‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 365 sur 657 · MEA · texte numérisé non relu

MEA

la France, et mariait Louis XIV à l'infante Marie-Thérèse. Il eut aussi l'habileté d'organiser la iigue du Rhin, qui assurait à la France un rôle prépondérant dans l'Empire, 1658. Il mourut en 1661.

Mazarin (ARMAND-CHARLES, marquis de la Porte, marquis de la JMeilleraye, puis dllC de), fils du maréchal de la Meii.i.eraye, 1632- 1713, épousa Hortense Mancini, principale légataire de son oncle Mazarin. il fut duc et pair, gouverneur d'Alsace, etc. D'un caractère bizarre, il aimait les procès, en eut jusqu'à 300 et les perdit presque tous.

Mazarredo y Salazar (JOSEPH-MARIE), amiral espagnol, né à Bilbao, 1744-1812, ministre de la marine sous Joseph Bonaparte, a écrit : Rudiments de tactique navale, et fondé 1 Observatoire de San-Fernando, 1799.

niazas, colonel, né à Marseille, 1765, et tué à Austerlilz, 1805. Un boulevard de Paris et une prison norlent son nom.

Mazas (Alexandre), né à Castres, 1791-1856, conservateur-adjoint à la bibliothèque de l'Arsenal, a écrit : Vies des grands capitaines français du moyen âge; Cours d'histoire de France fusqu'à la Restauration de 1814; Les Hommes illustres de l'Orient; le Languedoc, la Provence et la Guienne; etc.

Mazatenango, v. du Guatemala (Amérique centrale). Aux environs, cacao renommé; 8,000 h.

Mazatian, port du département de Cinaloa (Mexique), à l'entrée du golfe de Californie, fréquenté, quoique malsain ; 16,000 hab.

Mazdak, mage persan, né à Istakhar vers 470, amena le roi de Perse, Kobad, à décréter la communauté des femmes et des biens, 500, et fut mis à mort, en 530 ou en 540.

niazé, cotnm. du cant. de Beaufort, arr. de Baugé ^Maine-et-Loire) ; 3,170 hab.

Mazel (Abraham), l'un des chefs des camisards, né à Saint-Jean-du-Gard, fut l'un des premiers à commencer l'insurrection, 1702. 11 revint de Londres en 1709 pour soulever le Vivarais, et fut tué près d'Uzès, en 1710.

Mazeiine (Pierre), sculpteur, né à Rouen, 1633-1708, a exécuté beaucoup de morceaux pour Versailles et pour Marly.

Mazenderan OU Mazanderan, ancienne

Hyrcanie, province de la Perse, bornée au N. par la mer Caspienne. Canne à sucre, soie, coton, mines de fer ; sol marécageux et climat malsain. Les villes sont : Balfrouch, chef-lieu, Sari, Asterabad, Amol, etc.

Mazeppa (IVAN Stépanovitch), né en 1644, à Mazepintzi (Kiev), page du roi de Pologne, Jean-Casimir, fut lié sur un cheval sauvage'qui l'emporta chez les Cosaques. Sauvé par eux. il devint leur hetman en 1687. Il s'allia, en 1708, au roi de Suède, Charles XII: après la déroule de Poltava, il s'enfuit à Bender et s'empoisonna, 1709.

Mazères, comm. du cant. de Saverdun. nvr. et à 17 kil. N. de Pamiers (Ariège), sur l'Hers. Ancienne résidence des comtes de Foix; 3,286 h.

Mazères (ED0UARD-J0SEPH-EnNEM0ND), lié à

Paris, 1796-1866, d'abord officier, fut collaborateur de Picard, de Scribe, et d'Empis ; fut préfet jusqu'en 1848; revint au théâtre, et donna quelques pièces nouvelles, qui eurent peu de succès. Ses œuvres principales ont été reunies : Comédies et souvenirs, 1858, 3 vol. in-8».

Mazières.en-Gàtine, Ch.-l. de Cant., arr. et

à 18 kil. S.-O. de Parthenay (Deux- Sèvres) ; 1,941 hab.

Mazois (Charles-François), architecte et archéologue, né à Lorient, 1783-1826, restaura le palais de Portici, publia les Ruines de Pompéi; et le palais de Scaurus ou Description d'une maison romaine, in -4°. 1822.

Mazure (F.-A.-J.), né à Paris, 1776-1828. On a

de lui : Vie de Voltaire, Histoire de la révolution de 1688 en Angleterre.

Mazzara, anc. Masaris. port au S -O. de la Sicile, à 45 kil. S. de Trapani ; 9,000 bab. Vins, huile.

Mazzini (Joseph), né à Gènes, 1808-1872, docteur en droit, eut de bonne heure une grande influence sur la jeunesse par son éloquence libérale. Forcé de quitter l'Italie, comme carbonaro, il vint fonder à Marseille, en 1831, la société de la Jeune Italie; deux tentatives armées, qu'il avait organisées, échouèrent en 1833 et 1834. Il se retira en Suisse, puis à Londres, où il fonda, en 1842, VApostolato popolare. Après la révolution de Février, il vint à Paris, organisa des clubs populaires à Gênes, à Milan ; mais, par ses paroles, par son journal, Vltalia del popolo, sema les défiances contre 1 ambition piémontaise; il fut accueilli à Rome, nommé représentant, puis chef du triumvirat républicain. Il soutint opiniâtrement la défense de Rome, et se réfugia en Suisse, puis en Angleterre, 18*9.

Là, président du comité national italien, l'un des chefs du comité révolutionnaire international, il dirigea des soulèvements à Milan, 1853, à Gênes, à Li*vourne, 1857, et se trouva impliqué dans un complot d'assassinat contre Napoléon III. Pendant la guerre de l'indépendance italienne, il ne cessa de travailler à la formation de l'unité italienne. Elu deux fois député au parlement italien, son élection fut annulée, 1865; il ne cessait, en effet, de conspirer contre la maison de Savoie, et fut forcé encore une fois de quitter le canton du Tessin, 1869. Les derniers événements lui ont permis de revenir mourir dans sa patrie. 11 avait publiquement condamné, en 1871, les exagérations et les tendances communistes et irréligieuses de la commune de Paris. Sa mort a donné lieu, dans plusieurs villes d'Italie, surtout à Rome, à des démonstrations populaires. Une édition de ses Œuvres a été publiée à Milan, en 1861, 12 vol.

niazzocchi (Alexis-Symmaque) , antiquaire, né à Suinte-Mane-de-Capoue, 1684-1771.

Mazzuoli ou Mazzoïa (François), dit le Parmesan, peintre, né à Parme, 1503, se perfectionna à Mantoue et à Rome. La grâce est le caractère de ses compositions ; le premier, en Italie, il grava à l'eau- forte.

Mead (Richard), né à Stepney, près de Londres, 1673-1754, fut médecin de George II. On a de lui : Traité des poisons; De la peste; Medicina sacra; etc.

Méadia OU Méhadia , bourg de l'empire d'Autriche au S.-E., dans les Confins militaires, près de la Valachie, et à 25 kil. N. d'Orsova. Eaux thermales sulfureuses que les Romains appelaient bains d'Hercule.

Bléako, Méaco, Miaco, Miyako , ou mieux Kioto, anc. capit. du Japon dans l'île de Nippon, anc. résidence de l'empereur ou Mikado, qui habitait le palais appelé datri, elle renferme plus de 130 palais, et, dit-on, au delà de 600 temples. C'est le centre des sciences, de la littérature et des beaux-arts. Tissus de soie et belles porcelaines; 230,000 hab.

Méandre, fleuve d'Asie Mineure, séparait la Lydie de la Carie, et se jetait dans la mer Egée au N. de Milet. Son cours, très sinueux, est de 270 kil. Il arrosait Magnésie du Méandre et Milet. — Auj. Meinder.

Mearns, comté d'Ecosse. V. Kincardineshire.

Meath ou East-Meath, ou Meath oriental, comté du Leinster (Irlande). Sol plat, le plus fertile de l'Irlande. Céréales, bestiaux estimés. Villes : Trim, ch.-l., Kells, Navan, etc.

Meath (West-), ou Meath occidental, comté du Leinster (Irlande). Sol fertile: bestiaux; exploitation de vastes tourbières. Villes : 3Ju°firî^ gar, ch.-l., Athlone, etc.

Page 1