‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 320 sur 657 · LAH · texte numérisé non relu

LAH

tisans les plus assidus de Louis XV. Ses quatre fils ont pris part aux guerres de l'Empire. — La Grange (Adélaïde-Biaise-François Le Lièvre de), marquis de Fodrilles, fils du précédent, né à Paris, 4766-1833, colonel de dragons à la Révolution, s'attacha au Premier Consul, fit la plupart des campagnes de l'Empire, devint général de division après Essling, et fut l'un derniers auprès de Napoléon, après son abdication de Fontainebleau.

Lagrange, né à Paris, 1738-1775, précepteur des enfants du baron d'Holbach, a laissé plusieurs traductions encore estimées : Lucrèce, \l&St 2 vol. in-8°; Sénèque le philosophe, 1778, 7 vol.

Lagrange (Joseph-Louis, comte), né à Turin, le 25 janv. 1736, d'une famille originaire de Touraine, à laquelle appartenait Descartes, mort à Paris, le 10 avril 18l3\ A 19 ans, il professait les mathématiques à l'école d'artillerie de Turin; à 22 ans.il fut l'un des fondateurs de l'Académie des Science de cette ville. En 1764, il remporta le grand prix propos? par l'Académie des Sciences de Paris pour sa théorie de la Libration de la lune, et, en 1766, pour sa théorie des Satellites de Jupiter. Il fut alors nommé directeur de l'Académie de Berlin, à la place d'Euler; puis vint s'établir à Paris, 1787, où l'Académie des Sciences, dont il était associé, le nomma pensionnat?' e vétéran. Il publia aussitôt sa Mécanique analytique. Il fut professeur à l'Ecole normale et à l'Ecole polytechnique; c'est pour cette dernière qu'il publia la Théorie des fonctions analytiques,

1797, la Résolution des équations numériques,

1798, etc. Il fit partie du Bureau des longitudes. Napoléon le nomma sénateur, grand-officier de la Légion d'honneur, comte de l'Empire. — Ses principaux titres de gloire sont, outre les ouvrages cités plus haut : Essai d'une nouvelle méthode pour résoudre le problème des trois corps, 4772 ; Mémoire sur la théorie des variations des éléments des planètes, 1808 ; Traité de la résolution des équations numériques de tous les degrés, etc.

Lagrange (Joseph, comte), né à Saint-Perserre, près de Lectoure, 1763-1836, capitaine des volontaires du Gers , en 1794 , suivit Bonaparte en Egypte, et fut nommé général de division à son retour, 1800. Il fut ministre de la guerre du roi de Westphalie, Jérôme; sous la Restauration, il fut inspecteur général de gendarmerie, et devint pair de France en 1831.

Lagrasse, ch.-l. de canton, arrond. et à 35 kil. S.-E. de Carcassonne (Aude), sur l'Orbieu. Fers, eaux-de-vie, grains ; 1,443 hab

Lagrenée (LociS-JEAN-FRANÇOIS),né à Paris,

1725-1805, élève de Carie Vanloo, eut le grand prix de peinture, fut de l'Académie de peinture en 1755; directeur de l'Académie des Beaux-arts, à Saint-Pétersbourg, et plus lard, 1781, dirigea, à Rome, l'Académie française. On l'a surnommé VA Ibane français, à cause de la grâce voluptueuse de ses'compositions; mais on lui reproche sa mollesse et son peu d'invention.

Lagrenée (Jean-Jacques), frère et élève du précédent, 1740-1821, entra à l'Académie et a surtout peint sur verre et sur émail.

La Gnesie (Jacques de), né à Paris, 1557- 1612. succéda à son père dans la charge de procureur général au parlement de Paris, fut arrêté à la journée des Barricades, 1588, s'attacha à Henri IV, et l'aida de ses sages conseils.

La Guette (Gérard de), né à Clermont en Auvergne, surintendant des finances sous Philippe V, fut accusé de concussions sous Charles IV, et mis à mort, en 1322.

La Guette (CATHERINE Meurdrac de), née dans la Brie, 1613-1680. a raconté ses aventures dans ses Mémoires, publiés a La Haye, 1681, in-18, et, en 1856, dans la Bibliothèque elzévirienne.

La Guiche, ch.-l. de canton, arr. et à 20 kil.

N.-E. de Charolles (Saône-et-Loire); 932 hab.

La Guiche (Famille de), ancienne maison de Bourgogne, a produit plusieurs personnages célèbres, depuis Renaud de la Guiche, qui accompagna saint Louis à la 7e croisade : Pierre de la Guiche, 1464-1544, fut un bon diplomate sous Louis XII et François 1er; — Philibert de la Guiche, son arrière-petit-tils, 1540-1607, bailli de Màcon, refusa d'exécuter les ordres de la cour pour le massacre des protestants, en 1572. Il devint grand-maître de l'artillerie, en 1578, et fut gouverneur de Lyon, en 1595; — Jean-François de la Guiche, comte de la Palice, neveu du précédent, 1569-1632, devint maréchal de France, en 1619.

Lagnioie, ch.-l. de canton, arr. d'Espalion (Aveyron); 1,929 hab.

Laguna (Saint-Christophe de la), port

sur la côte N.-E. de Ténériffe (Canaries). Evêché, tribunal ; 9,000 hab.

Lagns, Macédonien, d'une naissance obscure, fut le père de Ptolémée Soter; c'est de lui que les Lagides, rois d'Egypte, tirent leur nom.

La Harpe (Jean-François de), né à Paris, 1739-1803, de parents nobles, mais pauvres, du pays de Vaud, élève du collège d'Harcourt, eut deux fois le prix d'honneur. Il débuta par un volume d'Héroïdes; sa tragédie de Warwick, 1763, fut bien accueillie; Timoîéon, 1764, Pharamund, 1765, Gustave Wasa, 1766, furent des chutes. Il commença à se faire connaître, comme critique, au Mercure, et dans sa Correspondance avec le grand-duc de Russie, depuis Paul 1er. n s'exerça aussi, avec succès, dans Je genre académique, et fut souvent couronné par l'Académie française (Eloges de Fénelon, de Racine, de Catinat, etc.). 11 fut admis à l'Académie, en 1776. Il revint au théâtre, où il fit jouer, avec des succès bien variés, Menzicoff, 1775, les Barmécides, 1778, Jeanne de Naples, 1781, Philoctète, qui réussit, 1783, les Brames, Coriolan, 1784, Virginie, 1786. Toutes ces œuvres sont d'une élégance vulgaire; ses odes sont au-dessous du médiocre, ses poésies légères n'ont pas de valeur. Mais, comme professeur de littérature , La Harpe obtint un véritable succès, dans les cours où il commença, en 1786, d'excellentes leçons qui attirèrent une société d'élite; elles furent interrompues pendant la Révolution, qu'il accueillit avec un enthousiasme exagéré; il fit jouer, en 1791, Mélanie, drame en 3 actes et en vers; arrêté comme suspect, 1794, il ne sortit de prison qu'après le 9 thermidor. Ses opinions avaient complètement changé; il était maintenant chrétien fervent, et se lança dans la réaction royaliste. Il reprit ses leçons au Lycée, et obtint encore des succès; de ces leçons réunies, il a formé l'ouvrage connu sous le titre de Cours de littérature ancienne et moderne. —On lui doit encore : une traduction de Suétone; — de la Lusiade; un Abrégé de l'histoire général des voyages, 1780, 21 vol. in-8<>; Correspondance littéraire, 1801, 4 vol. in-8* ; Mélanges inédits de littérature. 1810. in-8°; Commentaire sur le théâtre de Racine, — de Voltaire, etc. Dans l'édition de ses Œuvres choisies

la

et posthumes, donnée par Petitot, on trouve l Vision de Cazotte, assurément l'un de ses mei leurs écrits.

La Harpe (AMÉDÉE-EMMANCEL),né au château de Huttins (pays de Vaud), 1754-1796, se mit au service de la France, fut nommé général de brigade après le siège de Toulon ; et, comme général de division, fut l'un des plus brillants lieutenants de Bonaparte. Il fut tué entre Lodi et Crémone.

La Harpe (FRÉDÉRIC-CÉSAR de), né à Rolle,

d'une famille noble du pays de Vaud, 1754-1838, fut chargé par Catherine IÏ d'être le précepteur des jeunes grands-ducs, Alexandre et Constan-

Page 1