PTE
n'est pas très-bien déterminée; cependant il y a lieu de croire qu'elle prend place à la suite des dépôts qui renferment les corps organisés des plus anciens, à cause du peu de ressemblance qui existe entre les fossiles qu'elle renferme , et ceux que nous savons être plus récens. Le fragment qui renfermait les restes du premier Ptérodactyle qu'on observa , venait d'Aichstedt , près de Pappenbeim ; Gollini le lit connaître, et en donna un dessin assez médiocre. Sommering l'ayant retrouvé dans la collection de Munich, où il était venu deManheim , donna à l'Animal retrouvé le nom d' ' OrnithocephaLiis. 11 paraissait avoir été de la grosseur d'un corbeau ; sa longueur totale était de dix pouces quatre lignes , sur laquelle la tête prenait quatre pouces. Cette tête, qui était fort longue et pointue , avait ses mâchoires excessivement ouvertes, le crâne petit; les orbites grandes, latérales, et un peu séparées enire elles par quelques os; les ouvertures nasales très- grandes aussi, le bord de la mâchoire supérieure garni vers son extrémité de onze petites dents un peu crochues, toutes semblables entre elles , et séparées les unes des autres par des intervalles assez égaux; la mâchoire inférieure était longue de trois pouces et demi environ , presque linéaire, articulée en avant du crâne et en dessous des orbites avec sa supérieure à une assez grande distance du crâne par l'intermédiaire d'un os correspondant à l'os carré des Oiseaux et des Reptiles. On voyait sur le bord , toujours vers la pointe , dix-neuf petites dents coniques, pareilles à celles de la mâchoire supérieure , mais un peu plus espacées entre elles; l'occiput offrait une protubérance remarquable et telle que celle qu'on observe dans les Oiseaux à la place qui correspond à leur cervelet; le col avait trois pouces ou un peu plus ; on croyaity distinguer sept vertèbres dépourvues d'apophyses épineuses, et dont le diamètre était de dix lignes; le corps n'avait que deux pouces cinq lignes de longueur;
PTE
la colonne vertébrale s'y voyait bien, mais pas suffisamment pour que les vertèbres pussent en être exactement comptées : on en évalue poin tant le nombre à dix-neuf ou vingt ; les côtes étaient rompues et trop en désarroi pour qu'on pût en bien évaluer la disposition; la queue, qui avait au moins treize vertèbres dépourvues d'apophyses transverses , pouvait être de neufà dix lignes. Un bassin assez large, ou du moins des fi agmens d'os correspondans à celte partie, et qu'on a regardés comme uu pubis et un ischion , avec un autre débris en forme de spatule qu'on a rapporté au reste d'un sternum ; un fémur long d'un pouce trois lignes , un tibia long d'un pouce et demi , des métatarsiens , et les phalanges de quatre doigts pour chaque pied, furent les autres os déterminables, mais qui tout bizarres qu'ils purent paraître par leurs formes, n'approchaient pas, pour la singularité , de celles que présentaient les membres antérieurs. Ceux-ci étaient très-longs, avec une omoplate pareille à celle des Chauve-Souris ; ce qui les particularisait surtout, c'est qu'entreles quatre doigts de la main , on en reconnut un extrêmement fort, long de près de six pouces, c'est-à-dire plus à lui seul que toutes les pièces du bras, qui devait être dépourvu d'ongle, mais sur lequel venait, sans aucun doute , se fixer la membrane d'une aile puissante. Ainsi fut révélée une forme de volatile bien différente de celles qui nous sont connues. Les Dragons volent avec leurs côtes, les Oiseaux avec des ailes où n'existent pas de doigts, les Chauve-Souris à l'aide de mains où le pouce seul demeure libre, tandis que les autres doigts très-allongés supportent l'appareil du vol ; le Ptérodactyle volait à l'aide d'un doigt seulement, car les trois autres demeuraient indépendans et garnis d'ongles.
Dès qu'une conformation si extraordinaire fut connue dans le monde savant, l'Animal d'Aichstedt devint le sujet de graodes controverses ; les
PTE
I us y virent un Oiseau palmipède , l-es autres un Mammifère voisin des I ]liauvc-Souris. Collini le regardait I :omme un Anipliibie; Blainville enlin , trouvant que les caraclères oseologiques convenaient autant à un Reptile qu'à un Oiseau, voulut faire de l'Ornithocéphalc de Sommering un ordre particulier, un groupe intermédiaire. Cuvier, dont l'opinion est nnaintenant adoptée, j voit un Sauhien , où l'aile est formée d'un doigt. ,oe Ptérodactyle ( c'est ainsi 'que le .lavant professeur a nommé l'être bigarre qui fait le sujet de cet article) uie pouvait être un Oiseau ; i° un ))iscau aurait les côtes plus larges it munies chacune d'une seule apophyse recouverte; a" son métatarse c formerait qu'un seul os, et ne erait pas formé d'autant d'os qu'il a de doigts; 5° son aile n'aurait [que trois divisions après l'avantiDtas , et non pas cinq; 4° son bassin Durait une toute autre étendue, et ia queue ne serait pas grêle et conique; 5° il n'y aurait pas de dents iu bec, etc., etc. Du reste, le Ptérodactyle devait voler fort bien à ,iause de ses grandes ailes, soutenues feulement par le quatrième doigt ou 'i-externe; les trois premiers demeuiant libres et armés d'ongles crochus, devaient servir pour s'accrocher aux 'tranches. Il était nocturne, à en uuger par la grandeur de ses yeux, :lt avec les écailles qui le devaient ■•ecouvrir, sa figure nous semble représenter assez exactement celle que 'antiquité donnait à ces Dragons re- Moutables que. nous regardons maintenant comme fabuleux , et qui peucent néanmoins avoir existé vers l'époque de cette création antérieure à 'flic dont nous faisons partie, et lont il reste tant de débris extraordinaires. Il se pourrait que des Dragons de ce genre, des Ptérodactyles incore plus grands que ceux qu'on a décemment découverts, eussent persévéré jusqu'au temps ou les hommes rpparurent sur la terre , jusqu'à (époque même où l'on commençait à eprésenter sur le bois ou sur la
PTE 545
pierre les objets les plus frappans de la nature d'alors. Quand les modèles eurent disparu, quand le souvenir ne s'en conserva plus que parmi les hiéroglyphes de peuplades qui ne savaient pas encore écrire, quoique sachant déjà sculpter, ce souvenir devint mythologique ; l'on ajouta à l'image du Dragon perdu des traits bizarres , capables de le rendre méconnaissable , si on eu retrouvait jamais des restes. On fut même jusqu'à en amalgamer l'idée avec celle des volcans destructeurs , en remplissant leur gueule de flammes. Ici l'histoire des Dragons ou des Ptérodactyles exagérés cesse d'appartenir à l'histoire delà nature pour tomber dans celle de la fahle et des théogonies; en rentrant dans le domaine de la réalité, nous ajouterons, pour terminer cet article, qu'on a reconnu les, restes de trois espèces dans le genre dont il vient d'être question.
La plus anciennement connue , et dont nous venons de décrire l'ostéologie , est le Fterodactylus antiquus de Cuvier ; Ornithucephalus longirostris et Fterodactylus Crocodilucephalus des Allemands. On en trouve l'histoire et la figure dans le tome xm , p. 4a4 des Annales du Muséum. La seconde, Fterodactylus brevirostris de Dcsmarest , a occupé Sommering le premier ; ce savant l'avait reçue des environs d'Aichstedt, provenant de la même pierre lithographique que l'espèce précédente; elle avait seulement la taille d'un Moineau. La dernière est le Ptérodactyle géant dont on n'a trouvé que très-peu de fragmens , mais qui ont été suffisans pour indiquer que le Ptérodactyle auquel ils appartiennent avait au moins cinq pieds d'envergure , dimensions énormes, déjà fort analogues à celles que l'antiquité nous donne de sou Dragon. (B.)
PTÉRODIBR ANCHES. Fterodihranchiata. Moll. Nom que Blainville avait proposé pour la classe des Pléropodes après en avoir retiré le
3*6 PTE
genre Carinairc, que Péron el Lcsueur y avaient à tort introduit.
Depuis , ce savant a abandonne cette dénomination parce qu'il a reconnu que les organes de la respiration n'étaient point placés sur les appendices natatoires, comme on le croyait et comme il l'avait pensé lui-même. V .
PtÉUOFODJ2S. (D..H.)
Ff ÉRODIGÈRES . Flerodicera.
ins. Nom proposé par Latreille pour désigner tous les Insectes qui ont des ailes , six pâtes , deux antennes , deux yeux à facettes , et qui subissent des métamorphoses. Les Myriapodes , les Thysanoures et les Parasites.se trouvant exclus par ces caractères : la division comprend tous les autres Insectes , c'est-à-dire les* Coléoptères , les Orthoptères , etc. Cette distinction n'a point été adoptée. (aud.)
PTÉRODIPLES ou DUPLICIPEN- NES. ins. Nom donné par Duméril (Zool. Analyt.) à une famille d'Hyménoptères renfermant les genres Guêpe et Masare. H lui donne pour caractères : abdomen pédicule ; lèvre inférieure plus longue que les mandibules ; antennes brisées. (g.)
PTÉROGLOSSE. Pteroglossus.oxs.
llliger le premier démembra les Aracaris du genre Toucan , Ramphastos, et leur imposa le nom de Ptéroglosse qui signifie Langue ailée. Ce genre a été adopté par tous les auteurs modernes, excepté par Vieillot qui se servit du mot Ptéroglosse pour désigner sa quatrième famille des Sylvains zygodactyles, ne renfermant que le seul genre Rampkastos. V. Toucan , division des Aracaris. (less.)
PTEROGONItJM. bot. crïpt.
(Mousses.) Nom donné par Swàrtz au même genre qu'Hedwig a nommé Pterigyiiandrum. Le mot Pterogonium a été adopté par Schwœgrichen , par Smith , par De Caudolle et plusieurs autres botanistes. Les Plantes qui le composent se rapprochent , par leur port, des Hypnum avec lesquels ln plupart des anciens botanistes les avaient confondues; elles en
PTE
diffèrent cependant beaucoup par la structure de leur capsule dont le pensionne est simple, à seize dents égales , pointues, droites; la coifie est fendue latéralement et se détache obliquement ; les tiges sont rameuses ., rampantes , à rameaux peu divisés , souvent pinnées , quelquefois dressées ; les capsules sont pédicellées et naissent latéralement.
Quelques botanistes , et particulièrement Bridel, ont formé , aux dépens de ce genre, plusieurs geurcs qui ne sont pas généralement adoptés. Tels sont les genres Lasia , Palisol-Beauvois , ou Leptodou deMohr; Carnpylopus , Cleistostuma de Bridel.
D'autres espèces ont été rangées dans le genre Leucudun , genre bien distinct des Pterogonium. La plupart des espèces de Plerogorriurn sont exotiques. Trois ou quatre seulement croissent en Europe. (ad. b.)
PTEROGYN ANDRUM. boï.
cuypt. Pour P lerigynandrum. V. ce mol et Ptjehogonium. (b.)
* PTEPvOGYINUS. bot. phan. Nom d'une section établie par De Candolle dans le genre Goniocaipus de Kœnig, ou Goriocarpus deThunberg. Elle est caractérisée par ses quatre styles courts , terminés par des stigmates pénicillés. Le Goniocarpus tetragynus, Labill. , Nou.-Hu//., lab.
53, est le type de cette section. (g..n.)
* PTEROIS. pois. Sous-geuie de Scorpœne. ce mot. (b.)
* PTEROLiENA. bot. phan. Nom de la seconde section établie par De Candolle dans le genre P/erospermum.- V. Ptkuospeume. (g..n.)
* PTÉROLEPIS. bot. phan. Nom d'une section établie par De Candolle dans le genre Osbeckia. Elle est caractérisée parles appendices pecliués du calice , et se compose d'un grand nombre d'espèces de l'Amérique méridionale , dont plusieurs ont été décrites par les auteurs sous les noms de Mclas/oma el Rhaxia. (g..n.)
PTÉROLOPHE. rtcruhphus.
PTE
B :>r. ru A.N- Dans le Dictionnaire <les I ciences naturelles , H. Cassini a pi o- I osé de séparer , sous ce nom géuéri- B ne, quelques Centaurées (Centauraa I lia, splendens, niteris , etc.) qui se ■distinguent essentiellement en ce que I sippcudice des folioles intermédiai- Ees de l'involucre oftre deux parties lisistinctcs , dont l'inférieure est , comlaedans le genre Jacea , large, conliive, scarieuse , ayant les bords I.icmbraucux , diaphanes , irrégulièrement déniés, lacérés, très-glabres, lundis que la partie supérieure est I uoite , îoide , opaque , régulièrement 1 : profondément divisée en quelques : nières distantes , subulées , presque liliformes et bordées de cils licsjourts. Cette structure des folioles de ninvolucre donne à chacune l'appa- ■enec d'une crête ailée inférieurenent , et c'est de cette circonstance uue Cassini a tiré le uom générique.
* PTEROMALE. Pieromalus. ma!
(irenre de l'ordre des Hyménoptères , section des Térébrans , famille des impivores, tribu des Chalcidites , éta- ISi par Swederus , et adopté par Lareille et Dalman. Ce genre faisait uutrefois partie des Diplolèpes de Fairicius et des Cynips d'Olivier; il a >our caractères : corps assez long ; ùtc moyenne , un peu déprimée entre la base des antennes , et les yeux >sses ; ces derniers, au nombre de rcois, petits et placés en ligne courbe iur le bord antérieur du vertex ; untennes filiformes , de longueur Moyenne; leur premier article mince, cylindrique, les autres presque ggaux entre eux , ne formant poiut f e massue ; mandibules fortes , presuue carrées ; leurs dentelures petites , icu apparentes; palpes fort courts; -igment antérieur du corselet assez ilroit , ne formant en devant qu'un ■bbord transverso-linéaire ; écusson tfetit ; ailes supérieures n'ayant qu'ue seule nervure sensible , laquelle tartan t de la base de l'aile sans touîher au bord extérieur, se recourbe nsuite pour rejoindre ce bord qu'elle -til presque passé le milieu , et émet
PTE • 347
intérieurement , avant de disparaître , un rameau assez long, recourbé en crochet ; ailes inférieures ayant une nervure semblable à celle des précédentes , mais qui n'émet point de rameau ; abdomen assez long , presque cordiforme , pointu à son extrémité , qui est relevé dans les femelles ; tarière de celles-ci presque entièrement cachée dans la cavité abdominale ; pâtes assez fortes ; cuisses simples. Ce genre se compose de plus de quatrevingts espèces; elles sont toutes petites et ornées de couleurs métalliques. Dans leur état de larve, ces Insectes habitent les galles formées sur d'autres Hyménoptères et vivent à leurs dépens. Nous citerons comme type de ce genre :
Le Ptéiiomalk Quadrille, Ptéromalus Quadrillant, Latr. , Daim. (Ins.
de la famille des Pléromaliens ) ; Diplo/episQuadrurn, Fabr., Syst. Piez., etc. Il se trouve eu France. (a.)
* PTÉROMALIENS. Pteromalii.
ins. Nom donné par Dalman à une famille d'Hyménoptères qui forme la tribu que La treille désigne sous celui de Chalcidites. V. ce mol. (g.)
PTEROMYS. mam. V. Polatou-
CUE.
PTÉRONE. Pteronus. ins. Nom sous lequel Jurine a désigné un genre d'Insectes hyménoptères de la famille des Tenthrédiuètes. V. Lophyre. (aud.)
^ PTERONEURUM. bot. pijan.
Genre de la famille des Crucifères et de la Tétradynamie siliqueuse, L. , établi par De Candolle {Syst. fcg. , a , p. 369) qui l'a ainsi caractérisé : calice ouvert ou légèrement dressé , égal à la base; pétales onguiculés, entiers ; étamines libres , sans dents; silique sessile , lancéolairc , à valves planes, plus étroites que la cloison , déhiscentcsélastiquenient parla base, à placentas bordés d'une aile ; style ancipité; cordons ombilicaux dilatés en forme d'aile ; cotylédons accombaus , 1111 peu épais. Le genre PU'ioncuruin tient le milieu entre le Car-
348 # PTE
(lamine el le Dentaria; il est fondé sur des Plantes que Linné , Waldsfein et Kitaibel avaient placées parmi les Cardamine. Ces espèces (jP/eronettrum grœcum et P. carnosum) croissent clans les localités inoutueuses de la Grèce , de la Sicile , de la Corse , de Naples et de la Dalmatie.
Ce sont des herbes qui , par leurs racines fibreuses , leurs feuilles pinuatiséquées , leurs fleurs blanches et leur port, ressemblent aux Cardamines , et par leurs fruits aux Dentaires. Blume ( Bijdrag. Flor. nederl.
Ind. ,i , p, 5i)en a décrit deux nouvelles espèces sous les noms, de Pler roneurum javanicum et P. decurrens.
Elles croissent dans les lieux aquatiques des montagnes de Java. (g..n.)
PTERONIA. bot. pha.n. Cegenre , de la famille des Synanthérées , tribu des Astérées, et de la Syngénésie égale , avait été primitivement établi par Vaillant sous le nom de Pteropâorus qu'ont adopté Adanson, Neclcer. et Cassini. Il nous semble néanmoins convenable de conserver la dénomination linnéennedc Pteronia , parce qu'un grand nombre d'espèces ont été décrites sous ce dernier nom par Thunberg et d'autres botanistes.
A la vérité, plusieurs de ces espèces devront être exclues du genre Pteronia, mais il en resterait toujours assez pour occasioner de la confusion dans la nomenclature , si on rétablissait l'ancien nom générique. "Voici lescnractères principaux de ce genre , tels
au'ils nous semblent résulter de la escription très-détaillée du Pterophorus carnphoralus {Pteronia camphôrata, L.) , présentée par Cassini :
involucre campanule , formé d'un petit nombre de folioles imbriquées., coriaces , presque scarieuses sur les bords , prolongées en une sorte d'appendice étalé et muni d'une grosse glande oblongue , en l'orme de nervure. Réceptacle large, plan, hérissé de paillettes nombreuses. Calathidc sans rayons, composée de fleurons égaux, nombreux , réguliers el hermaphrodites. Corolles dont le tube
PTE
est court , le limbe à cinq , six ou rarement sept segmens oblongs , aigus, terminés par une pointe conique et calleuse. Elamines au nombie de cinq el quelquefois de six , ayant leurs anthères pourvues seulement au sommet d'appendices demi-lancéolés et aigus. Style à deux branches stigmatiques , longues et arquées l'une vers l'autre. Ovaire comprimé par les cotés, obovoïde-oblong , pourvu d'un trèi- grand bourrelet apicilaire , cartilagineux ou corné , annulaire ou cupulifbrme , horizontal , se détachant à la maturité (caractère trèssingulier et unique dans toute la famille des Synanthérées); aigrette solidement fixée par la base sur les bords et la face supérieure du bourrelet apicilaire , composée de paillettes ou poils nombreux , inégaux et légèrement plumeux. Quoique le genre Pteronia soit nombreux en espèces décrites par les auteurs , il est douteux qu'on puisse le conserver ainsi constitué. Cassini prétend que la plupart appartiennent au genre Scepinia de INecker , négligé par tous les botanistes, mais qui mérite d'être rétabli. Tr. Scépinie. L'espèce type du genre est le Pteronia camphorata, L. ; Gaert., de Fruct. vol.
Il , p. 4oS , tab. 167 , Plante du cap de Bonne-Espérance , à lige ligneuse, rameuse, munie de feuilles alternes , sessiles, linéaires, très-aiguës, glabres, parsemées de grosses glandes transparentes , et bordées de poils ou cils épars et subulés. Les calathides de fleurs sont jaunes , grandes et solitaires au sommet des rameaux. Celle Plante exhale une odeur analogue à celle du Camphre. (g..n.)
* PTERONONIS. bot. phan. De Candolle a donné ce nom à la cinquième seclion du genre Ononis , composée des espèces à feuilles ailées avec impaire. V- Okonide. (g..n.)
* -PTEROPHOENICUS. ois. Nieremberg , dans sa Compilation imprimée à Anvers en 1 655 , et intitulée Historia naturalis maxime peregrina , nomme Pterophœnicus Indiarum , un
PTE
I Oiseau du genre Troupiale , YOrhlus Y phœniceus , L. , le Commandeur do il Bufl'oii, enlum. 4oa. (uîss.)
PTËROPIIORE. Pterophorus. ms.
j|J Genre de l'ordre des Lépidoptères , [■ famille des Nocturnes , tribu des Plé- M rophoriies , établi par Geoffroy, et M adopté par tous les enlomologistes , .fl >vec ces caractères : ailes composées
II Je divisions linéaires, munies sur les .■côtés de longs poils ressemblant aux ,B>itarhules des pennes des Oiseaux ;
luilcs supérieures ayant deux divisions .vblus ou moins profondes ; les infé- .lirieures en ayant trois ; antennes simklbles , sélacées ; langue allongée , dis- ,|i:incle; palpes de la longueur de la
Icête, recourbés dès leur naissance et .K^arnis de petites écailles; pales très- |B|5pineuses , longues et minces. Ce
;^enre est composé d'une quinzaine tl'espèces, toutes propres à l'Europe.
."2e sont de pelils Lépidoptères remarjquables par leurs ailes découpées.
Leurs cbcnilles sont velues ; elles ont tfeize pâtes. La chrysalide est nue et uuspendue par un lil ; à l'étal parfait , ces Insecles se lieunent dans les charmiilles , les prairies et les lieux frais Ides bois; ils se posent sur les grandes IHerbes , et ne font pas souvent usage de leurs ailes. L'espèce la plus commune aux environs de Paris est :
Le Ptérofiiore pentadactyle , IPtcrophorus pentadactylus , Fabr. , LLatr.; Phalœna [Alucita) pentadact/yla, L. , Iiubn., Réaum. , tab. 1 , 61. 20, fig. 1 à 6. Elle a six lignes li'cnvei gure ; ses ailes sont entièrement d'un blanc soyeux. Sa chenille test verte, avec une ligne latérale ro- ><sée. Elle vil sur le Liseron. (o.)
PTËROPIIORE. Pterophorus. bot.
iphan. (Vaillant, Adanson et Cassici.) Syu. de P/ero/ùa, L. V. ce mot.
PTEROPHOR1ENS ou PTERO- I PHORITES. Pterophorii. ins. Tribu de l'ordre des Lépidoptères, famille Ides Nocturnes, établie par Là treille , ■ et renfermant les Lépidoplères qui ont les ailes fendues ou digitées ; leur corps est grêle cl allongé, avec les
PTE 34g
pieds longs; les antennes simples, une spiritrompe distincte , et les ailes tantôt inclinées et pressées contrelui , tantôt écarlées. Les chenilles ont seize pales. La chrysalide du plus grand nombre est une , colorée, suspendue par un fil; celle des autres est renfermée dans une coque à claire-voie.
Cette tribu ne renferme que deux genres. V. PtÉkopbobe et Ornéo- CES. (G.)
* PTEROPHYLLUM. bot. crypt.
[Mousses.) Nom donné par Bridel au Fabronia de Raddi , genre adopté généralement sous ce deruier nom.
^".Fabronie. (ad.b.)
PTÉROPHYTE. Fterophyton.
bot. riiAN. H. Cassini (Bullet. de la Société Philomat. , mai 1818, p. 76) a établi sous ce nom un genre aux dépens des Coréopsides. Il s'en distingue essentiellement en ce que ses fruits sont comprimés bilatéralement (des deux côtés) au lieu d'être obcomprimés (comprimés d'avant en arrière). Cettedilférence est tellement iinpoiiante , sclou Cassini, qu'elle fait rejeter le Pterophylon près du Verbesina parmi les Hélianthées Prototypes. Le nom de Plerophyton , qui signifie Plante ailée , fait allusion aux ailes ou décurrences de la lige dans toutes les espèces de ce genre. Voici celiesqui sontindiquées par l'auteur :
ia Fterophyton alatum, Cassini, ou Coreopsis alata , Cavan. et Kunth ; 20 Pt. ovalum , Cass. , ou Coreopsis ovata , Cavan.; 3° Pt. altcrnifolium , Cass. ,-ou Coreopsis alternifolia , L. ; 4° F t. procerum , Cass. , ou Coreopsis procera, Aiton. Les deux premières espèces croissent au Mexique , les deux autres daus l'Amérique septentrionale. (G..N.)
* PTÉROPODÉES. bot. phax.
(De Canùolle.) v. Oxalide.
PTÉROPODES. Ptewpoda. moll.
Linné ne connaissait de cet onlie qu'une seule Coquille qu'il rangea dans sou genre Anoinic Bruguièie la rejeta de ce genre ; mais on ignore complètement ce qu'il eu aurait fait.
35o DTE
Lamarck , dans sou premier Traité sur les Animaux sans vertèbres , proposa le genre Hyale pour YAnumia tridentata de Forskalh et de Linné , et, se conformant à l'opinion de ce dernier, le laissa parmi les Coquilles bivalves, entre les Calcéoles et les Orbicules. Il était bien facile de voir cependant que les deux pièces dont paraissent formées les Hyales, étaient soudées et non jointes en charnière.
Peu de temps après , Cuvicr publia', dans les Annales du Muséum , un excellent Travail sur le Clio borealis , ensuite sur les genres Ilyale et Pneumoderme, et proposa pour ces trois genres un ordre nouveau auquel il donne le nom de Ptéropodes. Lamarck le premier adopta le nouvel ordre et les genres queCuvier y avait placés. Il crut voir dans l'organisation de ces Animaux un passage sensible entre les Mollusques acéphales et les Mollusques céphalés. Eu conséquence de cette opinion , les Ptéropodes commencèrent la série des Mollusques céphalés pour être le plus près possible des acéphales. Péron et Lesueur publièrent , dans les Annales du Muséum, un Mémoire sur les Ptéropodes. Ils ajoutèrent deux nouveaux genres, Cléodore et Cymbulie, aux trois premiers que nous avons mentionnés. Us proposèrent même de faire entrer dans le même ordre les Garinaires et les Firolles , ainsi qu'un genre Callianirc. Il existe une trop grande différence entre les Carinaires et les autres Ptéropodes pour qu'on adopte ce rapprochement. Lamarck, dans l'Extrait du Cours, se contenta d'augmenter l'ordre des Ptéropodes des deux nouveaux genres. Cuvier (Règne Animal) les adopta aussi, et eu ajouta un sixième sous le nom de Limacine , que Lamarck admit aussi dans son dernier ouvrage. L'ordre des Ptéropodes , toujours placé en tête des Mollusques céphalés , se composa de six genres disposés dans l'ordre suivant: Hyale, Clio, Cléodorc, Limacine , Cymbulie et Pneumoderme.
En 1817, Lesueur publia, dans le Journal de Physique, un Mémoire
PTE
sur un nouveau genre de Ptéropode.jl qu'il proposa sous le nom d'Allanlc.lt Quoique cette publication ait été faite] près de deux ans avant celle du lome vi de l'Histoire des Animaux!
sans vertèbres, son célèbre auleuiïL n'en parla cependant pas. Un autrejL genre avait été proposé aussi dans* cet ordre par Péron : c'est le genre* Phylliroë , qui ne pouvait pas y clrea plus inlioduit que le genre Carinaire.|j Enfiu Meckel voulut aussi introduire!
un nouveau genre parmi les Pléro-« podes. Cependant son genre Gasté-i roptère n'en a pas les caractères, ecl qui doit l'en faire rejeter malgré l'o-l pinion de Férussac qui l'a rangé dausf cette classe. Cet auteur admet neua genres , qu'il partage en cinq familles, dont plusieurs sont inutiles.
Après de nouveaux travaux, Blainville changea d'opinion à l'égard des Ptéropodes. Au lieu de reconnaître, comme ses devanciers , les organes de la respiration sur les nageoires , il les découvrit à l'intérieur du corps où elles sont pectiuées comme celle; de la plupart des Mollusques. De-là un démembrement des Ptéropodes et un changement notable dans la plac( qu'ils doivent occuper dans la série.
Au lien d'être en tête des Mollusques, ils furent rejetés à la fin et dispersés dans plusieurs familles de l'ordre des Aporobranches {V. ce mot au Supplément), et les Ptéropodes, réduits à trois genres , constituèrent la seconde famille des Nucléobranches , composés des trois genres Atlante, Spiratelle et Argonaute. Du travail anatoinique très -bien fait, de Rang, prouve assez clairement que le genre Atlante n'était connu que d'une manière insuffisante. Si la coquille de l'Argonaute n'est pas produite par un Poulpe , comme cela est probable , elle est trop voisine des Carinaires pour en être séparée dans une autre famille. Le genre Sphatelle est le même que la Limacine : il a beaucoup de rapports avec le genre Atlante. Tel était l'état de cette classe de Mollusques lorsque Rang, naturaliste distingué, fit un travail spé-
PTE
I ialsureux, et les lit tous figurer [I vec le plus grand soin. Nous ne H onnaissons de ce travail que les plau-
II lies que nous avons sous les yeux.
Iles renferment dans l'ordre sui-
Amnl les genres Cymbulic , Limacine , [I iyale, Cuviéric , Cléodoro , composé •|| c trois sous-genres , Cleodora, Crefû et Tripler, Euribie, Psyché, Clio J : l'ncuinodcrinc. Ne connaissant S aint autre chose que les planches iliue nous citons , nous renvoyons aux Joiots de genres que nous venons d'in- ■ iqucT. Pour les nouveaux genres, 'Ions ne pourrons les traiter qu'au -li uppléincnl , cl nous y renvoyons, le Jcclcur. Nous le prions également de Juinsullcr les articles de familles ou ■2 genres que nous avons cités dans i cours de cet article. (D..11J
•* PTEROPSIS. bot. cnYrx. {Foudres.) Genre établi par Desvaux (AniMes de la Société Linnécnne de Pa- 55 , juillet 1827, p. 218) qui l'a ainsi inràclérisé : sporanges disposés en un nrc continu , immergé et marginal; wolucrc nul; frondes simples. Enron dix espèces , dont la plupart ont $ décrites par les auteurs comme çpar tenant au genre Pteris , cornaient ce genre nouveau. Ce sont utes des Plantes indigènes des clivais tropiques. Nous nous borneions nindiquer les principales : Pteropsis un malaria, Dcsv., ou jtcrosthhum Merophyllum , L. C'est une Plante selon Desvauv, a été piisc pour Il Poivrier et figurée dans les Illustrions de Lnmarck sous le nom de * typer nummularium ! — P piloscl- 1 tides , L. , Schkuhr, Filic. , tab. £ — P. angustifulia , Swailz. — '.. la/icco/ala , L. , Plum. , Filic, hb. i3a. — P. scolopendrina, Bory, ooyage , 2 , p. 525. — P. furcata , ■ , Plum. , Filic. , tab. i4i, ou Tœ- ' lis furcata, Willd. — P. Iricuspinta, L. , Plum., loc. cit., tab. i4o.
1 PTËROPTÈRES. pois. (Dictionliîire de Déterville. ) Pour Péroptè- <s. V. ce mot. (u.)
I PTLROPUS. 1AM. Nom générique
FfE 55Î
des Chéiroptères nommés Roussette.- .