‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 2)Chapitre 80 sur 274 · PÛT · texte numérisé non relu

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laires des Phalangers. A la mâchoire I iuférieuie , les incisives ressemblent L à celles des deux genres précédons , L:et 1^ fausses molaires sont, comme Lies, molaires , sans aucune excep- : tion , semblables à leurs analogues (:de la mâchoire opposée. Dans leur

action réciproque, ces dents n'of- .ifrent rien de particulier, si ce n'est jque la face externe de la fausse ii molaire iuférieuie correspond à la ' face interne delà fausse molaire supérieure. Ce système fie dentition ,

dit F. Cuvier, nous est donné par [quatre tètes qui appartiennent cer- ' tninement à trois ou quatre espèces; l l'une est celle du Kanguroo - Rat

( Hypsypiymmts Whilei ) ; les espèces auxquelles les autres appar- I tiennent ne me sont point connues :

, je m'abstiendrai donc de les nommer.

Les caractères extérieurs des Po- ! torons sont principalement les sui- \ vans : leurs jambes de derrière sont 1 beaucoup plus grandes à proportion ijquc celles de devant, dont les pieds i manquent de pouce, cl ont les deux ] premiers doigts réunis jusqu'à l'on- ~ glc ; en sorte, dit Cuvier, qu'on croit : d'abord n'y voir que trois doigts, I dont l'interne aurait deux ongles.

Leur queue est longue et robuste ; la p poche abdominale est complète et I renferme deux mamelles. Leur es: o- I mac est grand , divise eu deux poc cb.es , et muni de plusieurs hoursouf- I flures; le cœcum est médiocre et ar- ; rondi.

Les Potorous ne vivent que d'her- 1 bcs qu'ils paissent avec leurs longues > incisives coupantes. Ils se tiennent l dans les broussailles et dans les buis- I sons, ou ils poussent de petits cris , assez analogues à ceux des Kats. Ussautent avec force. bien qu'on ne connaisse qu'une espèce de ce genre, i on a acquis la certitude qu'il y en a i un plus grand nombre: et déjà, • dans un envoi de Quoy et Gaimard , < adressé delà baie du lloi Georges au Muséum , nous avons reconnu une i belle espèce de Potorou que cesnatu- ; ralistcs décriront à leur retour. Ces Animaux sont ti ès multipliés dans les

cantons rocailleux de la Nouvelle- Galles du Sud , et notamment aux environs de Port-Jackson. Lis se sont aussi présentés aux navigateurs sur toutes les côtes occidentales et méridionales de la Nouvelle-Hollande.

Potorou de Wijitl:, Hypsyprym- /itis H Idici, Quov et Gaimard, Zool.

de ru rame, pl. 10 ; Polorous murinus cl Kangurus Gaimardi , Uosni., sp. 4a2 et 84a , .Manini. , Kanguroollat, Phillip. , 11., pl. 47; Whiie, Jt. , pl. 6o; Kanguroo-Rat , Cuv. , Règn. Anim. T I , p. 181 ; Macropus miuor, Shaw,Gcn. Zool., pl. 126.

Ce Potorou a la tète triangulaire, large et un peu aplatie par derrière , pointue en avant : le mutile et les narines sont placés à l'extrémité du museau et sont séparés dans leur milieu par un sillon longitudinal ; les moustaches sont d'une médiocre longueur; la bouche est petite, et la mâchoire supérieure s'avance un peu plus que l'inférieure. Quelques poils noirs surmontent l'œil; les oreilles sont courtes, irès-largcs et velues à leur partie postérieure. La grosseur du cou ilonue à cette espèce quelque ressemblance avec les Rats, disent Quoy et Gaimard. Leurs pales antérieures sont petites, pourvues d'ongles blanchâtres , longs , grêles et arqués. L'ongle du milieu est plus saillant. Les membres postérieurs sont proportionnellement plus longs et plus déliés que dans les Kaiiguroos.

La queue est presque aussi longue que le corps; elle est grêle, écailleuse , presque nue , flexible , et porte à terre: son extrémité est terminée par un bouquet de poils. La couleur du pelage de cet Auimal est uniformément d'un gris rou\ ; la gorge, la poitrine, le ventre et l'intérieur des membres sont d'un bianc sale; le dessus de la tête , le dos, uue partie îles (lancs et des cuisses, sont d'un gris brun. Le bout de la queue est brun. Les poils sont de deux sortes ; les plus profonds sont courts , doux , moelleux et un peu lloconneux. Ils présentent une teinte gris de souris lorsqu'on les écarte; les extérieurs,

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sont plus longs , roides et plus rares. Les tarses sont recouverts de poils longs , rudes et fauves, dirige's d'arrière en avant, et s'élendant jusqu'à l'extrémité des ongles. Ceux des pales antérieures, plus doux, recouvrent les ongles. Tels sont les renseignemens dont nous sommes redevables à la description soignée que Quoy el Gaimard ont publiée , d'après un individu bien conservé, et qui avait les dimensions suivantes : longueur du corps , du bout du museau à l'origine de la queue , un pied cinq lignes; de la queue, un pied; de la téle , du bout du museau à l'occiput , trois pouces; des membres antérieurs, trois pouces six lignes ; des membres postérieurs , huit pouces dix lignes.

En général, la taille du Polorou est celle d'un petit Lapin. Les Potorous ont des mœurs très-douces et moins timides que celles des Kangourous.

Ils sont très-agiles et fuient en faisant des bonds considérables lorsqu'on les inquiète. Quoy et Gaimard rapportent qu'un de ces Animaux vint enlever familièrement des restes d'alimens, au milieu d'une cabane bâtie pour les abriter, dans une excursion dans les montagnes Bleues , et qu'il s'enfuit par un trou à la manière des Rats. Nous les avons souvent vus au milieu des rocailles de la Werra-Gambia , courir sur les petits buissons qui couvrent cette partie de la Nouvelle-Hollande.

Quoy et Gaimard ont rapporté de l'île Dirck-Hatichs plusieurs têtes de Potorous, qui ont à peu près les mêmes dimensions que le Potorou de White. Elles diffèrent toutefois par l'étendue plus considérable delà cavité tympanique, par la largeur des arcades zygomatiques , ce qui les rapproche de celle du Kanguroo élégant, et par la brièveté de la voûte palatine. Ces têtes appartiennent à une espèce nouvelle , pour laquelle ils proposent le nom de Potorou de Lesueur, Hypsyprymnus Lesueurii.

Péron a déposé au Muséum d'Histoire naturelle un squelette de Potorou , dont la tête , longue de deux

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pouces onze lignes, est plus mince; plus pointue et plus allongée en cône que les précédentes. Les incisives supérieures mitoyennes et les cam'nes ont plus de longueur; la caisse du tympan est moins développée ; les arcades zygomatiques sont plus étroites et moins convexes ; l'extrémité des os du nez dépasse le niveau des dents incisives supérieures. Sans doute ce squelette est celui qu'a mentionné F. Cuvier. Quoy et Gaimard, après l'avoir comparé avec le Potorou de White , proposent le nom de Potorou de Péron , Hypsyprymnus Peronii. (less.)

* POTOT ou PA'iTOT. mam. £

KlNKAJOU .

POTTIA. bot. crypt. { Mousses. ) Le genre qu'Erhart nommait ainsi est le même que le Gy mnostomum.

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