‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 2)Chapitre 119 sur 274 · TOME XIV · texte numérisé non relu

TOME XIV

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excellent travail sur cette famille, a fait le type de sa nouvelle tribu des Ptéléacées , et qu'Adrien de Jussieu a plus récemment rapporté aux Zanthoxylées, dans la famille des Rutacées. Voici quels en sont les caractères : les fleuis sont unisexuées ; leur calice est court et à qu.itt e ou cinq divisions profondes ; la corolle se compose de quatre à cinq pétales plus longs que le calice et étalés ; dans les fleurs mâles , on trouve quatre à cinq é ta mines plus longuesquelcs pétales, ayant leurs filamens velus et renflés à leur partie inférieure et insérés autour d'un disque qui porte les 1 ucliînens du pistil avorté. Dans les fleurs femelles les étamines sont très-courtes et stériles; l'ovaire est porté sur un disque hypogyne ; il est convexe et comprimé, à deux loges, contenant chacune deux ovules superposés à leur angle interne; le style est court , terminé par un stigmate bilobé. Le finit est comprimé, mince, foi niant une samare indéhiscente, plus 1 enflée dans sa partie moyenne, et à deux loges nionospermes. Les graines contiennent un embryon droit. Ce genre se compose de trois espèces, mais dont deux paraissent douteuses et ne lui appartiennent probablement pas.

L'espèce type est le Ptclea trifoliata,ou ['Orme à trois feuilles. C'est un grand Arbrisseau originaire de l'Amérique septentrionale * mais qu'on cultive en pleine terre dans tous nos jardins. Ses feuilles sont alternes , péliolées , composées de trois folioles.

Les fleurs sont verdâtres et disposées en un corymbe terminal et nxillairé.

Ses fruits ont une saveur très-amère, et quelques auteurs ont proposé de les substituer au Houblon dans ia fabrication de la bière. (a. h.)

* PTÉLÉACÉES. Pteleaceœ. bot.

phan. Kunth , clans son Mémoire sur les Térébinlhacées , a proposé sous ce nom une tribu qu'il formait des genres Ptclea , Blackbournea, Toddalia et Cneorum. Il indiquait lui-même que celte tribu avait

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les plus grands rapports arec les Diosmées ou Ru lacées. Aussi Adr. De Jussicu, dans son travail sur cette dernière famille, a-l-il cru devoir réunir ces genres au groupe des Zanthoxylées. V. Piwtacées. (a. it.)

PTELIDIE. Ptelidium. bot. kban.

Genre de la famille des Célastrinées , et de la Tétrandrie Monogynie , L. , établi par Du Pëtît-Thôuars (Noi>.

Gêner. Madagasc. , n. 24), et ainsi caractérisé : calice urcéolé , à quatre lobes; corolle à quatre pétales dont les onglets sont larges et insérés sur le calice ; disque quadrilobé ; quatre étamiues alternes avec les pétales ; ovaire comprimé , surmonté d'un slyle très-court ; fruit samaroïde , très-comprimé, indéhiscent , bordé d'une aile biloculaire contenant deux graines dressées dont l'embryon est plan, vert, dans un albumen charnu. Sprengel a donné inutilement à ce genre le nom de Seringia qui d'ailleurs a reçu une autre application.

Le Ptelidium ovatum , Toiret , Eucyclop. suppl. , 4 , 597 ;* Ptelidium , Du Petit-ïbouars , Histoire des Végétaux d'Afrique , p. 1 1 et 29, tab. 2 ; Ptelca ouata, Loin-.?, est un Arbuste de Madagascar peu élevé , à feuiiles opposées, ovées , très-entières; à fleurs très-petites et disposées en pànicules axillaires , lâches cl plus courtes que les feuilles. (g..n?)

PTÉBACLIDES. Pteraclis. pois.

(Gionov.) Syn. d'Oligopodc. Sousgenre de Coryphcene. V. ce mot. Scopoli l'appelait Ptéridion. (b.)

PTÉPiANTHE. Ptcraiithus. bot.

bran. Genre delà Tétrandrie Monogynie,L., établi parForskabl eladopter par Desfontaines (7* /o/'. Allant., î, p. i44) qui l'a ainsi caractérisé : calice persistant , divisé profondément en quatre segmens concaves ; deux plus grands , prolongés en crête à leur sommet , deux opposés plus petits cl subulés ; corolle nulle ; quatre étamines dont les filets sont monadelphes à la base; style unique surmonté de deux stigmates; ovaire su-

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père; capsule membianeuse , indé- I hisccule, monospeime, couverte part le calice; pédicelles planes, obovales j et multiûores. Linné confondait ce | genre avec le Camphorosma ; il s'en éloigne pourtant à un tel poinl que | Jussieu le place dans la famille des!

Drticées, à la suite du Parietaria. | L'Héritier (Stirp. nov. , î , p. i35,| tab. 65) a proposé inutilement pour) ce genre le nom de Louichea qui n'a [ pas été adopté pour deux raisons , la première à cause du mot de Pteranthus(\\\\ a l'antériorité, la seconde àl cause de la dédicace d'un autre genre 1 ( Foutanesia) au professeur Louiche Desfontaines. Le Pteranthus echinalits, Desfont., loc. cit.; Camphorosma Pteranthus, L. ; Louichea ceivina, L'Hérit., loc. cit. , est une Plante herbacée, à tige articulée , très-rameuse, garnie de feuilles verlicillées , linéaires , Irès-cntières , et un peu glauques. Les (leurs sont agglomérées, terminales et 'comme hérissées de pointes. Celle Plante cioîl dans les localités sablonneuses et argileuses de l'Arabie , de la côte septentrionale (l'Afrique aux environs de Tunis, et dans l'île de Chypre. (g..n.)

PTÉRIDE. bot. cnyrT. {Fougères.) Le nom de Pteris , donné par les anciens , à plusieurs grandes Fougères, dont l'une paraît être Y Aspidium Fili.v mas, et l'autre le Pteris aqttilina, a élé plus restreint par Linné.

Les chaugemens qu'on avait introduits plus lard dans le genre linnéen dépendaient eu partie de l'imperfection des connaissances qu'on avait alors sur plusieurs espèces exotiques.

Le caractère acluel des Piérides est de présenter des essuies pédicellées, munies d'un anneau élastique complet et étroit, insérées en une ligne non interrompue sur le bord même de la fronde et recouvertes par un trgument memoraneux continu qui, naissant du bord de la même fronde, s'ouvre eu dedans. Cette disposition des capsules et du tégument exclut de ce genre plusieurs Plantes qui forment les genres Pittaria, Cheilan-

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i/ws , Grammitis , Tœnitts, Nutkulœ- ; lia , Lomaria , Crypiogramrna , Cerat top/cris, clc. ; cependant le genre Piéride n'en demeure pas rnitins l'un des ; plus nombreux de ta famille des Fou- . gères, et renferme plus de cent ciu- ; quanlc espèces dont la plupart crois- - sent entre les tropiques. L'Europe s septentrionale n'en offre qu'une seule: I le Pieds aquilina qui couvre souvent . de grands espaces de terrain , et qu'on 1 peut utiliser, soit comme litière et I comme engrais , soit pour en retirer | par incinération la Poiassc que cette i Piaule contient en grande quantité.

1 Le Plais crispa, qui croît dans les I parties monlueuscs de l'Europe , < -diffère beaucoup des autres espèces i de ce genre , et paraît mieux placée i dans le Tiouveau genre Cryptogrami ma établi par R. Brown pour une 1 Plante du nord de l'Amérique qui liui ressemble beaucoup.

Les Piérides erotiques présentent ( toutes les modifications possibles dans lia foi me de leurs frondes. Une des es- | pèces les plus intéressantes est lu Pieï ris esculenta , très-voisine de notre i Plcris aquilina, dont les habilans de lia Nouvelle-Hollande et de la Nou- 1 yelle- Zélande mangent la racine .grillée à la place de pain. (ad. b.)

PTERIDION. rois. (Scopoli.) V.

IPtéracjuide.

PTERIDION. bot. crypt. (Cori dus. ) Syn. de Polypodium Dryuplel ris , L. , qui est un Lastrœa. V. ce i mot. (b.)

PTERIGIUM. uot. phak. Genre t encore peu connu dont Corréa a déi crit et figuré le fruit dans le huitième v volume des Annales du Muséum. Ce j genre se coin poserait de deux espèces : i Ptcrigium cuslatum , Corr. , loc. cit.', ; p. 097 , lab. 65 , qui, selon ce célèbre carpologislc , fournit à Sumatra une I sorte de Camphre ; vXPtcrigiutn teres, ( Corr. , Aun. du Mus. , 10 , p. 109, ' tab. 8, fig. i. Ce genre , suivant l'ait- I leur, paraît avoir quelques affinités avec le Hêtre et le Châtaignier. Jussicu pense qu'on doit y rapporter le

genre Plerocnrpus de Gaerlner (ils.

PTERIGODIfJM. uot. phan. Genre de la famille des Orchidées , tribu des Ophi ydécs, établi par Swarlz , et qui peut être caractérisé de la manière suivante: la division externe cl supérieure du calice est concave , carence, soudée avec les deux intérieures qui sont larges et planes, et constituent ensemble une sorte de casque; les deux divisions externes et latérales sont allongées, un peu concaves, étendues horizontalement sous la forme d'ailes. Le labellc, d'une forme variable selon les espèces , naît du sommet du gynostème entre les deux loges de l'anthère. Ce gynostème est excessivement court ; l'anthère est placée presque horizontalement à son sommet ; les deux loges sont écartées l'une de l'autre, très-allongées, s'01;vrant chacune par une suture longitudinale , et contenant une masse pollinique finissant eu caudicule à sa base que termine un petit létinacle nu. Le stigmate occupe la partie po.térieure et supérieure du gynostème.

Ce genre se compose de cinq ou six espèces toutes originaires du cap de Bonne- Espérance. Ces espèces faisaient partie du genre Op/irys de Linné. Mais la forme du calice, celle du gynostème , la position du labelle, les deux rétinacles nus , font de ce genre un des mieux caractérisés de la famille des Orchidées. Nous mentionnerons parmi ces espèces les Pierygodium alalum , P. catholicum , P.

atratum, etc., toutes décrites par Linné sous le nom à'Ophrys. (a. k.)

* PTERIGOPHYLLUM. bot.

crypt. {Mousses.) Nom donné par Bridel à un genre qui correspond presque exactement au genre Hookeria de Smith. Ce dernier nom a élé presque généralement adopté, quoiqu'il eût été appliqué précédemment par Schleicber à %n autre génie de Mousses, qui depuis a reçu le nom de Tayloria. V. Hookehia. ( vu. b.)

l'TERIGYN ANDROM. bot. cm rr.

[Mousses.) Hedwig a désigné ainsi le

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genre que Swarlz a nommé Pterogonium. V. ce mot. (ai).b.)

* PTERIPTERIS. bot. crypt.

{Fougères.) Nom donné par Rafinesque à un genre de Fougères qu'il n'a pas décrit , et qu'il place entre les genres Scolopendrium et Dipla- 'zium. (ad.b.)

PTERIS. BOT. CRYPT. V. Ptéhide.

PTERIDM. bot. phan. Desvaux (Journ. de Botan. , février j 81 3 , p. 7 5) a établi sous ce nom un genre qui ne diffère du Cynosurus qu'en ce qu'il est à fleurs solitaires portées à la base d'un involucre penné , au lieu d'être multiflore. Le Pterium elegans est une Graminée annuelle, à racines fibreuses , à feuilles glabres , et à épis presque globuleux , barbus et violacés. Cette Plante croît en Orient.

* PTERNA. ois. Illiger donne ce nom à la partie du pied qui forme le talon des Oiseaux. (dr..z.)

PTEROCALLIS. bot. phan. Pour Pctrocallis. V. ce mot. (b.)

PTÉROCARPE. Pterocarpus. bot.

phan. Genre de la famille des Légumineuses , et de la tribu des Dalburgiées , établi par Loëffling et adopté par Linué , Jussieu et tous les botanistes modernes. Plusieurs genres y ont été réunis; tels sont les genres Apalatoa et Moutouchi d'Aublet ; et selon le professeur De Candolle le genre Amphymenium de Kunlh. Voici les caractères du genre Plérocarpe : le calice est monosépale, subuleux et presque campanule',, à cinq dents courtes et égales ; la corolle est papilionacée ; l'étendard est redressé, obeordifonne; les ailes et Ja carène, qui sont de la même longueur , sont rapprochées ; les dix examines sont monadelpbes ou diadelphes ; l'ovaire est Jinéaire , lancéolé, terminé par un long style que surmonte un stigmate obtus et simple.

La gousse est presque ôrbicùlàire , ayant son sommet latéral; elle est plane , indéhiscente, entourée d'une

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aile membraneuse et veinée ; elle est en général mouosperme. Les espèces de ce genre , au nombre d'environ vingt à vingt-deux, sont des Arbres ou des Arbrisseaux dont l'écorçe contient un suc propre, rougeâlre; leurs leuilles imparipinnées se composent de folioles membraneuses et très-veinées; les fleurs , généralement jaunes , forment des épis ou des grappes axillaires. Toutes les espèces de ce genre sont exotiques. Environ onze croissent dans les diverses parties de l'Amérique méridionale, cinq en Asie , et à peu près autant en Afrique. Parmi ces espèces , quelques-unes méritent de fixer notre attention; telles sont surtout les deux suivantes :

Ptérocaiu'e Sang-Dragon, F/erocarpus Draco, L. , Mant., 438, ou P.

officinalis , Jacq., Am.,p. a85,t. 1 83, fig. 92. C'est un grand Arbre, originaire de l'Amérique méridionale , et dont l'écorce fournit la substance résineuse connue sous le nom de Sang-Dragon. F. ce mot.

Ptérocarpe Santal , Pterocarpus sanlatinus , L., Sup. 3 1 8 , originaire de l'Inde. C'est le bois de cette espèce qui est connu et employé sousle nom de Santal rouge. V. Santal. Enfin, selon' le célèbre Mungp-Park, la gomme Kino est produite par une espèce de Pterocarpus que R. Brown a rapportée au Pterocarpus erinaceus de Poiret (Eucyclop. , 5, p. 728; 111., lab. 602, fig. 4). La même espèce .1 été publiée sous le nom de Pterocarpus senegalensis par le professeur Hooker (in Gray's Travels in Jf 'esternJfrica, p. 595 , lab. 1). (a. n.)

* PTEROC ARY A. bot. phan. Dans son Mémoire sur la famille des Tét'ébinlhacées (Ann. des Se. nat. , juillet i8a4), le professeur Kunth a formé sous ce nom un genre pour le Jug/ans Pterocarya , Michx. , genre qu'il caractérise de la manière suivante : fleurs monoïques; les mâles polyandres et en chatons ; les femelles offrent un calice adhérent , dout le limbe est à trois ou cinq divisions

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i régulières j l'ovaire infère et renflé Morte vers sa partie inférieure deux iles latérales et obliques ; il est uniocidaire et contient un ovule dressé.

, j<: style, excessivement court, se •termine par deux gi os stigmates plans ;'t réfléchis. Le fruit est une druoeou noix à deux ailes latérales, indéhiscentes , contenant une graine ;is>e et profondément quadi ilobée à a base, dont l'embryon est dépourvu J!endosperme, et a sa radicule supédeure. L'espèce unique qui compose •:c genre est un Arbre à feuilles inij)aripinnées ; les chatons mâles sont limples. Les fleurs femelles sont scs- Jilcs , écartées , formant de longs peulians. Elle croît aux environs de la nner Caspienne. (a. h.)

* PTEROCADLON. bot. phan.

jj-enre de la famille des Synanthérées t:t de la Syngénésie superflue, L. , établi par Elliott , dans son Esquisse lie la Botanique de la Caroline du >iiud et de la Géorgie, vol. 2 , p. 5a5. Woiei les caractères essentiels qu'il lui 1 imposés : involucre imbriqué , composé de folioles lomenteuses, un peu carieuses , appliquées; fleurs fcmeles cl hermaphrodites mélangées dans a calathide ; les femelles à tube grêle it à limbe tridenté ; les hermaphroidiles à limbe quinquéfide; akènes inguleux , surmontés d'une aigrette omposée de poils scabres; réceptacle non. (Je genre a pour type le Conyza \nycnostacàya de Michaux, ou Gnauhaliurn undulalum , Walter, Plante iiremarquable par s* lige ailée, c'esti-i-dire munie d'appendices produits par la décunence des feuilles. Les fleurs forment un épi cylindrique et Idense. Michaux avait déjà remarqué qque cette Plante devait former un ;genrc intermédiaire entre le Conyza et le Gnaphalium , mais pourtant plus rapproché du premier de ces sgern 2S que du dernier. Il est probable que plusieurs des espèces de Connyza décrites par les auteurs, devront faire partie du genre Pterocaulon, lorsqu'elles seront mieux examinées. (O..N.)

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PTEROCEPHALUS. bot. phan.

Vaillant avait autrefois constitué le genre Pterocephalus sur une Plante qui fut réunie par Linné aux Scabiosa. Plusieurs botanistes modernes et particulièrement Mœnch , Lagasca et Coultcr , l'ont rétiblien y ajoutant plusieurs espèces placées par les auteurs daus les genres Scabiosa , Knautia et Cep/ia/aria. Sou caractère essentiel consiste, d'après Coulter(.Mémoire sur les Dipsacées , p. 01 , tab. 1 , fig. 14-17), dans le calice dont le limbe est en aigrette plumeusc; du reste , l'organisation florale ne paraît pas différer de celle des vraies espèces du genre Scabieuse. V. ce mot.

Huit espèces composent ce genre ; elles sont indigènes de la région méditerranéenne, et partagées entre l'Orient et les contrées occidentales , y compris les Canaries. Parmi ces espèces , on remarque le Pterocephalus pluuwsus, Coult. , ou Knaulia plumosa , L. , et Scabiosa plu/nosa , Sibth. et Smith, F/or. Grœc, tab. 5, Hoflmausegg, Flore portugaise, tab. 87 ; le Pteroc. papposus , Coult. , ou Pl.

diandrus , et Pt. faillantii , Lagasc, Scabiosa papposa, HolTmansegg , loc.

cit. , tab. 8.ï. C'est cette dernière espèce que Vaillant avait en vue lorsqu'il fonda le genre Pteroceplialus.

Au reste, les espèces de ce genre ont absolument leport des Scabieuses , et n'auraient pas dû , ce nous semble, en être séparées génériquement.

PTEROCÈRE. Pterocera. moli,.

Les auteurs, au renouvellement des lettres , crurent reconnaître dans les Ptérocères la Coquille nommée Aporrhaïs par Aristote; mais la description de ce père de la science est trop incomplète pour qu'on puisse rien statuer de positif à cet égard. Plus tard Lister, confondant ces Coquilles avec les Strombes et d'autres , leur appliqua la dénomination assez vague de Buccins, ce que ne fit pas Gualtierri. Cet auteur peut être considéré commele créateur du genre, Il lui conserva le nom d'Aporrhaïs; il est si nettement formé quenous sommes éton-

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lié que l'ou n'ait pas encore t endu justice àcet égard ù L'auteur italien; ilu'y a pas confondu en effet une seule Coquille qui y fit étrangère. Linné , trouvant trop peu de différences entre riesCoquillesd'ailleurs si voisines, les rapporta toutes au genre Strombe dans lequel furent placés aussi les Rostellaires. Bruguière ne changea rien à cette disposition ; il laissa subsister une confusion que certainement il aurait détruite si la mort ne l'avait trop tôt enlevé aux sciences.

Lainarck le premier, dès 1801, réforma le genre Strombe de Linné ; il créa à ses dépens lesgeuresRostellaire et Ptérocère , qui bientôt après furent adoptés. Lainarck constitua avec eux sa famille des Ailés qui ne fut point généralement adoptée quoiqu'il l'ait reproduite dans ses divers travaux sans aucun changement. Cuvier (Règn. Anim.) rétablit le genre Strombe dans son intégi itéliunéenne; les genres de Lamarck y furent cornpris à titrede sous-genres. Blainville, dans son Traité de Malacologie , démembra la famille des Ailés de Lamarck , les Rostellaires furent portés près des Fuseaux, et les Ptérocères confondus avec les Strombes avec lesquels et dans la même famille se trouvent les Cônes, les Mitres et toute la famille des Enroulés de Lamarck. Cet arrangement nous semble peu naturel , il n'est point basé sur la connaissance exacte des Animaux de ces divers genres , et il y en a plusieurs de complètement inconnus , plusieurs qui sont operculés , d'autres sans opercules ; nous ajouterons aussi que l'Animal du genre Ptérocère est le seul de ces Mollusques qui soit connu ; que celui des Strombes ne l'est pas , et que quelle que soit l'analogie des deux genres , elle peut être raisonnablement contestée jusqu'à preuve certaine du contraire.

Pendant leur voyage autour du Monde , Quoy et Gaimard ont recueilli l'Animal d'un Ptérocère qui a été figuré dans la partie zoologique du Voyage de ces deux naturalistes.

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Blainville ena donné une description A cl c'est d'après clic que, dans sou Traité de Malacologie, il a caractérisé le genre Strombe. A l'article Flérocère du Dictionnaire des sciences naturelles , ce savant ne parle en aucune manière de l'Animal de ce genre à l'égard duquel il donne Irès-peu de détails. Nous croyons, d'après ce ni précède, qu'il est plus convenable e rapporter ici la caractéristique du genre Strombe de Blainville pour ce qui concerne l'Animal , puisqu'elle apparlientvérilablement aux Ptérocères ; la voici : Animal spiral , le pied assez large en avant , comprimé en arrière ; le manteau mince , formant un pli prolongé en avant , d'où résulte une sorte de canal ; tête bien distincte ; bouche en fente verticale à l'extrémité d'une trompe pourvue dans la ligne médiane inférieure d'un ruban lingual garni d'aiguillons recourbés en arrière , un peu comme dans les Buccins; les appendices tentaculaire.s cylindriques , gros et longs, portant à leur extrémité épaissie les yeux , en dedans les véritables tentacules cylindriques , obtus , et plus petits que les pédoncules oculaires.

Anus et oviducte se terminant fort en arrière., Coquille ovale, oblongue, ventrue, terminée inférieurement par un canal allongé ; bord droit ?e dilatant avec l'âge en aile digitée et ayant un sinus vers sa base ; spire courte j opercule corné , long et étroit, à die— mens comme imbriqués ; le sommet terminal.

Le nombre des Ptérocères est peu considérable ; Lamarck n'en a décrit que sept, et il paraît qu'on n'en connaît qu'une ou deux espèces de plus ; elles viennent presque toutes de la mer des Indes. On a douté longtemps qu'il en existât de fossiles , cependant aujourd'hui cela est incontestable. Brongniart et D'Orbiguy fils en ont décrit plusieurs espèces, et nous en possédons une très-bien caractérisée , mais le moule seulement que nous avons trouvé nous-même à Saint- Mihiel , département de la Meuse , dans l'Oolithe blanche. Les

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Ll Coquilles du ce genre sont remarquait blcs par 1rs digitalions du bord droit, Il digitalions qui deviennent quelquc- R ibis fort longues d;nis quelques espeï. ces ; elles ne se développent que dans

■ l'âge adulte de l'Animal el ;i|>rès avoir H ii forme un canal assez, large ; elles filunissent peu à peu par s'oblitérer coinleplèlcmcnl avec l'âge. Le canal de la 1 1 base ne s'oblitère p is comme les di- B.gilations ilu bord droit. Ce canal tou-

■ i> jours beaucoup plus long que dans I ' les Strombes qui ne sont pour ainsi i l dire qu'écliancrées , est un bon ca- I raclure pour séparer les deux genres.

I Le sinus profond qui se voit à la

hbase du bord droit n'est pas susceptible non plus de s'oblitérer ; car il

cest destiné au pass;igu de la tète de

I l'Animal.

I'tkiiouêhe thonqukk , Pteruccra

Uruncata, Lamk., Anim. sans vert.

Vf. vu , p;ig. ig5, n. i ; LisleV ,

ICoucli., t. HHj, fig-, 4; Strombiu Bnronia, L., Gmcl., p. 352o, n. 53; Mar-

ttini , Concli. T. m, pl. çp, fig. yoi, 9o5; Guallicrri, pl. 36, fig. B. Grande

l et belle Coquille que l'on a rarement h l'état adulte dans les collections; elle se distingue facilement de toutes

I les espèces connues par la troncature du sommet de la Spire : vulgai-

f rement la racine de Bryonc.

Pt£iiockre Lamois , P/crocera Lainbis, Lamk. , ibid. , n. 2; Slioinbus Lambit, L., Ginel., p. 35o8, n.

:5; Lister, Concli., t. 866 , lig. 21 ;

1 Favannc , Conch. , t. 22 , fig. A 4 ;

I Chcmnitz , Conch. T. \, tab, t55,

I (ig. 1478. Celte espèce vient des mers

1 de l'Inde , elle est commune dans les

1 colleet'rons ; clic a sept digitalions en y comprenant le canal de la base;

■ elle porte sur le dos un très -gros tubercule aplati d'avant en arrière et placé un peu obliquement vers la droite.

Ptkhocbue ARAIGNÉE , Pterocefâ Chiragra , Lamk. , ibid. , n. 7 ; Strombus Chiragra, L., Gmcl., n. 3; Lister, Concli., t. 870, lig. 24, t. 875, fig. 3i , et t. 885, fig. 6.; Fa vanne , Conch., pl. 31, fig. C 2 ; Martini , Concli.

T. 111 , t. 85, 86, 87 et 92 , lig. 85 1 ,

P I E 343 8ÎÎ2, 853, 854, 856, 8.57, 895, 896, 898, 900 et bot. Celte espèce vient des Grandes- Indes ; elle est commune dans les collections et facile à distinguci par la manière dont les deux digitalions, l'antérieure et la postérieure, se rejettent à gauche de la Coquille. (D..II.)

PTÉROCHILE. Plerochilus, iss.

Genre île l'ordre des Hyménoptères , section des Porte-Aiguillons , famille des Diploptèrea , tribu des Gué* praires , établi par Klug cl adoplé par Latreille (F am. Nalur. , etc.). Ce genre ne diffère des Eumènes que pat ce que l'abdomen e.t ovoïde ou conique et plus épais à sa base. Il a pour type la p cs/m phalerata de Pupzer (Fa un. Gerrn., fasc. 47, fig. 21).

PTEROCHISTE. ins. (Dictionnaire de Uéterville.) Au lieu de Piérosliche. V", ce mot. (avdA

* PTEROCLADIA. HOT. CHYPT.

(Mousses.) Genre établi par Neckcr aux dépens de Vflypnum d'iledwig. U n'a pas été adopté , non plus que les genres slcycosis elPancovia qu'il avait également créés dans ce grand genre. (An. b.)

PTÉROCLES. ois. (Temminck.) Nom scientifique du genre Gnnga. f^.

ce mot. On a mal à propos imprimé Pléroclc. (B.)

PTEROCLf a . o/s. Syn. de Jaseur.

P. ce mol. (n.)

PIEROCQCGUS. BOT. PHAN. Pallas avait imposé Ce nom générique à la Piaule que Linné nomma Pallasia cuspica, et qui est congénère du Calligunum. V. ce mot. (O..N.)

PTÉRODACTYLE. Pleradaciylits. HUIT. «AL'li. Le genre auquel Cuvicr a donné ce nom n'existe plus entre les Animaux de notre temps:

on n'en connaît que les restes ou des empreintes retrouvées dans le Schisle calcaire rlti centre de l'Allemagne.

I.a situation de cette forma (ion, relativement à la plupart de celles qu'on a observées jusqu'à ce jour,

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