V. ce mot , etc. , etc
POISSONNIER, ois. L'un des noms vulgaires du Castagneux , espèce du genre Grèbe. (b.)
POISSONS. Pisces. zool. Ce sont les Animaux dont se compose la quatrième classe du grand embranchement des Vertébrés. Ils sont ovipares, à circulation double, mais leur respiration s'opère uniquement par l'intermède de l'eau. Pour cet effet , ils ont aux deux côtés du cou un appareil nommé Branchies. V. ce mot.
L'eau que le Poisson avale, s'échappant entre les lames de cet appareil par des ouvertures nommées Ouïes , agit au moyen de l'air qu'elle contient , sur le sang continuellement envoyé aux branchies, par le cœur qui ne représente que l'oreillette et le ventricule droit des Animaux à Sang chaud. Ce sang , après avoir été respiré , se rend dans un tronc artériel situé sous l'épine du dos, et qui faisant l'onction de ventricule gauche , l'envoie par tout le corps , d'où il revient au cœur par les veines. La structure totale du Poisson est aussi évidemment disposée pour la natation , que celle de l'Oiseau l'est pour le vol , mais suspendu par un liquide presque aussi pesant que lui , il n'avait pas besoin de grandes ailes pour se soutenir. Un grand nombre d'espèces porte immédiatement sous l'épiDe une vessie pleine d'air qui, en se comprimant ou se dilatant, fait varier la pesanteur spécifique , etaide le Poisson à monter ou à descendre.
La progression s'exécuteparle moyen de la queue qui choque alternativement l'eau à droite et à gauche, et
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les blanchies , en poussant l'eau eu arrière, y contribuent peut-êtreaussi.
Les membres , étant donc peu utiles , sont fort réduits. Les pièces analogues aux os des jambes sont extrêmement raccourcies ou même disparaissent en entier. Des rayons plus ou moins nombreux , soutenant des nageoires ( V. ce mol), représentent grossièrement les doigts des mains et des pieds. L'os qui représente l'omoplate est quelquefois retenu dans les chairs comme il l'est dans les classes supérieures; d'autres fois il tient à l'épine, mais le plus souvent il est suspendu au crâne. Le bassin adhère bien rarement à l'épine , et fort souvent , au lieu d'être en arrière de l'abdomen , il est en avant et tient à l'ap-
Pareil clavieulaire. Les vertèbres des oissons s'unissent par des surfaces concaves, remplies de cartilage; dans la plupart, elles ont des apophyses longues et épineuses qui soutiennent la forme verticale du corps. Les côtes sont souvent soudées aux apophyses transverses. On désigne communément ces côtes et ces apophyses par le nom d'Arêtes. La tête varie, pour la forme, plus que dans toute autre classe , et cependant elle se laisse presque toujours diviser dans le même nombre d'os. Le frontal y est com-
Fosé de six pièces; le pariétal de trois, occiput de cinq. Cinq des pièces de l'os sphénoïde , et deux de celles de chaque temporal , restent dans la composition du crâne. Outre les parties ordinaires du cerveau , qui sont placées comme dans les Reptiles, à la file les unes des autres , les Poissons ont encore des nœuds à la base des nerfs olfactifs. Leurs narines sont de simples fossettes creusées au bout du museau et tapissées d'une pituitaire plissée très-irrégulièrement.
Leur œil a sa cornée très-plate, peu d'humeur aqueuse , mais un cristallin presque globuleux et très-dur.
Leur oreille consiste en un sac qui représente le vestibule cl contient en suspension des os, le plus souvent d'une dureté pierreuse , et en trois canaux semi-circulaires membraneux
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plutôt situés dans la cavité du crâne qu'engagés dans l'épaisseur de ses parois , exceplé dans les Chondroptérygiens ( W~. ce mot ) ou ils y sont entièrement. Il n'y a jamais ni trompe ni osselets , et les Sélaciens seuls ont une fenêtre ovale , mais à fleur de tête. Le goût doit avoir peu d'énergie, puisque la langue est le plus souvent osseuse et garnie de dents ou d'autres enveloppes dures. La
filupart ont, comme chacun sait, e corps couvert d'écaillés; tous manquent d'écaillés de préhension : des barbillons charnus , accordés à quelques-uns , peuvent suppléer à l'imperfection des autres organes du toucher.
L'os intermaxillaire forme , dans le
Elus grand nombre des Poissons, le ord de la mâchoire supérieure , et a derrière lui le maxillaire , nommé communément os labial ou mystace ; une arcade palatine composée du palatin , des deux apophyses ptérigoïdes , du jugal , de la caisse , et de l'écailleux, fait, comme dans les Oiseaux et dans les Serpens , une sorte de mâchoire inférieure, et fournit en arrière l'articulation à la mâchoire d'en bas qui a généralement deux os de chaque côte , mais ces pièces sont réduites à de moindres nombres dans les Cliondroplérygiens. 11 peut y avoir des dents à l'iutermaxillaire , à la mâchoire inférieure , aux rames , aux palatins, à la langue, aux arceaux des branchies, et presque sur des os situés en arrière de ces arceaux , tenant comme eux à l'os hyoïde , et nommés os pharyngiens. La variété de ces combinaisons , ainsi que celles de la forme des dents en divers points, sont innombrables. Outre l'appareil des aras branchiaux , l'os hyoïde porte, de chaque côté, des rayons qui soutiennent la membrane branchiale ; un opercule osseux composé de quatre pièces , articulé en arrière à l'arcade palatine , se joint à celle membrane pour former la grande ouverture des ouïes. Plusieurs Chondioptérygiens manquent de oet opercule.
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L'estomac et les intestins varient autant que dans les autres classrs , pour l'ampleur, la figure, l'épaisseur et les circonvolutions. Excepté dans les Chondroplérygicns , le paverus est remplacé, ou par des cœcums d'un tissu particulier situés autour du pylore, ou par ce tissu même appliqué au commencement de l'intestin. Les reins sont fixés le long des côtes de l'épine, et la vessie comme à l'ordinaire au-devant du rectum. Les testicules sont deux énormes glandes appelées communément laites ou laitance; et les ovaires , deux grappes à peu près correspondantes aux laites pour la forme et la grandeur. Ces laites sont remplies et comme toutes formées au temps des amours d'une innombrable quantité de Zoospermes qui , vus au plus fort grossissement , paraissent des globules monadiformes tellement pressés les uns contre les autres , que leurs mouvemens en sont embarrassés et ne deviennent sensibles qu'autant qu'on les disjoint.
Leuwenhoeck évaluait qu'il devait en exister au moins r5o, 000,000,000 dans un seul mâle de Morue. En délayant des fragmens de laitance dans un liquide, on discerne alors leur allure tournoyante, onduleuse ou spirale , et plus ou moins rapide , leur prolongement caudal qui est d'une ténuité incroyable et beaucoup plus long que dans tous les autres mâles. Les ovaires sont des grappes qui, dans les femelles, occupent, à peu près la même place que les laites dont ils ont la forme. Le nombre des œufs y est souvent prodigieux ainsi qu'on a pu eu juger en lisant divers articles d'ichthyologie dans ce Dictionnaire. La nature a dû pourvoir amplement à la reproduction d'Animaux qui ont tant d'ennemis , qui mangent eux-mêmes leur progéniture , et qui , dans leur jeunesse , demeurent exposés à la voracité de tous les autres babitans des eaux. Sur des millions de Ciupes et de Gades qui naissent dans la saison , le plus grand nombre devient la proie des Clupcs et