‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 518 sur 657 · SED · texte numérisé non relu

SED

brigade après Vérone. Il seconda Bonaparte au 18 brumaire, fut chargé en 1802 d'une importante mission en Orient, et fut nommé gênerai de brigade a son relour, 1803. Après Ausierlitz, il devint général de division, 1803. Ambassadeur à Constantinople, il déploya beaucoup d'habileté et de décision el dirigea la défense du Bosphore contre les Anglais avec une admirable fermeté. 11 servit en Espagne, 1808-1810, ht les campagnes de Russie, de Saxe, de France. Dé-

Ïiuté de la Corse en 1819, il fut l'un des chefs de a gauche. Après la révolution de 1830, il fut ministre de la marine, puis des affaires étrangères; ambassadeur à Naples, à Londres, 1835- -1840. Nommé maréchal peu de temps après, il reprit sa place à la Chambre jusqu'en 1848.

§ebastieh ou Sabouste, v. de Palestine (Turquie d'Asie), sur l'emplacement de Samarie.

Sébastien (Saint), né à Narbonne vers 250, fut tué dans le cirque à coups de bâton, en 288. Fête, le 20 janvier.

Sébastien, empereur en Gaule, avec son frère Jovin, 412, fut mis à mort par Ataulf, en 413.

Sébastien, roi de Portugal, né à Lisbonne, 4554- 1518, succéda à son grand-père Jean 111, en 1557, sous la régence de sa grand'mère Catherine, puis de son grand-oncle, le cardinal Henri. Allié de Muley-Abdel-Melek, roi de Maroc, contre son neveu, Muley-Mohammed, il fut tué près d'Alcazar-Quivir, 1578. Une foule de faux Sébastien réclamèrent le royaume de Portugal.

Sébastien del Piombo. V. LUCIANO.

Sébastien (Saint-), V. d'Espagne, Capit. du

Guipuzcoa, a 6U kil. N.-O. de Pampelune et à 80 kil. S. de Bayonne. Ville forte bâtie sur une petite île très près du continent ; port de commerce; 21,000 hab.

Sébastien (Saint-), v. des Canaries, Cli.-l. de l'île de Gomera, sur la côte E. ; 2,500 hab.

Sébastien (Saint.), v. du Mexique, port sur le Pacifique, à 160 kil. N.-E. de Mazatlan ; 5.000 h. — Ville du Venezuela, à 125 kil. S. de Caracas; 6,000 hab. — lie du Brésil, sur la côte de la prov. de San-Paulo ; 4,00J hab.

Sébastien (Saint-), comm. du cant. et de l'air, de Nantes (Loire-Inférieure); 2,315 hab.

Sébastien (Saint-), anc. nom de Rio-de- Janeiro.

sébastopol, v. de Russie, au S -O. de la Crimée, sur la mer Noire, située des deux côtés d'un golfe qui traverse la viile, forme le port et s'enfonce assez loin dans les terres. Au S. du golfe se trouve la ville avec les arsenaux et les chantiers de la marine; au N., étaient plusieurs forts, des magasins et des chantiers, les deux rives étaient jointes par un pont de bateaux ; J50.900 hab. en 1854. Fondée, en 1786, par Catherine II, qui lui donna le nom de ville impériale (Sebastopolis), elle était destinée â dominer la mer Noire et a menacer Constantinople. La ville, défendue par l'ingénieur Totleben, a soutenu un long siège contre l'armée anglo-française, 1854-55.

Sebdou, ville de l'arr. de Tlemcen, prov. d'Oran (Algérie), sur la Tafna. Poste militaire et marché important.

Sebenico ou sibenik, port de l'Adriatique, à 65 kil. de S.-E. de Zara, en Dalmatie (Empire d'Autriche), 7,000 hab. Vins, armements pour la pêche du corail.

Sebennytus, v. de l'Egypte anc, au sommet du Delta, donnait son nom a l'une des branches du Nil. [tein ; 4,000 hab.j

Scbnitz, v. du roy. de Saxe, près de Hohns-J

Séboïm, v. de la terre de Chanaan, détruite par le feu du ciel.

Séboncourt, comm. du cant. de Bohain, arrond. et à 20 kil. N.-E. de Saint-Quentin (Aisne) ; 2,454 hab,

Sebonde (Raymond de), né à Barcelone,

mort vers 1432, professa la médecine à Toulouse. Il a composé une Tkeologia naturalis, où il expose la doctrine de saint Thomas; Montaigne l'a traduite, el a fait son apologie dans un long chapitre de ses Essais.

Sebou, fleuve du Maroc, reçoit l'Ouad-Fez et finit dans l'Atlantique, après un cours de 240 kil. [le Nil.-]

Seboua, v. de Nubie, au S. d Assouan, sur]

Seca (La), v. d'Espagne, à 12 kil. N. de Médina - del - Camno, dans la Vieille - Castille ; 4,400 hab.

Seccbi (Ciovanni-Battista), dit le Caravaggino, peintre, né à Caravaggio, vivait au comnienc. du xvne siècle.

Seccbia, riv. d'Italie, se jette dans le Pô, à l'O. de Rovère. Cours de 150 kil.

Secitendorf (Gui-Louis de), né en Bavière, 1626-1692, a laissé des ouvrages estimés : Christenstadt; Commentarius historiens et apologeticus de Lutheranismo ; Jus publicum romano-germanicum, 1687, in-8°, etc.

Seckendorf (FRÉDÉRIC - HENRI, comte DE),

neveu du précédent, ne à Kœnigsberg en Franconie, 1673-1763, servit en Hollande, dans les troupes allemandes, en Pologne, etc. Ambassa- deur à Berlin, 1726, il sauva la vie du jeune Frédéric; mais, nommé feld-maréchal, il échoua dans la guerre contre les Turks, en 1737, fut retenu trois ans en prison; se mit au service de l'électeur de Bavière, conclut le traité de Fiissen, en 1745, et vécut désormais dans la retraite.

Séclin, ch.-l. de cant., arr. et à 10 kil. S. de Lille (Nord). Sucre de betteraves, broderies; 5,379 hab.

Second (JEAN Everaerts, dit JEAN), lié à La Haye, 1511-1536, fut emmené par Charles-Quint dans son expédition de Tunis. On lui doit de gracieuses poésies latines : les Baisers (Basia) ; trois livres ^Elégies, des Epigrammes, des Odes, des Epîtres.

Secondât (Jean-Baptiste, baron de), agronome, né a Martillac (Gironde), 1715-1796, fils de Montesquieu, conseiller au parlement de Bordeaux, consacra aux lettres tous ses loisirs.

Secondigny, ch.-l. de cant., arrond. et à 18 kil. S.-O. de Parthenay (Deux-Sèvres) ; 2,355 hab.

Secounderabad OU Iskanderabad , un

peu au N.-E. d'flaiderabad, canionnement militaire des Anglais dans l'Etat de Nizam (Hindoustan).

Secousse (Denis-François), né à Paris, 1691- 1754, élève deRollin, avocat, fut de l'Académie des Inscriptions en 1722. Il continua le recueil des Ordonnances des rois de France; on a de lui : Mémoires de Condé; Table chronologique des diplômes ; Mémoires pour servir à l'histoire de Charles II, roi de Navarre.

Secrétaires d'Etat, nom des ministres dans î'anc. monarchie française; on les appelait d'abord clercs du secret.

séculaires (Jeux). On les institua à Rome, l'an 455 av. J.-C. ; ils étaient consacrés à Jupiter, Junon, Lalone, Diane, Pluton, Proserpine, les Parques. Ils revenaient tous les 110 ans de l'année ordinaire et duraient trois jours et trois nuits. On les célébra en 455. 345, 235 et 125 av. J.-C. sous la république ; sous les empereurs l'an îô av. J.-C. Auguste commanda à Horace le chant séculaire ; en 47, sous Claude; en 88, sous Domitien ; en 204, sous Septnne-Sévère, entin, en 247, sous Philippe.

Sedaine (Michel-Jean), né à Paris, 1719-1797, d'abord tailleur de pierre, fut protégé par l'architecte Buron. Quelques pièces de vers, comme lEpltre à mon habit, le firent connaître. IJ aborda le théâtre, en 1756, par le Diable à quatre,

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opéra-comique en 3 actes, musique de Philidor; dès lors, il eut de nombreux succès. Il donna, a l'Opéra .' Aline, reine de Golconde, Amphitryon et Guillaume Tell. Il n'a écrit que deux pièces pour la Comédie-Française : le Philosophe sans le savoir, 1765, et la Gageure imprévue, 1768. Secrétaire de l'Académie d'architecture, il entra à l'Académie française en 1786.

Sedan, ch.-l. d'arr des Ardennes, à 23 kil. E. de Mezieres, sur la rive droite de la Meuse ; 19,556 hab. Place forte et ville industrielle; filatures de laine ; casimirs et surtout draps noirs. Patrie de Turenne. A 6 kil. se trouve le bois de la Marfée, où le comte de Soissons livra bataille aux troupes royales, 6 juillet 1641. Désastre de septembre 1870.

sédécias, dernier roi de Juda, 597 av. J.-G. 11 méprisa les conseils de Jérémie, se révolta contre Nabuchodonosor, fut pris, eut les yeux crevés et fut mené captif à Babylone, 587 av. J.-C.

Sedenno (Juan de), littérateur espagnol, du xvie siècle, est cité comme étant l'auteur d'une tragi-comedia de Calixto y Melibea, en vers, imprimée à Salamanque en 1540, transformation poétique de l'ouvrage célèbre connu sous le nom de la Comedia Celestina.

Séderon, ch.-l. de cant., arrond. et à 64 kil. S.-E. de Nyons (Diôme) ; 670 hab.

Sedgcmoor, plaine d'Angleterre, près de Bridgewater ; défaite du duc^de Monmouth par les troupes de Jacques II, 1685.

Sedeyr, pays iiu N. du INedjed (Arabie), dépendant des Wahabites.

Sedhiou, comptoir français du Sénégal.

Sédiman, village de la Haute-Egypte, où Desaix défit Mourad-bey, 1799.

Sedjeimesse, v. du Maroc, sur le Zig, à 60 kil. E. de Tafilet.

Sedjîstàn ou Seistàn, partie S.-O. de l'Afghanistan, forme un Etat particulier. Capit. Djélalabad.

Sediitz, v. de l'empire d'Autriche, à 30 kil. S.-O. de Tœplitz, en Bohême; 1,500 hab. Eaux minérales purgatives.

Sedulius (Caïds Coeuus), poète latin du ve siècle. Le plus célèbre de ses écrits, réunis vers 496, est un poème, en 5 livres : Carmen Paschale, id est de Christi miraculis.

Seduni, peuple gaulois, qui habitait la vallée supérieure du Rhône, auj. le Valais; la capit. était Sedunum, auj. Sion.

sée, riv. de Fiance, passe à Avranches, se jette dans laSélune, prés de la baie de Cancale. Cours de 54 kil.

Seeiand,île de la Baltique, la plus grande de l'archipel danois, séparée a l'E. de la Suède par le Sund, a l'O. de l'île de Fionie par le grand Belt; 6,880 kil. carrés de superficie; 375,000 hab. Ch.-l , Copenhague; v. prine. : Helsingor, Boeskilde, Leire, Rorsoër, Soroë, etc. Sol plat, couvert de magnifiques forêts de hêtres, de beaux lacs et de riches campagnes.

Seesen, v. du duché de Brunswick, à 25 kil. O. de Goslar; 3,000 hab.

Séez, Sagium, ch.-l. de canton de l'arrond. et à 25 kil. N. d'Alençon, sur l'Orne (Orne); 4,687 h. Evèché suffragant de Rouen. Toiles, calicots, gants de peau.

Segeberg, v. de Prusse, sur la Trave, à 70 kil. S. de Kiel, dans le Holstein; 4,000 hab.

§egeste ou Egeste, anc, ville de Sicile, sur la côte N.-O. Agalhocle la ruina, 317; les Romains la traitèrent doucement parce qu'elle passait pour avoir été construite par le Troyen Egeste. Auj. A'camo.

Seghers (Daniel), dit le jésuite d'Anvers, né à Anvers, 1590-1661, élevé de Breughei de Velours, a pei«nt avec talent des tableaux de fleurs, des guirlandes.

Se-hcrs OU Zeegers (GÉRARD), né à Alivei S,

1589 ou 1591-1631, atraité surtout de» sujets religieux ; maison lui doit encore des scènes de joueurs, de buveurs dans des intérieurs sombres.

Segni, anc. Signia, v. à 25 kil. O. de Frosinone (Italie), 3,600 hab.

Sego, v du Soudan, capit. du pavs de Bambarra, sur le Niger ; grande ville de commerce ; 35.000 hab.

Segobriga, v. de l'anc. Espagne, chez, les Edétans, dans la Tarraconaise. Auj Segorbe.

Segobriges, peuple gallo -ligurien, qui occupait le littoral du golfe de Marseille.

Segodunum, nom latin de Rodez.

Segontia, v. de l'anc. Espagne, chez les Arévaques. Auj. Signenza.

Segontium, nom latin de Caernarvon.

§egonzac, ch.-l. de cant., arrond. et à 12 kil. S.-E. de Cognac (Charente); 2,570 hab.

séo or, v de Palestine, près de la mer Morte. Auj Ghor-Zafiéh.

Segora, nom latin de Bressuire.

Segorbe, anc. Segobriga, v. d'Espagne, dans la province et à 40 kil. O. de Castellon de la Plana, 4.000 hab. Evêché , carrières de marbre.

Ségovie, anc. Segubia, v. d'Espagne, ch.-l. de la prov. du même nom, dans la Vieille-Castille, sur l'Ercsma, à 80 kil N -O. de Madrid; 12,000 hab. On y remarque l'Alcazar, un aqueduc de 161 arches, etc — La province de Ségovie a 7,027 kil. carr. et 150,000 hab.

Segrais(JEAN Regnanld de), né à Caen, 1624- 1701, se fit connaître par une tragédie, la Mort d'Hippolyte, secrétaire des commandements de Mlle de Montpensier, 1647, il fut reçu à l'Académie française en 1662. 11 aida Mme de La Fayette, a composer Zaïde et la Princesse de Clèves. [\ se retira à Caen en 1676. Ses principaux ouvrages sont : Athis, poème pastoral ; Bérénice, roman ; Histoire romanesque de don Juan d'Autriche \ Y Enéide de Virgile, en vers français, les Géorgiques. Ses Eglugues obtinrent un grand succès.

Sègre, anc. Sicoris, riv. d'Espag'ne, vient du territoire français, coule à travers la Catalogne par Puycerda, Urgel et Lérida, et se jette dans l'Ebre "au-dessous de Mequinenza. Cours de 235 kil.

Segré, ch.-l. d'arrond. du dép. de Maine-et- Loire, a 36 kil. N.-O. d'Angers, sur la Verzée ; 3,160 hab.

séguier (Pierre), né à Paris. 1504-1580, avocat général au Parlement, 1550, s opposa a l'introduction de l'inquisition en Fiance, 1555 On a de lui ; de Cognitione Dei et sut.

séguier (Antoine), fils du précédent, né à Paris, 1552-1624, premier avocat général, 1587, défendit les libertés de l'Eglise gallicane; fut président à mortier, ambassadeur a Venise, 1597.

Séguier (Pierre), neveu du précédent, né à Paris, 1588-1672, conseiller au Parlement, intendant de Guyenne, président à mortier, fut garde des sceaux, 1633, chancelier, 1635. II réprima sévèrement îa révolte des Nu-pieds en Normandie, 1639-1640. Il resta fidèle à Mazarin; fut cependant forcé de céder les sceaux d'abord à Chàteauneuf, 1650, puis à Mole, 1651-1656 II les reprit alors jusqu'à sa mort. Il présida la commission chargée de juger Fuuquet, 1661-1664. On doit le louer pour la Dart glorieuse qu'il prit aux ordonnances de 166"lJ et 1670, il fut l'un des fondateurs de l'Académie française, de l'Académie des Inscriptions, 1663, et de l'Académie de neiniure, 1664. Il construisit la moitié de Saint- Êustaehe. M. Floquet a publié le Diaire ou Journal du chancelier Séguier en Normandie, 1639-40.

séguier (Antoine-Louis), de la f.. mille des précédents, né a Paris, 1726-1792, avocat général au grand conseil, 1751, puis au Parlement, 17o5, entra a l'Académie française en 1757. Il poursuivit l'Encyclopédie et les jésuites, les çhilosophes et les prétentions ultramontaines. 11 s as-

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