‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 2)Chapitre 54 sur 274 · I'OL · texte numérisé non relu

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parence d'animalité dans cette pro- . duction que sa consistance rapproche i aussi des Caulei pes. Ses caractères l consistent dans la simplicité de la : tige qui est filiforme , simple et ter- ; minée par un capitule Tonné d'un 1 plus ou moins grand nombre de vé- .- sicules bulbeuses, pyriformes , imj plantées par le côté aminci. La seule i espèce qui nous soit connue a été rapi portée par Brown de la Nouveile- . Hollande ; elle forme des paquets l paniculés , composés par la racine ■ d'un plus ou moins grand nombre • d'individus de couleur vcrdâlre; devenant blanchâtie, un peu cornée parla dessiccatiou ; fragile quand elle séjourne jetée sur le rivage; longue d'un à deux pouces, avec huit, dix ou douze vésicules à l'elti émité. C'est le Polyphysa PeiiicillusiY Agardh, Spec.

■Alg-, p. 470 ; Polyphysa aspergillusa, Lamx. , Gen. Polyp. , lab. 69 , (ig. 2, 6 ; et Polyp. flex., pl. fc , fîg. 2, ou la tige est représentée trop fortement articulée en B; Lamk. , Anim. sans vert. , 11 , p. n5a; Fucus Penicillus , Turn. , Hist. Fttc. , t. 228, etc. (b.)

POLYPIAIUES. ACAL.(Blainville.)

y. ACTINOMOUPD.ES. (B.)

POLYPIERS. Polyparii. zool. On entend proprement par ce mot l'habitation de ceux des Polypes qui vivent eu agrégations composées d'un nombre plus ou inoins considérable d'individus. «Le Polypier, dit Lamarck (Anim. sans vert. T. 11 , p. 75), est'lout-à-fait distinct des Animaux qu'il contient, comme le guêpier l'est des Guêpes qui l'habitent; il leur est de même tout-à-fait extérieur , et , quelle que soit la configuration de ce Polypier et sa consistance , il n'offre dans sa nature qu'une production animale , ce que l'analyse atteste et ce que constate sa structure qui n'offre aucune trace d'organisation. » De ceci , Lamarck conclut que Linné et Pallas curent tort d'adopter une opinion mixte entre l'ancienne erreur qui consistait à regarder les Polypiers comme des Plantes , et les idées des modernes qui voyaient

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en eux uniquement des Animaux.

Linné , et ensuite Pallas , ajoute notre illustre professeur, considérant de nouveau la configuration rameuse de la plupart des Pol\piers , la gemmation des Polypes à la manière des Plantes, et croyant reconnaître dans difi'érens Polypiers une écorce et des racines , introduisirent une nouvelle erreur à leur égard ; prenant un terme moyen entre l'opinion ancienne qui considérait les Polypiers comme des productions purement végétales, et l'opinion nouvelle de leur temps qui plaçait ces objets parmi les productions uniquementanimales , ils se persuadèrent que les objets dont il s'agit participaient de la nature de l'Animal et de celle de la Plante. En conséquence , ils donnèrent à ces mêmes objets le nom de Zoophyles, qui veut d'ire Animaux-Plantes ] et ils les regardèrent effectivement comme des Animaux végétans et fleuri>sans , croissant sous les formes et à peu près par les mêmes voies que les Plantes ; en un mot , comme des êtres dont la nature participe en partie de celle de la Plante et de celle de l'Animal. Nous ne voyons rien dans cette opinion de Linné et de Pallas qui ne soit parfaitement exact , et nous nous langerons de leur avis contre le Linné français , lorsque celui-ci regarde comme une erreur importante pour les progrès de la zoologie et de l'histoire naturelle ce que l'observation des Polypiers vivans démontre pourtant être vrai. Habitué à regarder Lamarck comme un guide sûr, pénétré d'admiration pour ses ouvrages immortels , n'hésitant pas à le placer seul entre tous les naturalistes sur la même ligne que le législateur suédois , il nous faut être soutenu par une bien intime conviction pour oser être d'un autre avis que lui sur l'un des points les plus essentiels de la science. Nous necroyons pas que la nutrition et des mouvemens spontanés, sans locomotion, soient des caractères suflisans pour constituer un Animal ; car les Plantes se nourrissent par absorption cl respirent à

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la manière des Polypes, outre que plusieurs présentent dans certaines de leurs parties des raouvemens bien plus déterminés que ceux qu'on observe par exemple dans l'enduit gélatineux des Nudipores, dans les Eponges et dans la masse de la plupart des Sarcoïdes. La composition des Polypiers, fût-elle exclusivement animale par sa substance, ne ferait pas plus des Animaux de ces Polypiers , que les bases calcaires des tribus madréporiques n'en font des Pierres ; d'ailleurs , selon Lamarck lui-même, la structure des Polypiers n'offre aucune trace d'organisation; or, comme un Animal est nécessairement organisé d'une manière quelconque, un Polypier qui ne l'est pas pourrait-il être un Animal ? Enfin , s'il est aussi distinct de l'être qui l'habite, que la Guêpe l'est de sa demeure, doit-on le confondre avec ses domiciliers , et personne a-t-il jamais avancé qu'un guêpier fût des Guêpes? Jl nous paraît que les Polypes sont bien plus liés à leurs Polypiers que les Hyménoptères ne le sont aux alvéoles qu'ils se construisent; mais ce n'est pas seulement dans les formes végétales de ceux des Polypiers qui les affectent , ni dans leurs racines , ni même dans l'espèce d'écorce qu'on trouve sur plusieurs d'entre eux , que nous reconnaissons l'existence végétale non moins développée que l'animal pour les Polypiers : la composition chimique n'y fait rien. Il faut, avant tout, se rappeler cet axiome infaillible de Guvier : <c La forme du corps vivant lui est plus essentielle que sa matière. » Il entre beaucoup de matière animale dans la composition des Crucifères , et nul pourtant ne s'est avisé d'avancer qu'un Chou , par exemple , fût un Animal. Quelle que soit la substance qui les compose, la plupart des Polypiers végètent aussi parfaitement que ce même Cbou, peutêtre plus éminemment encore, car non-seulement les rameaux des Polypiers , mais .encore leurs habitans peuvent se multiplier par division , pc qui n'arriverait pas aux fleurs d'un

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Végétal quelconque, si ou lus séparait de leur tige pour les planter; et vers le temps prescrit, les Polypes, soumis comme les fleurs qu'ils surpassent en vitalité , à l'influence d'uu épanouissement , remplissentlemême rôle propagateur, à certains égards , comme nous l'expliquerons ailleurs.

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