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nier en chef du Jardin des plantes, eu 1764, fut de l'Académie des Sciences, 1786, fut professeur administrateur du Muséum d'histoire naturelle, 1793. On lui doit : Essai sur l'exposition et la division méthodique de V économie rurale; Monographie des greffes; Cours de culture et de naturalisation des végétaux; etc.

Thouiier, abbé d'Olivet. V. Olivet.

Thouionides, dynastie turque, qui régna en Egypte, de 869 à 905.

iiioune, v. du canton de Berne, en Suisse. V. Tu un.

Thouret (JACQUES - GUILLAUME), né à Ponl-

l'Evêque, 1746-1794, avocat, fut nommé aux Etats généraux. 11 joua un rôle considérable, et fut nommé quatre fois président de l'assemblée. Adversaire du clergé, il fit adopter sa motion relative a la vente des biens ecclésiastiques. Il lit décréter la division de la France en départements, et eut la plus grande influence sur la nouvelle organisation judiciaire. Sous la Terreur, il fut exécuté le 22 avril 1794. Il a écrit : Abrégé des révolutions de l'ancien gouvernement français, extrait de Dubos et de Mably ; Tableaux chronologiques de l'histoire ancienne et moderne

Thour«t (iMichel- Augustin), frère du précédent, né a Ponl-l'Evêque. 1749-1810, de la Société royale de médecine en 1776, directeur de l'Ecole de santé, 1774. administrateur des hospices el du mont-de-piété, 1801, membre du tribunal, 1802, du corps législatif, enfin conseiller de l'Université, 1809, et doyen de la Faculté de médecine. On lui doit plusieurs mémoires estimés.

Thourout, v. de la Belgique, a 18 kii. S.-O. de Bruges (Flandre occidentale); 9,000 hab. Fab de chapeaux.

Thous, anc. capitale du Khoraçan, sur le Thous, tributaire de la Caspienne.

Thouvenei ( Pierre ) né à Sauville, près Neufchàteau (Lorraine), 1745-1815. docteur de la Faculté de Montpellier, fonda l'établissement de bains de Contrexéville, fut inspecteur des eaux minérales de France, etc. Il a écrit . mémoire physique et médicinal, montrant des rapports évidents entre les phénomènes de la baguette divinatoire, du magnétisme, etc.; Traité sur le climat de l'Italie; Mélanges d'histoire naturelle, de physique et de chimie.

Thrace, région de l'anc. Europe au N. de la Grèce et de la mer Egée. Vers le temps de Périclès, les bornes de la Thrace étaient : au N. le Danube, a l'E. le Pont-Euxin et le Bosphore de Thrace. au S. la Propontide, l'Hellespont et la mer Egée, à l'O. le Strymon. Après la conquête romaine, la région N. de la Thrace, entre le Danube et l'Hémus, reçut le nom particulier de Mésie. — La Thrace paraît avoir envoyé à la Grèce ses premiers habitants et sa civilisation : Linus, Orphée Musée étaient des Thraces Des barbares occupèrent ensuite le pays. Les principales tribus étaient : au N. les Getes, les Triballes et les M y siens; au S. les Odryses, les Bistoniens,les Edoriites, les Odomanles et les Mésiens. Des colonies grecques s'établirent sur les côtes dès le vue s av. J.-G. Les principales étaient : Tomes, Mesembria. Salmydesse, sur le Pont- Euxin; Byzance, Périnthe,"lléraclée, sur la Propontide; Eléonle, Cardie, Enos , Abdere et Amphipolis, sur la mer E^ée. La Thrace septentrionale, entre Hémus et Danube, fut réduite en province romaine sous Auguste. La Thrace méridionale, entre Hémus et mer Egée, fut incorporée sous Tibère. Sous Constantin, elle forma un diocèse qui comprenait 6 provinces: Scythie, Mésie IIe, Europe, Hhodope, Hémimont, Thrace propre. Auj. la Thrace du N. s'appelle Bulgarie; celle du S., Roumélie : ce sont deux provinces de l'empire ottoman.

Thrace (Bosphore de). Y. Bosphore.

Thrace (Chersonèse de) . V. Chersonese,

Thrasea (Pjïtus), sénateur romain, mort en 66, était de Padoue. Il fut élevé dans les principes des stoïciens, protesta par son silence contre la tyrannie do Néron, et encourut la haine de l'empereur. Soranus et lui, accusés par Capito et Eprius Marcellus, furent condamnés à mort , Thrasea se rit ouvrir les veines, 66.

Thrasybuie, ne au dème de SU ri a, (Attique), souleva l'armée de Sainos contre le gouvernement oliearehique des Quatre-Cents, et fit rappeler Alcibiade. Il prit part à la victoire de Cyzique, 41U av. J.-C; assista au combat des îles Arginuses, 406, et fut force de fuir devant la tyrannie des Trente, 404. Mais il rentra par force dans Athènes, fit rendre une loi d'amnistie et rétablit l'ancienne coustilution. Mis à la tête d'une flotte en 389, il parcourut les côtes de l'Ionie et de la Thrace; les habitants d'Aspende en Cilicie le tuèrent dans sa tente.

Thronium, anc. capitale de la Locride Epicnémidienne (Grèce),

Thsiouen.tcheou, v. de Chine, dans le Fokien ou le Fukian, très-bon port.

Thucydide , né au dème d'Halimous (Attique), vers 471 av. J.-C, mort en 402, était fils d'Oloros, allié a la fois a la famille de Miltiade et à celle des Oloros, rois de Thrace. Malgré ses efforts, il ne put sauver Amphipolis; il fut condamné à l'exil, 424. Pendant vingt ans, il put rassembler les matériaux de son Histoire de la guerre du Péloponnèse. Il périt assassiné, sans l'avoir achevée, probablement au moment où il allait rentrer dans Athènes. Elle s'arrête à la victoire de Thrasybuie près de Sestos, au milieu de l'été de 411. Les anciens l'appelaient l'historien par excellence; les modernes ont confirmé ce jugement. Guidé par une raison supérieure, exact, sévère avant tout, il est admirable par sa méthode critique, d'une haute impartialité, cherchant à instruire plus qu'à amuser, toujours digne de l'étude des hommes d'Elat. Son style est remarquable par la vigueur et l'extrême concision de l'expression. C'est dans ses discours, écrits surtout a l'adresse des hommes politiques, que les réflexions et maximes abondent. Comme ia plupart des grands hommes de la Grèce, Thucydide est peu favorable a la forme démocratique, et cependant on ne le voit pas partisan passionné de l'oligarchie.

Thueyts, eh.-l. de cant. de l'arr. et à 26 kil. N.-O. de Largentière (Ardeche), sur l'Ardèche ; 2,653 hab. Eaux minérales.

Thugut (François-Marie, baron de), né à Lintz, 1734-1818, lils d'un pauvre batelier, fut attaché à l'ambassade de Constantinople, 1754. Chargé d'affaires auprès de la Porte, 1769, ministre plénipotentiaire, 1771, il fut dès lors l'un des premiers diplomates de l'Europe. Il fut toujours l'un des ennemis les plus acharnés de la Bévolution française, même quand il fut sorti du ministère, après les préliminaires de Léoben, 1797. On lui a reproché son absence de moralité, el son égoïsme effronté.

Thuiiiier (Dom Vincent), bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, né à Coucy, près de Laon, 16S5-I736. On a de lui une traduction de l'olybe, une traduction latine des Livres d'Origène contre Celse, etc.

Thuin, v. de Belgique, à 18 kil. S.-O. de Charleroi (Hainaut), sur la Sambre : 9,000 hab. Draps grossiers.

Thuir, eh -1. de cant. de l'arr. et à 14 kil. S.-O. de Perpignan (Pyrénées- Orientales) ; 2,667 hab.

Thuiston, dieu des anciens Germains et des Celtes, fils de la Terre. Les Romains l'ont assimilé a Pluton.

Thutden (Théodore van), peintre flamand, né à Bois-le-Duc, 1607-1676, s'attacha à Anvers à la brillante école de Kubens, n a composé

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