, mort vers 1260, est surtout connu par le Roman de la Rose, dont son continuateur, Jean de Meung, fit plus tard toute la célébrité. Son poème est d'environ 4,000 vers de 8 syllabes ; c'est une allégorie où la Rose, c'est-à-dire la femme aimée, ne peut être obtenue qu'après mille épreuves.

Guillaume de Malmesbury, né à la fin du xf s., mort en 1150, bénédictin dans l'abbaye de Malmesbury, a écrit de nombreux ouvrages : De Gestis pontificum Anglorum en 4 liv .;De Antiquitatibus Glastoniensis Ecclesiœ; mais surtout des livres sur l'histoire d'Angleterre : Gesta regum Anglorum,depuïs l'invasion des Saxons jusqu'à 1120, et Historia novella, continuation jusqu'en 1143.

Guillaume de Conches, né à Conches, en Normandie, en 1080, mort vers le milieu du xne s., enseigna avec éclat, à Paris, la philosophie scolastique. On lui attribue : De Philosophia Mundi ou Magna de Naturis philosophia; des Gloses sur Platon ; un dialogue intéressant ayant pour titre : Dragmaticon philosophiœ ; etc.

Guillaume de Marseille, né à Marseille, 1475- 1537, dominicain, fut appelé par Jules II, en Italie , pour travailler avec Michel-Ange et Raphaël. Ses œuvres étaient très estimées, surtout ses beaux vitraux peints du Vatican.

Guillaume de Nangis, mort vers 1302, né probablement à Nangis (Seine-et-Marne), moine de Saint-Denis, a laissé : Gesta S. Ludovici IX; il a traduit lui-même son ouvrage en français ; — Gesta Philippi III, abrégé souvent aride des événements qu'il avait vus; — Chronicon Guillelmi de Nangiaco, ab anno 1112 ad annum 1301, publiée avec les deux continuations, de 1301 à 1368.

Guillaume de Newbury, ou le Petit, né à Bridlington (York), 1136-1208, chanoine au monastère de Newbury, a écrit une Chronique en 5 livres, jusqu'à l'année 1197.

Guillaume de Poitiers, né près de Pont-Audemer, vers 1020, étudia à Poitiers, fut chapelain du duc de Normandie, Guillaume, et a écrit YHistoire de Guillaume le Conquérant.

Guillaume de Jumièges vivait dans la seconde moitié du xie s. Il a écrit : Historiée Normannorum libri VII, qu'il dédia à Guillaume le Conquérant.

Guillaume de Pouille, moine du Mont-Cassin, historien italien de la fin du xie s., a écrit en vers latins, sur les instances d'Urbain II, l'histoire de la conquête de l'Italie par les Normands.

Guillaume de Tyr, né vers 1130, peut-être à Tyr ou à Jérusalem, passa la plus grande partie de sa vie en Orient. Il fut précepteur de Baudouin IV, chancelier du royaume, archevêque de Tyr, 1174. C'est lui qui, suivant l'opinion général, vint, après la prise de Jérusalem par Saladin, prêcher la croisade en Europe. — Il a écrit l'histoire des croisades depuis leur origine jusqu'en 1184, Belli sacri Historia, divisée en 23 livres, ouvrage intéressant, plein de bon sens, d'un style incorrect, mais énergique et même élégant.

Guiliaumes, ch.-l. de canton, arrond. de Puget-Théniers ( Alpes-Maritimes ) , anc. ville

forte, près de la rive gauche du Var ; 1,293 hab.

Guillelmites OU Guillemites, Guille-

mîRs, congrégation religieuse fondée vers 1155 par saint Guillaume de Malavalle, dans la vallée de ce nom, près de Sienne. Ils se répandirent bientôt en Italie, en Allemagne, dans les Pays- Bas, en France.

Guilieminot (Armand-Charles, comte), né à Dunkerque, 1774-1840, servit dans les rangs des Belges insurgés, 1790, puis sous Dumouriez, Pichegru, Moreau. Attaché au quartier général de la grande armée, en 1805, il fut nommé général de brigade après le combat de Médina del Rio-Seco. 1808, fit la campagne de Russie, et devint général de division en 1813. Sous la Restauration, il reçut la direction générale du dépôt de la guerre, fit le plan de campagne de l'expédition d'Espagne, en 1823, et fut nommé chef d'état-major du duc d'Angoulême. Créé pair de France, il fut ambassadeur en Turquie, de 1824 à 1831. Il a publié : Campagne de 1823.

Guillemot (Alexandre-Charles), né à Paris, 1787-1831, élève de David, obtint le premier grand prix à 21 ans, et a composé, depuis son retour de Rome, des tableaux estimés ; des fresques à Saint-Sulpice ; des peintures au Louvre, dans la salle du conseil d'Etat.

Guilleragnues (GARRIEL-JOSEPH de Laver-

gne, comte de), né à Bordeaux, mort en 1684, ambassadeur à Constantinople, 1679-1684, obtint pour la France la protection des lieux saints. On a publié sur son ambassade : Relation de l'audience donnée sur le Sopha, 1759, 2 vol. in-12; Ambassades du comte de Guilleragues et de M. de Girardin, 1684, in-12.

Guiliery ( Les ) , fameux brigands , d'une famille noble de Bretagne, qui servirent d'abord le duc de Mercœur, à la fin du xvie s. ; puis organisèrent des bandes qui pillèrent surtout le Poitou. Henri IV parvint enfin, après plusieurs années de lutte, à les exterminer, 1608.

Guiliestre, ch.-l. de canton, arrond. et à 20 kil. N.-E. d'Embrun (Hautes-Alpes), dans la vallée du Guil ; 1,489 hab.

Guillet (Pernette »u), née à Lyon, 1520- 1545, acquit une réputation précoce par la grâce naïve de ses poésies, les Rhythmes.

Guiliiers, commune du canton de la Trinité, arr. de Ploërmel (Morbihan) ; 2,291 hab.

GuiUon, ch.-l. de canton, arrond. et à 15 kil. N.-E. d'Avallon (Yonne), sur le Serain ; 870 hab.

Guillon de Montléon (AlMÉ), né à Lyon,

1758-1842, prédicateur assez distingué, forcé de fuir, en 1792, se retira à Chambéry, en Suisse; revint à Paris en 1795, et eut de nombreux démêlés avec le Directoire et le gouvernement du premier Consul. Sous la Restauration, conservateur à la bibliothèque Mazarine, il défendit les libertés de l'Eglise gallicane contre les jésuites. Il a composé un très grand nombre de brochures, d'ouvrages de polémique ; l'Histoire du siège de Lyon, 1/97, 2 vol. in-8° ; les Martyrs de la foi pendant la Révolution française, 4 vol. in-8° ; Hist. générale de V Eglise pendant le xvme siècle: le t. 1" seul a paru, 1823 ; Mémoires pour servir à Vhistoire de la ville de Lyon, 1824, 3 vol. in-8°, etc., etc.

Guillon ( Marie-Nicolas-Sylvestre ) , né à Paris, 1760-1847 , condisciple de Robespierre, aumônier de la princesse de Lamballe jusqu'en 1792, se cacha, pendant la Terreur, sous le nom de Pastel, exerça la médecine et revint à Paris, en 1798. Ses Recherches sur le Concordat le firent emprisonner ; il fut ensuite professeur de rhétorique au lycée Bonaparte, professeur d'éloquence sacrée à la Sorbonne et aumônier du Lycée Louis-le-Grand. A la Restauration, il fut chargé par le duc d'Orléans de l'instruction religieuse de ses enfants, et devint inspecteur de l'académie de Paris. Après 1830, attaqué avec

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passion par le clergé, il ne put être qu évoque de Maroc, in partibus; en 4833, il devint doyen de la faculté de théologie. Il a publié de trèsnombreux ouvrages : Nouveaux contes arabes, 1788, in-lv2; Mélanges de Littérature orientale, 1788, in-S"; Collection ecclésiastique ou recueil complet des ouvrages faits depuis l'ouverture des états généraux relativement au clergé, publiée sous le nom de Tabbé Barruel, 7 vol. in-S<> ; Parallèle des révolutions, souvent réimprimé; Brefs et instructions du Saint-Siège relatifs à la Révolution française , 4799, 2 vol. in-8<> ; De la nomination aux évêchés, 4801, in-S»; Entretiens sur le suicide, 1802, in-48; La Fontaine et tous les fabulistes, 4803, 2 vol. in-S°; Collectio selecta S. S. Ecclesiœ Patrum, 26 vol. in-8°; Hist. générale de la philosophie ancienne et moderne, 1835, 2 vol. in-8» ou 4 vol. in-12; Hist. de la nouvelle hérésie du xixe siècle ou réfutation complète des ouvrages de Lajnennais. 1835, 3 vol. in-8° ; Modèles de l'Eloquence chrétienne en France, après Louis XIV, 4837, 2 vol. in-8; etc., etc.

Guiiiot - Gorju (Bertrand Hardoin de Saint .Jacques, dit), né à Melun, vers 4598, mort en 4648 (?), abandonna la médecine pour courir la province avec des opérateurs ou charlatans nomades: il se fit une réputation populaire par ses lazzis. En 4634, il remplaça Gaultier Garguille au théâtre de l'hôtel de Bourgogne, et joua de préférence les rôles de médecin ridicule. .

Guiliotin (Joseph-Ignace), né à Saintes, 1*38- 4814, médecin distingué, fut l'un des commissaires chargés d'examiner le mesmérisme et contribua surtout à le décrier. Député de Paris aux États généraux, il proposa l'égalité des peines, pour les supplices la décapitation, comme n'emportant pas infamie, et pour la décapitation une machine dont l'action serait plus rapide. En 4791, l'Assemblée constituante adopta ces propositions. Le journal Les actes des Apôtres appela plaisamment cette machine la guillotine, quoique Guiliotin eût été étranger au plan et a la construction. Guiliotin, emprisonné pendant la Terreur, ne fut sauvé que par la chute de Bobespierre. •-,

Guimar, v. de Ténériffe (Iles Canaries). Tissage de lin et de laine; 3,600 hab.

Guimaraens, v. de la prov. de Minho (Portugal), à 40 kil. N.-E. de Porto, sur l'Ave. Coutellerie, papiers, toiles de colon et de lin. Eaux thermales sulfureuses ; 40,000 hab.

Guimard (Marie-Madeleine), danseuse célèbre, née à Paris, 1743-4816, brilla à l'Opéra depuis 1762, et fut trop connue par ses scandâtes, son luxe et son magnifique hôtel de la rue de la Chaussée-d'Antin.

Guimond de la Touche (CLAUDE), ne a Chàleauroux, 1725-1760, publia des odes, des épîtres qui eurent du succès; mais il doit surtout sa réputation à sa tragédie A'Iphigénie en Tauride, 1757.

Guinée, nom donné vaguement à tous les pays du littoral africain, depuis la Sénégambie jusquau Congo, et s'étendant au nord jusqu'aux montagnes de Kong. La véritable Guinée commence" à la rivière de Sierra-Leone et finit au cap Lopez, sur une longueur de 3,300 kil. Les rivières sont courtes et marécageuses à leurs embouchures. Les principaux Etats sont, en venant de la Sénégambie : les quatre Etats du Timanni, le Soulimana, le Kouranko, la colonie de Sierra-Leone, l'Etat de Libéria ; la colonie de Maryland, sur la côte des Graines ; la Côte d'Ivoire, la Côte d'Or, et dans l'intérieur le rovaume des Achantis; la Côte des Esclaves ou du Dahomey ; les royaumes de Bénin, de Lagos, de Calabar, de Quoua, de Biafra; le pays des Calbongos et la côte de Gabon. — Les Portugais ont découvert ces côtes de 14i6 à 14Si. — Le cli-

mat est très chaud, humide et souvent mortel pour les Européens; mais la terre est généralement fertile. Les habitants sont des nègres païens, sauvages, gouvernés par des chefs cruels, à l'exception des Kroumènes, \er* le cap des Palmes, et des nègres de Sierra-Leone et de Libéria.

Guinée méridionale. V. CONGO.

Guinée (Golfe de), formé par l'Océan Atlantique à l'O. de l'Afrique, entre les caps des Palmes et Lopez. Il renferme deux golfes plus petits, ceux de Biafra et de Bénin; on y trouve les îles de Fernando-Po, du Prince, de Saint- Thomas et d'Annobon.

Guinée (Nouvelle-). V. PâPOUASIE.

Guinegatte OU Enguinegatte, village de l'arrond. et à 20 kil. N.-O. de Saint-Omer (Pasde-Calais) ; bataille du 4 août 1479 contre Maximilien d'Autriche, et défaite de la journée des Eperons du 16 août 1513.

Guines, ch.-l. de canton, arrond. et à 30 kil. N.-E. de Boulogne (Pas-de-Calais), sur le canal de Guines à Calais. Blanchisseries, fabriques de tulles, exploitation de tourbe; commerce de bestiaux, volailles, etc. L'entrevue du Camp du Drap d'or entre François Ier et Henri VIII eut lieu, en 1520, entre Ardres et Guines ; 4,287 hab. Guingamp, ch.-l. d'arrond. des Côles-du- Nord, sur le Trieux, à 32 kil. N.-O. de Saint- Brieuc. Draps, fils, cuirs, toiles dites de Pédernec, étoffes de coton dites guingamps. Elle a été la capitale du duché de Penthièvre; 8,405 hab.

Guiole (La). V. LàGUIOLE.

Guipavas, commune du canton de Landerneau, arrond. et a 10 kil. N.-E. de Brest (Finistère); 7,077 hab.

Guipry, commune du canton de Pipriac. arrond. et à 30 kil. N.-E. de Redon (Ilie-et-Vilaine); port sur la Vilaine, grand commerce de sel;3,323 h.

Guipuzcoa, l'une des provinces Basques (Espagne), sur le golfe de Biscaye, séparée de la France par la Bidassoa; les monts Cantabres la parcourent au sud et envoient au nord de nombreux rameaux ; il y a des forêts considérables, des mines de fer, des eaux minérales. Le ch.-l. est Saint-Sébastien: les v. princ. sont : Fontarabie, Azpeitia, Eybar, Irun, Les Passages, Tolosa, Vergara ou Bergara. La superficie est de 1,885 kil. carrés et la popul. de 167,000 hab.

Guiraud (PiERRE-MaRIE-ThÉRESE-AleXANDRE,

baron), né à Limoux, 1788-1847, couronné par l'Académie des Jeux Floraux, vint à Paris en 1813. Il fit ies tragédies de Frédégonde et Brunehaut, Myrrha, Pelage; les Machabées, 1822, le comte Julien, 1823, et, au Théâtre-Français, Virginie, 1827. réussirent. Il eut plus de succès encore par ses Elégies savoyardes, ses Poèmes et chants élégiaques, ses Chants hellènes, 1823-1824. Il fut de l'Académie française et devint baron en 182C. On lui doit encore un roman psychologique, Césaire; un ouvrage romanesque sur les origines du christianisme, Flavien ; des odes, des poésies dédiées a la jeunesse, le Cloître de Villemartin, 1843 ; Philosophie catholique de l'histoire, 1839-41, 3 vol. in-8o.

Guiscard, ch.-l. de canton, arrond. et à 32 kil. N.-E. de Compiègne (Oise) ; 1,458 hab.

Guiscard (ROBERT). V. ROBERT.

Guiscard (ANTOINE de). V. BOURLIE.

Guischardt (Carl-Gottlieb), né à Magdebourg, 1724-1775, l'un des meilleurs tacticiens du xvme siècle, fut attaché à la personne de Frédéric II, depuis 1758. On lui doit : Mémoires militaires sur les Grecs et les Romains, 1757, 3 vol. avec figures ; Mémoires critiques et historiques sur plusieurs points d'antiquités militaires, 1775, 4 vol. in-8«.

Guiscriff, commune du canton du Faouët, arr. de Pontivy (Morbihan); 3,758 hab.

Guise, ch.-l. de canton, arrond. et à i'6 kil.

GUI

GUI

N.-O. de Vervins (Aisne), sur l'Oise. Fabriques de toiles, tissus de coton, filatures de lin, tanneries, tuileries. Elle fut érigée par François 1" en duché-pairie pour Claude de Lorraine, en 4528; 7,131 hab. — La forêt de Guise s'étendait le long de la rive gauche de l'Oise ; les forêts de Compiègne, de Coucy, etc., en sont des parties.

Guise, nom d'une branche de la famille ducale de Lorraine, qui vint s'établir en France au commencement du xvie s. Les principaux membres de cette famille célèbre sont :

Guise (Claude de Lorraine, premier duc

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