TOME XIV
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lesquels il s'en éloigne. Nous nous croyons donc autorisé à le proposer comme lype d'un genre nouveau , auquel nous donnerons le nom de Rhoé , Rlioea, et que nous caractérisons de la manière suivante : quatre antennes dont les supérieures sont grosses, bifides et plus longues que les inférieures; quatorze pales , dont les deux premières terminées par une pince, et les autres par un ongle crochu; le dernier article de l'abdomen allongé et supportant deux appendices terminés par de longs filamens.
L'espèce que nous avons décrite a environ trois lignes de long ; sa couleur est blanchâtre , et elle paraît vivre à des piofondeurs assez considérables dans la mer; car c'est en draguant sur un banc d'Huîtres près Port-Louis que nous l'avons trouvée.
Nous la dédions à Lalreille , Rhoea Latreillii. (H. -M. E.)
* RHOMBA. bot. pu an. (Flaccourt. ) Nom de pays d'une espèce du genre Ocymum de Madagascar, (b.)
RHOMBE. R/tomùus. rois. Le genre forme sous ce nom par Lacépède aux dépens des Chœtodous.
pour l'espèce appelée Alepidotus par Gmelin , n'a point été adopté, et Cuvier,dans son excellente Histoire du Règne Animal , ne l'a même pas mentionné. (b.)
* RHOMBE. chust. Espèce du genre Ocypode. V. ce mot. (B.)
RHOMBE. Rhombus. moll. Montfort établit, dans le tome il de sa Conchyliologiesysiémalique, uu genre démembré des Cônes dans lequel il ne range que les espèces couronnées. Ce genre est inadmissible. V.
Cône. (r>..«.)
* RHOMBILLE. Gonoplax. crust.
Genre de l'ordre des Décapodes, famille des Brachyures , tribu des Quadrilatères , établie par Leach sous le nom de Gonoplace , el auquel Lainarck et Latreille ont donné le nom sous lequel nous le présentons aujourd'hui. Les caractèresque Lalreille
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assigueà ce genre , sont : corps en trapèze , transversal , pluslarge au bord antérieur , et commençant à se rétrécir à ses angles latéraux; chaperon en carré transversal , recouvrant les antennes intermédiaires; yeux insérés près du milieu du front , et portés sur des pédicules fort longs et gièles; antennes latérales insérées au-dessous du canthus interne des cavités oculaires , composées d'un pédicule court, cylindrique, et d'une lige longue, menue , sélacée et multiarticulaire. Troisième article des pieds-mâchoires extérieurs presque carré; sou côté interne tronqué obliquement à sa partie supérieure , et formant un angle vers son milieu; serres grandes, beaucoup plus longues et plus cylindriques dans les mâles ; pinces des jeunes individus du même sexe et des femelles , proportionnellement plus courtes et plus larges ; le carpe court et arrondi , les autres pâtes longues , grêles et unies, terminées par un tarse conique , pointu , sans épines , paraissant du moins, quant aux derniers , comprimé dans un autre sens que les pales , ou un peu plus large vu en dessus, que haut , avec quelques stries garnies de poils ; celles de la quatrième paire et île la troisième ensuite, surpassant les autres en longueur; celles de la seconde el de la dernière paires presque égales ; abdomen de sept segînens dans les deux sexes; celui des mâles en triangle allongé , plus large et dilaté augulairement à l'origine du troisième article; les deux derniers plus courts, très-étroits, linéaires, réunis l'un à l'autre au moyen d'une membrane découverte ; le dernier triangulaire, de ln largeur du précédent à sa base; abdomen de la femelle en forme d'ovale tronqué, resserré à sa naissance et cilié sur les bords. Corps généralement uni et glabre. •
Ce genre se dislingue des Ocypodes , Pinnothères , Tourlouroux , Grapses, Macrophtalmes, etc., parce que le quatrième article des piedsmâchoires extérieurs de ceux-ci est
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inséré près du milieu du sommet di précédent ou plus en dehors , tandi:
que dans les Rhombilles , Trapézée Telphuse , etc. , ce même article prend son insertion à l'extréinilé supérieure interne du précédent. Le3 Rhombilles se distinguent pai faitement des autres genres voisins par la longueur de leurs pédicules oculaires , la forme de leurs pâtes et de leurs serres , e par d'autres caractères tirés de lii forme du corps et des tablettes de ls queue. L'espèce qui sert de type à ce genre a été connue de Linné qui lu avait donné le nom de Cancer rhomboïdes. Elle a été décrite sous diver; noms par les auteurs qui sont venu:
après lui comme on le verra dans la synonymie.
Rhombille bi épineuse , Gonopla.i bispinosa , Leach, Malac. Podoph brit. , tab. i3; Gonoplax longimanui et angulalus , Lamk. ; Cancer rhomboïdes , L. , Fabr. ; Cancer angulatus, Fabr. ; Ocjpoda rhombuides el angulata, Bo'sc , Oliv. ; Longimana , Risso ; Herbst , tab. 1 , fig. l'a-iS. On le trouve sur les côtes de France et d'An gleterre. Il vit solitaire , car on n'en trouve jamais que deux daus le même lieu. (g.)
RHOMBISCTJS. pois. ross. (Bertrand.) Dents rhomboïdales de Poisson qui sont pétrifiées , mais mal con nues. (b.)
RHOMBITES. pots. foss. On trouve ce nom dans Aldrovande, désignant l'empreinte d'un Poisson qui dut appartenir au genre Pleuronecte.
RHOMBOIDAL. pois. On adonné ce nom à plusieurs Poissons de genres divers , tels que des Pleurouecles , des Spares , Salmones , etc. (b.)
RHOMBOIDALE. rept. opii. Espèce du genre Couleuvre. V. ce mot.
*RHOUBOWE.Rhomboides.cos-ca.
Dans son Traité de Malacologie , Blainville a proposé ce nouveau genre pour un Animal et sa coquille que Poli a fait connaître sous le nom
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YHjpogœa baibata. L'Animal qui o)orte un byssus est sembable à ■:elui de la Byssomie de Cuvier.
louant à la coquille que Blainville rèroit différente de celle de ce derliaicr genre , elle est pour nous tellement semblable quant à la charnière , que nous ne doutons pas qu'auprès un sérieux examen, on ne retranche de la Méthode le genre de iBIainville. y. Byssomie. (d..h.)
* RHOMBOÏDE et RHOMBOÈ- )DRE. min. Ces deux noms sont égaleimeut usités en cristallographie, pour Idésigner une sorte de Polyèdre , composé de six laces rhoinbes, égales, semblables et disposées symétriquement léutour d'un axe passant par deux angles solides opposés. Les points qui terminent cet axe sont les sommets idu Rhomboïde. Lesangles solides des «sommets sont composés d'angles (iplaus égaux , et le Rhomboïde est •obtus ou aigu , suivant que ces angles 'flans sont eux-mêmes obtus ou aigus.
(G. DEL
RHOMROLINUS. bot.fhan. Syn.
laucien de l'Erable champêtre, (b.)
RHOPALA. bot. piian. (Scbreber.) IPour Roupala d'Aublet. V. ce mot.
RHOPIUM. bot. phan. (Schrcbcr ■fetWilldenowOSyn. deMeborea d'Aublet. V. ce mot. (b.)
RHORIA. bot. phan. Pour Roliria.
JV. ce mot. (c.N.)
RHUBARBE. Rheum. bot. piian.
l;Genrc de la famille des Polygonées et de l'Ennéandrie Trigynie, L.,qui ••se compose de grandes Plantes herl'bacées , vivaces, ayant leur racine tu- ■ béreuseet charnue; leurs feuilles très- ; grandes et découpées; leur tige can- Mielée , terminée supérieurement par ■une paniculc laineuse de petites Heurs hermaphrodites. Leur calice est monosépale , à cinq ou six divisions très- >profondcs, donnant attache intérieurement à neuf étamines saillantes.
L'ovaire est triangulaire, surmonté de trois stigmates presque sessiles; le 'ruitest un akène à trois angles sail-
RHD f.yo,
lans et membraneux. Ce genre se distingue surtout des autres genres de la même famille par le nombre de ses étamines, et les trois angles de son fruit saillans en forme d'ailes. Les espèces de ce genre sont nombreuses.
La racine de plusieurs d'entre elles est employée en médecine. Ainsi le Rheum rhaponticum , L. , qui croît en Orient, dans la Thrace , la Sibérie , les bords du Bosphore , a une racine épaisse, charnue, d'un jaune rougeâtre , d'une saveur amère et astringente, et qui, jouissant de propriétés purgatives , est connue sous le nom de Rhaponlic ou Rhubarbe pontique , et que l'on substitue quelquefois à la vraie racine de Rhubaibe officinale. Les Rheum compactum, undulatum, etc. , ont aussi une racine purgative. Mais de toutes les espèces de ce genre, il n'en est pas de plus intéressante que le Rheum palmalurn , parce que c'est une Plante qui fournit la racine de Rhubarbe , si souvent employée dans la pratique de la médecine. Aussi allons-nous entrer dans quelques détails touchant cette espèce.
La RlIVBABBE PALMÉE , Rheillll
palmatutn , L. , Rich., Bot méd. , i , p. 166, est une grande et belle Plante originaire de la Chine et du plateau de la Tarlarie. Ses feuilles péliolées, très -grandes et trèslarges , sont profondément découpées en lobes digilés , aigus , grossièrement et irrégulièrement dentés sur leurs bords. C'est la racine de cette espèce qui est employée en médecine sous le nom de Rhubarbe. On en distingue deux sortes ou variétés dans le commerce, désignées sous les noms de Rhubarbe de Chine et de Rhubarbe de Moscovie ou de Bucharie. La première est celle qui nous arrive directement de Chine par la voie de Can- .ton. On la trouve en morceaux arrondis , d'un jaune sale à l'extérieur, recouverts d'une poussière jaunâtre oecasiouée par le frottement que les morceaux ont subi, d'une texture compacte, d'une teinte rouge terne intérieurement, avec des espèces de
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lignes ou de marbrures blanches et Uès -serrées'; sa cassure est terne et raboteuse; son odeur forte et particulière;^ lorsqu'on la mâche, elle croque fortement sous la dent, ce qui est du à la grande quantité de matières salines qu'elle conlienl ; elle teint en même temps la salive en jaune orangé; sa poudre oifre une teinte d'tiu fauve clair. Dans leur partie supérieure,' ces morceaux sont percés d'un trou , qui conlienl quelquefois les fl'agmens de la corde au moyen de laquelleon les a suspendus pour enopérer la dessiccation. La Rhubarbe de la Chine se récoite en général pendant le mois de mai , qui est l'époque de l'année où la racine paraît posséder la plus grande quantité de principes actifs. Comme c'est par mer que cette .sorte de Rhubarbe est transportée en Europe , assez souvent ou trouve des morceaux noircis et altérés par l'humidité, ou d'autres piqués par les Vers. Mais les marchands ont soin de masquer celte dernière altération en bouchant ces trous avec de la poudre de Rhubarbe délayée dans l'eau.
La Rhubarbe qu'on nomme de Moscovie ou de Bucharie est récoltée dans les mêmes lieux que celle de Chine. On lui donne ce nom parce qu'elle est envoyée par terre du Thibet , de la Tartane chinoise, de la bucharie en Russie. On la transporte d'abord à Kiachta en Sibérie , où elle est vendue à des marchands préposés à cet effet parle gouvernement russe.
Là elle est triée avec le plus grand soin , mondée et grattée au vif avant d'être transportéeà Saint-Pétersbourg.
Dans cette dernière ville elle est soumise à un nouvel examen avant d'être livrée définitivement au commerce. On conçoit dès-lors comment cette dernière sorte de Rhubarbe est supérieure, et par conséquent plus recherchée et plus chère que celle qui noiis vient directement de la Chine par mer. Elle est généralement en morceaux plus petits, lisses et bien nets , quelquefois anguleux , traversés d'un trou plus grand, parce que celui qui existait primitivement a été
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gratté et agrandi lors du mondagi qu'on lui a fait subir en Sibérie. Ex térieurement elle est jaune et rougeâ tre intérieurement, avec des niarbru res blanches et irrégulières; elle es en général moins lourde et moins compacte que la Rhubarbe dite di Chine; son odeur ei sa saveur son les mêmes ; elle croque de même soui la dent et colore la salive en jaune.
Plusieurs chimistes se sont occupés de l'analyse de ia Rhubarbe. Le:
résultats généraux de ces recherche!
sent : i° un principe particulier nom mé R/iubarbarin , qui donne à la Rhu barbe son odeur, sa saveur, et s; couleur. Il est jaune , insoluble dan; l'eau froide , soluble dans l'eau cliau de , l'Alcohol et l'Ether ayant um saveur âpre et amère , el formant avec la plupart des acides des composé; insolubles d'une couleur jaune; 2' un acide libre que Thompson nomnii Acide rhéitmique ; 5° une huile fixe et douce; 4P une petite quantité de gomme ; 5° de l'amidon ; 6° plusieurs sels , tels que le Surmalate, le Sulfate et surtout l'Oxalate de Chaux qu forme environ le tiers du poids tola de la Rhubarbe ; 70 enfin de l'Oxide de Fer, et une petite quantité d'ur Sel de Potasse , dont on n'a point encore déterminé l'acide. Le chimiste Caventou , dans une analyse plus ré tente, a trouvé, dans l'extrait alcoholique de Rhubarbe, une matière grasse retenant un peu d'huile volatile odorante , un principe coloran jaune, susceptible de pouvoir cristal liser, et qu'il nomme Rliubarbarin enfin, une autre substance brune, insoluble dans l'eau , et qui , combinée avec la matière colorante, forme le Rliubarbarin des autres chimistes qui serait un corps composé.
La Rhubarbe est un médicamenl trop généralement employé poui qu'on n'ait pas cherché à cultiver en France la Plante qui nous le fournit, Mais quoique ce Végétal se soit parfaitement acclimaté dans notre pays, sa racine est loin d'y acquérir les qua lités qu'elle possède en Asie. Auss:
la Rhubarbe indigène csl-elledc beau-
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:oup inférieure en qualité el en acion aux Rhubarbes de la Chine. En général , sa couleur extérieure est :>lus rosée , son odeur moins forte , sa itaveur moins a mère , comme mucilajineuse et sucrée: elle ne croque pas sous la dent quand on la mâche , ce qui dépend évidemment de la faible nquantile rl'Oxalate de Chaux qu'elle contient. .Mais aussi son principe co- Jurant, qui est rougeâlre , est plus (abondant , de mêmequel'amidou qui y exiMe en plus grande proportion.
La Rhubarbe donnée à faible dose rgst'uu médicament tonique , qui aciitive les forces de l'estomac et favorise .la digestion. C'cslainsiquel'on prend fréquemment des petites prises de ppoudre de Rhubarbe , comme de quatitre à six grains , par exemple , dans la ùconvalescence de certaines maladies ppour réveiller l'action digestive de ITestomac. Mais à une dose plus forte, c comme un gros de la poudre ou deux Sgros de Rhubarbe concassée , infusée oou bouillie dans six onces d'eau , elle ^ agi t alors comme purgative, mais en c conservant néanmoins son action tonique. Ainsi il n'est pas rare de voir survenir une constipation très-marqquée chez les individus qui ont été |- purgés au moyen de la -Rhubarbe; c'est par suite de cette action qu'on emploie assez souvent la Rhubarbe dans les diarrhées chroniques , lorsqu'il ne se montre aucun signe d'irrit talion. La Rhubarbe peut s'administ trer sous différentes formes et à des I doses qui varieront suivant l'âge des individus et les résultats qu'on veut obtenir. (a. h.)
On a encore appelé Rhubarbe des Alpes ou des Moines, la Patience ; i Rhubarbe blanche , le Méchoacan ; i fausse Rhubarbe, la Morinde; Rhu- : barbe des paysans , la Bourdaine ; Rhubarbe sauvage , dans les colonies , une Bégoue , etc. (b.)
* RHUMBOTINUS. bot. phan.
(Cordus.) Même ebose que Rhombolinus. V. ce mot. (b.)
BHUS. BOT. PHAN. V. SUjMAC.
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RHUYSCHtA. bot. PHAN. ;Adanson.)Pour Ruyschia. V. ce mot. (b.)
RHYNAY. bot. phan. Pour Rhinay. V. ce mot. (g., n.)
» RHYNCIIAINTHERA. bot. phan.
Genre de la famille des Mélastomacées , établi par De Candolle (Prodr.
Sjrst. feget. , 7> , p. 106 , et Mém. sur les Mélastomacées , p. 21 ) qui l'a ainsi caractérisé : calice dont le tube est ovoïde, presqucglobulcux , couronné par cinq lobes allongés , linéaires ou sétacés. Corolle à cinq pétales obovés. Etamines au nombre de dix , dont cinq plus grandes portent des anthères ovées, prolongées a u sommet en un bec proportionnellement plus long que dans tous les autres genres de la iamille, et munies de deux petites oreillettes à la base du connectif. Les cinq autres étamiues sont plus petites OU quelquefois complètement avortées. Ovaire glabre , à peu près globuleux. Capsule à trois ou plus souvent à cinq loges, renfermant des graines oblongucs ou anguleuses.
Quelques espèces de ce genre avaient été désignées dans l'herbier de Richard sous le nom générique de Proboscidia qui ne fut point admis parce que plusieurs auteurs l'ont employé pour une section AcsMartynia, el conséquemment parce qu'il pourrait entraîner quelque équivoque.
Le Melastorna grandijlora d'Aublct (Guian., i, p. 4 1 4 , tab. j6o), ou It/texia grandi flora , Bon pl. {Rhcx. , p. 26, lab. 1 1 ), est le type du nouveau genre. De Candolle y a en outre placé Te Melastorna dichutoma de Dcsrousseaux , le Rkexia serntlata , Rich. [in Bonpl. , /oc. cil. , tab. 28;, el douze nouvelles espèces communiquées par Marlius qui les avait recueillies dans le Brésil. Les Rhynclianthera sont des sous-Arbrisseaux ou des herbes demiligneuses, originaires des parties chaudes de l'Amérique méridionale. Les rameaux de la plupart sont velus, poilus ou hérissés ; leurs feuilles sont oblongucs ou cordiformes , munies de cinq , sept ou neuf nervures , et d'un vert foncé. Les fleurs sont por-
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tées sur des pédoncules asilaires , divisées eu petites cimes doul la réunion forme ordinairement un thyrse terminal. Elles ne sont point enveloppées de bractées dans leur jeunesse; ce qui distingue , dès le boulon , les Rhy nchantheraàas Lasiandra auxquelles elles ressemblent un peu.
Les pétales sont de couleur purpurine violette ou rose dans toutes les espèces. (g..n.)
* RHYNCHÉE. Rhynchœa. ois.
Genre delà famille des Gralles. Caractères : bec plus long que la lête , renflé vers le bout, très-comprimé, droit , fléchi à la pointe; mandibules égales et faiblement courbées, la supérieure sillonnée dans toute sa longueur, l'inférieure seulement à l'extrémité; fosse nasale se prolongeant jusqu'au milieu du bec; narines linéaires, placées de chaque côté du bec , et percées de part en part ; pieds médiocres ; tarse plus long que le doigt intermédiaire; quatre doigts, dont trois en avant, totalement divisés, un pouce articulé plus haut sur le tarse; ailes amples ; première, deuxième et troisième rémiges presque égales en longueur.
Rhynchée du cap de Bonne-EspÉbance, Scolopax capensis, Lath.; Rostratula capensis, Vieill. Parties supérieures d'un gris bleuâtre ondé de noir; cinq bandes sur la tète , une roussâlre, deux grises et deux blanches ; une zone noire sur le haut de la poitrine; ventre blanc; rectrices cendrées, rayées de noirâtre, les latérales marquées de quatre taches jaunes ; bec et pieds bruns. Taille , dix pouces.
Rhynchée de la. Chine , Scolopax sinensis , Lath. ; Rostratula sinensis, Vieill. Parties supérieures brunes, tachetées et rayées de roux , de bleuâtre et de noir ; lête rayée de noir et de blanc; cou piqueté de gris blanchâtre ; parties inférieures blanches , avec un large feston noir sur la poitrine ; bec et pieds noirs. Taille , neuf pouces.
Rhynchée des Indes, Scolopax
indien., Lath.; Rostratula indicamt Vieill. Parties supérieures d'un gris brunâtre ; têle blanche , lavée de gri: cendré sur le sommet ; deux raies gri' ses sur les côtés ; cou et poiti iue blanchâtres , tachetés de gi is ; grande; tectrices alaires traversées par de; bandes noires; gorge et ventre blancs; bec et pieds noirs. Taille, dix pouces.
Rhynchée de Madagascar., Scolopax capensis , var. , Lath., Buff.
pl. enlum. 922. Parties supérieures variées de noirâtre et de gris , avec du roussâlre sur les tectrices alaires; lête et cou roux ; un double trait blanc et noir au-dessus de l'œil ; un double trait blanc et noir au bas du cou; rémiges et rectrices brunes, rayées de noirâtre, avec quatre taches roussâlres, cerclées de noir; parties inférieures blanches; bec et pieds noirs. Taille, neuf pouces.
Rhynchée verte , Rallus bengalensis , Lath.; Rostratula viridis , Vieill. Parties supérieures d'un brun verdâtre; rémiges extérieures pourprées , tachetées d'orangé ; côtés de la têle et cou bruns; sommet de la tête et poitrine blanchâtres; bec et pieds bruns. Taille, neuf pouces.
Temminck assure que ces cinq espèces prétendues ne sont que des variétés d'âge d'une seule et unique; il possède les divers passages d'un état à l'autre. (dr..z.)
RHYNCHÈNE. Rhynchœnus. ins.
Genre de Coléoptères de la famille des Rhynchophores , tribu des Charansonites. Clairville, en séparant ce genre de celui des Charansons, n'y comprenait que ceux de la division des Sauteurs , ou ceux qui forment aujourd'hui le genre Orchestes. Fabricius leur adjoignit tous les autres Charansons longirostres , sans en excepter les Ciones , que le naturaliste précédent en avait aussi détachés.
Olivier, en adoptant cette coupe générique, désigna sous le nom d'Orcheste les Rhyuchènes du dernier, et suivit d'ailleurs Fabricius , de sorte que son genre Rhynchène est , à ces retranchemens près, le même que le
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ijicn. Celte dénomination générique i disparu dans les distributions méthodiques des Insectes de cette faiiiillc, établies par Gerniar et Schœnléerr. Dejean (Gâtai, des Coléopl. ) l'a cependant conservée , et ses Rhynfehènes embrassent une portion du senre Erirhinus du dernier. Persuadé ;qu'il ne faut pas, quelles que soient les restrictions que l'on fasse subir à ;une coupe générique, supprimer la ^dénomination primitive , nous adrmettrons à cet égard la nomenclature ide Dejeau.
Les Uhynchèues appartiennent à •icette division des Cliaransoniles goiinalocères et longirostres que nous a avons nommée Rhynchénides , et i!dont on trouvera les caractères à t l'article RiiYNCHonioiuis. Leurs anciennes sont insérées entre le bout et Me milieu d'une trompe presque cy- 1 lindrique , longue , mais plus courte qque le corps, avancée et un peu i arquée. EILs sont composées de '1 douze articles , dont le premier beaurcoup plus long que les autres; le s second et le troisième un peu plus i allongés que les suivaus, en cône r renversé; le quatrième et les quat tre venant après courts, presque légaux, presque hémisphériques; et dont les quatre derniers forment une i massue ovoïde et très -serrée. Les i mandibules ont des dents aiguës. Le i corps est ovalaire , avec les yeux i écartés, aplatis; le corselet un peu ! plus long que large, plus étroit et tronqué aux deux bouts, mais un ; peu lobé aux côtés antérieurs; un ■ écusson distinct; des ailes et des élytres oblongues , recouvrant l'anus ; des pieds de grandeur moyenne, et dont les tarses sont garnis en dessous de pelottes , avec le pénultième article bilobé ; ils se terminent par deux forts onglets ; les jambes sont ordinairement droites ; l'extrémité interne des deux ou quatre antérieures est armée d'un petit crochet.
Nous avons dit plus haut que ce genre , tel que Dejean le compose , n'embrasse qu'une partie de celui d'Erirhine de Schœuherr. Celui-ci
en effet y rapporte les Dorytomcs du précédeut cl de Germar. Mais ces deux savaus s'accordent en ce point , qu'ils n'en distinguent point les JVotaris et les Gryphus du dernier. Les Dory tomes diffèrent des Rhynchèncs par l'allongement de leurs pieds antérieurs et du second article de leurs antennes.
On les trouve sur les Peupliers, les Bouleaux et les Saules, dont ils rongent les feuilles , tandis que ceuxci vivent sur diverses Plantes des bords des eaux. Les Rhynchèncs suivans de Gyllenhal : s£//iiops , bimaculatus , acridulus , dont le R. scirjii de Fabricius n'est , selon Déjcan , qu'une variété , festucœ, Nereis, sont des Rhynchènes proprement dits , et dont on trouvera d'excellentes descriptions dans l'ouvrage du premier de ces entomologistes, intitulé : Insecta suecicc. (lat.)
* RHYNCHITE. Rhynchites. jns.
Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Télramères, famille des Rhynchopbores , tribu des Cliaransoniles , établi par Hcrbst. aux dépens du grand genre Curculio de Linné, et adopté par les entomologistes modernes et par Latrcille avec ces caractères : corps ovale, allant en se rétrécissant en devant. Tète petite, à moitié enfoncée dans le coisclel , ayant un prolongement ros tri forme très -long, dilaté à l'extrémité. Antennes droites , insérées vers le milieu du probosciroslre, composées de onze articles , les inférieurs un peu plus longs que ceux du milieu, presque globuleux ou obconiques , les trois derniers distincts, formant réunis une massue ovale , un peu perfoliée. Mandibules munies dune dent interne avant leur pointe , creusées intérieurement, ayant des dents Irèsapparenlcs sur leur convexité extérieure. Mâchoires étroites. Palpes très-courts, peuapparens, coniques, les maxillaires de quatre" articles , les labiaux de trois. Lëvre petite, entière, peu apparente. Corselet cylindro-conique , plus large postérieure-
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ment , portant souvent , dans les mâles, une épine latérale. Abdomen carré, un peu arrondi postérieurement. Jambfs ayant à leur extrémité deux épines très - petites , presque nulles ; pénultième article des tarses bilobé. Ce genre se distingue des Apodères el des Attélabes proprement dits par la forme de la tête, la longueur relative du proboscùostre , et par d'autres caractères qui ont été exposés à l'article Attélabe. Geoffroy et Clairville avaient distingué les Rhynchites sous le nom de Rhinomacer , que Latreille a employé pour désigner uu autre genre. Fabricius et Olivier ne les distinguaient pas des Attélabes , dont ils ont les mœurs et les mêmes métamorphoses.
On connaît plus de trente espèces de c genre , presque toutes propres à l'Europe. Nous citerons comme type :
Le Rhynchite Bacchus , Rhynchiles Bacchus, Latr., Gyll.; Attelabus Bacckus , Fabr. ; Curculio Bacchus , L. Long de trois ou quatre lignes, d'un rouge cuivreux, pubescent, avec les antennes et le bout de la trompe noirs. Sa larve vit dans les feuilles roulées de la vigne. On le connaît en France sous les noms de Lisette, Bêche, etc. (g.)
RHYNCHOBDELLE. Rhynchobdella. pojs. Genre de la seconde tribu de la nombreuse famille des Scombéroïdes dans l'ordre des Acanthoptérygiens, caractérisé par un corps allongé, dépourvu de ventrales, avec des épines dorsales , nombreuses , outre deux en avant de l'anale. Deux sous-genres s'y distinguent.
f Mackognathe , Macrognalhus , de Lacépède, où le museau se prolonge en une pointe cartilagineuse , aplatie , qui dépasse de beaucoup la mâchoire inférieure; la seconde dorsale et l'anale, vis-à-vis l'une de l'autre , sont distinctes de la caudale. On y connaît trois espèces , dont Y Oplridiurri aculeatum de Linné fait partie sous le nom de Macrognalhus aculealus , Lacép. , Bloch , pl. 5g , fig. 2.
f f Mastacemble , Mastacemblus ou les deux mâchoires sont à pe près égales , et la dorsale , ainsi qu l'anale , presque unies à ia caudale Les Poissons de ces deux sous-genre sont asiatiques et vivent dans les eaux douces. Leur chair est fort es limée. (b.)
* RHYNCHOBOTRYDES. intest