‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 594 sur 657 · VEL · texte numérisé non relu

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Su'il a multiplié ses œuvres littéraires. Il eut e son vivant une immense renommée; d'une fécondité prodigieuse, il composa de longs poèmes, sur Isidore le laboureur ; la Beauté d'Angélique; la Dragontea; le Pèlerin dans sa patrie, i-ornan en prose : la Jérusalem conquise, en 20 livres, poème dans lequel il célèbre la croisade de Richard Cœur de lion; les Bergers de Bethléem, pastorale en prose et en vers, la Gatomachie. ou Bataille des chats, badinage brillant en 2,500 vers ; les Triomphes divins, poème en 5 chants, la Couronne tragique, le Laurier d'Apollon, la Dorotea, long roman dialogué où il a probablement raconté sa jeunesse aventureuse, etc. Mais il est surtout célèbre par son théâtre; on lui a attribué 1,800 pièces et 400 autos; il écrivit cinq drames en quinze jours, plus de 500 pièces ont été imprimées, elles sont généralement en vers. On les a classées en plusieurs catégories : 1» les Comédies de cape et d'épée; 2» les drames historiques ; 3° tes comédies familières, où les personnages sont de la classe commune, 4° les Autos, pièces sacrées, comedias de santos, qui rappellent lesmysièresdu moyen âge, et petites pièces appelées Beprésentafions du Saint -Sacrement (Autos sacr amentales). D'une imagination inépuisable, mais peu réglée, il n'a pour but que d'amuser ou d'émouvoir les spectateurs. 11 a beaucoup de finesse dans les détails, beaucoup de vivacité et de naturel dans le dialogue, de charme et de facilité dans la versification.

Ve°ra-de-Sant»-Iîri~ada, bourg de la

Grande-Canarie , dans l'archipel des Canaries. Evêché; 3.400 hab.

végèce (Vegetius Flavids Renatus) vivait au ive s. l! a dédié à Valenlinien U son ouvrage, Rei militaris instituta ou Epitome rei militaris, en 5 livres qui traitent . 1« des levées, des exercices des jeunes soldats, des armes, de la fortification des camps; 2<> de l'organisation de l'ancienne légion; 3° des opérations d'une armée en campagne, 4<> de l'attaque et de la défense des places fortes, 5° de la tactique navale.

végèce (Publics) est l'auteur d'un Traité de fart vétérinaire, en 4 livres

\egesack, v. du territoire de Brème (Allem du Nord), sur le Weser , 4,000 hab

\egiia, île de l'Adriatique , à l'entrée du golfe de Fui me, 30 kil de long., sur 23 de large, 22,000 hab. Ch.-l., Veglia.

Vehme (Sainte-), ou Cours vehmiques (du vieil allemand fehmen. condamner), tribunaux secrets, établis probablement dès l'époque de Charlemagne en Westphalie, surtout à Dortmund. pour maintenir la paix publique et la religion. Les membres du tribunal, ou Francs- Juges, s'enveloppaient d'un profond mystère. Lorsque le coupable avait été condamné, il était frappé par une main inconnue, généralement celle d'un juge; le cadavre était suspendu à un arbre près de la voie publique; on fichait dans l'arbre un couteau d'une forme particulière, on laissait le poignard dans la plaie. Ces tribunaux furent surtout redoutables au xne siècle, et se développèrent dans une grande partie de l'Allemagne aux xj\re et xve siècles. Maximilien l" travailla surtout à substituer une justice régulière à ces tribunaux extraordinaires.

Véies, Veii, v. de l'Etrurie du S., à 20 kil. N.-O de Rome. Véies, après de longues luttes contre Rome, soutint un siège de 10 ans, 405- 395. et fut prise par Camille. Elle est auj. détruite

Veillane. V. AviGLIANA.

\ejer.de.la.Frontera, bourg d'Espagne,

dans la prov de Cadix. Tissus de laine; commerce actif; 9.000 hab.

Vejovis, dieu des Romains, appartenant au vieux culte italique. C'était probablement Ju-

piter dans sa jeunesse, ou le dieu du soleil, des expiations, de la guérison.

Veiasquez (Diego), né vers 1460 à Cuellar (Vieille-Castille) , mort en 1523, accompagna Christophe Colomb à son second vovage. fut chargé par l'amiral Diego Colomb de faire la conquête de Cuba. 1511 ; envoya Grijalva faire la conquête du Yucalan, 1517-18, et aida Fernand Corlez dans son expédition dirigée contre le Mexique. 11 essaya plus tard, mais vainement, de lui disputer sa conquête.

Veiasquez de Silva (DlEGO RODRIGUEZ), né

à Séville, 1599-1660. étudia principalement la nature. Il peignit le portrait d'Olivarès avec tant de succès que Phiiippe IV le nomma son premier peintre, 1623, et Je combla de faveurs. Il a composé des tableaux remarquables, mais a surtout réussi dans les portraits. Ses toiles sont belles par l'harmonie; elles sont peintes avec une franchise surprenante ; le eoloris est riche, les poses sont naturelles, les draperies ont de l'élégance.

Veiasquez de Velasco (LOUIS-JOSEPH), né

à Malaga, 1722-1772, correspondant de l'Académie des Inscriptions de France, fut chargé de recueillir les anciens monuments de l'histoire. d'Espagne. On a de lui ■ Essai sur les alphabets inconnus qu'on trouve en Espagne; Origines de la poésie castillane, Conjectures sur les médailles des rois goths et snèves d'Espagne; Annales de la nation espagnole depuis les temps les plus reculés jasqiCà Ventrée des Romains.

Velay, jadis pays des Vellavi, pays de l'anc. France au S. du Forez et au JN. du Gévaudan, dans ie Languedoc Ch.-l., le Puy, Y^singeaux et le Monestier. C'est une partie du départ, de la Haute-Loire.

Velay (Monts du) et du Forez, rameau des Cévennes. qui part des sources de la Loire, sépare ce fleuve de l'Allier, sur une longueur de 200 kil.: son point culminant, le mont Saint- Pierre-sur-Haute, a 1,634 met. de hauteur.

Velde (Isaïe Van den), né à Leyde, vers 1597, mort après 1652, peignit, l'un des premiers, des paysages, des scènes rustiques, de petite dimension."

v«ide (Guillaume Van den), dit le Vieux, probablement frère du précédent, né à Leyde, 1610-1693, d'abord marin, apprit a reproduire ce qu'il voyait dans des dessins à la plume fort remarquables.

Veide (Guillaume Van den), dit le Jeune, fils aîné du précédent, né à Amsterdam, 1633- 1707, assistait aux combats de Ruyler et d'Opdam contre les Anglais, pour mieux prendre des esquisses. Il a peint la mer sous tous Jes aspects, mais a principalement réussi à représenter la transparence de l'atmosphère, les nuages vaporpux, les doux effeLs de soleil.

Velde (Adrien Van den', frère du précédent, né à Amsterdam, 1639-1672. gravait à l'eauforle à 14 ans. et, à 16, peignait le tableau des Deux vaches. Il a semé de charmantes figurines dans les œuvres de ses amis, Hobbema, Ruysdael, Hackaert. Ses tableaux représentent surtout des animaux ou des pavsages.

Veideeke (Henri de), minnesinger allemand de la fin du xn* s., d'une famille noble de Westphalie, a été l'un des poètes illustres de son temps. On a de lui : Y Enéide, imitée du Roman de l Eris de Chrestien de Troyes ; Ernest de Bavière, et la Légende de saint Gervais, évéque de Maèstricht.

Veidenz, château à 5 kil. S.-O. de Bcrncastel (Prusse Rhénane), près de la Moselle.

Veieia, anc v. de la Gaule cisalpine, près de Plaisance. On y a retrouvé la Table Trajane, de 1760 a 1764.

Velez-Blanco, t. d'Espagne, dans la prov. de Grenade ; 5,800 hab.

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