SÉB
Oubliant une satire, d'un style obscur, mais qui t beaucoup de bruit : Monarchia Solipsorum.
Scotusse, v. de l'anc. Thessalie, au S.-E. de Larisse — V. de la Thrace occidentale, près du Strymon.
Scranton, v. de Pennsylvanie (Etats-Unis), au N. de Philadelphie; 46,000 hah.
Scriba, v. des Etats-Unis, à 280 kil. d'Alba^y (Nt-w-York), à l'embouchure de l'Oswégo ; 6,000 hab.
Scribe (Augustin-Eugène), né à Paris, 1791- 4861, abandonna le droit pour Je théâtre. Ses premiers vaudevilles, 1811-1813. eurent peu de succès; mais Une Auit de la garde nationale, 1815. réussit, et dès lors il multiplia ses œuvres faciles et spirituelles. Elles se rattachent d'abord au vaudeville classique, avec allusions timides aux idées et aux événements du jour; en 1820. attaché au Gymnase, il a donné, en société, au moins 130 pièces, d'un genre délicat et modéré, tableaux spirituels, gais et vrais des classes moyennes. 11 travaillait en même temps pour l'Opéra-Comique, qu'il régénéra, en laissant une plus large place à la musique, et en trouvant des sujets intéressnnts par l'intrigue et par le dialogue. Son chef-d'œuvre fut peut-être la Dame blanche, pour Boïeldieu, 1825. Ses opéras n'eurent pas moins de succès; citons : le Comte Ory, la Muette, le Dieu et la Bayadère, Robert le Diable, Gustave III, la Juive, les Huguenots, le Prophète, etc. Les comédies qu'il a données au Théâtre-Français pèchent souvent par le style; mais les données sont heureuses, l'intrigue est intéressante, le dialogue est vif et spirituel. Membre de l'Académie française depuis 1835, Scribe a mis la main à plus de 400 ouvrages dramatiques ; mais il a moins réussi dans les romans.
Scribonianns Largus, médecin romain, du Ier siècle. On a de lui un traité sur la Composition des médicaments.
Scrignac, comm. d u cant du Huelgoat, arr. de Chàteaulin (Finistère) ; 3,086 hab.
Scrivia, riv. d'Italie, vient des Apennins Liguriens, et se jette dans le Pô. Cours de 82 kil.
Scudéry OU Scudéri (GEORGES de), né au
Havre, 1604-4667, suivit d'abord la carrière des armes , se livra tout entier à la littérature, publia une édition des Œuvres de Théophile; et écrivit seize tragi-comédies, en vers, qui eurent du succès. 11 gâta ses meilleures qualités par sa vanité puérile et ses rodomontades ; il provoqua, dans sa Lettres à Villustre Académie, l'examen du Cid II eut quelque temps le gouvernement de Noire-Dame de la Garde ; entra à l'Académie française, 1650 Alors parurent sous son nom ces grands romans, ouvrages de sa sœur, dont il fit les préfaces et peut-être le canevas.
Scudéry (Madeleine de), sœur du précédent, née au Havre, 1607-1701, fut l'un des oracles de l'hôtel de Rambouillet. Elle écrivit ces romans, qui tirent les délices de la société polie, et lui acquirent une immense réputation. En 1671, elle remporta, par son discours de la Gloire, le prix d'éloquence décerné pour la première fois par l'Académie. Ses meilleursouvrages sont peut-être ses Lettres et ses Poésies légères. Elle a écrit : Ibrahim ou Villustre Bassa. 1641, 4 vol. in-8°; Artamène ou le grand Cyrus, ,1649-53, 10 vol. in-8» ; Clélie, Histoire romaine, 1656, 10 vol. in-8» (on y trouve la fameuse description et la carie de Tendre); Almahide ou V Esclave reine, 1660, 8 vol. in-8°; etc.; Conversations sur divers sujets; etc.
iscuiienna, riv. d'Italie, auj. le Panaro.
Scutari, anc. Scodra, sur le lac du même nom, v. de l'Albanie (Turquie), à 750 kil. O. de Gonstantinople ; 30,000 hab.
Scutari, anc. Chrysopolis, v. de la Turquie d'Asie, en face de Constantinople et sur le Bosphore ; 35,000 hab. Belles résidences apparte- \
nant aux principaux personnages de l'empire.
Scyiacium, auj. Squillace, v. de l'anc. Bruttium. Patrie de Cassiodore.
Scylax. On a, sous le nom de Scylax, un Périple des côtes de la Méditerranée, de la Propontide. du Pont-Euxin, et des côtes Libyques jusqu'à l'île de Cerné.
Sey-lizès (Jean), surnommé Curopalate, du xi e siècle, a écrit une Histoire de V empire grec, de 811 a 1081.
Scylia, nymphe de Sicile, métamorphosée par Circé en monstre horrible, se jeta dans là mer, sur la côte du détroit de Messine, là où était l'écueil de Scylla, en face de Gharybde.
Scymnus, de Chio, géographe du i" siècle av. J.-G., avait composé une description de la terre en prose. On lui a attribué une Périégèse en vers iambiques des côtes septentrionales de la Méditerranée.
Scyron ou Sciron, fils d'Eaque, brigand qui dépouillait les voyageurs. Il fut tué par Thésée.
Scyros, auj. Skyro, île de l'Archipel, auN.-E. de l'Eubée. Elle appartint aux Athéniens depuis 449, s'affranchit pendant la guerre du Péloponnèse, tomba sous la domination des Macédoniens, puis des Romains. Elle fait partie du nome d'Eubée, dans ie roy. de Grèce.
Scythes, nom ancien des populations disséminées dans les pays appelés aujourd'hui Russie, Turkestan et Sibérie occidentale. Campés d'abord sur les rives de l'Iaxarte, ils soumirent peu à peu les tubus voisines. Au vue siècle avant notre ère, ils vainquirent les Cimmériens, puis se jetèrent sur la Médie, 625. Les Scy tues dominèrent l'Asie antérieure pendant vingthuit ans, leurs ravages furent horribles Les Medes s'en délivrèrent par la trahison , beaucoup furent massacrés, les uns regagnèrent le Caucase, les autres furent réduits en esclavage. Hérodote, faisant le dénombrement de leurs tribus, nomme les Callipides, les Alazons, les Scythes laboureurs, les Scythes agriculteurs, les* Scythes nomades, les Scythes déserteurs, et les Scythes royaux ou Scolotes, qui habitaient autour du Palus-Méotide, et dominaient tous les autres. Le roi des Perses, Darius, les attaqua, 513 ; il passa le Bosphore, franchit le Danube, et s'avança dans les vastes plaines de la Scythie. Les Scythes l'épuisèrenl, en reculant dans l'intérieur des terres, et Darius perdit presque toute son armée. Ils résistèrent ensuite à Alexandre; ils furent battus par Milhridate. Leur puissance disparut alors, et au lieu de Scythes les géographes ne parlent plus que de Gètes, de Sarmates et de Roxolans.
Scythie (Petite-), nom donné par les anciens à deux contrées différentes. L'une correspond à la Crimée et au Kouban actuels; l'autre à la Dobroutcha, entre le bas Danube et la mer Noire. Cette dernière forma dans l'empire d'Orient une province de Scythie.
Scythopoiis, jadis Bethsan, v. de Palestine, au S.-E. delà Galilée, resta florissante jusqu'aux croisades.
Sdiii, nom moderne de Délos.
Seaford, bourg d'Angleterre, à 20 kil. S.-E. de Brighton, sur la Manche, un de Cinq Ports.
Seba (Albeut), né a Eelzel (Frise), 1665-1736, forma une belle collection d'histoire naturelle, fit décrire et graver son cabinet, sous le titre de : Locupletissimi rerum naturalium thesauri , accurata descriptio, 4 vol. in-fol., avec 450 plan- ' ches, ouvrage réimprimé par les soins d'une commission de savants français.
Sébaste, auj. Sivas, v. de l'anc. Cappadoce, près du fleuve Halys.
Sébastiani (FRANÇOIS - HORACE - BASTIEN
comte), né à la Porta d'Ampugnano, vidage près de Bastia, 1772-1851, fut sous- lieutenant dès 1789, devint chef de bataillon après Arcole, chef de