KRA
KRE
anc. Curdi, Gordycei, Carducci, peuple montagnard de l'Asie occidentale, à l'E. du Tigre, au S. des lacs de Van et d'Ourmia. Indépendants et gouvernés par leurs propres lois el leurs
ropres chefs, ils ne sont que tributaires de la
erse et de la Turquie.
Kourdistân, ou pays des Kourdes, contrée de la Turquie d'Asie, comprenant l'anc. Gordyène, le pays des Carduques et une partie de Y Assyrie. Des bêtes à cornes, surtout les moutons et les chèvres à poil fin, scmt la principale richesse du pays. Les v. pr. sont : Mossoul, Kerkouk, Chehrezour, Amadia, Souleïmanieh.
Kourdistân, prov. de la Perse, formée de l'anc. Médie, Ch.-l., Kernianchah. Le nord, habité par les Kourdes, s'appelle Ardelân ; le centre, Kourdistân; le sud, Louristân.
Kouren. Y. ÛURGA.
Kouri, île au S. de l'Arabie, qui avec l'île Mouria, forme la baie de Kouria-Mouria. Elles sont aux Anglais.
Kouriles, archipel d'Asie, au S.-O. du cap Lopatka (Kamtchatka), comprenant 26 îles volcaniques, la plupart désertes. Le Japon les a abandonnées aux Busses. Les habitants , ou Aïnos, se tatouent, vivent, dans des espèces de terriers, des produits de leur chasse et de leur pêche.
Kouringa OU Burra-ISurra, V. de l'Australie méridionale, au pied du mont Bryan, près de riches mines de cuivre.
Koursika, riv. de la Russie d'Asie, affl. de l'Iénisséi. Cours de 600 kil.
Koursk, v. de la Russie d'Europe (Grande Russie), à 500 kil. S.-E. de Moscou, ch.-l. du gvt. du même nom. Fonderies, poteries, tanneries ; grande fabrication de ceintures de laine; fruits abondants; 32,000 hab. — Le gvt. de Koursk a 2,240,000 hab.
Koussas, peuples de la Gafrerie, pasteurs et chasseurs.
Koutaïs. V. KOTATIS.
Koutchouk-Baïkaa , ou le Petit-Balkan, contrefort septentrional des Balkans. 11 commence au nord de Slivno et se dirige au N.-E. vers Choumla.
Koutchouk-Kaïnardji. V. KAIKARDJI.
Koutchouk-Mendéreh (Gaystre), riv. d'Asie Mineure, finit dans le golfe de Scala-Nova.
Koutousoff(MlCHEL-LAWRINOVrrCH-GOLEMNIT-
cheff ) , prince de Smolensk , feld-maréchal russe, 1745-1813, prit part à la guerre de la confédération de Pologne, et aux expéditions de Romantzof contre les Turks. Il fut ambassadeur à Gonstantinople, 1793, commandant de l'Ukraine, en 1794, gouverneur militaire de Saint-Pétersbourg; enfin généralissime, en 1812, président du conseil avec le titre de prince. Il dicta aux Turks la paix de Bukharest, 1812; fut mis à la tête de l'armée pour combattre Napoléon, fut vaincu à la Moskowa, mais nous poursuivit avec fureur pendant la fameuse retraite de Moscou. Il mourut de maladie à Bunzlau (Silésie), pendant la campagne de 1813. [markande.]
Konvan, riv. du Turkestàn, qui passe a Sa-J
Kouyoundjik en face de Mossoul, sur les bords du Tigre (Kourdistân turc), sur l'emplacement de Ninive.
Kowno, v. de la Russie d'Europe, gouv. de Kowno. au N.-O. de Wilna, dans l'anc. Samogitie; 42,000 hab.
Koziov, v. du gouv. de Tambov (Russie), sur la Tana. Commerce important; 25,000 hab.
Krafft (Jean-Charles), architecte et dessinateur allemand , naturalisé Français , né à Brunnenfeld (Autriche), 1764, mort à Paris, 1833.
Krafft (George-Wolfgang), physicien allemand, né à Duttlingen (Wurtemberg), 1701-1754, a laissé une Description de la maison de glace construite à Saint- Pétesrbourg en 1740.
Krafft (Wolfgang-Ludovic), astronome, fils du précédent, né à Saint-Pétersbourg, 1745-1814. Krain, nom allemand de la Camioie.
Krajogewatz OU Kragouîévatz, ville de
la Serbie, à 100 kil. de Sémendria, résidence du prince; 6,000 hab.
Krajova ou Craïova, v. des Princioauté-s- Unies (Valachie), à 190 kil. O. de Bukharest, sur le Shyl, ch.-l. de la Petite-Valachie. Commerce assez actif; 22,000 hab.
Krakow, nom polonais de Cracovie.
Krantz (Albert), né à Hambourg, vers le milieu du xvc s., mort en 1517, professa la philosophie et la théologie à Rostock, fut syndic de Hambourg, et a écrit : Saxonia, sive d-e SaxoniccE gentis vetusta origine, etc.; Regnorum aquilonarium, Daniœ, Sueciœ et Norvegice Ckronicon.
Krapacks. V. KARPATHES.
Krapina, v de la Croatie (Autriche), au N.-O. de Warasdin. Houillères; eaux thermales.
Krascheninnikof (ETIENNE-PeTROVITCH), né
à Moscou, 1713-1755, fut adjoint en 1735, comme professeur de botanique, à l'expédition scientifique envoyée en Sibérie. Il s'en sépara pour pénétrer seul dans le Kamtchatka, dont il a laissé une Description, Saint-Pétersbourg.175'5,2 v.
Krasicki (Ignace), comte de Siezim, né à Boubiecko (Galicie), 1735-1801, fut archevêque de Gnesne. Ses nombreux ouvrages en prose et en vers sont fort estimés de ses compatriotes; plusieurs ont été traduits en français : son poème héroï-comique Mysreis, les Aventures de Nicolas Doswiadczinski, plusieurs de ses Fables, etc. Ses 'Satires passent pour des chefsd'œuvre.
Krasinski (Valérien, comte), littérateur polonais, 1780-1855, prit part à l'insurrection de 1830, dut s'exiler en Angleterre, et a écrit : The Rise, Progress and Décline of the Reformation in Poland; Panslavism and Germanism; Monténégro, etc.
Krasnoï OU Krasnoe, V. de la Russie d'Ellrope, gvt. et à 16 kil. S.-O. de Smolensk.
Krasnoïarsk , v. de la Russie d'Asie (Sibérie), à 880 kil. N.-O. d'Irkoustk, ch.-l. du gvt. d'Iénisséisk. Comm. de fourrures; 5,000 hab.
Krause (Charles-Chrétien-Frédéric), né à Eisenberg (Altenbourg), 1781-1832, professa la philosophie, le droit et les mathématiques. Il a laissé, outre plusieurs ouvrages sur la Francmaçonnerie : le Type de l'Humanité; Leçons sur les vérités fondamentales de la science.
Kraw, isthme de la presqu'île de MaJa-cca, vers le 10» lat. N., large de 50 kil.
Kray (Paul, baron de), né à Kœsmark (Hongrie). 1735-1804, fit les campagnes de *793, 1794 et 1795 contre la France, commanda les troupes impériales en Italie, après Mêlas, 1799, et succéda à l'archiduc Charles dans son commandement sur le Rhin et le Danube, 1800.
Kremenetz, en polonais Krzemieniec, v. de la Russie d'Europe (Volhynie), à 280 kil. de Jitomir. Foires importantes; 8,000 hab.
Krementchoug, v. de la Russie d'Europe, gouvernement et à 110 kil. S.-O. de Poltava, sur le Dnieper. Entrepôt de vivres pour l'armée; 38,000 hab.
Kremuitz, en hongrois Kœrmœcz-Banya .
ville de Hongrie (Bars), à 26 kil. N. de Chemnitz. Direction des mines, hôtel des monnaies; 10,000 hab. [tarde renommée ; 5,000 hab.]
Krems, v. anc. de la Basse-Autriche. Mou-J
Kremsier , en morave Kromieriz, v. des Etats autrichiens (Moravie), à 36 kil. S.-E. d'Olmùtz. C'est là que se réunit, en 1848, la diète autrichienne; 5,000 hab.
Kremsmunster, bourg de la Haute-Autriche, à 20 kil. O. de Steier, sur la Krems. Célèbre abbaye de Bénédictins, fondée en 772, etc.; 1,000 hab.
KRU
KUH
Kreutz ou Kreuz, en hongrois KÔrôs ou Kœrœs- Vasarhely, v. forte de la Croatie (Emp. d'Autriche), a 35 lui. S.-E. de Warasdin; 4,000 h. Cn.-l. d'un eomitat de même nom; blé, maïs, tabac, vins.
Kreutz, anc. district régimentaire des Confins militaires de Croatie, dans le généralat de Warasdin. V. princ, Ivanich.
Kreutzer (Rodolphe), célèbre violoniste et compositeur français, né à Versailles, 1766-1831, fils d'un allemand, musicien de la chapelle du roi, entra a 24 ans comme premier violon au théâtre italien ; il fut chef d'orchestre à l'Opéra de 1817 à 1825. Il a fait représenter de nombreux ouvrages, qui eurent du succès : Jeanne d'Arc à Orléans, Paul et Virginie, Lodoiska, Aristippe, Ipsiboé, Vharamond, etc. Kreutzer écrivit des ballets, et beaucoup de symphonies, de sonates pour violon, etc.
Kreutzer (Conradin), compositeur allemand, né dans le grand-duché de Bade, 1782-1849, a composé des opéras, des messes, des morceaux de musique instrumentale.
Kreuznach, v. des Etats prussiens (prov. du Rhin), à 60 kil. S.-E. de Coblenz, sur la Nahe. Salines très productives, bains; 12,000 hab.
Krichna, un des noms de Vishnou, dans la mythologie indoue. Sa légende, qui a de frappantes analogies avec celle d'Hercule, est le sujet d'un poème indien, le Bhagavata-Purana.
Krichna OU Kistnah, fleuve de l'HindOUS-
lan, qui prend sa source dans les Ghâttes occidentales, coule à travers la presqu'île, et se jette dans le golfe de Bengale, après s'être divisé en deux branches, la Krichna propre et le Sippelek. Il roule dans son sable des diamants et autres pierres précieuses; cour3 de 1,100 kil.
Krispait, ramification des Alpes centrales, entre la Reuss et le Rhin citérieur, allant du Saint-Gothard, vers le N.-E., jusqu'au mont Dodiberg, où elle se partage en deux branches.
Kronach ou Cranach, v. de Bavière (Mein supérieur), à 36 kil. N.-O. de Baireuth. Patrie du peintre Lucas, dit Cranach; 3,000 hab.
Kronborg, château fort de Danemark qui défend le passage du Sund, à 40 kil. N. de Copenhague.
Kronoberg OU Cronenburg, lan OU préfecture de Suéde (Gothie), formée de Tanc. Smaland. Lacs nombreux; 169,000 hab. Ch.-l., Vexiœ.
Kronotskoï, l'un des volcans du Kamtchatka, haut de 3,580 met.
Kronstadt, v. de la Russie d'Europe, à l'extrémité de l'île de Kotline. et en face de l'embouchure de la Neva; a 40 kil. O. de Saint-Pétersbourg, dont elle forme le port. Station principale de la flotte russe de la Baltique, qui s'v trouve protégée par des travaux d'art considérables, des ecueils, des bancs de sable. Trois ports, militaire, d'armement et marchand, arsenaux, casernes, hôpitaux de la marine, docks; 50,000 hab.
Kronstadt, en hongrois Brassow, v. forte de-s Etats autrichiens (Transylvanie), dans le pavs des Saxons, à 170 kil. S.-E. de Kiausenbu'rg. Fabr. de lainages; comm. de vins, bétail, grains, avec les Principautés-Unies; 28,000 hab.
Krosno, v. des Etats autrichiens (Galicie), à 2-2 kil. S.-E. d'Iaslo. Anc. château royal; 5,000 h.
Krossen, v. des Etats prussiens (Brandebourg), a 50 kil S.-E. de Francfort; 6.000 hab.
Kruckowiecki (Jean comte), général polonais, 1770-185U, fit, avec les Français, les campagnes de 1806 à 1813, prit part a l'insurrection de 1830, s'empara de la dictature, déploya une sauvage énergie, mais fut forcé de traiter avec Paakiévitch, 1834.
Krùdener (JCLIE de TVietinglioff, baronne
de), née à Riga, 4764-1824, petite-fille du maréchal Munich, épousa à 18 ans le baron Krùdener, di-
plomate russe, homme d'esprit, qui se plut à", compléter l'éducation de sa femme. Elle mena pendant plusieurs années la vie du monde, à Venise, à Copenhague, inspirant, puis partageant des passions romanesques. Mais après la mort de la reine de Prusse, dont elle était l'amie, elle devint tout â coup d'une dévotion et d'un mysticisme qui étonnèrent tous ceux qui la connaissaient. Présentée â Alexandre 1er, â Heilbronn, elle prit et exerça sur lui durant quelque temps un grand ascendant. Mais ses prédications mystiques lui suscitèrent beaucoup d'embarras; elle fut repoussée de beaucoup d'endroits; Alexandre ne voulut oas la voir à Saint-Pétersbourg, en 4818; elle embrassa et plaida vainement la cause des Grecs, et alla mourir en Crimée. On a d'elle un roman, Valérie. Krug (Wilhelm-Trangott) , né en Prusse, 4770-4842, professeur, remplaça Kanl dans sa chaire de logique et de métaphysique, â Kœnigsberg. Il ne partageait pas cependant toutes ses idées et essaya de concilier le réalisme et l'idéalisme dans un système auquel il donnait le nom de Synthétisme transcendent al. Ses principaux ouvrages sont : Philosophie fondamentale; Lettres sur la perfectibilité de la religion révélée ; Essai d'une encyclopédie systématique des sciences; Exposition historique du libéralisme ancien et moderne.
Krummacher (FRÉDÉRIC-ADOLPHE), poète et
théologien protestant, né à Tecklenburg (Westphalie), 1768-1845, a écrit des Paraboles, en vers, très-populaires en Allemagne.
Krummau, v. des Etats autrichiens (Bohême), â 20 kil. S.-O. de Budweiss; 6,000 hab.
Krunitz (Jean-Georges), né à Berlin, 4728- 4796, entreprit, en 1773, de publier une Encyclopédie économico-technologique ou Système général de l'économie politique, domestique et morale. Il en fit paraître 75 vol. in-8°; elle compte en tout 214 vol., dont le dernier a paru en 48o3.
Kruse (Christian), né dans le grand-duché d'Oldenbourg, 4753-4827, professeur d'histoire, à Leipzig, est connu surtout par son Atlas des Etats européens.
Krusenstern (Adam-Jean de), célèbre navigateur russe, né en Estonie, 1770-1846, servit dans la marine anglaise, de 1793 à 1799, visita l'Inde et la Chine, et entreprit, par l'ordre d'Alexandre I«, un voyage autour du monde, qui dura quatre ans, et fût fécond en découvertes et en observations utiles. Quelques années plus tard, Krusenstern tenta de trouver, au N.-O., un passage d'Amérique à Arkhangel. Il a publié son Voyage autour du monde, 2 vol. in-8<>, et atlas in-fol. de 30 pi.
Kryloff (Ivan-Andréiévitch), né à Moscou, 4768-4844, s'essaya sans grand succès dans la tragédie et la comédie, mais a réussi dans les Fables, si bien qu'il a mérité d'être appelé le la Fontaine de la Russie. L'empereur Alexandre l'attacha à la bibliothèque impériale. On a aussi de Kryloff une bonne comédie : le Magasin à la mode.
Krzemieniec. V. Kreme>"ETZ.
Ksar au pluriel Kçours, nom que les tribus arabes du Sahara algérien donnent au lieu fortifié où sont gardées leurs marchandises.
Ktima, v. de l'île de Chypre, qui a eu autrefois jusqu'à 30,000 hab. et n'en a plus auj. que 1,200.
kubinskoe, canal de Russie, qui réunit la Dvina du Nord, par le lac de Kubinskoe, à la Scheksna, affluent du Volga.
Kufstein, place forte du Tyrol (emp. d'Autriche), sur l'Inn.
Kuhlmann (CHARLES-FRÉDÉRIC), né à Col-
mar, 18U3-1874, s'est surtout occupé de chimie appliquée aux arts et à l'industrie.
Kuhn (Charles-Gottlob), né près de Merse-
LAB
LAB
bourg, 4754-1840, médecin a écrit une Histoire de l 'électricité médicale et physique, avec un supplément, sous le litre de Nouvelles déconcertes sur l'électricité, etc II a donné une édition gréco-lat. des Opéra medicorum grœcorum quœ supersunt, 29 vol. in-8°.
Kturnaon OU Kemaon, prov. de l'HindoUS-
tan. dans les prov. du Mord-Ouest: capit., Almora.
Kumirs, nom sous lequel on désigne souvent neuf tribus belliqueuses de race kabyle, sur les frontières de la Tunisie et de l'Algérie. Elles sont presque indépendantes. On écrit Kroumirs.
Kunckei (Jean), né à Rendsbourg, 1630-4702,
J>rofesseur de chimie, enseigna le procédé de aire du verre rouse dans son ouvrage : Ars vitraria experimentalis. Le roi de Suède, Charles XI, le nomma conseiller des mines et l'anoblit.
Kunersdorf, village des Etats prussiens (Brandebourg), au S. de Kustrin. Frédéric le Grand y fut battu par les Russes et les Autrichiens, 1759.
Kungur , v. du gouv. de Perm (Russie) 8,000 hab.
kuopio ou Kouopio, v. de la Russie d'Europe (Finlande), ch.-l. d'un gouvernement qui porte son nom ; 4,500 hab.
Kupetzki (Jean), né à Pœsing (Bohême), 4666 ou 1667-4740, fils d'un pauvre tisserand, étudia la peinture à Lucerne, puis en Italie, où il eut
E our maître Fùssli. Les empereurs Joseph I« et harles VI le comblèrent de faveurs. Quoique Kupetzki peignît l'histoire, c'est comme peintre de portraits qu'il s'est acquis une grande réputation.
Kurisches-Ifaff. Y. CcRISGHE-Haff.
Kûssnacht, bourg de Suisse , cant. et à 17 kil. N.-O. de Schwvtz, sur la rive >'. du lac de Lucerne; 2.8DO hab. Chapelle élevée en l'honneur de Guillaume Tell.
Kustendji, Giustendil OU Kostendil, V.
de la Turquie d'Europe, dans la Macédoine ; près du Strouma. Eaux thermales; patrie de Justinien; 8.000 hab.
Kuster (Lddolphe), érudit allemand, né à Blomberg (Westphalie), 4670-1716, a publié: Histoire critique d'Homère; Biblivtheca librorum novorum, 5 vol. in-8°; une excellente édition du Suidas Lexicon grœce et latine, 3 vol. in-fol., etc.
Kuster (George-Godefroy), né à Halle, 1695- 1776, est connu surtout par sa compilation sur le Brandebourg : Collectio opusculorum historiam Marchicam illustrantium, 2 vol. in-8».
Kutaièh , Koutaièh, Kiutahia OU Ku-
tayah, anc. Cotyœum, v. de la Turquie d'Asie, au pied du Mourad-dagh. Comm. de produits agricoles. Fabr. de pipes. Traité de 1833, qui termina la première guerre entre le sultan Mahmoud et Méhémet-Ah ; 50,000 hab.
Kutschan, v. du Khorassân (Perse), sur un affluent de l'Atrek ; 4Q,000 hab.
Kuttenberg, v. des Elats autrichiens (Bohême), à 10 kil. N.-O. de Czaslau. Tribunal des mines; filatures, imprimeries de toile; 10,000 h.
Kymmenegaard. V. MlCHEL (SAINT-).
Kjmris, anc. peuple de l'Europe, Scythe d'origine, et qui, des bords du Pont-Euxin, vint s'établir dans la Gaule. V. Cimbres, Cimmériens, Gaule.
Kyparissia. V. CVPARTSSE.
Kyipoy, v. de l'Hindoustan anglais, présidence et à 85 kil. de O. Calcutta. Tissus de coton; 40,000 hab.
Laa, v. de l'empire d'Autriche (Basse-Autriche), sur la Thaya; 4,500 hab. Près de Laa Rodolphe de Habsbourg battit le roi de Bohême, Ottocar II, 127S.
Laaiaud, Lalandia, île du Danemark, dans la mer Baltique entre Falster, à l'E., et Langeland, à TO.; elle a 45,000 hab. Elle forme, avec l'île de FaLstcr, le diocèse de Laaland ; ch.-l., Marieboe ; v. princ, Nakskov. petit port à l'O.
Laan (A. van der), graveur hollandais, né à Utrecht, 1690-4733, exécuta, à Paris, de nombreux travaux à l'eau-forte et au burin.
Laar (PIERRE de), dit Bamboche, peintre hollandais, né à Laaren, près de Naarden, 4613- 4673 ou 4674, a surtout représenté des scènes populaires, kermesses, mascarades, chasses, etc. avec une vérité remarquable.
Labadie (Jean), né à Bourg-sur-Garonne, 4610-16,4, fut jésuite pendant quinze ans, se laissa égarer par les rêveries de la plus folle mysticité, et obtint, à force d'instances, la permission de quitter son ordre. Il eut des disciples, les labadisles, se rendit suspect par ses prédications, se cacha, et finit par embrasser le
Êrotestantisme à Montauban, 4650. Il fit de nomreux prosélytes en Hollande et alla mourir à Altona. Les labadiste* ont longtemps existé dans le duché de Clèves.
LaJban, patriarche de la Bible, de îa famille d'Abrabam, vivait en Mésopotamie. Isaac épousa sa sœur Rebecca; Jacob se mit a son service, et épousa ses filles, Lia et Rachel.
Labana ou Libna, v. de la tribu de Juda, appartenant aux lévites.
La Barbiaais.le Gentil, né probablement
à Saint-Malo, vivait encore en 4734. Il est connu par ses voyages intéressants, qu'il publia sous ce titre; Nouveau voyage autour du monde, avec une Description de la Chine, 3 vol. in-42, 4727.
La Barollière (JACQUES -MARGUERITE , rilotte, baron de), né' à Lunéville, 4742-1827, était colonel en 4794, maréchal de camp en 4792. Il se distingua à Valmy, devint général de division en 4793, fut envoyé en Vendée et défait à Martigné,le 45 juillet.
Labarraque (ANTOINE-GERMAIN), né à Oloron, 4777-4850, chimiste, a fait de nombreux travaux, pour l'assainissement des arts insalubres, par l'emploi de l'eau de javelle et des chlorures de chaux et de soude.
La Barre (LouIS-FRANÇOis-JoSEPH de), né à
Tournai, 4688-1737, de l'Académie des Inscriptions, a écrit des Mémoires sur Lycurgue, et publié des Mémoires de Charles VI.
Labarre (JEAN-FRANÇOFS Lefebvre, chevalier de), né à Abbeville, 1747-1766, fut condamné par le Parlement de Paris, pour avoir mutilé un crucifix sur le pont d'Abbeville, a être brûlé vif après avoir eu la langue et la main droite coupées.
Labarre (Eloi), architecte, né à Ourscamps (Picardie), 1764r-lS33, éleva la colonne de Boulogne, le théâtre de cette ville; et surtout acheva la Bourse de Paris. Il fut membre de l'Académie des beaux-arts, en 1827.
Labarre de Corcelles (CLAUDE Tirecuy de), né au château de Corcelles, près de Lyon, 17o8-1843, condisciple de Bonaparte à l'Ecole militaire, sous-lieutenant en 1794, émigra, et revint en France en 4799. Député de Lyon, en 4819, de
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Pans, en 1828, de Chalon-sur-Saône, en 1831, il ' fut toujours opposé à la politique ministérielle.
Labarthe, ch -1. de canton, an\ et à 18 kil. E. de Bagnères (Haules-Pyrénées) ; 621 hab.
Labastideoiurat, ch.-l. de canton, arr. de Gourdon (Lot) ; 1,715 hab. — V. Bastide (La)
Labat (Jean-Baptiste), né à Paris, 1663-1738, dominicain, fit partie des missions des Antilles, se distingua, par son activité, à la Martinique et à la Guadeloupe, et a écrit" Nouveau voyage aux îles de l'Amérique, 1722, 6 vol. in-12 ; Nouvelle relation de V Afrique occidentale, 1728, 5 vol. in-12; Voyage en Espagne et en Italie, 1730, 8 vol. in-12 ; Voyage du chevalier Renaud des Marchais en Guinée, îles voisines et à Cayenne, 1730, 4 vol. in-12,- Relation historique de l'Ethiopie occidentale, 1733, 5 vol. in-12 ; Mémoires du chevalier d'Arvieux, 1735, 6 vol. in-12.
Labbe (Philippe), né à Bourges, 1607-1667, jésuite, se livra avec passion aux travaux d'érudition, qui remplirent toute sa vie. Ses principaux ouvrages sont : Concordia sacras et profanœ Chronologiœ, 4 vol. in-fol., qui s'arrêtent à 1200; Nova Bibliotheca manuscriptorum Librorum,inlV partes distributa, 1642 (les 2 premiers volumes in-fol. ont seuls paru en 1657) ; Pharus Gallias antiquœ ; Historiée sacras Prodromus, in-fol.; Chronologue français, 1666, 5 vol. in-12; Galeni Vita ; mais surtout la Collection des Conciles, en 37 vol.
Labbey de Pompières (GUILLAUME-XAVIER),
né à Besançon, 1751-1831, capitaine d'artillerie en 1789, conseiller de préfecture de l'Aisne, sous l'Empire, fut nommé au corps législatif de 1814, à la chambre des représentants en 1815; et rentra dans la chambre des députés en 1819. Il siégea à l'extrême gauche, et contribua à la chute du ministère Martignac, 1829. Il prit une part active à la révolution de Juillet.
Labdacus, roi de Thèbes, descendant de Cadmus, fut le père de Laïus.
Labé (Louise), surnommée la belle Cordière, née à Lyon, 1526-1566, fut célèbre par sa beauté, son courage chevaleresque et ses talents poétiques. Elle épousa Ennemond Perrin, qui faisait un grand commerce de cordages, et dès lors la maison de la riche et belle Cordière devint le rendez-vous des artistes, des poètes, des seigneurs les plus distingués. Ses écrits (élégies et sonnets) ne manquent pas d'harmonie et la pensée a de la force et de l'originalité.
La Beaumelle (LAURENT Angliviel de),
né a Valleraugue (Gard), 1726-1773, de parents protestants, enseigna la littérature française à Copenhague, à Berlin, et eut le tort d'exciter contre lui les railleries méchantes de Voltaire. On a de lui : Mémoires pour servir à l'histoire de Mme de Maintenon, avec des Lettres de cette dame, 15 vol. in-12 ; Mes Pensées, ou Qu'en dirat-on'f 1751, in-12 ; Notes sur le siècle de Louis XIV, Francfort, 3 vol. in-12; 1753; Vie de Maupertuis; etc.
La Bédoyère (CHARLES-ANGÉLIQUE-FRANÇOIS
Huchet, comte de), né à Paris, 1786-1815, fut aide de camp du maréchal Lannes, en Espagne, en Allemagne, s'attacha au prince Eugène, et, à la bataille de Lutzen, 1813, se distingua comme colonel. En 1815, commandant du 7e de ligne à Grenoble, il se joignit, à Vizille, avec son régiment, à Napoléon. Il fut bientôt nommé général de brigade, général de division, pair de France. Il resta l'un des derniers sur le -champ de bataille de Waterloo, et à la chambre des pairs soutint avec énergie les droits de Napoléon IL Il fut arrêté a Paris, condamné par un conseil de guerre, et fusillé le 19 août 1815.
Labeo (Quintus Fabius), questeur, à Rome, en 196 av. J.-C, préteur en 189, consul en 183, et pontife en 180; il fut l'un des protecteurs de Térence,
Labeo (Quintus Antistius), jurisconsulte romain, de la gens Antistia, fut l'un des assassins de César, et se fit tuer après la défaite de Philippes, 42 av. J.-C.
Labeo (Marcus ou Qdintus), fils du précédent, vécut sous Auguste, et soutint avec ardeur les principes républicains de l'ancienno constitution 11 fut préteur, donna des leçons de droit à Rome, et écrivit des ouvrages estimés II fut le chef d'une école, celle des Proculéiens (du nom de son disciple Proculéius), opposée à celle des Sabiniens, ainsi appelée de Sabinus, élève de Capito.
Laberge (Charles-Auguste de), paysagiste, né à Paris, 1805-1842, élève de V. Berlin et de Picot, eut des succès précoces, et de la réputation, dès 1831.
Laberius (Decimus Junius), chevalier romain, avait composé des mimes, dont il reste quelques fragments. César le força à monter sur le théâtre. Il mourut en 44 av. J.-C.
Labes, v. de Prusse, à 66 kil. E. de Stettin (Poméranie). Grains, draps; 3,000 hab.
Labiau, v. de Prusse, sur la Deine, à 50 kil. E. de Kœnigsberg (prov. de Prusse) ; 4,800 hab.
La Besnardière (JEAN-BAPTISTE de Couey,
comte de), né près de Coutances, 1765-1843, d'abord oratorien, entra, en 1796, au département des relations extérieures et dirigea la première division politique, de 1807 à 1814. Il accompagna Talleyrand à Vienne, fut créé comte par Louis XVIII, 1815, conseiller d'Etat en 1826, et continua de diriger les travaux politiques aux affaires étrangères jusqu'en 1830.
Labienus (Titus), né vers 98 av. J.-C, fut longtemps attaché à César. Tribun en 63, lieutenant de César en Gaule, il se montra général habile, battit le Trévire Induciomare, en 54, Camulogène, près de Lutèce, en 52, et commanda l'armée romaine pendant l'absence de César. Cependant, il l'abandonna au début de la guerre civile. Après Pharsale, il s'enfuit à Dyrrachium, puis en Afrique. A la tête d'une armée, il arrêta d'abord César à Ruspina, 46, puis fut défait à Thapsus. Réfugié en Espagne, il périt à Munda, 45.
Labienus (Quintus), fils du précédent, combattit avec Brutus et Cassius, et secouru par le roi des Parthes, Orodes, attaqua l'Asie romaine; il se donna même le titre d'imperator Parthicus. Mais Ventidius le força à la retraite ; et Labienus fut pris et mis à mort, 39 av. J.-C.
La Bigotière (René de), seigneur de Perchambault, mort en 1727, président aux enquêtes du parlement de Rennes, a écrit : Observations sommaires sur la coutume de Bretagne ; Coutume de Bretagne ; Commentaire sur la coutume de Bretagne ; Traité de l'usure et intérêt, etc
La Billardière (JACQUES-JUUEN Bouton
de), né à Alençon, 1755-1834, docteur en médecine, consacra sa vie à des voyages et à des recherches de botanique. Il fut admis à l'Institut en 1800. Parmi ses ouvrages intéressants, d'un style naturel et facile, on cite : Icônes Plantarum Syriœ ; Relation du voyage d la recherche de la Pérouse, an VIII, 2 vol. m-8° ; Novas Hollandias plantarum spécimen, 1804-1806, 2 vol. in-4° ; etc.
Labitte (Charles) , né à Château-Thierry, 1816-1845, débuta, dès 1836, dans la carrière littéraire, fut professeur de littérature étrangère à la faculté de Rennes en 1840, puis suppléa Tissot dans sa chaire de littérature du Collège de France, 18i2. On lui doit : Essai sur l'affranchissement communal dans le comté de Ponthieu 1836 ; De la démocratie chez les prédicateurs de la Ligue, 1841 ; une édition de la Satyre Ménippée, 1841, in-18 ; etc.
Labiache (Louis), chanteur célèbre, né à Naples, 1794-1858, fils d'un négociant de Marseille et d'une Irlandaise, débuta à San-Carlino, à 1 17 ans, et obtint des succès toujours croissants
LAB
LAB
a Messine à Palerme, à Milan (1820). à Vienne 1825), dans les principales villes d'Italie, enfin à Paris (1830-1852).
Labiachère, comm. du cant. de Joyeuse, arr. de Largentière (Ardèche); 2,519 hab.
Lablancherie (FlAMMÈS-ClAUPE-CaTHERINE Pahiu-Champlain de), né à Lailgres, 1752-
4311. fonda une agence générale de correspondance pour les sciences et les arts. Il fut l'un des adorateurs de Mlle Phlipon (M"»e Roland). 11 se retira à Londres. On lui doit : Nouvelles de la République des Lettres et des Arts ; Correspondance générale sur les sciences et les arts; Essai d'un tableau historique des peintres de l'école française, depuis Jean Cousin jusqu'en 17811. La ISl'etterie (JeAN-PhilipPE-ReNE de), Ora-
torien, né à Rennes, 1696-1772, fut professeur au Collège de France et de l'Académie des Inscriptions, en 1742. On lui doit : Vie de l'empereur Julien; Hist. de Jovien ; une traduction des Annales, de la vie d'Agricola et des Mœurs des Germains de Tacite, etc.
La Boëtie (Etienne de), ami de Montaigne, né à Sarlat, 1530-1663, conseiller au parlement de Bordeaux, écrivit, à 18 ans, son discours, De la servitude volontaire, dirigé contre la royauté. L'amitié de Montaigne l'a surtout rendu célèbre.
Laborde (Jean-Joseph, marquis de), né à Jaca (Aragon), 1724-1794, d'une ancienne famille du Béarn, négociante Bayonne, acquit une grande fortune ; Choiseul le fit nommer banquier de la cour et marquis. Il employa dignement sa fortune et décora, à grands irais, ses châteaux des environs de Paris. Il resta généreux, modeste et simple, et cependant fut condamné par le tribunal révolutionnaire, et exécuté le 18 avril 1794.
Laborde-Méré ville (François-Louis- Joseph, marquis de), fils aîné du précédent, fut député du tiers état aux Etats généraux, et se retira en Angleterre,'où il mourut en 1801.
Laborde (Alexandre-Louis-Joseph , comte de), frère du précédent, né à Paris, 1774-1842, servit dans l'armée autrichienne , revint en France, 1797, et composa, après de nombreuses explorations, l'Itinéraire de l'Espagne et le Voyage pittoresque et historique en Espagne, 4 vol. in-fol. Il fut maître des requêtes, puis directeur du service des ponts et chaussées de la Seine et membre de l'Académie des Inscriptions. Il contribua avec ardeur au développement de l'enseignement mutuel. Député de la Seine, en 1822, il prit place au centre gauche ; et après la révolution de Juillet, accepta par dévouement la préfecture de la Seine, puis devint aide de camp du roi, avec le grade de général de la garde nationale. On lui doit : Description des nouveaux Jardins de la France et de ses anciens châteaux, 1808-1815 ; Les Monuments de la France, 24 livr. in-fol.. 1816-1826; Voyage pittoresque en Autriche, Paris, 3 vol. in-fol., 1821-1823 ; Paris municipe, 1 vol. in-8», 1833; Versailles ancien et moderne, 4 vol. in-8o, 1840; etc.
Laborde ( LÉON - EMMANUEL - SlMON - JOSEPH,
marquis de), né à Paris, 1807-1869, fils d'Alexandre de Laborde, voyagea en Orient, fut attaché à plusieurs ambassades, député, conservateur des antiques au Louvre, directeur général des Archives et membre de l'Académie des Inscriptions. On a de lui de nombreux ouvrages : Voyage en Arabie, L'Orient et le Moyen Age, Hist. de la découverte de l'imprimerie, Les ducs de Bourgogne, la Renaissance des arts à la Cour de France, Athènes aux xve, xvi* et xvn« siècles, etc.
Labouan, île de la Malaisie, sur la côte N.-O. 4e Bornéo, cédée aux Anglais par le sultan de Bornéo, en 1846. Mines de houille ; bon port appelé baie Victoria.
Labouchère (Pierre-César), financier français, né à La Haye, 1772-1839, associé de la maison Hope d'Amsterdam, est surtout connu par la
mission secrète en Angleterre, que lui confia Napoléon, en 1810, dans l'espoir de négocier la paix.
Labour (Terre de), Terra di Lavoro, anc. Laborinus pagus, province napolitaine du roy d'Italie, à 5,975 kil., carrés ; et 697,400 hab. Ch.-l.', Caserte; v. pr., Airola, Arpino, Aquino, Aversa, Capoue, Gaëte, Nola, Piedimonte, Pontecorvo, San-Germano.
Labourd, Lapurdensis pagus, anc. pays de France; ch.-l., Bayonne, Lapurdum; aujourd'hui arr. de Bayonne (Basses-Pyrénées).
La Bourdonnale (ANNE-FRANÇOIS-AUGUSTE,
comte de), né à Guérande, 1747-1793, d'une noble famille de Bretagne, sous-gouverneur des fils du comte d'Artois, dévint maréchal de camp en 1788. Il fut nommé général de division en 1792, et, après Jemmapes, contribua à la soumission de la Belgique. En février 1793, il eut le commandement de l'armée des côtes cle l'Ouest, puis fut envoyé à l'armée des Pyrénées occidentales.
La Bourdonnale (FRANÇOIS-RÉGIS , comte
de), né à Angers, 1767-1837, alla, en 1792, servir dans l'armée de Condé, puis revint combattre avec les chouans et les Vendéens jusqu'à la pacification du pays. Plus tard, il fut membre du conseil général de Maine-et-Loire, maire d'Angers, mais on lui refusa une place de sénateur. En 1815, il fit partie de la chambre introuvable. 11 se distingua parmi les ennemis les plus violents de la révolution, et surtout par ses fameuses catégories, qui exceptaient de l'amnistia une multitude de fonctionnaires de l'Empire Depuis 1816, il fut le chef de l'extrême droite, et combattit la plupart des mesures libérales. Ennemi hargneux de tous les ministères, il fut l'adversaire des mesures financières de Villèle, et contribua à sa chute. Le 8 août 1829, le prince de Polignao le chargea du ministère de l'intérieur; mais lorsque Polignac fut nommé président du conseil, La Bourdonnaie se retira : « Quand je joue ma tête, disait-il, j'aime a tenir les cartes. » Il devint ministre d'Etat, membre du conseil privé, pair de France, 27 janvier 1830. Il demeura étranger aux événements de 1830, et se retira dans ses terres.
La Bourdonnaie-Blossac (ARTHUR, marquis de), né à Paris, 1785-1844, fut aide de camp du général Lagrange et du maréchal Lannes; puis officier d'ordonnance de l'Empereur et baron de l'Empire. Maréchal de camp, en 1821, député de Pontivy, en 1828 et en 1830, il défendit le ministère Martignac. En 1830, il vota contre la nouvelle charte, s'opposa a la mise en accusation des ministres, et, député d'Hennebont de 1827 à 1842 siégea au centre droit.
La Bourdonnais (Mahé de). V. MAHÉ.
Labrador (Juan), né dans l'Estramadure, mort en 1600, d'abord laboureur, d'où son nom, élève de Morales, excella dans la peinture des fleurs et des fruits.
Labrador (PeDRO-GûMES Havelo, marquis
de), homme d'Elat espagnol, l'un des conseillers de Ferdinand VII, en 1808, fut ambassadeur d'Espagne au congrès de Vienne, puis ambassadeur a Naples et à Rome. 11 a laissé des Mé' moires et est mort à Paris, en 1850.
Labrador, grande presqu'île de l'Amérique du Nord, dans la Nouvelle-Bretagne, a 1,200,000 k. carrés environ. Sol accidenté et stérile, couvert de rochers, entremêlés de marais, de lacs et de bois de pins rabougris. Climat froid; côtes nues, très-découpées; l'intérieur est peu connu. On compte sur la côte environ 1,500 Esquimaux, chez lesquels les frères Moraves ont établi des missions à Hebron, Nain, Okkak et Hopedale. Le Labrador, découvert par Sébastien Cabot, 1496, fut appelé, par Corleréal, Tierra d$ Laborador, 1501. Il appartient aux Anglais.
LAC
LAC
Labre (Benoît- Joseph), né à Amettes (Pasde-Calais), 4748-4783, s'imposa de nombreuses macérations, et mourut, à Rome, en odeur de sainteté. Béalitié en 4792, il a été canonisé en 4859. [(Gironde) ; 4,686 hab.l
Labrède, ch.-l. de canton, arr. de Bordeaux] Labrit ou Albret, ch.-l. de canton, arr. et à 25 kil. N. de Mont-de-Marsan (Landes) ;' 4.406 h.
La Brousse (NICOLAS de), Comte de Ver-
leiiiac, 1648-1693, se distingua dans la guerre de Hollande, servit sous Turenne, de 4673 à 4675, devint major général du dauphin, en 4688, puis inspecteur général d'infanterie. Il fut tué en 4693.
Labruguitire, ch.-l. de canton, arr. et a 42 kil. S. de Castres (Tarn); 3,466 hab.
La Bruyère (Jean de), né à Paris et non pas à Dourdan, probablement en 4645, mort à Versailles, le 14 mai 4696, conseiller-trésorier de France à Caen, fut chargé, par Bossuet, d'enseigner l'histoire à M. le Duc, petit-fils du grand Condé, vers 4684. Il vécut dès lors attaché à ce prince, en qualité d'homme de lettres. On connaît peu sa vie, mais ses ouvrages lui assurent une gloire immortelle. Comme moraliste et comme écrivain, il restera au premier rang dans notre littérature. La première édition de son œuvre parut sous ce titre : les Caractères de Théophraste, traduits du grec, avec les caractères ou les mœurs de ce siècle, Paris, 4688, in-42. La Bruyère donna huit éditions de son livre; chacune d'elles contient des additions et des améliorations; la dernière, de 4694, renferme le discours de réception de l'auteur à l'Académie française (il y entra en 4693). On a encore de La Bruyère : des Dialogues posthumes sur le quiétisme, publiés en 4699, in-42.
Labjnit. V. BALTHASAR.
Labyrinthe, nom donné par les anciens à une réunion de salles, de galeries, offrant tant de détours qu'il était difficile de trouver une issue. On cite : le labyrinthe de Mendès dans l'île du lac Mœris, et le labyrinthe construit près du lac par les douze seigneurs, maîtres de l'Egypte, au vne siècle av. J.-C. ; le labyrinthe de Crète, ouvrage de Dédale, où fut enfermé le Minotaure; le labyrinthe de Lemnos , le labyrinthe de Clusium, en Italie.
Lac (Cercle du) ou de Constance, division administrative du grand-duché de Bade, au S.-E. sur le lac de Constance; ch.-l., Constance.
Lac (Le) ou Viliers, comm. du canton de Morteau, arr. de Pontarlier (Doubs) ; 2,288 hab.
Lacaiiie (Nicolas-Louis de), né à Rumigny, près de Reims, 4743-4762, se livra entièrement à la géométrie et à l'astronomie. Il fit de grands travaux de triangulation pour vérifier la grande méridienne de France, fut nommé professeur de mathématiques au collège Mazarin, 4740, et fut reçu à l'Académie des sciences, 4744. Il obtint du gouvernement la mission d'aller au Cap, pour observer les étoiles de l'hémisphère austral, 4750 On a de lui : Leçons élémentaires de mathématiques,- — de mécanique; — d'astronomie géométrique et physique; — d'optique; Ephémérides des mouvements célestes pour le méridien de Paris, depuis 4745 jusqu'en 4774, 6 vol.; Astronomiœ fundamenta; Tabulée solares; Cœlum australe stelliferum ; Journal historique du voyage fait au Cap de Bonne-Espérance par M. de Lacaille, 4763, in-42; etc.
La Caileja (Andrés de), peintre espagnol, né à la Rioja, 4705-4785, élève de Esquerra.
La Calprenède (GAUTIER de Costes de),
sieur de Tolgon et de Vatimény, né au château de Tolgon, près de Sarlat, mort en 4663. Il se fit connaître par son humeur gasconne et par sa manière piquante de raconter des histoires amusantes. Ses romans sont d'une prolixité ennu veuse: on ne lit plus Cassandre, 40 vol. in-8o;
ni Cléopâtre, 40 vol. in-8<>; ni Faramond, 7 vol. in-8o. On lui attribue Les Nouvelles, ou les Divertissements de la princesse Alcidiane, 4664, in-8o. Ses tragédies ne manquent pas d'un certain mérite; on cite: La mort de Mithridatc; Bradamante ; Jeanne d 'Angleterre ; La Clair onte; Le Comte d'Essex; La mort des Enfants d'Hérode; Edouard, roi d'Angleterre, etc.
La Canau, étang considérable du départ, de la Gironde, sur les bords du golfe de Gascogne, près de la Canau, à 45 kil. N.-O. de Bordeaux.
Lacapeiie.Marivai, ch.-l. de cant., arr et à 46 kil. N.-O. de Figeac (Lot); 4,548 hab.
Lacaze, commune du canton de Vabre. arr. et a 35 kil. N.-E. de Castres (Tarn); 2,095 hab.
Lacaune, ch.-l. de cant., arr. de Castres (Tarn) ; 3,754 hab.
Lacarry (Gilles), polygraphe, né dans le diocèse de Castres, 4605-4684, jésuite, a laissé de nombreux travaux d'érudition : Historia Romana a Julio Cœsare ad Constantinum magnum ; Hist. Galliarum sub prœfectis prœtorii Galliarum; Hist. Christiana Imperatorum, Consulum et Prœfectorum Prœtorii Orientis, Italiœ, Illyrici et Galliarum, etc.
La Cathélinière (LOUIS Rifault de), Chef
vendéen, 4760-4794, se joignit à Charette pour attaquer Nantes, juin 4793, fut battu dans la forêt de Prince, en fév. 4794, blessé, pris et fusillé à Nantes.
Lacave-Laplagne (JEAN-PIERRE-JOSEPH), né
à Montesquiou, 1795-4849, élève de l'Ecole polytechnique, lieutenant d'artillerie, procureur du roi en 4819, conseiller référendaire à la Cour des comptes, 4824 ; et, député du Gers en 4834, fut ministre des finances de 4837 à 4839, puis de 4842 a 4847.
Lacédémone, un des deux noms de Sparte, de Lacédémon. roi de Sparte, que la Fable disait fils de Jupiter et de la nymphe Taygète. V. Sparte.
Lacépède (BbJINARD-GeRMAIN-EtIENNE de la
Ville, comte de), né à Epinay, près de Saint- Denis, 4756-4825, fut passionné pour la musique, admirateur de Buffon, et plein de goût pour la phvsique. Il composa des opéras, des symphonies, des sonates, et publia, en 4785, sa Poétique de la Musique. Ses ouvrages de physique, Essai sur l'Electricité physique générale et particulière, eurent moins de succès ; mais il écrivit pour Buffon 2 vol. de son Histoire des Reptiles. Favorable à la Révolution, administrateur du département de la Seine, député de Paris à l'Assemblée législative, il s'éloigna jusqu'au 9 thermidor; il fit partie de l'Institut à sa création. De 4798 à 4803, ministre d'Etat, il publia son Histoire des Poissons, puis, en 4804, l'Histoire naturelle des Cétacés, qu'il regardait comme le plus achevé de ses ouvrages. Sénateur après le 48 brumaire, président du sénat, 4804, grand chancelier de la Légion d'honneur, 4803, ministre d'Etat, il refusa le ministère de l'intérieur. Pair de France en 4844, puis pendant les Cent- Jours, il ne rentra à la Chambre haute qu'en 4849. Outre les ouvrages déjà cités, on lui doit : La ménagerie du Muséum d'histoire naturelle ; 2 romans assez mauvais, une édition des Œuvres complètes de Buffon, 4848, 42 vol. in-8<> ; Hist. générale, physique et civile de l'Europe, depuis les dernières années du ve siècle jusque vers le milieu du xvm*, 4826, 48 vol. in-8°, etc.
La Cerda (BeRNARDA Ferreira de), dame
portugaise, né à Porto, 1595-4644, composa des poésies, qui eurent de la réputation; on cite : Espana libertada, en vers castillans, 4648.
Lacétans, Lacetani, tribu de l'ancienne Espagne, entre le Siceris et la côte de la Méditerranée, au N. de TEbre ; capit., Iacca, auj. Jaca.
La Chabeaussière ( ANGE-ETIENNE-XAVIER
Poisson de), né à Paris, 4752-4820, se lia avec
LAC
LAC
Dalayrac, pour lequel il composa plusieurs poèmes d'opéras-eomiques, puis il écrivit des comédies : Les Maris corrigés, comédie en 3 actes et en vers, 1781 ; Le Sourd, 1783; La Confiance dangereuse, 1784; Azémiaou les sauvages, 4787 , etc. La Chaise OU plutôt La Ctiaize d'Aix
(François de), jésuite célèbre, confesseur de Louis XIV, né au château d'Aix en Forez, 4624- 4709, neveu par sa mère du P. Cotton, se distingua comme professeur, surtout à Lyon, et fut proposé pour remplacer le P. Ferrier, comme confesseur de Louis XIV, en 4675. Il plut au roi et exerça à ia cour une influence considérable, qui dura jusqu'à sa mort. Il fut chargé de la feuil\e des bénéfices, et fit de bons choix pour l'épiscopat. Il s'occupa beaucoup de la maison de Saint-Cyr ; favorisa de tout son pouvoir les missions des jésuites, leurs maisons d'éducation, décida Louis XIV à se déclarer le protecteur de leur collège de Clermont, qui prit dès lors le nom de Louis le Grand; et, quoique souvent attaqué dans les pamphlets, se montra toujours modéré, affable, modeste, homme de bonne compagnie; savant en numismatique, il décida Louis XIV à réorganiser l'Académie des Inscriptions, en 4701. On lui a reproché la part qu'il prit aux missions chargées de convertir les protestants et à la révocation de l'édit de Nantes. On a de lui : Peripateticœ quadruplis philosophiœ Placita rationalis, naturalis, supernaturalis et moralis, 1661, 2 vol. in-fol. — Le cimetière du Père Lachaise ou du Mont-Louis, au N.-E. de Paris, a été consacré aux sépultures le 1er prairial an XII (24 mai 1804), sur l'emplacement de la maison de campagne du collège Louis le Grand, qu'il avait embellie.
La Chalotais (LOUIS-RENÉ de Caradenc de), procureur général au parlement de Bretagne, né à Rennes, 1704-4785, eut de bonne heure une réputation dans sa province et même à Paris par ses relations avec les écrivains du xviiie s. Par ses Comptes rendus des Constitutions des jésuites, 4761-4762, il provoqua la suppression de l'ordre. Il s'occupa de la réorganisation de l'instruction publique dans son Essai d'Education nationale. Il fut surtout célèbre par la lutte qu'il soutint contre le duc d'Aiguillon, gouverneur de Bretagne. Emprisonné dans la citadelle de St-Malo, 4765, il fut défendu par l'opinion publique, remis en liberté, mais ne reprit ses fonctions qu'en 4775. On a de lui : Discours sur Ventrée et la sortie des grains dans le royaume; Exposé justificatif de la conduite de la Chalotais.
La Chambre (MaRïN-PieRRE-FrâNÇOIS Cmreau de), polygraphe et médecin, né au Mans, 4594-1660, membre de l'Académie française, 4635, de l'Académie des sciences, et médecin ordinaire de Louis XIV, a écrit : Nouvelles pensées sur les causes de la Lumière; du Débordement du Ml; de l'Amour d'inclination ; Nouvelles Conjectures sur la Digestion; Les Caractères des Passions; Traité de la connaissance des Animaux; Discours sur les principes de la Chiromancie, etc.
La Chambre. V. CHAMBRE (La).
La Chapelle (Jean de), né à Bourges, 4655- 1723, receveur général des finances de la Rochelle, secrétaire du prince de Conti, écrivit : Lettres d'un Suisse à un Français, 4703-4744, 2 vol. in-4o; composa des tragédies, de mauvais romans, une comédie, Les'Carrosses d'Orléans; Amours de Catulle, et Amours de Tibulle.
La Chapelle. V. CHAPELLE (La).
Lacharès, démagogue athénien, s'empara d Athènes, lorsque Démétrius Poliorcète assiégeait la ville, et gouverna en tyran impie et cruel.
La Chartre. V. ChARTRE (La).
La Chassagne ( L'abbé IGNACE- VINCENT c;i. «îlot de),romancier.né à Besançon, 4705-1750.
La Chaussée (PlERRE-CLAUDE Nivelle de),
né à Paris, 4692?-4754, fut connu seulement en 4731, lorsqu'il publia VEpltre de Clio, pour défendre contre Lamotte les vers et la poésie. Il travailla alors pour le théâtre, et inventa un nouveau genre de comédie ou de drame, sorte de comédie nïîxle, de drame larmoyant. 11 fut membre de l'Académie française, eh 4736. Ses principaux drames sont ■ la fausse Antipathie; le Préjugé à la mode; l'Ecole des Amis; Mélanide; Amour pour Amour; l'Ecole des Mères; la Gouvernante; l'Amour castillan ; etc. Il donna, en 4738, une tragédie médiocre, Maximien.
La Chanx.de.Fond. V. CHAUX-DE-FoND (La).
Lachésis. V. PARQUES.
La Chesnaye-Desbois. V. CheSNAYE.
Lachmann (Charles), philologue allemand, né à Brunswick, 4793-4854, a écrit : Sur la forme primitive des poèmes des Niebelungen; Les Niebelungen dans leur plus ancienne forme; etc.
Lacininm promontorium, nom ancien du cap des Colonnes, au S. du Bruttium.
Laclos (PlERRE-AMRROISE-FRANÇOIS Choderlos de), né à Amiens, 4741-4803, capitaine du génie en 4778, secrétaire des commandements du duc d'Orléans, acquit une triste célébrité par son mauvais roman, Les Liaisons dangereuses, 4782. Agent zélé du duc d'Orléans, il joua un rôle important pendant la Révolution, et fut enveloppé dans sa ruine. Remis en liberté après le 9 thermidor, il mourut inspecteur général d'artillerie à l'armée de Naples. On lui doit encore : Poésies fugitives; suite de l'ouvrage de Vilate sur les Causes secrètes de la révolution du 9 thermidor. in-8<>. 4795; etc.
Lacombe (Jacques), avocat, libraire et littérateur, né à Paris. 4724-4844, a publié un grand nombre d'ouvrages, dont la plupart sont des compilations : Abrégé chronologique de l'Histoire ancienne;— de l'Histoire du Nord, 2 vol. petit in-8°: Histoire de Christine de Suède; — des Révolutions de Russie; Dictionnaire encyclopédique des Arts et Métiers; etc. On lui doit encore : Mémoires secrets de la duchesse de Portsmouth, 2 vol. in-42 ; Précis de l'Art théâtral dramatique des Anciens et Modernes, 2 vol. in-8°, etc., etc.
Lacombe (François), littérateur, né à Avignon, 4733-4795, a publié un Dictionnaire du vieux langage français, 2 vol. in-8°, etc.
Lacombe ( Dominique ), né à Montrejeau (Haute-Garonne), 4749-1823, fut député à l'Assemblée législative, devint évêque métropolitain de Bordeaux, en 4798, donna sa démission en 4804, pour faciliter le Concordat, et occupa le siège* d'Angoulême. Quoiqu'il se fût complètement soumis au pape, en 1804, il rencontra une vive opposition dans son clergé, surtout à l'époque de la Restauration.
La Condamine (CHARLES-MARIE de ), né a Paris, 4704-4774, quitta de bonne heure le service militaire, et s'occupa de sciences. En 4/36, il partit avec Godin et Bouguer pour l'Amérique du Sud, afin de déterminer la grandeur et la figure de la terre. 11 fit de nombreuses observations et montra beaucoup de courage. Il fut membre de l'Académie des sciences, de l'Académie française, 4760; il écrivit beaucoup d'ouvrages, d'un style facile et agréable: Relation abrégée d'un voyage fait dans l'intérieur de l'Amérique méridionale. 4745, in-8°; la Figure de la Terre déterminée par les observations de MM. de La Condamine et Bouguer. 1749. in-4<>; Journal du Voyage fait par ordre du roi à Vcquateur, 4754, in-4» ; Mémoires sur l'Inoculation, etc., etc.
Laconie, Laconia, contrée de l'anc. Grèce, au S.-E. du Péloponèse, traversée du N. au S. par les chaînes du Taygete et du Parnon aboutissant aux caps Ténare et Malée et entre lesquelles coulait l'Eurotas. La Laconie comprenait : le Canton de la Ville, où étaient Sparte et
LAC
LAC
les 9.000 lots de terrain sur lesquels s'étaient établis les Spartiates; le Nome d'Amyclées a l'O. ; VEgialée ou le Rivage sur la côte de la mer Egée; et le pays des Périèques, au S. — La Lacome, habitée d'abord par des Pélasges-Léléges, fut ensuite soumise par les Hellènes, par les Achéens, puis par les Doriens, au xne siècle av. J.-C. Les Doriens réduisirent les Laconiens a l'état de sujets, et les habitants d'une portion du pays qui leur avaient résisté 3 siècles, à celui d'esclaves ou Ilotes. V. Sparte.
Laconie (Golfe de), golfe de la mer Méditerranée entre les deux presqu'îles de la Laconie; sur la côte était Gythium. Auj. golfe de Kolokythia.
Laconie, une des préfectures du roy. de Grèce; ch.-l. Sparte. Elle a 4,240 kil. carrés et 421.000 hab. V. pr. : Mistra, Marathonisi, Monemvasia ou Nauplie de Malvoisie.
Laconie, nom donné à la côte de New- Hampshire, qui parut aux premiers navigateurs aussi aride que celle de la Laconie hellénique.
Laconiens ou Périèques, nom de tous les habitants de la Laconie qui n'étaient ni Spartiates ni Ilotes. Ils avaient reçu les 30,000 lots de terre placés en dehors du canton de Sparte, et cultivaient leurs terres en qualité de colons libres ou fermiers de l'Etat, moyennant une redevance en nature. Ils ne jouissaient pas des droits politiques; ils se révoltèrent plusieurs fois, et firent courir de grands dangers a l'aristocratie qui les opprimait.
Lacordaire (JkAN-BaPTISTE-HeNRI). né à Re-
cey-sur-Ource (Gôte-d'Or), 1802-1831, étudia le droit, et commença même à plaider avec assez de succès. En 1823, il entra au séminaire de Saint-Sulpice; en 1827, il fut aumônier au collège Henri IV. Il fut l'un des principaux collaborateurs de l'Avenir, oct. 1830. Plusieurs de ses articles furent déférés aux tribunaux; il fut condamné avec Montalembert par la Cour des pairs, en 1831, pour avoir ouvert une école libre. Lacordaire se soumit sincèrement au jugement du souverain pontife , et après un voyage à Rome, se sépara complètement de La Mennais. En 1834, l'archevêque de Paris lui ouvrit la chaire de Notre-Dame, où il acquit bientôt une grande réputation de prédicateur par sa parole hardie, brillante, d'une forme romantique et neuve II voulut ressusciter en France l'ordre de St-Dominique, prit l'habit des frères prêcheurs; il écrivit un Mémoire pour le rétablissement en France de l'Ordre des frères prêcheurs, et fit paraître une Vie de saint Dominique. Il fut envoyé à l'Assemblée constituante de 1848 par le département des Bouches-du-Rhône , mais donna sa démission après la journée du 15 mai. Il reprit ses travaux de prédicateur, fut nommé provincial des Dominicains en France, 1854, dirigea le collège de Sorreze. 11 fut élu membre de l'Académie française en 1860. On a de lui : Considérations philosophiques sur le système de M. de la Mennais, 1834 ; Conférences de Notre-Dame, 3 vol. in-8» ; Conférences préchées à Lyon et à Grenoble, 1845, in-8°, etc. ; Lettres à un jeune homme sur la vie chrétienne, 1858, in-8<>.
Lacomée (Jacques), né à Bordeaux, 1779- 1856, fut l'un de nos plus habiles architectes et a construit le palais du quai d'Orsay, etc.
Lacoste (Eue), né a Montagnac, mort en 1803, médecin, fut député à l'Assemblée législative et à la Convention, siégea parmi les montagnards, vota la mort du roi, se prononça énergiquement contre Robespierre, et fit décréter la" suppression du tribunal révolutionnaire.
Lacoste (Jean-Baptiste), député du Cantal à la Convention nationale, vota la mort de Louis XVI, se conduisit avec courage et désintéressement et plus tard devint préfet de l'Empire.
Laconr (Dom Didier de), né à Montzeville près de Verdun, 1550-1623, réforma la congrégation de Saint- Vanne, et fonda le nouvel institut de Saint-Maur.
Lacreteiie (Pierre-Louis), né à Metz, 1751- 1824, débuta en 1777 par un plaidoyer pii faveur des juifs de Metz, vint à Paris en 1778 fut l'un des rédacteurs du Grand Répertoire de Jurisprudence, et fut couronné par l'Académie française pour son Eloge de Montausier et son Discours sur le préjugé des peines infamantes. Ses articles dans le Mercure de France ajoutèrent à sa réputation. Il fut membre de l'Assemblée législative, et du Corps législatif, en 1801, il remplaça La Harpe à l'Institut, en 1803. Sous la Restauration il écrivit dans la Minerve et défendit la cause du libéralisme.
Lacretelle (JEAN- CHARLES-DOMINIQUE de),
dit le Jeune, né a Metz, 1766-1855, frère du précédent, d'abord avocat, vint à Paris en 1787, rédigea avec talent les Débats de l'Assemblée constituante, défendit les Girondins, qu'il n'aimait pas, et, pour échapper à la proscription, s'enrôla dans l'armée de Sambre-et-Meuse. Après le 9 thermidor, il collabora au Républicain français, et fut l'un des chefs les plus ardents de la jeunesse dorée. Victime du coup d'Etat du 18 fructidor, il resta près de deux ans prisonnier. Délivré par Fouché, il écrivit dans les Débats; il fut nommé professeur adjoint à la Faculté des lettres, 1809, et professeur titulaire, en 1812; il remplaça Esménard à l'Institut, en 1811. Sous la Restauration, il accompagna Louis XV1I1 à Gand, reçut des lettres de noblesse, 1822, représenta l'Académie au sacre de Charles X, 1825, mais provoqua, au sein de l'Académie, en 1827, une manifestation libérale contre la loi sur la presse, on lui enleva ses fonctions de censeur. Sous le gouvernement de Juillet, il fut écarté de la pairie et du conseil royal de l'instruction publique. Ses ouvrages historiques, qui manquent de profondeur, se recommandent par l'élégance, la clarté et l'honnêteté libérale des sentiments. Les principaux sont : Précis historique de la Révolution française, 5 vol. in-8<>; Hist. de France pendant le dix-huitième siècle. 6 vol. in-8°; Hist. de France pendant les guerres de religion, 4 vol. in-8°; Hist. de la Révolution française, 8 vol. in-8» ; Hist. de France depuis la Restauration, 4 vol. in-8°; Hist. du Consulat et de l'Empire, 4 vol. in-8» ; Testament philosophique et littéraire, 1840, 2 vol. in-8°; Dix années d'épreuves pendant la Révolution, 1840, in-8°, etc., etc.
Lacroix (J.-F. de), né à Pont-Audemer, 1754- 1794, fut député d'Eure-et-Loir à l'Assemblée législative et à la Convention. Il vota la mort de Louis XVI. Lié avec Danton, il fut accusé d'avoir manqué de probité; attaqué par les Girondins, il fut défendu par les Montagnards; il fut entraîné dans la ruine de Danton et des Montagnards cordeliers.
Lacroix (Emeric de), ne à Paris vers 1590, mérite surtout d'être connu par son livre intitulé : le Nouveau Cynée, ou Discours des occasions et moyens d'établir une paix générale et la liberté du commerce par tout le monde, 1623, in-8°.
Lacroix (Louis-Antoine-Nicolle de), géographe, né à Paris. 1704-1760, prêtre, s'occupa surtout de géographie. On lui doit la Géographie moderne, 1*47. m-12. qui, pendant 50 ans, servit de case à l'enseignement dans les collèges.
Lacroix (François-Joseph-Pamphh.e, vicomte de), né a Aymarques (Languedoc), 1774-1842, devint officier-général à 27 ans. se distingua dans la campagne de 1800, fit l'expédition de Saint- Domingue, devint général de division, et, après la campagne d'Espagne, rentra dans la vie privée en 1830. On lui doit : Mémoires pour servir ù l'histoire de la révolution de Saint-Domingue 1819