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Meaux, Jatinum, Meldi, ch.-l. d'arrond. de Seine-et-Marne, sur la Marne et le canal de l'Ourcq, à 48 kil. N. de Melun. Evêché. Vermicellerie; légumes devconserve; iilatures de coton ; fromages de Brie, etc. Elle a été, au moyen âge, le ch.-l. de la Brie, et a suivi avec elle les destinées de la Champagne ; 12,525 hab.
Mécène (M.-ecenas G. GiLNios), né à Arretium, d'une famille qui prétendait descendre des anciens lucumons du pays. Il servit Auguste dans les négociations, et bien que chargé souvent de l'exercice du pouvoir suprême, il demeura simple chevalier jusqu'à sa mort, 8 avant J.-C. Mécène avait écrit deux tragédies, un Traité des poissons et des pierres précieuses, des Mémoires sur la vie d'Auguste. La faveur qu'il accorda à Horace, à Virgile et à d'autres poètes, a fait de son nom le synonyme de protecteur éclairé des lettres et des" arts"
Méchaîn ( PlERRE - FRANÇOIS - ANDRÉ ), né à
Laon, 1744-1805, fut astronome hydrographe au dépôt des cartes de le marine. Il découvrit et calcula 11 comètes. Désigné avec Delambre pour exécuter les opérations géodésiques destinées à êire la base du système métrique, il mourut aux îles Baléares. Il a écrit dans la Connaissance des temps et dans la Base du système métrique, publiée par Delambre.
iiieckel (Jean-Frédéric), né à Wetzlar, 1714- 4774, professeur d'anatomie à Berlin, fut chirurgien de Frédéric II. — Son fils Philippe-Frédéric, 1756-1803, professa, depuis 1779, l'anatomie à Halle. — Son petit-fils, Jean-Frédéric, né à Halle, 1781-1833, professeur de chirurgie, puis d'anatomie, a été l'un des fondateurs de la tératologie, et de l'anatomie comparée. On cite de lui : Descriptio monstrorum nonnullorum; Manuel de Vanatomie pathologique ; Système d'anatomie comparée, etc.
Meckiembourg, contrée de l'Allemagne située, entre la Baltique au N., et la Prusse. Pays plat, humide et marécageux, couvert de plus de 60 lacs ; il est riche en pâturages ; on y élève bœufs, moutons et surtout chevaux. Le protestantisme y domine. Les deux grands-duchés de Mecklembourg-Schwerin et de Mecklembourg- Strelitz ont, en commun, une université, une cour d'appel à Bostock, et une diète siégeant alternativement à Malchin et à Sternberg. — Habitée primitivement par les Hérules et les Vandales, cette contrée fut occupée par diverses tribus slaves, entre autres, par les Obotrites. Au xi« siècle, on voit se fonder un royaume de Slavonie, dont la capitale, Mecklembourg, donna son nom au pays. Au xne s., Henri le Lion soumit les Obotrites ; le Mecklembourg devint un duché en 1439; la réforme luthérienne s'y introduisit au xvie s. La ligne des princes se divisa en plusieurs branches; deux subsistent seulement. D'après un traité conclu en 1471, le Mecklembourg, en cas d'extinction totale des dynasties régnantes, doit revenir à la maison de Brandebourg. Les deux grands-duchés font partie de l'empire d'Allemagne.
Necklembourg.Schwerin (Grand - duché
de). Il a 13,308 kil. carrés de superficie, et 577',000 hab. Les villes sont : Schwerin, la capitale, Bostock, Wismar, Gustrow, Parchim, etc.
Mecklembourg.Strelitz (Grand-duché de),
composé de deux parties distinctes, le duché de Strelitz, au S.-E. du Mecklembourg-Schwerin, et la principauté de Batzebourg, à l'O. de ce grand-duché. Il a 2.930 kil. carrés de superficie etl00,000 hab. —Les villes sont : Neu-Strelitz, la capitale, Alt-Strelitz, Schœnberg. etc.
Mecque (La), ancienne Macoraba, ville de l'Hedjaz (Arabie), à 96 kil. E. de Djeddah et de la mer Bouge. Patrie de Mahomet, elle est visitée, tous les ans, par 160,000 pèlerins. On y remarque le fameux temple de la Kaaba. Elle
est redevenue le ch.-l. d'un chérifat qui dépend de la Porte, 1841 ; 30,000 hab.
Diédard (Saint), né à Salency, près de Noyon, 456-545, fut élu évêque de Vermand (près de Saint-Quentin) ou peut-être de Saint-Quentin, en 530. Il transféra le siège épiscopal à Noyon,
531, il y joignit le titre d'évêque de Tourhay,
532. A sa mort, 545, les restes de ce saint furent transférés près de Soissons.
Médard-en-Jalles (Saint-), COmm. du
cant. de Blanquefort, arr. et à 18 kil. de Bordeaux (Gironde) ; 3,272 hab.
Médéah, ch.-l. ci arr. et de subdiv. militaire, à 90 kil. S.-O. d'Alger. Géréales , vin estimé. Médéah, scus les Turks, était la capitale du bey de Tittery ; 10,000 hab.
Médée, fille d'^Eétès, roi de Golchide, aida Jason à enlever la toison d'or, et l'accompagna à Iolcos. Habile magicienne, elle rajeunit ^Eson, son beau-père, et punit l'usurpateur Pélias en le faisant mettre en pièces par ses filles, qui espéraient le rajeunir aussi. Benvoyée par Jason, qui épousa Creuse ou Glaucé. fille de Gréon, roi de Corinthe, elle fit périr Creuse, ses propres enfants, et s'enfuit à Athènes, auprès d'Egée, dont elle eut un fils appelé Médos; elle finit par se réfugier en Golchide.
Medeliin, v. de la prov. de Badajoz (Estrémadure espagnole), sur le Guadiana. Victoire de Victor sur les Espagnols, en 1809. Patrie de Fernand Cortez.
Medeliin, ch.-l. de l'Etat d'Antioquia (Confédération Grenadine), à 25 kil. N.-O. de Bogota; 15,000 hab.
Medenblick, port militaire des Pays-Bas (Hollande septent.), à l'entrée du Zuiderzée; et à 50 kil. N.-E. d'Amsterdam; 3,000 hab.
Méderic (Saint-). V. MëRRY.
Mediasch ou Meewisch, v. forte de Transylvanie (Empire d'Autriche), à 44 kil. N.-E. d'Hermanstadt; 6,000 hab.
Médicis (en italien Media), célèbre famille de Florence, qui apparaît dans l'histoire en 1251, mais dont la grandeur polilique, étayée sur des richesses dues au commerce, est l'œuvre de Sylvestre, qui, gonfalonnier en 4378, fut banni par la faction noble des Albizzi, en 1381 ; et de son fils, Jean, qui fut gonfalonnier en 1421, et mourut en 1429. Les Médicis poriaient dans leurs armoiries six bulles ou globules ou balles {palle) ; les mots Aile palle devinrent le cri de ralliement de leurs partisans.
Médicis (Cosme de), dit l'Ancien, fils de Jean de Médicis, né en 1389, succéda à son père comme gonfalonnier. Possesseur d'une grande fortune acquise par le commerce, il exerça, à Florence, surtout depuis 1434, sans porter aucun titre particulier, une véritable dictature. Il protégea les artistes, les savants et les littérateurs, ef mourut en 1464, avec le surnom de Père de la patrie.
Médicis (PIERRE 1er de), 1414-1469, SUCCéda,
en 1464, à Cosme, son père. Il demeura, malgré les complots, maître de Florence jusqu'à sa mort, 1469.
Médicis (Lacrent Ier de), dit le Magnifique, fils du précédent, né en 1448, fut proclamé, en 1469, chef de Florence, avec son frère Julien. Dans la conspiration des Pazzi, Julien fut assassiné dans la cathédrale, mais Laurent échappa aux meurtriers, 1478. Il soutint une guerre de quelques années contre Naples et Borne, alliées des Pazzi. Telle fut sa puissance qu'en 1490 la république fit banqueroute elle-même pour sauver sa fortune compromise. Il mourut en 1492, laissant trois fils, Pierre et Julien, ses successeurs, et Jean, pape depuis, sous le nom de Léon X. I) protégea généreusement les savants et les artistes, et composa de gracieuses Poésies, publiées en 1554, avec un Supplément en 1791.
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Médicis (Pierre II de), né en 4471, succéda, en 1492, à son père Laurent. Arrogant et incapable, il fut chassé par les citoyens indignés, 1494 ; il tenta de rentrer à Florence, et se noya, en 1503, dans le Garigliano.
Médicis (Julien de), frère du précédent, né en 4478, fut rétabli par les Espagnols, en 4512, céda le pouvoir à son neveu, Laurent II, 4513, et obtint le titre de duc de Nemours. Il mourut en 4546.
Médicis (Laurent II de), neveu du précédent, lui succéda en 4513. Investi, par Léon X, du duché d'Urbin, 4516, il épousa, en 1548, Madeleine de la Tour d'Auvergne, dont il eut une fille qui fut Catherine de Médicis. Il mourut en
Médicis (Jean de), dit le Grand Diable, né en 4498, commanda les bandes d'aventuriers, dites bandes noires, au compte de Léon X, 1524, et de Florence; il fut tué près de Mantoue, 4526. Descendant de Laurent, frère de Cosme l'Ancien, il a élé la tige des ducs de Florence.
Médicis (Alexandre de), premier duc de Florence, fils naturel de Laurent II, ou de Jules de Médicis, né en 4540, fut nommé par Charles- Quint, dont il épousa la fille Marguerite, duc de Florence, 4532, et fut assassiné, en 4537.
Médicis (Cosme I^r de), l" grand-duc de Toscane, né en 4519, fils de Jean de Médicis, duc en 4537, se fit céder Sienne par Philippe II au prix de l'île d'Elbe, et obtint du pape Pie V le titre de grand-duc, 4569. Il mourut en 4574.
Médicis (François-Marie de), né en 1541, fils du précédent, se laissa dominer par la Vénitienne Bianca Capello, qu'il épousa en 4578. Il fonda, en 4580, la galerie de Florence, et mourut en 4587. Marie de Médicis fut sa fille.
Médicis (Febdinand 1er de), frère du précédent, né en 4554, était cardinal à son avènement, 4587. Il se maria ; fonda la prospérité de Livourne, protégea Jean de Bologne et Galilée ; et mourut en 4609.
Médicis (Cosme II de), 4609-4621, fils du précédent, né en 1590, combattit les Barbaresques, et développa le commerce.
Médicis (FERDINAND II de), 1621-1670, fil S du
précédent, né en 1610, eut une administration douce et pacifique.
Médicis (Cosme III de), 1670-1723, fils du précédent, né en 1642, laissa son Etat épuisé par son faste.
Médicis (Jean-Gaston de), 1723-1736, fils du précédent, né en 1671, mourut sans postérité. Sasuccession fut donnée à François de Lorraine, au détriment d'Anne, princesse Palatine, avec laquelle le nom de Médicis s'éteignit en 1743.
Médicis (don Louis, chevalier de), duc de Sarto, né en 1760, d'abord emprisonné 4 ans, 4794-4798, fut vice-président du conseil des finances, 4800, et presque toujours ministre des finances, puis de la police et des affaires étrangères jusqu'à sa mort, en 4830.
Médie, contrée de l'ancienne Asie, entre les monts Zagros et l'Assyrie à l'O., la Perse et la Parétacène au S., le désert de Médie et THyrcanie à l'E., les monts Caspiens et l'Araxe au N. On y rattache quelquefois les Mardes, les Ta-
j pyrés, etc. La capitale était Ecbatane. Descendants de Madaï , fils de Japhet , les Mèdes secouèrent le joug des Assyriens avec Arbacès, 759 avant J.-C. Ils ne se consiituèrent cependant qu'avec Déjocès, 733. Après lui vinrent Phraorte, conquérant de la Perse et de la haute Asie ; Cyaxare Ier, vainqueur de Ninive, 625; Astyage, 595-560; puis Cyaxare II, après lequel Cyrus
h donna aux Perses la supériorité. — Le nord du pavs ou Médie Atropatène, entre le lac Arsissa à l'O. et la Caspienne à l'E., était devenu, dès le temps d'Alexandre, un royaume particulier, qui avait Gazaca ou Prasapa pour capitale.
Médina (ville, en arabe) ou Manama, port d'Arabie, sur la côte N.-E. de l'île Bahrein (golfe Persique) ; pêche de perles.
Medina-Celi, v. de la prov. de Soria (Vieille- Castille), en Espagne, aux sources du Xalon, érigée en duché, 1494, en faveur de Louis II de La Cerda, dont la postérité s'éteignit en 1711.
Medina-de-las-Torres, V. dé la prov. de Badajoz (Estrémadure), en Espagne. Buines romaines; 3.600 hab.
Mediaa-del-Campo, v. de la prov. de Yalladolid (Léon), en Espagne ; 6.000 hab.
Medina-del-Rio-Seco, V. de la prov. de Valladolid (Léon), en Espagne, sur le Sequillo ; 5,000 hab. Victoire de Bessières, 14 juillet 1808.
Médina. sidonia, ville d'Andalousie (Espagne), à 30 kil. S.-E. de Cadix. Buines romaines; 11,000 hab.
Médine, en arabe Medinet-al-Nabi (ville du Prophète), autrefois Yatreb, ville de l'Hedjaz (Arabie), à 432 kil. N.-O. de La Mecque. Elle renferme le tombeau de Mahomet, qui s'y était réfugié après sa fuite de la Mecque, et attire beaucoup de pèlerins musulmans; c'est une ville savante , qui a de nombreuses écoles ; 16,000 hab.
Médine, poste militaire du Sénégal, à 4, 200 kil. E. de Saint-Louis (France).
Medineh (Whoied-), v. commerçante du Sennaar (Afrique); 12 a 15,000 hab.
Médinet-Abou, l'un des villages bâtis sur les ruines de l'ancienne Thèbes (Haute-Egypte).
Medinet-el-Fayoum, ville de la Moyênne- Egypte, sur le canal Joseph, à 84 kil. S.'-O. du Kaïre, est le ch.-l. du Fayoum. Eau de rose; toiles de lin, châles blancs; 12,000 hab.
niediolanum, nom de plusieurs villes d'origine gauloise. Les plus connues sont ; Mediolanum, ch.-l. des Insubres (Gaule Cisalpine), auj. Milan; — chef-lieu des Santones (Aquitaine IIe), auj. Saintes; — chef-lieu des Aulerces Eburovices (Lyonnaise IIIe), auj. Evreux, etc.
Mediomatrici , ancien peuple de la Belgique l>e; son territoire correspondait à une partie des départements de la Moselle, de la Meurthe. etc. Chef-lieu, Divodurum ou Mediomatrici (Metz).
Médiques (Guerres), nom donné à la lutte des Grecs et des Perses, 504-449 av. J.-C, sous les rois Darius Ier, Xerxès et Artaxerxès Longue- Main. Elles furent signalées par les victoires des Grecs à Marathon, 490, à Salamine, 480, à Platée et à Mycale, 479; puis par les succès de Pausahias et de Cimon, qui imposa au roi de Perse le glorieux traité de 449.
Méditerranée (Mer), Méditerranéen ou Internum mare, mer comprise entre l'Europe au N., l'Asie à l'E., et l'Afrique au S.; longue de 3,500 kil. de l'E. à l'O., elle a une superficie de 19,000 myriam. carrés. — Une chaîne de basfonds, correspondant au canal de Malte, la divise en deux bassins.
La Méditerranée occidentale forme les golfes du Lion et de Gênes, le canal des Baléares et la mer Tyrrhénienne; les ports sont Malaga, Carthagène, Barcelone (Espagne); Cette, Marseille, Toulon, Nice (France): Gènes, Livourne, Cività- Vecchia, Naples, Païenne (Italie); Bône, Alger, Oran (Algérie), et Tunis.
La Méditerranée orientale forme les golfes de Gabès et de la Sidre, les mers Ionienne et Adriatique, et l'Archipel. Les ports sont Alexandrie, Smyrne, Salonique, Syra, le Pirée. Corfou et ceux de l'Adriatique.
La Méditerranée communique, avec l'Océan Atlantique, par le détroit de Gibraltar; avec la mer Noire, par les Dardanelles et le canal de Constantinople, et, avec la mer Bouge, par le canal de Suez. Ses eaux sont salées et profondes. La marée s'y fait à peine sentir. Elle reçoit
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