‹ Dictionnaire classique d'histoire naturelle [electronic resource] (volume 2)Chapitre 81 sur 274 · V. ce mot. (a. r · texte numérisé non relu

V. ce mot. (a. r

* POTTO. mam. Gest le nom par lequel Bosman , voyageur en Guinée, a le premier fait connaître un Animal dontGmelin a fait son Lemur Potto , et que Geoffroy a nommé Nycticèbe Potto. llliger en avait fait un Stenops , et Desmarest l'a décrit, Spec, 127 de sa Mammalogie, sous le nom de Galago guineensis. (less.)

POTCRONS. bot. phan. V. Potirons.

* POT-VERT., molx. Nom vulgaire et marchand du Turbo marmoratus , L. (b.)

* POTZCHORI. mam. Nom de pays du Lynx, espèce du genre Chat! P'.

ce mot. (b.)

POU. Pecliculus. ins. Genre de l'ordre des Parasites , famille des Rostrés, établi par Linné et adopté par tous les entomologistes. Degéer a le premier divisé ce grand genre en Poux proprement dits et Ricins. V.

ce mol. Lalreille a conservé le nom de Pou aux Insectes qui ont pour caractères essentiels : bouche consistant en un museau d'où sort à volonté un petit suçoir. Ces Insectes, qui ne sont que trop connus des personnes

POU

malpropres, des enfans et des individus attaqués de maladies particulières qui semblent les propager , méritent autant l'atteutiou du naturaliste que les Animaux ornes des plus belles couleurs : ils ont le corps aplati, demi-transparent, mou au ■milieu et revêtu d'une peau coriace sur les bords; la tête assez petite , ovale ou triangulaire,, munie à sa pariie antérieure d'un petit mamelon charnu, renfermant un suçoir qui paraît simple, de deux antennes COUr- : tes, filiformes, de cinq aiticles et de rdeux yeux pelils et ronds ; le corselet . est presque cane1, un peu plus étroit en devant; il porte six pales courtes, .grosses, composées d'une hanche de deux pièces, d'une cuisse, d'une j jambe et d'un fort crochet arque et [tenant lieu de tarse dont l'Insecte se • sèrt pour se cramponner aux poils jOU à la peau des Animaux sur lesqquels il vit; l'abdomen est rond, ou ovale , ou oblong lobé et incisé sur i les cotés, de huit anneaux , pourvu ude seize stigmates sensibles et d'une pointe écailleuse au bout dans les deux sexes.

Swaromerdam a soupçonne que le Pou de l'Homme, dont il a donné une anatomie, était hermaphrodite:

il a été porté à cette idée parce qu'il i n'a pas découvert de malcs parmi ceux qu'il a examinés, et qu'il leur a I trouvé un ovaife. Leuwenlioek a lait sur cette même espèce des observai tions qui diffèrent beaucoup de celles dont nous venons de parler; il a observé parmi ces Insectes des individus l pourvus d'organes générateurs mâles dont il a donné des liguies; il a découvert dans ces mâles un aiguillon recourbé, situé dans l'abdomen , et avec lequel , selon lui, ils peuvent piquer; il pense que c'est de la piqûre de cet aiguillon que provient la plus grande démangeaison qu'ils causent, parce qu'il a remarqué que l'introduction de leur trompe dans les ebairs ne produit presque aucune sensation si elle ne touche pas à quelque nerf. IJegéer a vu un aiguillon semblable placé au bout de

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l'abdomen de plusieurs Poux de l'Homme ; ceux-ci qui, d'api ès Leuwenlioek, sont des mâles, ont, suivant IJegéer, le bout de l'abdomen arrondi , au lieu que les (èmclles , ou ceux à qui l'aiguillon manque, l'ont éebaucré. Lalrcille a vu très-distinctement dans un grand nombre de l'oux l'aiguillon et la pointe dont parlent ce» auteurs.

Les Poux vivent de sang; les uns se nourrissent de celui des Hommes, les autres de celui des Quadrupèdes; c'est avec leur trompe, qu'on n'aperçoit presque jamais quand elle n'est pas en action , qu'ils le sucent. Chaque Quadrupède a son Pou particulier, et quelques-uns même sont attaqués par plusieurs. L'Homme nourrit trois espèces de ce genre : le Pou commun ou des vêtcinens, le Pou de la tête, et le l'on du pubis, vulgairement appelé Moi pion. Ces Insectes sont ovipares; leurs œufs, qui sont connus sous le nom ùe Lentes, sont déposés sur les cbeveux ou sur les véteinens ; les petits en sortent au bout de cinq à six jours; après plusieurs mues et au bout d'enviion dix-huit jours ils sont en étal de reproduire : ils multiplient beaucoup, des expériences ont prouvé qu'en six jours un Pou peut pondre cinquante o;ufs , cl il lui eu reste encore dans le ventre; on a calculé que deux femelles peuvent avoir dixhuit mille petits dans deux mois. La malpropreté et l'usage de la poudre à cheveux mal préparée , et qu'on laisse trop long-temps sur la tête , surtout en été, attirent les Poux et leur fournissent un local favorable pour la reproduction de leur postérité. Les moyens que l'on emploie pour se débarrasser de ces Insectes incommodes sont : i° l'emploi des substances huileuses ou graisseuses qui contiennent du gaz azote et qui bouchent les stigmates de ces Insectes et les étouffent ; 2° les semences de Staphisagria , du Pied d'Alouette , les Coques du Levant, le Tabac réduit en poudre , et surtout les préparations mercuriclles font

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sur ces Insectes l'effet d'un poison qui les fuit périr promptcment. On prétend que ces Insectes, en perçant la peau, font naître des pustules qui se convertissent en gale , et quelquefois en teigne; leur multiplication , dans certains sujets , est si grande qu'elle finit par produire une maladie mortelle connue sous le nom de phthiriase , et dont le docteur Aliberl a.parlé dans son bel ouvrage sur les maladies de la peau. La treille lui a fourni des observations d'où il résulte que l'espèce qui cause cette maladie est le Pou humain ou du corps.

Oviédo dit avoir observé que les Poux quittent les marins espagnols qui vont aux Indes, à une certaine latitude, et qu'ils les reprennent au retour sous le même degré : c'est à peu près à la hauteur des Tropiques que cela a lieu; mais ces observations ont besoin d'être confirmées et appuyées de témoignages plus certains. On dit encore que dans l'Inde, quelque sale qu'on soit, on n'en a jamais qu'à la lête. Les Nègres, les Hotlcnlots et différens Singes mangent les Poux, et ont été nommés, par celte raison, Phlhiriophages. 11 fut un temps où la médecine employait le Pou de l'Homme pour les suppressions d'urine, en l'introduisant dans le canal de l'urètre.

Dans la méthode de Duméril , le genre Pou est placé dans son ordre des Aptères , famille des Rhinoptères {V. ce mot.). Le professeur Nitzch le place dans son ordre des Hémiptères épizoïques; enfin le docteur Leach place les Poux dans son ordre des Anoplures, famille des Pédiculidrs ; il les divise en trois genres , les Phlires , Hœmalopines et les Poux proprement dits.

On a donné le nom de Pou à plusieurs Insectes de genres bien différens ; tels sont les suivans :

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