‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 2)Chapitre 271 sur 274 · KUU · texte numérisé non relu

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grisâtre sur le dos. Li partie de ses membranes alaires, qui avoisine soit le corps, soit l'avant - bras ou les doigts , présente un grand nombre de points blanchâtres , rangés par ligues parallèles. Celte espèce, découverte par Leschenaull aux envii ons de Pondichéry, a cinq pouces et demi de longueur totale , et un pied et demi d'envergure. Nous ignorons pour <iuel motif Temminck l'a passée sous silence dans sa Monographie des Roussettes, et pourquoi les auteurs français l'ont placée jusqu'à présent parmi les Roussettes sans queue; car sa queue, très - visible , n'est qu'à peine engagée dans la membrane interfémorale , et a environ six lignes de long.

La Roussette amplexicaude, Pteropus ample.vicauilatus , Geoff. St. -H., loc. cit., pl. 4, se distingue facilement par sa queue égale en longueur à la cuisse , et enveloppée seulement à son origine par la membrane interfémorale. Son pelage est d'un ro.ix clair sur le dos et la croupe , et d'un blanc roussâtre sur le cou, la tète et les parties inférieures. Sa longueur totale est de quatre pouces et demi ou cinq pouces , et son envergure dé quinze environ. Elle a été découverte à Timor par Péron et Lesueur, et se trouve aussi , suivant Temminck, à Aanboine, à Sumatra, et même dans l'Inde. Celte dernière origine est-elle bien authentique ?

Et surtout , est-il bien certain que l'on doive rapporter au Pteropus a/nplexicaudatus une Roussette que Temminck indique dans ses Monographies de Mammalogie , Supplémeus, p. j6o , et qui habiterait le cap de Bonne-Espérance? .

La Roussette a oreilles bordées, Pteropus marginatus , Gcoff. St.-Hil. , loc. cit., pl. 5 , est une espèce un peu plus petite que la précédente , et s'en distinguant parsa queue à peine apparente hors de la membrane inlerfcinorale, par le liséré blanc que l'on remarque autour de ses oreilles, et par sou pelage qui est d'un gris clair en dessous , et d'un gris roussâlrc

en dessus. Cette espèce , que Tejjrininck regarde comme douteuse, nous est connue par l'examen de deux individus venant l'un et l'autre du continent de l'Inde.

Outre ces espèces , Temminck place encore dans celle section une espèce assez voisine par ses caractères extérieurs du Pteropus marginatus , qu'il a décrite sous le nom de tilt/iœcheilus dans sa Monographie des Roussettes, el que, plus tard, dans ses Supplémens, il n'admettait plus qu'avec doute. Celle espèce remarquable est très - différente du Pteropus marginatus par son système dentaire , et, bien loin qu'on doive la réunir à celle-ci , elle doit être repoitée dans le sous - genre Packysorna.

a°. Les Pachysomes [Pachysoma.)

Geoffroy Saint- Hilaire (Leçons sténog.)a nommé ainsi un petit genre ou sous-genre renfermant quelques espèces de petite taille, placées jusqu'à ces derniers temps dans le genre Pteropus, mais qui présentent quelques caractères particuliers. Leurs loi mes sont généralement lourdes et liapues; d'oii le nom qui leur a été donné ; leur tête est grosse et courte , principalement dans sa partie antérieure ; et comme de semblables modifications de forme doivent nécessairement régir sur le système dentaire , nous ne trouvons plus chez les Pachysomes que trente dénis au lieu de trente-quatre, qui est le nombre normal chez les Roussettes. Les Pachysomes ont de chaque côté el à chaque mâchoire une molaire de moins ; et remarquons que celte molaire qui manque est la dernière mâchelière , et non pas la petite fausse molaire antérieure; dent en quelque sorte rudimentaire et si peu importante, que sa présence ou son absence ne pourrait fournir un caractère générique. Le cranedes Pachysomes présente d'ailleurs des formes Irès-rcmarquablcs.

Le museau est gros, et la boîte cérébrale très-volumineuse el sphéroï-

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