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quelles des roues semblables à celles qu'avait rêvées un homme inspiré de Dieu , donnait un caractère commun qu'on ne retrouve pas dans le reste de la création. Les différentes Ezéchiélines confondues par les auteurs sont, i° l'Ëzécliîéline de Millier, Ezechielina Mullerii,^.; Vorlicella rotatoria, Miill., Inf., t. 4s, fig. 11,16; Encycl. méth., Vers ill., pl. 22, fig. 18, 20; Eurcularia rediviva , Lamk., Anim.
sans vert. T. 11 , p. 3g , n° 9, qui n'est certainement pas leRotifère de Spallanzani; elle est cylindracée, allongée, s'amincissant en une très-longue queue, avec une tentacule trèsdistincte sous le cou que n'environne pas un collier, et deux autres tentacules rudimenlaires en dessous; faisant saillir sa tête en pointe mousse entre deux lobes rotatoires qui paraissent ne jamais former deux roues séparées, mais que l'Animal relève en dessus comme deux petites crêtes. C'est l'espèce que Millier a fort bien observée et fait représenter, mais pour laquelle il a entassé des synonymes qui , pour la plupart , ne sauraient convenir. On la trouve fréquemment dans l'eau des fosses où croît la Lenticule, et dans les vases où l'on conserve celle Plante pour y étudier les Microscopiques.
20. Ezéchiéline de Baker, Ezechielina Bakeri, représentée par baker, Empl.
micr., p. 288 , pl. 1 1 , fig. 1 {K. pl. de ce Dictionnaire ). Espèce que nous avons souvent observée dans l'eau où nous élevions des Conferves, trèsdistincte de la précédente] par son corps bien plus épais , court , ventru , prenant une forme turbinée dans la contraction et le repos, eu s'allsngeant pour marcher à la manière des Chenilles Arpenleuses, ayant la queue beaucoup moins longue; un cou souvent fort étranglé , marqué d'un collier sous lequel ne serait qu'un appendice tentaculaire , sans autre tentacule rudimentaire ; ne faisant point saillir une tête en pointe obtuse entre les deux rotatoires qui , la plupart du temps, sont fort éloignés, imitant deux petites roues distinctes, comme pédiccllées , dans la distance des-
quelles se distingue l'orifice buccal eu forme de petit trou. 3°. Ezéchiéline de Leuwenhœck , Ezechielina Leuwenhœckii. L'Animal observe par Leuwenhœck , Cont. Arcan. nat. , p. 586 , fig. î et 2 , reproduit par Duirochct, Ann. Mus. T. IX, pl. 58, fig. 12 , 16 ; la Chenille aquatique de Joblot, p. 56 , pl. 5 , fig. k , ayant le corps ovoïde , atténué en queue, ou se distinguent six articles, dont le dernier est trideaté et le pénultième bidenlé, avec le cou marqué d'un collier sensible comme dans la précédente espèce, sur lequel se développent des appendices tentaculaires , faisant , comme l'espèce n° î , saillir sa têle en pointe obtuse, au centre de deux lobes rotatoires. Cet Animal se trouve fréquemment dans les infusions végétales , ou dans l'eau oii l'on met tremper des étuis de Phriganes, 4°. Ezéchiéline capsulaire, Ezechielina capsti/a/is, Baker, loc. cit., pl. 12, fig. 3. Millier, en rapportant cet Animal de Baker à son V ordcella rotaloria, avait pressenti avec sa sagacité ordinaire que la figure citée représentait une espèce différente. INous en avons reconnu l'existence; elle est ovoïde allongée , avec un rétrécissement autérieur sans anneau pour le cou , et un amincissement caudal que terminent des pointes; les deux lobes rotatoires sont comme tronqués. 5°. Ezéchiéliue gracilicaude , Ezechielina gracilicauda, Baker, loc. .cil., p. 292, pl.
12, fig. 1. Ici les. rotatoires sont les mieux prononcés ; la tête paraît trilobée; un double collier esta la partie antérieure peu ou point amincie en cou ; le corps cylindracé avec un troisième anneau postérieur, se termine en une queue deux fois plus longue, sensiblement articulée, formée de cinq ou six entrenceuds.
Le genre qui vient de nous occuper doit renfermer un plus grand nombre d'espèces que nous n'en avons mentionné, si l'on eu juge par les figures qu'ont données les -divers micrographes , et qui toutes habitent les eaux douces oil elles vivent de proie parmi les Lenticules, ou dans diverses in-
fusions ; mais il leur est arrivé comme à ces grandes créatures que rapprochent quelque caractère frappant , qu'on les avait toutes confondues en une seule. Il est probable que chacune de celles que nous ont vaguement décrites et plus vaguement représentées des auteurs superficiels, sont autant d'être diffcrens. On a prétendu y apercevoir des yeux : nous n'avons pu y reconnaître ces organes. Ce sont, au reste , des Animaux fort extraordinaires , tant par leur singulier aspect que
fiar la bizarrerie de leur composition , eur polymorphie, et la variété du spectacle qu'ils présentent sous le microscope. On y voit très-distinctement un cœur toujours en action ; rien n'approchede la rapidiléavec laquelle ces Protées véritables montrent leurs organes les plus essentiels, ou les font tout-à-coup disparaître. Dulrochet a essayé de résoudre le problème du mécanisme de leurs rotatoires; mais il serailpossibled'en donner une démonstration plus satisfaisante. (B.)
ROTIN, bot. pn an. Même chose que Rotang. V. ce mot. (b.)
ROTJE. ois. (Anderson.) Syn.
vulgaire de Pétrel Tempête. V. l'É-
TREL. (DR..Z.)
* ROTONDAIRE. Rolundaria.
moll. Sous-genre proposé par Rafinesque (Monographie des Coquilles de l'Ohio)dans son genre Obliquaire.
Il le caractérise ainsi : coquille arrondie, à peine transversale, presque équilalérale ; axe presque médial ; ligament courbe , .court , corné ; dent lamellaire légèrement couibée; dent bilobée à peine antérieure. Ces caractères extrêmement vagues doivent faire rejeter ce sous-genre dont le genre lui-même n'a point été adopté. V. Mtjlette. (d..h.)
* ROTSIMPA. rois. L'un des synonymes vulgaires de Scorpion de mer. Pr. Cotte. (b )
ROTTBOELLIE. Rotlboeltia. bot.
phan. Genre de Graminées établi par Linné fils, adopté et modifié par les auteurs modernes, et en particulier
par 11. brown , qui l'a ainsi caractérisé : Heurs disposées en épis cylindriques et articulés; chaque article porte deux épillets scssiles , alternes , enfoncés dans une fossette du rachis. L'épillet inférieur offre une lépicène bivalve et billore ; chaque fleur se compose d'une glunie plus courte , mince , membraneuse et transparente; l'externe est neutre ou inàle, composée d'une ou deux valves mutiques ; l'interne est hermaphrodite et bivalve. L'épiilcl supérieur est mâle ou rudimentaire, uniflore ou biflore. Ce genre ainsi caractérisé ne comprend que les Rotlboeltia e.vallata, L. ; R. furmosa , Biown, et R. cœlorachis , Forst. La plupart des autres espèces sont devenues des types de genres nouveaux , comme Opltiurus, Leptunis, Hemartkria, Lodicularia, etc. F. ces mots. (a.r.)
ROTTLERA. bot. phan. Deux genres ont reçu successivement ce nom. Le premier a été proposé par Roxburgh en 1795 , le second par Vahl en 1806. Malgré l'antériorité du genre de Roxburgh, et la sanction que blume et Adrien de Jussieu lui ont donnée, il nous semble que le nom de Roulera doit rester au genre de Vahl , s'il est constant d'un côté que le Trewia nudijlora de Linné soit congénère du Ralliera de Roxburgh , et d'un autre côté que le genre Rottlera de Vahl soit bien distinct du Gratiola. Le genre de Roxburgh rentrerait alors daus l'ancien genre Trewia. Mais comme ce genre Trewia offre quelques différences dans les caractères qui lui ont été assignés , et qu'il n'a pas été positivement réuni au Roulera par Adrien de Jussicu , nous sommes obligé d'imiter la circonspection de cet auteur, quoique l'identité de nom pour deux genres différeus produise toujours une confusion préjudiciable à la science. Nous croyons donc nécessaire d'exposer successivement ici l'histoire des deux genres Rottlera, en attendant qu'on ait décidé auquel le nom doit définitivement être assigné.
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Adrien de Jussieu ( De Euphorb.
TeiUamen , p. 3a , lab. 9, fig. 29) caractérise de la manière suivante le genre de Roxburgh, qui appartient à la famille des Euphorbiacées et à la Diœcie Polyandrie , L. : fleurs dioïques ou monoïques ? Les mâles ont un calice à trois ou cinq divisions profondes , valvaires pendant la préfloraison , ensuite réfléchies; corolle nulle; étamines nombreuses, dressées pendant la préfloraisou , à filets libres ou unis seulement à la base, insérés sur un réceptacle nu ou velu , plan ou convexe, à anthères adnées au sommet du filet. Les fleurs femelles ont le calice comme les mâles ; le style fendu profondément en deux ou trois branches, ou deux à trois styles réfléchis , plmneux au côté interne; l'ovaire à deux ou trois loges uniovulées. Le fruit est une capsule à deux ou trois coques , tantôt lisse , tantôt hérissée. Ce genre est formé d'environ vingt espèces qui croissent dans l'Inde orientale, en Chine, et dans les îles de l'archipel Indien. On doit considérer comme type générique le Rottlera li/ictoria, Roxb., Pl. Corom., 1 , p. 56, lab. 168. Plusieurs espèces ont été décrites par les auteurs sous le nom générique de Crolon ; telles sont les Croton philippe/ise, acuminalum et paniculatum , Lamk., pu nctalum , Retz, rici/ioides, Persoon, rmtans, Forsk., et cliinensis, Geisel. Le Riciiius apelta de Lourciro appartient aussi à ce genre; et peut-être faudra-t-il encore y joindre le lumlotus du même auteur.
Toutes ces espèces sont des Arbres ou des Arbrisseaux à feuilles alternes , quelquefois munies à la base de deux glandes, entières ou carénées , ordinairement couvertes en dessous de points ou de poils étoilés , quel-
auefois glabres des deux côtés. Les eurs sont accompagnées de bractées, et offrent diverses inflorescences. Les unes sont disposées en grappes ou en épis axillaires ou terminaux ; les autres sont solitaires ou agglomérées.
Les capsules, ainsi que les pédoncules , les bractées et les fleurs , sont
le plus souvent couvertes de poils étoiles, ou de grains pulvérulens, ïaunes ou rouges.
Le genre Rotllera de Vahl appartient à la famille des Scrophularine'es et à la Diandrie Monogynie, L. Il offre les caractères essentiels suivans:
calice coloré, à cinq divisions profondes ; corolle presque campnnule'e, à lube court renflé à son orifice, courbée , à cinq lobes presque égaux ; quatre étamines dont deux stériles ; stigmate simple; capsule bivalve, polysperme. Le Rotllera incana, Vahl, Énurner. Plant., 1, p. 88; Gratiola montana, Rottl. , in Lilt. , est une Plante des Indes orientales, dont le port est celui du Ramotidia. Toutes ses feuilles sont radicales, nombreuses, spalulées, épaisses, très-obtuses , crénelées, quelquefois incisées, couvertes d'un duvet blanc trèsépais. La hampe est droite, simple, poilue , purpurine , terminée par environ six pédoncules disposés en ombelle simple. (g..n.)
* ROTTLERI A. bot. crypt.
{Mousses.) Bridel a distingué sous ce nom deux espèces de Gymnostome dont l'une est munie d'une apophyse à sa base; ce sont les Gymnostomnm Rottleri , Schwscg. , et Gymnostomnm Javanicum , Nées et Blume.
Le caractère distinctif de ce genre est si peu important , qu'il est probable qu'il ne sera pas adopté, (ad. b.)
ROTULA. bot. Phan. Genre de la Pentandrie Monogynie , L. , établi par Loureiro {Flor. Cochihich. , édit.
Willd., p. 149), qui l'a ainsi caractérisé : calice cyathiforme , persistant , divisé prolondément eu cinq segmens aigus; corolle rotacée, infère, à cinq découpures ovées , planes; cinq étamines dont les filets sont subulés , plus courts que la corolle , et insérés à la base de celle-ci; les anthères sa gi liées ; ovaire presque rond , surmonté d'un style turbihélinéaire, presque égal aux étamines, et d'un stigmate échancré; baie succulente , presque ronde, petite , uniloculaire, renfermant quatre graines.
ROU
Le Rotula aquatica est un Arbris seau dont la tige est simple, haut, de quatre pieds , rameuse , garnie di feuilles ovales -oblongues , très-entières , sossiles et imbriquées. Le:
fleurs , d'une couleur violette claire sont ramassées et terminales. Cetti Plante croît dans les marais et su les bords des rivières en Coohinchine. (g..n.)
ROTULA. bot. cbypt. ( Champi gnons. ) Nom donné à une section di genre Agaric par De Omdollc. Cet!
section , qui comprend les jlgaricu Rotula et stilobates , fait partie de Ûmphalia de Persoon , et des Collybia de Fries. V. ces mots. (ad. b.)
*ROTDLAIRE. Rotularia. annel ross. Il existe plusieurs espèces dt Serpules qui s'enroulent sur un plan horizontal d'une manière assez régulière, et finissent par se projeter en ligne droite plus ou moins prolongée. Elles offrent en outre des traces de leur adhérence , du moins celles que nous possédons les présentent toutes. Defrance a fait de ces corps un genre nouveau auquel il donne le nom bien convenable de Rotulaire; mais est-il nécessaire de l'adopter? C'est ce que nous ne pensons pas, car il existe entre ces Serpules et d'autres vivantes où fossiles un passage insensible sous le rapport de l'étendue de l'adhérence.
Quant à l'opinion que ces dépouilles fossiles auraient appartenu à un Mollusque , elle paraît fort peu probable; il est plus croyable qu'elles sont dues à des Annelides. K. Serpule. (d..h.)
ROTULE, zood. V. Squelette.
ROTULE. Rotula. échin. Nom donné par Klein à un genre. d'Oursins dans son ouvrage sur les Echinodermes ; il n'a pas été adopté.
* ROTZ - KOLBE. rois. ( Mayer.) Syn. de Chabot.' V. Cotte. (b.)
ROUBSCHISTE. MIN. (De Lamctrie.) Syn. de Giobertiteou Magnésie carbonatéc de Strubschilz, près Rosena en Moravie. (B-)
ROU
ROUCAO. pois. L'un des synonymes vulgaires de Labre. V . ce mot. («•)
* ROUCELIA . bot. ru an. Le genre bndé sous ce nom par Dumortier, et :|ui a pour type le Campanula Eri- •ius, I,., n'a pas ëté adopté. (g..N.)
RODCHE. bot. puan. Syn. vulgaire de Gares et de Roseau dans le nidi de la France. On étend quelquefois ce nom aux Ronces. (b.)
ROUCHEROLLE. ois. Espèce de îrive. V. Merle, (u.)
ROUCOD. bot. puan. F". Rocou.
ROUCOUYER. bot. PUAN. r.
^OCOUYER.
ROUDOD. bot. puan. (Garidel.j »Ième chose que Redou ou Redoul.
K ces mots. (B.)
* RODE. pois. Même chose que ^une. V. Chrysotose et Mole, (b.)
ROUFIA. bot. puan. Qu'on écrit ussi Rouphia. V. ce mot. (b.)
RODFOUINE. bot. phan. L'un les synonymes vulgaires de Salicorne n Occilanie. (b.)
ROUGE, ois'. L'un des noms vulaires du Souchel , espèce de Caard. Cet Oiseau, comme l'Oie et le )indon , est, dit-on , sujet à des acès de colère qu'il manifeste par des lufflemens ou par des allures de brualité stupidc , et de -là cette façon e parler populaire et proverbiale :
slère comme un Rouge. (b.)
ROUGE. zool. bot. et min. De la Diileur qui porte ce nom, on a apelé selon leur teinte :
Rouge- Aile (Ois.) , le Mauvis. V.
Ierle.
Rouge u'Andrinople (Bot.), une réparation de Garance.
Rouge d'Angleterbe (Min.), le eroxide de Fer obtenu du sulfate e Fer calciné. V- Argile ocrecse
iUNE.
* Rouge de Blé (Bot.), l'Adonide été.
* Rouge Blé (Bot.), la Caméline iltivéc.