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2 vol. in-8°; Raisons d'Etat pour fortifier le système militaire en France, 1824.

Lacroix (Silvestre-François), né à Paris, 1765-1«843, ne cessa d'enseigner les mathématiques dans les écoles militaires, à l'Ecole normale, à l'Ecole centrale des Quatre-Nations, à l'Ecole polytechnique, à la Sorbonne, au Collège de France." On a de lui : Cours de mathématiques élémentaires ; Traité du calcul différentiel et intégral, 1797, 2 vol. in-4° ; Introduction à la connaissance de la sphère, 1828, Manuel d'arpentage, 1825 : Traité des différences et des séries, etc.

La Croix, du Maine. V. CROIX.

Lacroix (Fort), dans l'île de Groix (Morbihan).

Lacroze (MATHUR1N Veyssïères de), né à

Nantes, 1661-1739, de la congrégation de Saint- Maur, se réfugia à Berlin, et y devint bibliothécaire du roi. Parmi ses ouvrages, on cite : Hist. du christianisme des Indes, 1724 ; — d'Ethiopie et d'Arménie, 1739; etc.

La Cruz (Pantoja de), peintre espagnol, né à Madrid, 1551-1610, décora les plafonds de l'Escurial, et fit de bons portraits.

La Cruz (Mancel de), né à Madrid, 1750-1792, fit de beaux tableaux pour les églises de Carthagène et de Madrid.

La Cruz y Cano (RAMON de). V. CRUZ.

Lactance (Firmiainus), né probablement en Afrique vers le milieu du me s., mort peut-être à Trêves en 325 ou 326. Il eut de la réputation comme rhéteur, et devint chrétien à Nicomédie. Il fut chargé de l'éducation de Crispus, fils de Constantin, et le suivit en Gaule. Lactance est surtout philosophe moraliste ; il a même été plutôt un rhéteur éloquent qu'un philosophe, et ses opinions théologiques n'ont pas toujours paru très-orthodoxes. On a de lui : de l'Ouvrage de Dieu; de la Mort des Persécuteurs; les Sept livres des Institutions divines ; l'Abrégé des Institutions; de la Colère de Dieu, etc.

Lacuée, comte de Cessac (GÉRARD-JEAN),

né à Lamassas, près d'Agen, 1752-1841, capitaine en 1785, se fit connaître par son Guide de l'officier en campagne et par ses articles du Dictionnaire militaire dans l'Encyclopédie méthodique. Membre de l'Assemblée législative, il se déclara l'adversaire de Dumouriez, et, après le 10 août, fut ministre de la guerre par intérim, pendant une maladie de Servan Général de brigade en 1793, il fut accusé de fédéralisme ; membre du Conseil des Anciens, puis des Cinq-Cents, de 1795 à 1799, il fut surtout apprécié par Bonaparte, premier consul et empereur. Président de section au conseil d'Etat, gouverneur de l'Ecole polytechnique, il fut chargé de l'administration de la guerre de 1810 a 1813. Sans emploi sous la Restauration, il entra à la chambre des Pairs en 1831. Dans la réorganisation de l'Institut, il avait pris place dans la classe de la langue et de la littérature française.

Lacnrne. V. SAINTE- P AL AYE.

Lacy (Don Luiz), né devant Gibraltar, 1775- 1817, fils d'un major espagnol, d'origine irlandaise et d'une française, fut officier à Porto- Rico dès l'âge de 14 ans; se distingua dans l'armée espagnole, puis dans l'armée française, qu'il abandonna en 1808. Il fut nommé lieutenant général, puis capitaine général de la Catalogne, 1812. Destitué brutalement par Ferdinand VII, il fut accusé, avec le général Milans, de conspiration, condamné à mort et fusillé à Majorque.

Lada, île de la mer Egée, près de Miïet. Les Perses y battirent les Ioniens, 498 av. J.-C.

Ladâk ou Leh, pavs du Thibet, montueux et stérile, peuplé de 1/0,000 hab. Capit. Ladak, centre du commerce du pashm ou duvet de chèvre. Le Ladak fait auj. partie du roy. de Cachemire, pays protégé des Anglais.

Ladenburg, v. du grand-duché de Bade, sur

le Neckar,à 10 kil. de Mannheim ; 3,000 habitants.

Ladignac, comm. du canton, de l'arr. et à 12 kil. N.-O. de Saint-Yrieix (Haute-Vienne). Terre à porcelaine : 2,000 hab.

Ladisias i^r, /e Saint, roi de Hongrie, né vers 1041, fils de Bêla I", partagea d'abord le trône avec son frère Geysa, 1077, fut seul roi, en 1079, s'empara, 1087, de la Croatie et de la Dalmatie, etc., et donna des lois à ses Etats. Il mourut, en 1095. Célestin III le canonisa en 1198 et fixa sa fête au 27 juin.

Ladisias il, roi de Hongrie, 5« fils de Bêla II, né vers 1134, fut couronné roi par un parti, à la mort de son frère Geysa II, en 1161, et mourut au commencement de 1162.

Ladisias m, roi de Hongrie, né vers 1185, succéda à son père, Emeric, en 1204, et mourut

Ladisias IV, le Cuman, roi de Hongrie, né vers 1250, succéda à son père, Etienne IV, en 1272, soutint Rodolphe de Habsbourg, fut pris par les Cumans, et assassiné en 1290.

Ladisias "V, roi de Hongrie, né vers 1400, successeur de son père, Jagellon, en Pologne et en Lithuanie, 1434, fut élu roi de Hongrie, à la mort d'Albert d'Autriche, 4440. Il repoussa l'empereur Frédéric III, battit, avec son général Hunyade, le sultan Amurat II, mais fut vaincu et tué à la bataille de Varna, 1444.

Ladisias vi, le Posthume, roi de Hongrie, fils d'Albert d'Autriche, né en 1439, fut reconnu roi à la mort de Ladisias V, 1444. Prisonnier à Vienne, il fut délivré par Hunyade, fit périr l'un des fils du héros; souleva ses sujets contre lui et mourut en Pologne, 1457.

Ladisias vu, né vers 1450, fils aîné de Casimir IV, roi de Pologne, devint roi de Bohême, en 1471, et roi de Hongrie en 1490, après la mort de Mathias Corvin. Il perdit les conquêtes de son prédécesseur, et fut forcé de faire de grandes concessions à l'empereur Maximilien et aux magnats hongrois , surtout à Etienne Zapoly. Par la convention de Vienne, 1515, il s'unit étroitement à la maison d'Autriche. Il mourut en 1516.

Ladisias, rois de Pologne. V. Wladislas.

Ladisias. V. LANCELOT.

La Dixmerle (NICOLAS Bricaire de), littérateur, né à La Motte d'Attencourt (Champagne), 1730-1791. Il a écrit des contes, plus variés, plus moraux que ceux de Marmontel, etc.

Ladoga, lac de Russie, entre la Finlande au N. et à l'O., et les gouvernements de Saint- Pétersbourg au S., et d'Olonetz à l'E. Il a 200 kil. de long, et 140 de large. Il baigne Schlùsselbourg, Serdebol, Nouveau-Ladoga, Kexholm, et Vieux-Ladoga. Il comunique avec le lac Saïma par la "Woxa, avec l'Onega par le Svir, avec l'Ilmen par la Wolkov, et s'écoule dans le golfe de Finlande par la Neva. On a remédié aux difficultés de la navigation par la construction du Canal Ladoga qui contourne la rive droite du lac entre le Svir et la Neva.

Ladon, riv. du Péloponèse, affluent de l'Aiphée, coulait en Arcadie. Ladon, dit la mythologie, était père de Daphné et de Syrinx.

Ladoucette (Jea>-Charles-Fra>çois), baron de), né à Metz, 1770-1848, préfet sous Napoléon 1er, député de la Moselle, en 1834, a laissé des éloges, des essais d'archéologie, des romans, des nouvelles, et surtout des Fables en vers, 1827.

Ladrones (Iles des), c'est-à-dire îles des Voleurs, nom espagnol des îles Mariannes.

Ladvocat (Jean-Baptiste), né à Vaucouleurs, 1709-1765, curé de Domremy, eut une chaire de la Sorbonne, en 1742, et devint bibliothécaire. Il expliqua l'Ecriture sainte, suivant le texte hébreu. On lui doit : Dictionnaire géographique portatif, sous le nom de Vosgien, 1747; Diction-

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notre historique portatif, 1752, 2 vol. in-8° ; Grammaire hébraïque, 1755 ; etc., etc.

Laekcn ou Laken, château royal dans un faubourg à l'E. de Bruxelles, bâti «m 1782, résidence du roi des Belges.

Lœiianns (Ulpids Cornélius), l'un des trente tyrans, appelé par d'autres Lollianus ou JElianus, proclamé empereur dans la Gaule, après Posthumius, fut tué par ses soldats, en 267.

Lseiius (Caïds), romain de la gens Lœlia, maison plébéienne, né vers 235 av. J.-C, mort vers 465, fut l'ami de P. Corn. Scipion l'Africain, et suivit le grand général dans toutes ses campagnes. Préteur en Sicile, 196, consul en 190, il eut le gouvernement de la Gaule CisaJpine.

Lœlius (Caïus), surnommé Sapiens, le Sage, fils du précédent, né en 185 av. J.-C., mort vers 115, fut l'ami de Scipion Emilien, combatlit au siège de Carthage, contre Viriathe; fut préteur en 145, consul en 140. Les anciens ont souvent parlé de son intimité avec Scipion, Polybe, Térence, le satirique Lucilius.

Laennee (RENÉ-THÉOPHILE-HYACINTHE), né à

Quimper, 1781-1826, docteur en 1804, fut bientôt connu par de beaux travaux d'anatomie pathologique. Professeur au Collège de France, 1822, de clinique médicale à la Faculté, 1823, il fit faire de grands progrès à la science par ses observations pleines de sagacité; il est surtout célèbre par la découverte de 1 auscultation ; il publia son traité de l'Auscultation médiate ou Traité du diagnostic des maladies des poumons et du cœur, en 1819, 2 vol. in-8° ; il est l'inventeur du Stéthoscope.

Lœnsberg (Mathied) était, dit-on, un chanoine de Saint-Barthélémy de Liège, qui vivait dans la première moitié du xvne siècle. On ne sait rien de certain sur l'origine du fameux almanach, qui parut d'abord sous le nom de Lansbert;on a l'almanach de 1635; mais était-il le premier?

Laërte, roi d'Ithaque, père d'Ulysse, prit

Fart à la chasse du sanglier de Calydon et à expédition des Argonautes.

Laërte, v. anc. d'Asie Mineure, sur les frontières de Pamphylie et de Cilicie, patrie de Diogène, dit de Laërte ou Laërce (Laertius).

Laetitia. V. NAPOLÉON.

Lsetns (Quintds jEmilics), préfet du prétoire sous Commode, fut l'un des principaux auteurs de l'assassinat de l'empereur, 192, et fut mis à mort par Didius Julianus, 193.

L%vinus (Publius Valérius), consul romain, en 280 av. J.-C, fut vaincu par Pyrrhus à Héraclée.

Lsevinus (Marcus Valérius), petit-fils du précédent, était préteur en 215 av. J.-C. Il tint Philippe en échec pendant quatre ans, comme propréteur, fut nommé consul en 211, et soumit toute la Sicile, 210. Il mourut en 200.

Leevius, poète romain du i« siècle av. J.-C, qui aurait composé des poésies lyriques.

La Page (Raimond), né â Lisle en Albigeois, 1656-1690 (?), eut une vie assez agitée et désordonnée, ce qui ne l'empêcha pas d'être un dessinateur plein de fougue et d'originalité et un graveur remarquable.

La Fare (Charles-Auguste, (marquis de), né à Valgorge en Vivarais, 1644-1712, se distingua dans l'armée française, mais s'attira l'inimitié de Louvois. Il vécut dans la société d'épicuriens, dont Chaulieu était le grand prêtre, et mourut d'indigestion, il a composé quelques poésies légères, et des Mémoires sur les principaux événements du règne de Louis XIV.

Lafarge (Joachim), né a Paris, vers le milieu du xvme siècle, s'est fait connaître par la création de la tontine, qui a porté son nom.

Lafaye (JEAN-FRANÇOIS Leriget de), né à

Vienne (Dauphiné), 1674-1731, fut gentilhomme

ordinaire de Louis XIV, s'occupa de littérature, combattit Lamotte dans une charmante Epître sur les avantages de la rime; et fut le protecteur des gens de lettres et des artistes, il fut de l'Académie française, en 1730.

La Fayette ( GILBERT de ) , maréchal de

France, 1380-1462, d'une ancienne famille d'Auvergne, servit sous Boucicaut, et fut l'un des premiers à s'attacher au Dauphin, qui fut Charles VII. Il fut nommé maréchal, en 1420, et se trouva mêlé activement à presque tous les événements de ce règne. Compagnon d'armes de Jeanne d'Arc, il contribua a la paix d'Arras de 1435; plaida énergiquement pour la formation d'une armée permanente, et combattit encore les Anglais dans la campagne de 1449, en Normandie.

La Fayette (Lodise de), née vers 1616, fille d'honneur d'Anne d'Autriche, fut aimée par Louis XIII, vers 1634; elle excita les ombrages de Richelieu, de la reine, de Mlle d'Hautefort. Elle se retira, en 1637, au couvent de la Visitation, et conserva l'affection de Louis XIII Elle prit le nom de mère Angélique, et mourut en 1665 dans une maison de son ordre, à Chaillot.

La Fayette (MARIE-MADELEINE Pioche de

la lergne, comtesse de), née à Paris, 1634- 1693, fut l'un des ornements de l'hôtel de Rambouillet, et épousa, en 1655, le comte de La Fayette, frère de la précédente. De bonne heure veuve avec deux enfants, elle ouvrit sa maison aux gens de lettres, et fut liée avec les personnages les plus illustres de son temps. Comme écrivain, elle a fait une révolution dans le roman, et remplacé les aventures chimériques par la vérité des passions et le langage du cœur. La Princesse de Montpensier parut en 1660 ; Zayde, 1670, excita l'admiration générale ; la Princesse de Clèves, 1678, mit le sceau à sa réputation. Ses autres ouvrages n'ont paru qu'après sa mort : Histoire d'Henriette d'Angleterre; Mémoires de la cour de France pour les années 1688 et 1689.

La Fayette (MarIE-JeAN-PacL-R0CH-YveS-

Gilbert Motier, marquis de), né au château de Chavagnac, en Auvergne, 1757-1834, marié, dès 1774, à Mlle de Noailles, fille du duc d'Ayen; malgré la cour, malgré sa famille, équipa un bâtiment à ses frais, partit , et débarqua à Georgetown, 1777, pour défendre la cause des Américains. Washington l'accueillit avec bonté, et lui conserva toute sa vie une amitié vraiment paternelle. 11 servit glorieusement, revint en France, 1778; fut partout bien accueilli, et obtint qu'un corps de 4,000 hommes serait envoyé en Amérique, sous Rochambeau; lui-même le précéda, 1780. Chargé de défendre la Virginie, il contribua à la capitulation d'Yorktown, 1781, qui devait hâter la fin de la guerre. Il revint en Europe, détermina l'Espagne à faire de nouveaux efforts en faveur de l'Amérique, et allait s'embarquer à Cadix avec 8,000 hommes, lorsque la paix fut signée, en 1783. — La Fayette eut dès lors une grande réputation ; dans l'Assemblée des notables de 1/87, il demanda hardiment la convocation des Etats généraux et même mieux que cela. Il fut nommé député, en 1789, par la noblesse d'Auvergne, et, pendant trois ans, joua l'un des premiers rôles dans l'histoire de la Révolution. Dès le 11 juillet, il présentait un projet de Déclaration des droits; vice-président de l'Assemblée au 14 juillet, il fut proclamé, le 15, commandant de la nouvelle garde bourgeoise, qu'il nomma garde nationale ; c'est lui qui présenta la cocarde tricolore, en lui prédisant qu'e//e ferait le tour du monde. Dès lors, il se dévoua courageusement, au péril de sa vie et de sa popularité, pour la défense de l'ordre. Aux journées des 5 et 6 octobre, il empêcha de grands malheurs; la fête de la Fédé-

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ration, 14 juillet 1790, fut l'un des plus beaux jours de sa vie. Mais sa popularité commença à être gravement compromise, à l'époque de la fuite de Varennes, juin 1791 , elle fut perdue, lorsqu'il fit déployer le drapeau rouge au Champ de Mars, 17 juillet. Il donna sa démission lorsque l'Assemblée constituante se retira, octobre 1791, et ne fut pas nommé maire de Paris par la coalition de la cour avec les républicains. Comme lieutenant général, il partagea, avec Luckner, le commandement des deux armées placées sur la frontière du Nord, quand Rochambeau eut donné sa démission. Dans une lettre, du 16 juin 1792, il dénonça à l'Assemblée législative l'influence croissante des clubs, et surtout des jacobins. Après le 20 juin, il vint lui-même hardiment renouveler ses demandes à la barre de l'Assemblée, fut abandonné par la cour et par le parti constitutionnel. Après le 10 août, destitué, sur le point d'être décrété d'accusation, il chercha un asile en pays neutre, 19 août. Mais, arrêté, traîné de cachot en cachot, il fut étroitement enfermé dans la forteresse d'Olmùtz. Il supporta son malheur avec une noble résignation; un article spécial du traité de Campo-Formio lui rendit enfin la liberté, 1797. Il vécut dans le Holstein et en Hollande ; il ne rentra en France qu'après le 18 brumaire. Il ne voulut pas servir la politique du Premier Consul, et ne reparut sur la scène politique qu'en 1814. Pendant les Cent-Jours, il fut vice-président de l'Assemblée, et prit une part active aux événements qui amenèrent, la seconde abdication de l'empereur. Député, de 1818 à 1823, il prit souvent la parole dans le sens de l'opinion la plus avancée, et laissa son nom compromis dans la plupart des conspirations militaires de cette époque. Il fit un dernier voyage en Amérique, 1824-1825. au milieu d'ovations générales, et rentra à la Chambre des députés en 1827. Son voyage en Auvergne et dans le Dauphiné fut l'occasion de vives manifestations de l'opinion publique. En juillet 1830, il fut l'un des premiers à se mettre à la tête du mouvement libéral et populaire ; on le porta par acclamation au commandement de la garde nationale. Il rendit de grands services à la cause de l'ordre, en combattant énergiquement l'émeute pendant le procès des ministres, décembre 1830; puis donna sa démission de commandant général de la garde nationale , fit de l'opposition au ministère Casimir Périer, signa le compte rendu, mai 1832, manqua d'être compromis dans les journées de juin, et mourut en 1834. Sa famille a publié : Mémoires, correspondance et manuscrits du général La Fayette, 1837- 1838, 6 vol. in-8».

Lafayette.v. de l'Etat d'Indiana (Etals-Unis), sur le W'abash.

La Fère. V. FÈRE (La).

Laferrière (LoUIS-FlRMlN-JuLIE^), né à Jon-

zac, 1798-1861, professeur de droit administratif à la faculté de Rennes. 1838, conseiller d'Etat, député à l'Assemblée législative , recteur de Seine-et-Oise, de l'Académie de Toulouse , inspecteur général de l'enseignement supérieur, membre de l'Académie des Sciences morales et politiques, 1855. Parmi ses ouvrages, on remarque : Essai sur l'histoire du droit français, 2 vol. in-8<>; Cours de droit public et administratif, ï vol. in-8°; Hist. du droit civil de Rome et du droit français, 6 vol. in-8°; Hist. des principes, des institutions et des lois pendant la Révolution française, in-12; Essai sur les anciennes coutumes de Toulouse; Mémoire sur les lois de Simon de Montfort, etc.. etc.

La Ferronnays (PlERRE-LouIS-AUGUSTE Fer-

rou, comte de), né à Saint-Malo, 1777-1842, fit avec son père les campagnes de l'émigration, et fut nommé par Louis XVIII maréchal de camp,

1814, pair de France, 1815. Ministre plénipotentiaire en Danemark, 1817, en Russie, 1819, ambassadeur en 1823, il fut ministre des affaires étrangères dans le ministère Martignac, 1827- 1829; sa santé le força à se retirer. 11 était ambassadeur à Rome, lorsque la révolution de 1830 le fit rentrer dans la vie privée.

La Feuillade (GEORGES DAubussou de),

1612-1697, fut archevêque d'Embrun, en 1649, ambassadeur à Venise, 1659, a Madrid, 1661, conseiller d'Etat, enfin évêque de Metz.

La Feuillade (FRANÇOIS DAubusson, duc

de), 1525-1691, frère du précédent, se distingua au combat de Saint-Gothard, 1664; Louis XIV le nomma lieutenant général. Après la paix d'Aixla-Chapelle, 1668, il conduisit 500 gentilshommes français à Candie, contre les Turks. En 1672, il devint colonel des gardes françaises ; en 1675, maréchal de France; en 1678, vice-roi de Sicile.

La Feuillade (LOUIS DAubusson, duc DE),

1673-1725, fils du précédent, gouverneur du Dauphiné. Lieutenant général en 1704, il vint assiéger le duc de Savoie à Turin. Présomptueux et peu capable, il refusa les offres de Vauban, et finit par échouer, 1706. Créé pair de France en 1716, il fut nommé maréchal en 1724.

Laffemas (BARTHÉLÉMY de), né dans le Dau-

phiné, 1545-1612, fut, sous Henri IV, contrôleur général du commerce. Il a écrit : les Trésors et richesses pour mettre l'Etat en splendeur, 1598; Remontrances sur l'abus des charlatans, 1601; Preuves du plant et profit des mûriers, 1603; Histoire du commerce de France, 1606, etc.

Laffemas (Isaac de), fils du précédent, 1589- 1650, maître des requêtes, conseiller d'Etat, lieutenant civil, fut, comme Laubardemont, l'un des agents dévoués de Richelieu.

Laffitte (Jacques), né à Bayonne, 1767-1844, fils d'un charpentier, entra de bonne heure dans la maison du banquier Perrégaux, qui le prit pour associé et le nomma son successeur, Laffitte devint régent de la Banque de France, en 1809, président de la chambre de commerce, enfin gouverneur de la Banque. Il fut membre de la Chambre des représentants de 1815, et, à deux reprises, fit au Trésor l'avance de plusieurs millions. Député de Paris, depuis 1816, il siégea dans les rangs de l'opposition, et défendit avec courage les libertés publiques. Sous Charles X, sa maison fut comme le rendez-vous des notabilités du parti libéral; aux journées de juillet 1830, il se jeta résolument dans l'insurrection, dont sa maison devint le quartier général; il contribua plus que tout autre à faire nommer le duc d'Orléans, d'abord lieutenant général, ensuite roi. D'abord ministre sans portefeuille, il accepta le portefeuille des finances et la présidence du conseil dans le ministère .du 3 novembre. Il rendit des services pendant la période troublée par le procès des ministres ; mais après l'émeute des 13 et 14 février 1831. il se trouvait seul de son opinion dans le ministère; une dépêche clu maréchal Maison, ambassadeur à Vienne, ne lui ayant pas été communiquée, il se retira, cédant la place à Casimir Périer, le 13 mars 1831. Laffitte avait depuis quelque temps négligé pour la politique les intérêts de sa maison de banque, que la révolution de juillet avait compromis ; en sortant du ministère, il était presque ruiné. Il siégea depuis lors dans les rangs de l'opposition et signa le compte rendu de 1832; il eut des paroles amères pour le gouvernement qu'il avait contribué à fonder. Il fit cession de ses biens et mit en vente son hôtel de Paris; une souscription nationale le lui rendit. Il créa, en 1837, une caisse d'escompte, sous le nom de Banque sociale ; mais cet établissement ne répondit pas aux espérances que Laffitte avait conçues. Outre quelques opuscules de circonstance, sur de* ques-

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tions financières, il a laissé des Mémoires manuscrits.

Laffon de Ladébat (ANDRÉ-DANIEL), né à

Bordeaux, 1746-1829, fut membre du Directoire de la Gironde, 1790, de l'Assemblée législative, 4791, du Conseil des anciens et le présidait, au 18 fructidor 1797. Il fut déporté à la Guyane, et ne rentra en France qu'en 1799. Il consacra sa vieillesse à des institutions philanthropiques, et fut l'un des fondateurs de la Société biblique protestante.

Laffrey (Arnodx), né à Gap, 1735-1794, entra dans les ordres, et a écrit une Vie privée de Louis XV, 1781, 4 vol. in-12, qu'on a souvent attribuée à Mouffle d'Angerville.

Lafitau (Joseph-François), missionnaire jésuite, né à Bordeaux, 1670-1740, a publié plusieurs ouvrages : Mœurs des sauvages comparées aux moeurs des premiers temps ; Histoire des Découvertes et des Conquêtes des Portugais dans le nouveau monde.

Lafitau (Pierre-François), parent du précédent, né à Bordeaux, 1685-1764, jésuite, créature de Dubois, fut envoyé à Borne pour lui faire • obtenir le ckapeau de cardinal et sut se faire nommer par le pape évêque de Sisteron, 1719. Parmi ses ouvrages, on cite : Histoire de la Constitution Unigenitus ; Réfutation des anecdotes sur la Constitution Unigenitus ; Vie de Clément XI; la Vie et les Mystères de la très sainte Vierge.

Lafon (Jean-Baptiste-Hyacinthe), né à Bordeaux, 1765-1830, entra dans les ordres, fut mêlé aux complots en faveur des Bourbons, prit part à la conspiration du général Malet et a écrit l'Histoire de la conjuration de Malet, 1814, in-8<>.

Lafon (Pierre), né à la Linde (Périgord), 1775-1846, abandonna les études médicales pour le théâtre, et débuta à la Comédie-Française, le 8 mai 1800, dans le rôle d'Achille de Ylphigénie en Aulide. Sa belle tenue, ses gestes nobles, lui valurent une réputation méritée.

Lafont (Charles-Philippe), né à Paris, 1781- 1830, fut de bonne heure célèbre violoniste. Il a composé beaucoup de morceaux estimés, concertos, fantaisies, airs suisses, rondes, etc. , Eres de 200 romances, dont plusieurs eurent eaucoup de succès, deux opéras, etc.

La Fontaine (Jean de), né à Château- Thierry, le 8 juillet 1621, mort à Paris, le 13 avril 4695, était fils d'un maître des eaux et forêts. Il avait déjà composé, pour se distraire, quelques

Soésies légères, lorsque la lecture d'une ode de Malherbe et surtout l'étude des anciens éveillèrent son génie poétique. A 26 ans, La Fontaine se maria et succéda à son père. Mais distrait, rêveur, paresseux et volage, il vendit sa charge qui l'ennuyait, et s'éloigna de sa femme, qui lui était devenue antipathique. Il publia alors une traduction de V Eunuque de Térence; à Paris, il fut l'un des hôtes les plus aimés et les plus aimables de la brillante société de Fouquet. Il composa alors le Songe de Vaux, Y Adonis, des épîtres, des ballades; il plaida généreusement la cause de son protecteur disgracié dans la belle élégie adressée aux nymphes de Vaux et dans une Ode au Roi; il vécut quelque temps à Limoges; à son retour à Paris, 1664, il fut bien accueilli par la duchesse de Bouillon, par la j duchesse douairière d'Orléans, par les Morte- : mart; il eut pour amis les plus illustres poètes de l'époque, Molière, Racine et Boileau.

C'est alors qu'il publia ses premiers Contes, 4665, le poème d' Adonis, le roman de Psyché, les 6 premiers livres de Fables, 1668; de nouveaux livres de Contes, 5 nouveaux livres de Fables, dédiées à M^e de Montespan, 1678 ; un poème sur le Quinquina, 1682. Après la mort de la duchesse d'Orléans, et l'exil de la duchesse de Bouillon, il fut recueilli par Mme de la Sablière, qui pourvut avec la générosité la plus délicate

à tous ses besoins. M«>e de la Sablière se retira aux Incurables. La Fontaine fut alors recueilli par M. d'Hervart, conseiller au Parlement. Il fut élu à l'Académie Française, en 1684, et promit d'être sage. Cependant il composa encore quelques contes licencieux, mais il lit un douzième livre de fables pour le jeune duc de Bourgogne. Sur la fin de sa vie, il se repentit du scandale que sa muse trop légère avait plus d'une fois causé, et lorsqu'il mourut, il s'occupait de traduire en vers une partie des livres saints. — Tout a été dit sur le génie de notre grand fabuliste, qui a fait de son livre

Une ample comédie à cent actes divers. « Le bonhomme ira plus loin que nous, » disait déjà Molière. Les OEuvres de La Fontaine ont été souvent imprimées; parmi les éditions de ses Contes et Nouvelles en vers, citons celles de 1685, 2 vol. in-8o; de 1700, 1721 ; celle de 1762, dite des fermiers généraux, avec de fort jolies gravures ; de Janet, 1857. Les éditions des Fables sont innombrables.

Lafontaine (AUGUSTE - HENRI -JULES), né à

Brunswick, 1759-1831, d'une famille de réfugiés français, a publié plus de 80 romans, qui eurent beaucoup de vogue en Allemagne et furent accueillis avec faveur par les lecteurs français.

La Fontenelle (ARMAND-DÉSIRÉ de) , né

dans le Poitou, 1784-1847, s'est fait connaître par un grand nombre de recherches érudites ; il a laissé : Histoire d'Olivier de Clisson, 2 vol. in-8°; Vie et correspondance de Duplessis-Mornay, 12 vol. in-8°; les Chroniques Fontenaisiennes, 1841, etc.

La Force, ch.-l. de cant-, arr. et à 10 kil. O. de Bergerac (Dordogne); 1,241 hab.

La Force (Caumont de), famille originaire de Guyenne, connue dès le xie siècle, prit son nom de la terre de la Foi-ce, près de Bergerac, qui fut érigée en marquisat, 1609, en duchépairie, 1637.

La Force (FRANÇOIS de Caumont, Seigneur

de), 1524-1572, calviniste, attaché à la reine de Navarre, suivit son fils Henri à Paris et fut massacré à la Saint-Barthélémy.

La Force (JACQUES Xompar de Caumont,

duc de), fils du précédent, 1558-1652, échappa au massacre de la Saint-Barthélémy, en faisant le mort, et devint l'un des serviteurs les plus dévoués de Henri de Navarre. Sous Louis XIII, il prit part à plusieurs guerres civiles, parmi les mécontents ; puis, se réconcilia avec la cour, et fut nommé maréchal. Il fut l'un de nos meilleurs généraux dans les guerres de la fin du règne; il se retira dans son château de la Force, où il écrivit ses Mémoires, qui, réunis à ceux de ses fils, les marquis de Montpouillan et de Castelnaut, ont été publiés par le marquis de la Grange, 1843, 4 vol. in-8°.

La Force (ARMAND de Caumont, duc DE),

fils aîné du précédent, 1580-1675, fut lieutenant général en 1641, et maréchal de France en 1652.

La Force (HENRI \ompar de Caumont,

marquis de Castelnaut, duc de), frère du précédent, 1582-1678, fut le compagnon fidèle de son père, qu'il aida dans la rédaction de ses Mémoires, prit parti pour Condé pendant la Fronde et succéda à son frère dans les titres de duc et pair de France.

La Force (JEAN de Caumont de), marquis de Montpouillan, frère dos précédents, mort en 1621, fut l'un des favoris du jeune Louis XIII, puis se déclara pour les protestants soulevés dans le Midi et mourut de ses blessures après la prise de Tonneins.

La Force (HENRI-JACQUES IXompar de Caumont, duc de), petit-fils de Henri Nompar de Caumont, mort en 1699, est connu par les persécutions que lui attira son attachement au calvinisme.

LAG

LAG

La Force (CHARLOTTE- ROSE do C au m ont

de), petite-fille de Jacques de la Force, née dans le Bazadois, 1654-1724, a composé de nombreux romans, plus ou moins historiques : Histoire secrète de Marie de Bourgogne ; Hist. secrète de Navarre; Hist. secrète des amours de Henri IV, roi de Castille; Hist. secrète de Catherine de Bourbon, duchesse de Bar ; Anecdotes du xvie siècle; les Fées, contes des contes, etc.

La Force (HENRI-JACQUES Nompar de Caumont, duc de), 1675-1726, fils de Henri-Jacques, élève des jésuites, fut un zélé persécuteur des calvinistes. Il devint membre de l'Académie française, en 1715; vice-président du conseil des finances, 1716 ; membre du conseil de régence. Lié avec Law, il s'enrichit peu scrupuleunient. •

La Force (Piganiol de). V. PlGANIOL.

La Fosse (ANTOINE de), SÏeur DAubigny,

né à Paris, 1653 (?)-1708, fut considéré comme l'un des premiers poètes tragiques de son temps. On lui doit : Polyxène, 1686; Manlius Capitolinus, 1698; Thésée, \100;Corésus et Callirhoé, 1703; une traduction des Odes d'Anacréon; des Odes, Idylles, Elégies, Madrigaux, Epigrammes, etc.

La Fosse (Gharles de), né à Paris, 1636- 4716, élève de Lebrun, étudia en Italie, et, de retour en France, peignit surtout des fresques ; il fut de l'Académie en 1763. Son œuvre capitale est la peinture du dôme des Invalides. Sa manière est grande et large, son coloris est brillant et vigoureux, mais son dessin n'est pas toujours heureux.

La Française, ch.-l. de canton, arr. et à 18 kil. N.-O. de Montauban (Tarn-et-Garonne) ;

La Gallissonnière (ROLLAND-MlCHEL Bar-

ria, marquis de), né à Rochefort, 1693-1756, devint capitaine de vaisseau, 1738, puis gouverneur du Canada, 1745. En 1756, il commanda l'escadre qui conduisit l'expédition de Richelieu à Minorque, et repoussa victorieusement l'amiral Byng. Il mourut en revenant vers Paris.

La Garde (ANTOINE Escalin des Aimars,

baron de), né en Dauphiné, 1498 (?)-1578, se rendit célèbre par son courage, sous le nom de capitaine Paulin. Il fut surtout chargé d'aller exciter Soliman II contre Charles-Quint, et commanda les galères. Pour montrer qu'il était bon catholique, il dirigea l'expédition contre les Vaudois de Mérindol et de Cabrières.

La Gardie (Pontus de), né près de Carcassonne, 1530-1585, combattit en Piémont, en Ecosse, en Danemark ; puis entra au service du roi de Suède, Eric XIV. Il contribua à la révolution qui donna la couronne à Jean III, devint feldmaréchal, épousa une fille naturelle du roi; remplit plusieurs missions importantes et combattit surtout les Russes en Livonie et en Ingrie.

La Gardie (Jacqdes, comte de), fils du précédent, 1583-1652, forma la jeunesse de Gustave- Adolphe, et devint grand connétable.

La Gardie (MAGNUS-GABRIEL de), comte D'Avensbourg, 1622-1686, fils du précédent, fut aimé de la reine Christine, ambassadeur en France, gouverneur de Livonie. Sous Charles XI, il fut tuteur du roi, chancelier, premier ministre, disgracié en 1680; il mourut pauvre.

La Gasca (Pedro de), né à Barco de Avila (Castille), 1485-1560, docteur en théologie, fut chargé d'aller pacifier le Pérou, agit avec autant de prudence que de vigueur, 1546-1548 et fut vainqueur de Gonçalo Pizarre. De retour en Espagne, il devint évoque de Siguenza, puis de Palencia.

Laghouat OU EUAghouat, V. d'Algérie,

prov. d'Alger, dans le Sahara algérien, à 400 kil. S. d'Alger; située dans l'oasis des Ksours et sur l'Ouad-Mzi, c'est le ch.-lieu d'un cercle de la subdivision de Médéah, et le centre d'un com-

merce assez considérable. Occupée par les Français en 1852.

La Gibonays (Jean-Arthur de), né à Saint- Malo, 1649-1728, doyen de la Chambre des Comptes de Bretagne, a laissé le Recueil des édits, ordonnances et règlement... de la Chambre des Comptes, 2 vol. in-fo).

Lag-niet (Jacques), graveur français du xvn« siècle. Parmi ses œuvres encore recherchées, on cite : Recueil des plus illustres proverbes, 1657, in-4o; la Vie de Ti-el l'espiègle ; les Aventures du fameux don Quixote de la Manche, etc.

Lagnieu, ch.-l. de canton, arrond. et à 48 kil N.-O. de Belley (Ain), sur le Rhône. Vins; fabr. de chapeaux de paille; 2,638 hab.

Lagny, Latiniacum, ch.-l. de canton, arrond. et à 17 kil. S.-O. de Meaux (Seine-et-Marne), sur la Marne. Marchés importants pour Les fruits, les noix et les fromages. Près de Lagny est le château de Ferrières, habitation du baron de Rothschild; 4,621 hab.

Lagoa (Baie de), formée par l'océan Indien sur les côtes orientales de l'Afrique, sur les limites de la capitainerie générale de Mozambique et de la Cafrerie. Elle reçoit le fleuve Lorenzo-Marquez.

Lagonegro, v. d'Italie, à 16 kil. N.-E. de Policastro (Basilicate) ; 5,500 hab.

Lagor, ch.-l. de canton, arrond. et à 16 kil. S.-E. d'Orthez (Bass«s-Py rénées); 1,053 hab.

Lagos, Lacobriga, v. de Portugal, sur l'Océan Atlantique, à 160 kil. S. de Lisbonne (Algarves) ; 8,500 hab.

La^os, fleuve d'Afrique, tributaire du golfe de Guinée. — Ville de la Guinée supérieure dans une petite île du fl. Lagos, capitale de l'Etat du même nom. Le roi de Lagos s'est placé, en 1861, sous la protection de l'Angleterre.

Lagos, v. du Mexique, à 155 kil. E. de Guadalajara (Jalisco); 2,500 hab. Mines d'argent.

La Grange d.lrquien de Montigny (FRAN- ÇOIS de). 1554-1617, élevé auprès de Henri III, se déclara pour Henri IV, eut plusieurs gouvernements, et devint maréchal en 1616.

La Grange d Arquien (HENRI de), né à Calais, 1613-1707, fut capitaine des gardes suisses du frère de Louis XIV. Sa fille cadette, Marie- Casimir, se remaria à Jean Sobieski, qui devint roi de Pologne, en 1674. Elle chercha vainement à faire nommer son père duc et pair de France, mais elle réussit à lui faire donner le chapeau de cardinal, 1695.

Lagrange-Chaiicel (FRANÇOIS-JOSEPH de),

né au château d'Antoniat, près de Périgueux, 1677-1758, fut un enfant précoce. En 1694, sa tragédie d'Adherbal fut vivement applaudie. Il réussit dès lors à la cour comme au théâtre, où il donna Oreste et Pylade, 1697 ; Méléagre, 1699; Athénaïs, 1699; Amasis, 1701 ; Alceste, 1703 ; les deux opéras de Méduse, de Cassandre, puis Ino et Mélicerte, son meilleur ouvrage avec Amasis, 1713. Mécontent du régent, il prit part au complot de Cellamare,et écrivit contre le prince des odes cruelles, qu'il fit courir manuscrites sous le titre de Philippiques, 1720. Il fut emprisonné, s'enfuit, put rentrer en France après la mort du duc d'Orléans, et y faire représenter les Jeux Olympiques, tragi-comédie, et Erigone, tragédie. Ses Œuvres complètes ont été publiées, 1734-1757, 3 vol. in-12, et 1758. 5 vol. in-12.

La Grange (Le Lièvre de), nom d'une

ancienne famille française, connue dès le xvie siècle, la Grange (Jean Le Lièvre de), seigneur de Bodgival, 1440-1525, fut chargé par Louis XII de la réforme des coutumes. — La Grange (Thomas Le Lièvre de), 1600-1669, fut président du grand conseil sous Louis XIV, etc — La Grange (François-Joseph, Le Lièvre de), marquis de la Grange et de Fodrilles, petit-fils du précédent, 1726-1808, lieutenant général, fut l'un des cour-

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